ELECTIONS, UDPS, EMBARGO,

29 décembre 2011

Aujourd'hui dans la presse

28/12/11/ Revue de la presse congolaise de ce mercredi (CongoForum)

Le déroulement pénible, chaotique et contesté des élections demeure la toile de fond sur laquelle est perçue l’actualité qui retient l’attention de la presse congolaise. Les sujets du jour sont le maintien par les Nations unies de l’embargo des armes contre la Rdc, le mécontentement des sociétaires de la MP quant aux résultats des législatives, la suspension de la coopération internationale aux législatives 2011, le grand projet Katende, …

Elections

« Législatives 2011 la pression monte au sein de la Majorité », indique en manchette Le Palmarès. A l’en croire, plus de la moitié des contestations sur les législatives opposent les sociétaires de la MP les uns aux autres ainsi qu’aux indépendants proches de cette famille politique. A l’Equateur, dans le Bandundu et dans les deux Kasaï, ajoute-t-il, la situation a atteint des pics alarmants. Le Palmarès invite pour ce faire la haute direction de la MP de ne pas assister sans broncher au carnage médiatique qui se déroule dans ses rangs car il y va de la crédibilité de la plate-forme.

Parlant du processus électoral en cours, La Prospérité parle du ministre Luzolo Bambi et de Ngoy Mulunda qui se coalisent pour traquer des semeurs des troubles.
En effet, dans le souci de juguler tous ces cas répréhensibles, l’organe organisateur des élections en Rdc et la justice ont décidé de faire front commun. C’est ce qui explique la rencontre d’hier, mardi 27 décembre 2011, entre Daniel Ngoy Mulunda et Luzolo Bambi.

Forum des As évoque la cascade des procès en perspectives dans le cadre de la députation nationale. Ce quotidien de la 15ème rue Limete/Industriel pense que certains candidats donnés pour gagnants des législatives du 28 novembre dernier en Rd, n’ont pas encore raison de jubiler. Car, signale-t-il, dans plusieurs circonscriptions, les résultats partiels de ces scrutins sont contestés par des candidats des partis concurrents, ce qui réclamera des enquêtes sérieuses.

« Non transparence du processus électoral : la Rdc déjà sous embargo ? », telle est la principale question que Le Phare pose dans son principal titre du jour.
Pour lui, en dépit de la certification des résultats de l’élection présidentielle par la CSJ et de la décision de la CENI portant suspension des opérations de compilation des résultats des législatives nationales, le climat politique est loin de s’apaiser. Pendant que l’expertise internationale sollicitée par Kinshasa pour la revisitation des procès verbaux, bulletins de vote et autres urnes ayant servi à l’organisation des scrutins relatifs à la députation nationale se fait attendre, estime ce journal, l’horizon politique et financier commence à s’assombrir.

Une dépêche Belga du 27/12/2011 à 23h17 annonce que « la suspension de compilation des résultats des législatives (sera) levée mercredi ». Le processus de compilation des résultats des législatives en République démocratique du Congo (RDC), suspendu le 21 décembre, va être levé mercredi, avant l’arrivée des experts étrangers censés assurer la transparence du processus, a annoncé mardi la Commission électorale (Céni). La CENI a ajouté que la publication des résultats n’ayant fait l’objet d’aucune réclamation jugée fondée se poursuivrait. La suspension des opérations de compilation des résultats des législatives avait été annoncée le 21 décembre par la CENI, « en vue de garantir la transparence et la crédibilité » du processus et en attendant « l’arrivée des équipes de supervision et d’appui technique international ». Des discussions sont en cours avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont offert l’assistance technique d’équipes d’experts, mais ni la CENI ni les autorités de ces pays ne sont en mesure de préciser la date d’arrivée en RDC, le mandat précis, ou le nombre de ces experts.

Jeune Afrique commente : « Suspendue le 21 décembre et conditionnée lundi à l’arrivée d’experts étrangers, la compilation des résultats des législatives du 28 novembre a pourtant repris mercredi. Une décision de la Ceni qui fait craindre une deuxième crise électorale ».
« C’est exactement le même hold-up que pour la présidentielle », s’emporte Albert Moleka, directeur de cabinet d’Étienne Tshisekedi. « Le processus électoral a perdu toute crédibilité et la Ceni aussi ». Face à ces récriminations et aux menaces de l’Union européenne de « réévaluer » son aide à la RDC si des progrès n’étaient pas réalisés, la Commission électorale (Ceni) avait décidé d’accepter « l’aide technique » des experts envoyés par les États Unis et la Grande Bretagne et de suspendre le 21 décembre la compilation des résultats. Seulement, on n’aura pas d’experts avant début janvier !
« Nous devons travailler ensemble pour éviter (de renouveler) la situation d’incompréhension » lors de la publication du résultat de la présidentielle, avait souligné la semaine dernière le vice-président de la Ceni, Jacques Djoli. Mais alors qu’elle avait conditionné, lundi 26 décembre, la poursuite de la compilation des résultats à l’arrivée des experts étrangers, la Ceni a finalement décidé de faire marche arrière mercredi et de reprendre la compilation des résultats. Sans attendre donc les experts américains, notamment, qui ne doivent pas être à Kinshasa avant début janvier, selon le département d’État. Par ailleurs, l’arrivée des experts, dont le nombre et le mandat précis restent encore flous, semble diviser l’opposition congolaise. « C’est un peu bizarre de faire venir ces experts seulement pour les législatives. Les deux élections se sont passées le même jour, dans les mêmes bureaux de vote. On ne peut pas dissocier les deux scrutins », estime Albert Moleka.
« Si les experts sont assez nombreux et qu’ils s’impliquent vraiment, on pourra sauver les résultats des législatives », juge pour sa part Thomas Luhaka, député du Mouvement de libération du Congo (MLC, premier groupe d’opposition parlementaire). « Il va y avoir une reconfiguration de l’espace politique. Une hypothèse, c’est que certains partis de la majorité présidentielle acceptent de se joindre à nous pour former une coalition majoritaire », espère-t-il.

AFP évoque également « une nouvelle crise électorale qui se profile ».

Le Potentiel relève que « la pause imposée à la Ceni » consécutivement aux graves irrégularités dans le déroulement des élections, suscite de nombreuses interrogations quant à la suite des événements. Ce qui est déjà certain, c’est que la coopération internationale est désormais suspendue aux résultats des législatives 2011. Il en veut pour preuve, la décision de l’Union européenne de réévaluer sa coopération avec la RDC. Mais également, la conditionnalité de tout décaissement par le FMI au respect de l’Etat de droit. « Autre preuve irréfutable que la coopération internationale est désormais suspendue aux législatives 2011 est la venue imminente des experts internationaux. Des experts qui viendront des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et seront sous la supervision de la MONUSCO. Ils s’emploieront à «aider la CENI à la validation des résultats déjà compilés, à appuyer les équipes sur le terrain, à apporter de la lumière sur les causes des irrégularités et éventuellement identifier des moyens susceptibles de les corriger». Il s’agit d’un travail en profondeur qui influera indubitablement sur la décision de la CENI. En d’autres termes, le mot des experts internationaux est très attendu avec un impact sur les résultats des élections, mais aussi sur la situation politique en République démocratique du Congo, de manière générale.
En fait, si ce n’est pas encore cela, l’on s’apprête à vivre la même situation que celle qui a prévalu avant les élections 2006 avec ce noyau international du «Comité international d’accompagnement de la transition, CIAT». Il avait, entre autres missions, de s’impliquer dans «des questions techniques et pratiques liées aux élections». Le noyau des experts internationaux attendu incessamment n’est rien d’autre que le «CIAT nouvelle formule». Le fait d’aider à valider des résultats lui confère certes, un rôle consultatif mais avec «effet contraignant» dans la mesure où la CENI aura l’obligation morale, technique et politique de corriger les irrégularités constatées. Ce qui aura une conséquence sur les résultats ».
Mais, de plus, on ne doit pas perdre de vue que l’Assemblée nationale a clos ses activités sans examiner le projet de Budget 2012. Et la nouvelle Assemblée nationale ne sera pas fonctionnelle avant le 13 janvier 2012, date limite de la promulgation des résultats des législatives 2011. C’est dire qu’à partir du 1er janvier 2012, le gouvernement fonctionnera avec des crédits provisoires. Mais il s’agit aussi d’une loi dont le projet devra être déposé au Sénat. Or, jusqu’à preuve du contraire, de tous les temps, chaque budget annuel prend toujours en compte l’appui budgétaire extérieur. Si le «gel» de la coopération internationale reste jusqu’à preuve du contraire suspendu aux résultats des législatives 2011, cet appui budgétaire extérieur ne viendra pas.
(On se trouve à nouveau dans une des situations classiques de la politique congolaise. Le blocage d’une situation intérieure, en l’occurrence le fait que les résultats électoraux officiels ne semblent pas refléter vraiment la volonté des électeurs, amène à faire appel à l’étranger, à la fois pour l’expertise des résultats et pour faire pression sur le pouvoir. A peine a-t-on fait cela qu’on se trouve devant les désagréments de toute intervention étrangère : il y a fatalement, sinon ingérence, du moins interférence de ceux que l’on a appelés. NdlR)

La Prospérité titre «Non aux extrêmes: Kabila-Tshisekedi, Kengo appelle au dialogue! ». Le constat n’est pas de Kengo, mais d’un de ses proches, le Professeur Bongongo, cadre de l’Union des Forces du Changement, UFC, parti de Léon Kengo wa Dondo. Les élections ont eu lieu, un candidat a été proclamé vainqueur et a même prêté serment, en dépit des irrégularités décriées par la classe politique congolaise et les observateurs nationaux et internationaux. Seulement, note le quotidien, il y a une crise de légitimité : une partie des congolais conteste, avec en toile de fond, l’auto proclamation d’Etienne Tshisekedi. « Que faire ? », s’interroge le journal qui trouve qu’il faut dialoguer en combattant les extrêmes qui se cristallisent. La Prospérité relaye les propos de Léon Kengo qui a déclaré: « Les positions extrêmes peuvent empêcher le dialogue » et « un Chef de l’Etat devra toujours laisser la porte ouverte au dialogue ». Et d’ajouter que « le 13 janvier 2012, nous aurons un Parlement que la majorité des acteurs politiques vont contester, parce qu’il y a eu des tricheries graves plus qu’à la présidentielle », affirme-t-il. Contrairement à 2006 où les élections d’alors avaient provoqué la fracture Est-Ouest, en 2011, la donne a changé avec l’entrée en jeu du Président de l’Udps, Etienne Tshisekedi qui, à en croire Michel Bongongo, est incontestablement le leader du Centre. Avec Kabila qui s’est confirmé à l’Est et Kengo qui a réalisé un score appréciable à l’Ouest, le pays, pense ce cadre de l’UFC, a désormais trois pôles, à savoir : l’Est avec Kabila, l’Ouest avec Kengo et Tshisekedi au Centre. Par conséquent, le Professeur Bongongo est d’avis que tout dialogue doit nécessairement concerner ces trois leaders qui représentent, chacun, un pôle géopolitique du pays. ‘‘Nous ne devons pas faire un dialogue farfelu’’, a-t-il fait savoir. Visez-vous un gouvernement d’union nationale à l’issue de ce dialogue tant réclamé ? A cette question, le Professeur Bongongo est resté formel : ‘‘A ce stade, il n’est nullement question d’un quelconque Gouvernement, d’union nationale soit-il. Il s’agit plutôt de résoudre une crise qui menace gravement le développement du pays’’. Et cela passe inévitablement par le dialogue. Aussi, ‘‘les experts internationaux ne peuvent absolument rien faire, si les acteurs politiques ne se mettent pas, eux-mêmes, ensemble. Il faut reconnaître ici que ce n’est pas seulement la Commission Electorale Nationale Indépendante qui a mal organisé ces élections. La classe politique, dans son ensemble, est aussi à la base de ce qui arrive aujourd’hui, parce qu’il n’y a pas eu de recensement avant les élections’’, a-t-il déclaré.

« A élections couplées, problèmes couplés » titre le journal burkinabé Le Pays, qui commente : « Les législatives congolaises tournent au burlesque. Incapable elle-même de se retrouver dans le capharnaüm qu’elle a créé, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) appelle à l’aide. Et pour ce faire, elle a dû suspendre les compilations des résultats, dans l’attente de l’arrivée d’experts occidentaux. C’est un aveu d’échec de l’Etat et de la CENI dans l’organisation des élections couplées du 28 novembre dernier. Mais si les autorités électorales et étatiques ont pris le risque de reconnaître un tel chaos, c’est qu’elles ont une idée derrière la tête. Pour la CENI, l’appel à l’extérieur participe d’une opération de charme, pour faire oublier ou avaler la pilule de la mascarade électorale. Elle croit ainsi pouvoir se refaire une virginité en acceptant une expertise internationale. Pour le régime de Joseph Kabila, c’est aussi une sorte de concession faite à la communauté internationale, pour s’attirer ses bonnes grâces. Nul n’ignore que les relations entre Kinshasa et les capitales occidentales ont pris un coup de froid avec ces élections couplées. Malgré donc ses airs d’assurance, le régime a besoin de renouer le fil avec les Occidentaux. Mais, quoi qu’il en soit, il doit savoir tirer les leçons de cet échec. Le gouvernement ne peut en effet dissocier les législatives de la présidentielle, en jugeant les premières calamiteuses et l’autre acceptable. A élections couplées, dysfonctionnements couplés ! Le pouvoir peut être pris dans son propre jeu, en voulant se présenter en Parangon de la vertu, à travers une meilleure surveillance du décompte des résultats des législatives. Une victoire ou, à tout le moins, une percée de l’opposition, pourrait donner du grain à moudre à ses détracteurs et renforcer les suspicions de fraudes pour la présidentielle. Mais il ne faut pas rêver. La présidentielle est bel et bien une affaire close. Pour le pouvoir en place, le plus important était de remporter par tous les moyens ce scrutin. Les législatives, elles, peuvent subir toutes les analyses possibles, cela lui est égal. La communauté internationale veut-elle donner sa bénédiction à la présidentielle tout en œuvrant aux corrections nécessaires pour les législatives ? En somme, coupera-t-elle la poire en deux, en laissant l’exécutif à Kabila et en veillant à des législatives propres où l’opposition peut sortir majoritaire ? Ce pourrait être le compromis trouvé entre Kinshasa et la communauté internationale. Mais reste l’équation Tshisekedi. L’autre « président » de la RDC acceptera-t-il un tel deal ? Bref, rien n’est encore réglé en RDC. Par sa passivité, la communauté internationale a permis qu’un président soit réélu dans des conditions douteuses. C’est une jurisprudence qui servira sans doute à d’autres dirigeants africains tapis dans l’ombre, et prêts à tout pour s’accrocher au pouvoir. Vient-on ainsi de signer l’arrêt de mort de l’intransigeance démocratique qui a prévalu en Côte d’Ivoire ? La rigueur des Occidentaux vis-à-vis des pratiques démocratiques en Afrique est-elle à deux vitesses ?

UDPS

L’Observateur, sous le titre « Pillage du siège de l’UDPS: la police nationale ouvre une enquête », annonce que la Police nationale congolaise vient d’ouvrir une enquête après le pillage du siège national de l’UDPS situé dans la commune de Limete à Kinshasa. Il souligne que ce bâtiment a été la cible d’éléments non identifiés qui ont pillé et emporté quelques biens. Le quotidien conclut en relevant que le parti cher à Etienne Tshisekedi a décidé de porter plainte auprès de la Justice.

Le Potentiel également annonce : « L’UDPS dénonce la mise à sac de son siège à Kinshasa ». Au cours d’une conférence de presse animée, hier mardi 27 décembre, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, le secrétaire général de l’UDPS, Me Jacquemain Shabani Lukoo, regrette cet « acte criminel parmi tant d’autres perpétrés en RDC». Parmi les actes jugés criminels et déplorés, le secrétaire général de l’UDPS énumère des tueries à travers le pays, plus d’une dizaine de morts à Kinshasa pour la seule journée du 23 novembre 2011. Des incitations à la haine tribale. Jacquemain Shabani fait remarquer : «Dans certaines provinces de la République, des citoyens congolais se trouvent dans l’obligation de chercher refuge dans le camp des réfugiés, et particulièrement dans les provinces du Kivu, les populations non rwandophones sont aujourd’hui malmenées». Outre « cette xénophobie », il a également évoqué les cas « des rafles, arrestations et détentions arbitraires ». Pour lui, le président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, qu’il considère comme « président élu » est en insécurité : « Il vit en résidence surveillée pour des buts jusque-là inavoués», affirme t-il.
Pour l’UDPS, il y a lieu de s’interroger sur la raison d’être et l’efficacité de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la paix en RDC. «Tous ces actes se passent dans notre pays au moment où se trouve ici en RDC la Monusco, Mission onusienne qui a reçu mandat de sécuriser les populations civiles et stabiliser le pays», rappelle le secrétaire général de l’UDPS. Avant de conclure : « Pour nous, l’Union pour la démocratie et le progrès social, aucun de ces crimes ne restera impuni. Nous remuerons ciel et terre pour obtenir que les exécutants et les commanditaires soient traduits devant les instances judiciaires nationales ou internationales compétentes ».

Dans Le Phare, on peut lire: « Prestation de serment de Tshisekedi Diomi témoigne ». Diomi Ndongala, opposant allié de l’UDPS affirme que la presse nationale dans sa grande majorité, a été empêchée par les hommes en uniformes lourdement armés de couvrir la cérémonie d’investiture de Tshisekedi dans sa résidence de Pétunias. Eugène Diomi Ndongala est l’un des rares acteurs politiques, mentionne le quotidien, à avoir pris part à la prestation de serment. Témoin de cet événement, il s’est donné le devoir de restituer à la presse « les grands moments de cette solennité » au cours d’une conférence de presse. Le journal souligne que pour le président de la Démocratie Chrétienne, « la délocalisation de cette cérémonie prévue au stade des Martyrs, loin d’être une faiblesse, est plutôt une stratégie consistant à contourner le plan mis en place par les forces acquises au statu quo ».

« Dénonçant les tueries dont sont victimes ses partisans : L’UDPS taxe la Monusco de complice » écrit L’Avenir. Après les événements qui ont succédé à la journée du 23 décembre dernier, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a réuni la presse hier mardi. Au cours de cet entretien avec les professionnels des médias, le secrétaire général du parti de Tshisekedi a dénoncé les tueries dont ont été victimes ses partisans et regretté la passivité de la Monusco qu’il taxe de complice.

Embargo

« Vente d’armes : Le Conseil de sécurité maintient l’embargo jusqu’au 30 novembre 2012 », écrit à la Une L’Avenir. En prorogeant les sanctions à l’encontre de la RDC jusqu’au 30 novembre 2012, le Conseil de sécurité est d’avis que la Rd Congo n’a pas fourni assez d’efforts pour stopper l’exploitation illégale des ressources naturelles comme l’un des principaux facteurs qui viennent alimenter et exacerber les conflits dans la région des Grands Lacs, écrit ce journal. C’est ainsi que le Conseil de sécurité enjoint au gouvernement de la RDCongo de renforcer la sécurité, le contrôle comptable et la gestion des stocks d’armes et de munitions et de mettre en œuvre d’urgence un programme national de marquage des armes, en se conformant aux normes établies par le Protocole de Nairobi et le Centre régional sur les armes légères.

Katende

« Barrage de Katende : Matata Ponyo et Tshiongo auscultent les possibilités de la réalisation des derniers critères ». L’Avenir qui évoque ce dossier relate que les deux ministres précités à savoir, celui de l’Energie et des Finances, qui gèrent conjointement ce projet, ont réuni hier toutes les personnes qui sont intéressées à la réalisation de ce barrage, au cours d’une réunion tenue au cabinet du ministre Matata Ponyo. Il s’agit de la Présidence de la République, la Primature, l’Ambassade de l’Inde, la Snel, la Raw Bank, etc. A l’issue de cette réunion, le ministre des Finances a dit à la presse que la population du Grand Kasaï doit savoir que le processus de financement du grand Katende est en route et il est irréversible.
« Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Katende située à près de 75 km de Kananga (Kasaï-Occidental) avaient débuté le lundi 24 octobre 2011. Le président de la Rdc, Joseph Kabila Kabange, avait procédé au lancement des travaux. Suite à l’accord de financement qui a été signé à Kananga en juillet dernier entre la Rdc et le gouvernement indien (le consortium indien BHEL-ANGELIQUE international Ltd), les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Katende devraient pouvoir débuter et s’achever d’ici quatre ans. Plusieurs fois abandonnés par le passé, la réalisation de ce chantier est attendue par la société civile depuis la conception du projet, il y a 52 ans.
Pour lui, quand on monte un projet, le montage financier a toujours eu plusieurs étapes. Il a aussi relevé qu’il y a des préalables à remplir, mais qui déjà été réalisés. « Nous sommes à la fin et il ne reste que quelques critères pour que la mobilisation des fonds se fasse rapidement », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que la réunion a passé en revue les conditionnalités pour le financement du barrage. Et selon ses dires, l’évaluation est positive. En termes de défis, il a indiqué que la Rd Congo vient de remplir les derniers critères pour permettre aux entreprises retenues de commencer le travail. Pour Gilbert Tshiongo, il ne se pose aucun problème au plan technique, d’autant que le Président de la République, Joseph Kabila Kabange avait déjà lancé les travaux en posant la première pierre ».

© CongoForum, le mercredi 28 décembre 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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