Nouvel An, Eléctions, divers

31 décembre 2011

Aujourd'hui dans la presse

31/12/11/REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE SAMEDI (CongoForum)

L’après élections préoccupe toujours les journaux de RDC. Mais ils respectent aussi la tradition qui, en fin d’année impose de publier des bilans et des vœux. Les mesures de sécurité autour de la résidence de Tshisekedi, avec en toile de fond la visite chez ce leader de l’opposition d’une délégation de la Monusco et le point de presse de ce parti en rapport ces mesures retiennent aussi l’attention.

« Bonana »

Tirant les leçons de l’année 2011 avec la tenue des élections, Le Potentiel titre :« Après les élections controversées de 2011, les grands défis de 2012 ».
« La nature des choses fait qu’en RDC, 2012 sera avant tout le prolongement de 2011 avec l’organisation des élections controversées de 2011 », pense ce journal. Pour Le Potentiel, le compte n’étant pas encore bon, il y a des défis à relever. C’est sous ce signe qu’est placée l’année 2012. Au demeurant, les faits parlent d’eux-mêmes.
L’année 2012 est effectivement celle de tous les défis. Même l’apocalypse annoncée par les « voyants » constitue également un autre défi qu’il faut anticiper et bien gérer. Les Congolais n’ont pas le choix. Vivre ou disparaître. La suite des événements s’exprime en termes de défis. Et non des moindres.
En effet, la controverse autour des élections a engendré la «crise politique», premier défi, qui sévit déjà dans le pays. Qu’on le veuille ou pas, elle est là avec toutes ces incertitudes aux conséquences imprévisibles, pense Le Potentiel.

Tshisekedi

(Toute l’agitation autour de celui-ci peut se résumer à ceci : une personnalité politique peut être une cible, ce qui justifie une surveillance policière, mais la police est aux ordres d’autres personnalités politiques qui n’ont pas forcément que de bonnes intentions envers la première. D’où question sur le rôle dévolu à cette surveillance policière. Le mot « garder » est équivoque, qui veut dire tout autant « protéger » que « emprisonner ».En allemand, il y a un mot pour cela : « Schutzhaftling », détenu par mesure de protection. NdlR)

Au sujet des mesures de sécurité, autour de la résidence du leader de l’Opposition, « L’UDPS dénonce ‘l’insécurité autour de la résidence de Tshisekedi’ », titre Le Potentiel. Ce journal rapporte qu’ «Au cours d’une conférence de presse animée, vendredi à la paroisse Notre-Dame de Fatima, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), Jacquemin Shabani, a dénoncé ce qu’il qualifie’ d’insécurité autour de la résidence d’Etienne Tshisekedi’» à la 10ème rue, quartier résidentiel à Limete.

Pour sa part La Référence+ titre : « La Monusco a rendu visite à Etienne Tshisekedi ».
Mais, écrit-t-il : « Est-ce une simple mesure de sécurité, s’interroge l’opinion, sur la présence des agents devant la résidence d’Etienne Tshisekedi ». Et La Référence+ de poursuivre qu’«Une autre opinion pense que le leader de l’Udps a droit à une sécurité un peu spéciale ». Il faut savoir qui va le voir et pour quelle raison, note ce journal, tout en précisant par ailleurs que « La Police qui a pour mission le maintien de la paix dans la ville et sur toute l’étendue de la Rdc, est obligée de filtrer les visites chez le leader de l’Udps ». Toutefois, indique La Référence+, « Jeudi 24 décembre, une délégation de la Monusco, la mission de l’Onu pour la stabilisation de la Rdc a pu enfin pénétrer chez Etienne Tshisekedi dont les proches accusent la Police d’avoir pillé le siège du parti ».
Résultats

La Référence+ se penche aussi sur l’arrivée imminente des experts internationaux pour ls opérations de compilations des résultats des élections législatives et annonce : « Les experts étrangers attendus le week –end prochain ». « Alors qu’ils ne sont pas encore en Rdc, la pression sur les experts internationaux et comme sur la Ceni est très forte », constate ce journal.

Une autre nouvelle ne manquera pas de faire du potin dans le Landernau politique congolais. « D’anciens rebelles de la République démocratique du Congo (RDC) ont été promus à des postes clés de l’armée après avoir apporté un soutien actif à la réélection du président Joseph Kabila », selon un rapport des Nations unies publié vendredi. Le document de l’ONU n’est pour le moment disponible qu’en anglais. On peut le trouver à http://www.congoforum.be/en/nieuwsdetail.asp?subitem=3&newsid=183680&Actualiteit=selected. Comme il s’agit d’une « brique » de près de 400 pages dans la langue de Shakespeare, il n’a encore été mentionné que par la presse européenne. Voir ci-dessous l’article de L’Express.

Presse Etrangère et documents

L’Agence Ecofin (Suisse) annonce que « les SMS sont de retour… sous haute surveillance » en RDC ! Depuis le 3 décembre 2011, en effet, au lendemain des élections du 28 novembre, ce banal service de la téléphonie mobile avait été suspendu par les autorités, à la demande expresse du vice-Premier ministre et ministère de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu. Celui-ci estimait que, parmi les messages qui circulaient, certains appelaient au pillage, au vandalisme et à la haine entre provinces, ethnies et tribus. Contre cela, il fallait donc « assurer un aboutissement heureux du processus électoral ».

C’est le vice-Premier ministre et ministre des Postes et des Nouvelles technologies de la communication, Louis Léonce Koyagialo, qui a annoncé à la presse, le 28 décembre, la nouvelle de la levée. Celle-ci a été également constatée par le président du comité des opérateurs de téléphonie opérant en RD Congo, Tharcisse Munkidji.

Mais, dans une lettre adressée le même jour aux sociétés de télécommunication installées dans le pays, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu, rappelle leur engagement à identifier tous leurs abonnés en vue de faciliter les enquêtes sur ceux qui se rendraient coupables de délits sécuritaires dans l’utilisation des SMS. Le retour des SMS se fait donc sous haute surveillance, car le gouvernement recommande aux opérateurs de s’investir totalement dans « l’identification stricte et rigoureuse de [leurs] abonnés et d’accompagner le gouvernement dans la prise des décisions relatives au maintien de l’ordre public ».

Il y a deux semaines, le 15 décembre, les opérateurs avaient demandé au gouvernement de lever la mesure de suspension des SMS, expliquant qu’elle causait aux compagnies téléphoniques des pertes d’environ 150 000 dollars par jour, même s’ils comprenaient par ailleurs que cette décision était « motivée par le souci de la protection [de la population] et de garantie de l’ordre public». Dès la levée de la mesure de suspension, le président du comité des opérateurs de téléphonie a demandé aux opérateurs d’établir le manque à gagner pendant la période de suspension et afin que le comité puisse s’entendre avec le gouvernement sur les modalités de réparation des préjudices financiers subis.

Les leçons du scrutin présidentiel
(Afrikarabia, 29 12 11)
Trois semaines après la réélection contestée de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC), Thierry Vircoulon, responsable de l’Afrique centrale à l’International Crisis Group dresse un premier bilan des élections congolaises. Voici son analyse.

La recette de la réélection de Joseph Kabila est le même cocktail anti-démocratique qu’on observe dans d’autres pays de la région (Ouganda, Rwanda, Centrafrique, Cameroun, etc.) : le contrôle de la machine électorale, le contrôle des institutions sécuritaires, la complaisance des Nations unies pour le pouvoir en place, le double langage des puissances extérieures et le manque de stratégie de l’opposition.
Le contrôle de la machine électorale incluait, dans ce cas, à la fois la CENI dirigée par le « conseiller spirituel » du président mais aussi la Cour suprême qui a reçu un renfort d’effectifs très opportun au début du mois de novembre, c’est-à-dire en pleine campagne électorale. Ces magistrats additionnels ont bénéficié d’une promotion de carrière accélérée pour aider à traiter le contentieux électoral sans d’ailleurs être formés pour cela compte-tenu du caractère très tardif de leur nomination. Mais ce contrôle de la machine électorale s’étend aussi à ce qui constitue la machine électorale informelle : les administrateurs territoriaux à tous les niveaux et les forces de sécurité. Les uns contribuent à la mobilisation populaire et mettent à disposition les moyens de l’Etat pour la campagne du parti au pouvoir tandis que les seconds exercent des pressions et quadrillent les quartiers d’opposition, comme on a pu le voir à Kinshasa. L’aviation civile a même été, à un moment, appelé à la rescousse pour retarder le retour de Tshisekedi au pays. Dans un pays où les forces de sécurité sont chroniquement sous-payées, le pouvoir a pris soin de les rémunérer avant le scrutin et, pour plus de sûreté, il a aussi procédé à quelques changements de commandement, notamment dans cette province d’opposition qu’est l’Equateur. Cette mainmise sur l’appareil électoral et les forces de sécurité déséquilibre obligatoirement la campagne électorale qui a fini par ressembler au combat de David contre Goliath.

Les ambiguïtés de la communauté internationale
Les Nations unies avaient, selon leur mandat, un triple rôle de logisticien, conseiller technique et médiateur mais, après la malheureuse expérience ivoirienne, elles avaient pris soin de ne pas être l’arbitre des élections congolaises en ne les certifiant pas. De fait, les Nations unies et leur mission sur place, la MONUSCO, ont opté pour une posture ambiguë en étant « in » pour l’ensemble du processus mais en se mettant « out » pour son point final. Cette « implication sans risque » était, en fait, risquée à la fois pour les élections et pour la MONUSCO car celle-ci s’est trouvée impliquée là où elle ne voulait pas l’être et désimpliquée là où elle aurait dû l’être : en étant « embedded » avec la CENI, elle a été le témoin de sa mauvaise organisation, de la confection très approximative de la liste des électeurs, des décisions biaisées de son président et des contrats de plusieurs millions passés de gré à gré ; en étant chargée de l’acheminement des bulletins de vote, elle a transporté des tonnes de bulletins après le 28 novembre sans s’assurer qu’ils n’étaient pas cochés ; en étant un chaînon actif de la compilation des résultats au sein de la commission ad hoc, elle a vu passer les résultats impossibles de certaines circonscriptions du Katanga sans dire un mot ; et malgré sa mission de bons offices, elle n’a pas cherché à prendre contact avec les oppositions, et notamment l’UDPS. En revanche, elle est restée silencieuse sur le retard organisationnel qui compromettait la bonne tenue du scrutin du 28 novembre, silencieuse sur les multiples violations du code électoral, silencieuse sur le faux nettoyage de la liste électorale et silencieuse sur les millions de votes qui ont disparu – elle n’a appelé que mollement à la prise en compte des observations des missions du Carter Center et de l’Union européenne. Néanmoins, la MONUSCO ne s’est pas contentée d’être un témoin silencieux, elle a été un acteur de la compilation des résultats présidentiels puisque le président de la CENI affirme que c’est un expert des Nations unies qui réceptionnait et traitait les chiffres en provenance des provinces…Tout en voulant échapper au cauchemar de la validation officielle des résultats, la MONUSCO semble avoir été un tout petit peu trop loin dans son « assistance technique » et avoir dépassé les limites fixées par sa stratégie « d’implication sans risque » en œuvrant à la compilation des résultats présidentiels.
Les puissances extérieures ont développé un double langage : au nom de la démocratie, les Occidentaux ont financé pour un peu plus de 100 millions de dollars un processus électoral qu’ils savaient biaisé dès le départ et qu’ils auraient reconnu du bout des lèvres si ce n’était l’évidence de la fraude, tandis que les Africains qui n’ont rien financé et rien observé (leurs missions s’apparentant davantage à du tourisme électoral qu’à de l’observation électorale) ont salué la bonne tenue du scrutin vue du Grand Hôtel et du Memling mais ont oublié de venir à l’inauguration d’un président laissé en bien mauvaise compagnie puisque le seul chef d’Etat africain présent était Robert Mugabe. Finalement, les bailleurs ont payé sans pouvoir dire qu’ils ont réalisé un investissement pour la démocratie et les présidents de la région ont soutenu par solidarité anti-démocratique mais sans aller jusqu’à s’afficher en public avec le vainqueur.

Une opposition divisée
Mais la réélection de Joseph Kabila n’aurait pas été possible sans la désunion de l’opposition. Celle-ci a été confrontée à l’exigence d’unité par la révision constitutionnelle de janvier qui a supprimé le second tour de l’élection présidentielle. Dès lors, l’élection présidentielle devait prendre l’aspect d’un duel entre deux hommes. Au lieu de cela elle est devenue une course inégale à 11 partants : le président sortant face à deux challengers crédibles, Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, et à 8 autres candidats sans stature nationale et sans moyens. Pendant les mois qui ont précédé le scrutin, la vie de l’opposition a été dominée par des discussions sans fin entre les camps de Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, des batailles d’egos, des postures inutiles et des rendez-vous manqués, les uns et les autres étant plus soucieux des apparences politiciennes que des réalités stratégiques. Finalement, ce qui aurait pu être le duo gagnant (le score officiel combiné de Vital Kamerhe et d’Etienne Tshisekedi, 40%, laisse entendre qu’ils ont certainement fait plus) ne s’est pas matérialisé et, au lieu de courir ensemble, Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe ont couru chacun dans leur couloir, en parallèle, vers une défaite annoncée en dépit d’un rejet populaire du statu quo.
Si le chapitre de l’élection présidentielle est clos juridiquement, il ne l’est pas politiquement (mais ce n’est pas certain car les conséquences de cette élection bâclée débutent tout juste). On peut désormais conclure que le soutien des Occidentaux mais aussi des Africains s’effrite et que l’inauguration solitaire en compagnie de Robert Mugabe est probablement la pire communication politique qu’on pouvait imaginer pour débuter ce nouveau mandat. Il ne suffit pas d’être élu, encore faut-il être bien élu, c’est-à-dire ajouter à la légalité formelle des institutions d’Etat la légitimité nationale et internationale.

(On a un peu de mal à comprendre pourquoi Th. Vircoulon éprouve le besoin de terminer son analyse par l’obligatoire couplet en forme de lamento sur « la désunion de l’opposition » qui serait à l’origine de sa « défaite électorale ».
Pourquoi ériger en dogme que pour gagner une élection à un tour il faut que l’opposition soit unie, ce qui n’est pas, en soi, dans sa nature, comme si le bipolarisme à la française ou à l’américaine était le seul paysage politique « normal » ?
Et pourquoi parler de « défaite électorale » quand une des rares choses connues est que l’on ne sait pas grand chose de la vérité des urnes ? NdlR)

Rapport annuel de Journaliste en danger :
appel à dissoudre le CSAC et à « sauver la liberté de la presse »
( RDF – 30 12 11)

Journaliste en danger (JED) a publié, le 28 décembre 2011, son rapport annuel sur la liberté de la presse en République démocratique du Congo. L’organisation partenaire de Reporters sans frontières dresse un tableau des plus sombres et demande au pouvoir en place de stopper « l’escalade de la répression » qui s’abat sur la presse.

Ce document est rendu public alors que la République démocratique du Congo sort d’une élection contestée et que le climat reste tendu dans le pays. Joseph Kabila, reconnu vainqueur par la Cour suprême, a prêté serment le 20 décembre 2011. Son principal opposant, Etienne Tshisekedi, considère avoir remporté l’élection et a, lui aussi, prêté serment, à son domicile, le 23 décembre.
Dans ce rapport, qui se penche plus particulièrement sur les atteintes auxquelles ont été confrontés les médias durant la période électorale, JED revient sur la « frénésie propagandiste » que l’organisation avait déjà dénoncé lors de son monitoring des médias pendant la campagne. Elle y dénonce un « véritable fiasco » du travail journalistique qui, mêlé de « tension et d’intolérance politique » mais aussi d’ »incitations à la haine et la violence », est à l’origine de plus de la moitié des 160 atteintes à la liberté de la presse répertoriées en 2011.
L’organisation relance ainsi la question du professionnalisme dans les médias et interroge leur crédibilité, sévèrement mise à mal par le comportement des journalistes au cours de la campagne.
Les chiffres de cette année 2011 sont sans appel : JED recense un meurtre de journaliste, à Kirumba en juin, 42 arrestations, 57 cas de menaces et d’agressions, 43 cas de censures et entraves à la circulation de l’information, ainsi que 17 cas de pressions sur les médias.
Déplorant une « escalade de la répression », qui a frappé la presse congolaise en 2011 et s’est singulièrement intensifiée aux alentours du 28 novembre, jour du vote aux élections législative et présidentielle, JED en appelle aux plus hautes autorités du pays et demande des mesures d’urgence pour « sauver la liberté de la presse ».
L’organisation recommande également au chef de l’Etat la dissolution du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), institution qui a brillé au cours des derniers mois par son « manque d’indépendance » et son « incapacité avérée ». JED demande son remplacement par « un organe plus crédible et compétent ».

Des ex-rebelles récompensés pour avoir soutenu Joseph Kabila
(Jonny Hogg, Richard Valdmanis , Alessandra Rizzo, Hélène Duvigneau – Reuter / L’Express – 31/12/2011 )

D’anciens rebelles de la République démocratique du Congo (RDC) ont été promus à des postes clés de l’armée après avoir apporté un soutien actif à la réélection du président Joseph Kabila, selon un rapport des Nations unies publié vendredi.

Cette découverte pourrait accentuer les divisions au sein de l’armée et jeter un nouveau doute sur la crédibilité de l’élection présidentielle du 28 novembre, émaillée de violences, qui a reconduit Kabila au pouvoir après validation de la Cour suprême et malgré la contestation de l’opposition.
Le gouvernement a intégré d’anciens rebelles au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour juguler la rébellion. Depuis février, l’armée tente d’apaiser les tensions en son sein en renforçant la chaîne de commandement et en éliminant les conflits d’allégeance entre groupes rebelles. Le rapport rédigé par un Groupe d’experts de l’Onu, chargé d’observer la situation en RDC, estime que ce processus a été « détourné » par d’anciens rebelles.
Bosco Ntaganda, ancien rebelle devenu général de l’armée malgré un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) émis contre lui pour crimes de guerre, a réussi à obtenir des postes clés pour ses hommes contre son soutien à la réélection de Kabila. Il était auparavant allié au CNDP, un groupe soutenu par le Rwanda et qui a combattu contre Kabila. « Ntaganda a obtenu des modifications en sa faveur au sein des FARDC en échange du ralliement du CNDP à l’alliance électorale de Kabila », écrivent les experts dans leur rapport. Ce soutien a pu se traduire notamment par l’utilisation de l’armée pour forcer les électeurs à voter Kabila, ajoutent-ils. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, a démenti ces accusations.

Plus de huit ans après la fin de la guerre civile, et malgré la présence de près de 17.000 casques bleus de l’Onu dans le pays, certains groupes rebelles continuent de combattre le gouvernement et de prendre pour cible les civils dans l’Est.

© CongoForum, le samedi 31 décembre 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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