ELECTIONS/CENCO

11 janvier 2012

Aujourd'hui dans la presse

10/01/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI (CongoForum)

Deux nouvelles concernant les élections : l’attente de la déclaration de a CENCO et le contentieux électoral au sein de la Majorité font symétriquement face à deux autres dans le domaine économique : le lancement de la TVA qi a donné lieu à des spéculations au point d’occasionner la flambée des prix sur le marché et les tentatives gouvernementales pour stabiliser le franc congolais.

Elections / CENCO
La Tempête des Tropiques titre « Crise de légitimité en RDC : la Cenco se prononce ce mercredi ». Réunie depuis lundi 9 janvier en assemblée générale extraordinaire, écrit la Tempête des Tropiques, la Conférence épiscopale nationale du Congo rendra ses conclusions demain mercredi. A cette occasion, annonce le quotidien, la Cenco prendra aussi position face à la crise politique qui sévit au pays après les élections bâclées du 28 novembre dernier.
Titrant à la une sur le même sujet, Le Potentiel note: « Etat – Eglise : le choc frontal ! ». «Ce n’est pas encore l’épreuve de force entre l’Etat et l’Eglise catholique. Mais c’est comme si c’était déjà cela, tant les relations sont tendues entre les deux parties», analyse Le Potentiel qui indique que la pomme de discorde demeure sans conteste la recherche de la vérité autour des élections de novembre 2011.
Selon le Potentiel, les prochains jours s’annoncent déterminants entre les deux parties si jamais elles campaient sur leur position. «Le choc frontal est inévitable», écrit encore ce journal qui fait remarquer que ces passes d’armes entre Eglise catholique et Pouvoir ne datent d’aujourd’hui. Le Potentiel rappelle: «Aux temps forts de la IIème République, le Maréchal Mobutu a eu maille à partir avec le Cardinal Malula. Si la pomme de discorde était apparemment la politique de recours à l’authenticité, l’Eglise catholique s’accrochait au «bien- être de la population, par une politique de vérité». Aux temps forts de la Conférence nationale souveraine, l’Eglise catholique s’était également mise en exergue. La date du 16 février 1992 est entrée dans l’histoire tant elle marque l’une des étapes importantes du processus de la démocratie avec la ‘Marche des chrétiens’.»
Forum des As interpelle les protagonistes et titre: «Bras de fer Eglise catholique-pouvoir: les 2 camps appelés à privilégier l’intérêt national». Pour le journal, cette crise ne profite ni à Joseph Kabila, ni à l’Eglise catholique. «Si l’option est de rééditer le 16 février 92, allusion faite à la marche des chrétiens, cela signifie que la population va descendre dans les rues et c’est cette même population qui sera victime», analyse Forum des As. Dans la situation actuelle, poursuit le journal, si l’église maintient sa position, elle aliène une partie de l’opinion dans la mesure où dans le camp accusé, on trouve également des fidèles catholiques. (C’est là une présentation fallacieuse des choses, dans la mesure où cela suppose que l’appartenance à un parti est synonyme de fanatisme aveugle, que tous les partisans de Kabila voudraient sa victoire, même si elle s’appuyait sur la fraude et que tous les amis de Tshisekedi voudraient le voir proclamer vainqueur au prix de n’importe quelle manœuvre. Il est tout de même encore permis de supposer qu’il y a simplement, de part et d’autre, des gens intègres qui désirent bien sûr la victoire de leur parti, mais une victoire honnête dans des élections transparentes et correctes. Celles-ci sont une revendication de base, qui transcende l’appartenance à des partis. Le problème, une fois de plus, revient à la « vérité des urnes » qu’on ne connaîtra sans doute jamais. NdlR).
Radio Okapi annonce que « l’opposition et la majorité réagissent au dialogue Kabila-Tshisekedi proposé par la VSV ».
(Lors de la présentation officielle de son rapport final sur l’observation du déroulement des élections du 28 novembre, la Voix des sans voix a proposé l’organisation de nouvelles élections. L’ONG affirme que la RDC connait une crise de légitimité de pouvoir à cause des irrégularités constatées lors des élections du 28 novembre dernier. Elle propose donc l’instauration d’un dialogue entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi pour la gestion consensuelle du pays afin d’organiser de nouvelles élections. C’est en fait une adaptation de la proposition, avant les élections, de ICG, qui suggérait un report et une « mini-transition » de quelques mois. Toutes ces propositions pèchent sur le même point : étant donné que le pire défaut des élections tant de 2006 que de 2011 a été l’absence de recensement préalable de la population et que cela demande du temps, une « mini-transition » est impossible. NdlR)
La déclaration de la Voix des sans voix (VSV) appelant Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi à dialoguer «pour une gestion consensuelle de la chose publique avant l’organisation des élections crédibles» est diversement appréciée dans la classe politique congolaise. A l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, on indique que la recherche de la vérité des urnes est nécessaire avant d’envisager tout dialogue. Pour la MP, «le choix du peuple confirmé par la Cour suprême de justice» doit être respecté. Constatant «une crise réelle de légitimité de pouvoir en RDC à cause des irrégularités flagrantes constatées dans la tenue des élections du 28 novembre», la VSV a justifié sa proposition par la crainte de voir «la population congolaise perdre confiance en la démocratie».
Albert Moleka, directeur de cabinet et porte-parole d’Etienne Tshisekedi, a déclaré à Radio Okapi lundi 9 janvier que la proposition de la VSV a le mérite de chercher une solution à la crise que connaît actuellement le pays. Mais il a précisé: «Cette solution prend pour postulat que tout le monde a le souci de rechercher la vérité par respect du peuple congolais. Donc, c’est ce postulat là qu’il faut d’abord voir réaliser avant de penser à un dialogue. Sans ce postulat, il est difficile d’établir un dialogue.» A l’heure actuelle, a-t-il ajouté, «un dialogue n’est pas à l’ordre du jour».
Reprochant à l’initiative de la VSV une approche politicienne, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a indiqué, pour sa part, qu’il faut respecter «le choix du peuple congolais et le schéma républicain». Reconnaissant qu’il y a eu des difficultés dans l’organisation des élections, il a affirmé que «la vérité, avec grand V, émanant du peuple c’est que quelles que soient les imperfections, il y a un candidat qui est sorti du lot au niveau de la présidentielle et c’est Joseph Kabila. Il a été élu par le peuple congolais. Il a été confirmé par la Cour suprême de justice et il a été investi». Ce qui reste, a conclu le secrétaire général de la MP, «c’est de donner des conseils au candidat Joseph Kabila pour qu’il demeure comme il a été depuis 2001 un homme d’ouverture. Il va mettre en place un gouvernement qui comprendra tous les fils de la République qui ont une vocation de patriote».
Elections / MP
(Dans la Majorité présidentielle, on peine à gérer le contentieux interne à propos des Législatives, c’est-à-dire les disputes entre les différents candidats se réclamant de la MP qui se disputent le même siège. Faut-il le dire : comme les candidats sont motivés par la « loi de l’entrecôte », les disputes sont âpres. L’image de la MP en prend un coup, qui deviendrait encre plus grave si ce contentieux aboutissait devant la justice. Déballer des histoires de fraudes ne peut que nuire encore u peu plus à la crédibilité de l’élection, présidentielle comprise. La MP souhaite donc régler cela « en interne », ce qui ne fait pas forcément l’affaire des candidats qui s’estiment lésés. NdlR)
La cellule de gestion du contentieux électoral de la MP, rapporte Radio Okapi, a été initiée et publiée, le 3 janvier, par Aubin Minaku. Il explique les raisons de sa création : Depuis le début de travaux de compilation des résultats partiels des législatives, les agents de la Ceni sont accusés de falsifier les procès verbaux (PV) de vote. Ces plaintes émanent des candidats tant de l’opposition que de la Majorité présidentielle (MP).
La Majorité présidentielle (MP) institue en son sein une cellule de gestion de contentieux électoraux, a annoncé, ce lundi 9 janvier à Radio Okapi, le secrétaire général de cette plate-forme politique, Aubin Minaku. Ce dernier justifie cette cellule par le souci de renforcer la cohésion entre membres, à la suite de «la passion qui caractérise généralement l’après proclamation des résultats des élections».
«Parmi nous, il y a des contentieux croisés entre candidats [aux élections législatives]. Il était alors responsable de la part du secrétariat de cette plateforme de tenter de trouver une solution idoine, soit de régler à l’amiable certains de nos contentieux, soit de nous préparer à affronterla Cour suprême de justice (CSJ), [habilitée à connaître des contentieux pour la présidentielle et les législatives en RDC]. Cette cellule nous permettra également de protéger nos sièges.»
Cette plateforme affirme qu’elle va rester respectueuse de la constitution dela République. « Un parti politique membre de la MP qui estimerait nécessaire, malgré les concertations au sein de la majorité, de saisir la cour suprême, il aura le loisir de le faire», a indiqué Aubin Minaku.
Le Palmarès note que malgré l’installation d’une cellule de gestion des conflits, la crise perdure au sein de la MP à propos des législatives 2011. Confronté à une levée de boucliers sans précédent entre les différents sociétaires de la MP, le secrétariat général de celle-ci a mis sur pied une cellule interne de crise. Cette dernière est placée sous la tutelle du Secrétaire général de la plateforme présidentielle. S’estimant floués, beaucoup d’alliés ont décidé d’ignorer cette cellule. La crise prend une nouvelle ampleur au sein de la Majorité.

« La Belgique reconnaît Joseph Kabila », annonce L’Avenir dans sa livraison de ce mardi. Le confrère rapporte, en effet, que vingt jours après sa prestation de serment comme président de la RD Congo, le Royaume de Belgique, à travers son Premier ministre Elio Di Rupo, reconnaît enfin la réélection de Joseph Kabila Kabange. Dans un communiqué parvenu à la rédaction du quotidien L’Avenir, la Belgique avec la Communauté internationale promettent de rester à ses côtés pour aider le peuple congolais à répondre aux aspirations qu’il exprime en matière de progrès social.

Economie
La TVA fait la une du Phare: «TVA : toutes les ventes, les importations et les prestation de services ne sont pas imposées ». Il note que la Direction générale des impôts (DGI) se trouve présentement dans une campagne d’explication de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) auprès des consommateurs. Et pour alléger la misère de la ménagère, écrit le quotidien, le gouvernement a ajouté à la liste des produits exonérés: le pain, la farine de froment, le lait, les aliments pour bébé.
La TVA n’a sans doute pas fini de faire couler l’encre depuis son lancement. La Prospérité rapporte que le ministre des Finances, Matata Ponyo et son collègue, Ntahwa du Budget ont été convoqués par le Premier ministre Adolphe Muzito, qui veut voir clair au sujet de la TVA.
Préoccupé par la surchauffe des prix observée ces derniers jours sur le marché des biens et services à Kinshasa et, dans une certaine mesure, sur l’ensemble du territoire national, le Premier ministre, Adolphe Muzito, a réuni autour d’une même table le ministre des Finances, celui du Budget, la Banque centrale du Congo par son directeur en charge de la politique monétaire, la DGI et la DGDA. Au menu de la rencontre, le point de la situation économique et monétaire, l’évaluation de la situation sur le marché de change ainsi que tous les effets pervers de la spéculation avec l’augmentation subséquente des prix en rapport avec la mise en application de la TVA, avant de proposer des solutions favorables à la population.

A l’issue de la concertation entre le ministère de l’Economie et la FEC en marge de lancement de la TVA, le ministre de l’Economie, Daruwezi s’engage à veiller sur les prix des biens et services, rapporte La Référence+. Suite à la surchauffe des prix des biens de consommation sur le marché, le ministre de l’Economie, qui s’est concerté avec la FEC, a rappelé que la collaboration entre le pouvoir public et le secteur privé est l’un de cheval de bataille de son ministère. C’est dans cette optique qu’il a sollicité l’appui de la FEC pour un meilleur encadrement de mise en œuvre de la Taxe sur la Valeur Ajoutée.

Le Potentiel attire l’attention sur « Des biens des services non concernés par la TVA ».
En effet, l’ordonnance-loi n°10/001 du 20 août 2010 portant institution de la TVA a prévu des exonérations. Les produits pharmaceutiques, les soins médicaux, la vente des journaux, les frais scolaires, les équipements agricoles, les prestations faites par les groupes funèbres, les voyages à l’étranger, la location des maisons d’habitation ne sont pas concernés par la TVA.
En plus, le gouvernement a suspendu la prestation de la TVA sur le pain, la farine, le ciment importé, le lait et les produits alimentaires des bébés, souligne ce quotidien.
Xinhua voit “ le gouvernement déterminé à stabiliser le marché de change ». Le Premier ministre de Adolphe Muzito a annoncé lundi, lors d’une séance de travail qu’il a présidée à Kinshasa, à l’intention des experts de la Banque centrale du Congo (BCC), la mise en œuvre par le gouvernement des politiques monétaires efficaces pour stabiliser le marché de change où 1 USD se change à ce jour à 930 Francs congolais (FC), alors qu’il y a peu le taux était de 900 FC.
Le directeur général chargé de la politique monétaire à la BCC, Jean-Louis Kayembe, qui l’a déclaré à la presse à l’issue de la réunion, a fait savoir que cette perturbation s’explique par le fait qu’en début d’année la demande de devises est très importante par rapport à l’offre. Pour s’en sortir, a-t-il précisé, la BCC va intervenir sur le marché en vendant des devises aux banques commerciales qui en ont besoin pour contrer la surchauffe.
Médias

Coupé le 1er janvier 2012 en RDC, le signal de Radio France international (RFI) a finalement été rétabli lundi 9 janvier. Les autorités reprochaient à la station son traitement journalistique de la situation postélectorale. « Plus d’une semaine, commente Jeune Afrique. C’est le temps qu’aura duré la coupure du signal de RFI en RDC. Interrompue pour son traitement journalistique de l’élection présidentielle congolaise, à l’issue de laquelle le président sortant Joseph Kabila a été reconduit, la diffusion de la radio française a été rétablie lundi 9 janvier ». « Nous exécutons simplement la décision que le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait prise de suspendre RFI pour sept jours à dater du jour où j’avais pris la mesure conservatoire », a expliqué Lambert Mende, le ministre de la Communication et des Médias. Dans un contexte postélectoral sous haute tension – marqué à la fois par l’élection contestée de Jospeh Kabila et l’autoproclamation au poste de président d’Étienne Tshisekedi – le 1er janvier, RFI avait été accusée par le ministre de la Communication de « vouloir créer une situation confuse qui peut nous entraîner dans des affrontements entre Congolais », motivant ainsi la décision d’interrompre l’émission du signal.La mesure devait courir juqu’au 3 janvier mais elle avait été prolongée pour une durée indeterminée sans que les motivations de cette décision n’aient été rendues publiques.
Plusieurs voix, en RDC comme à l’étranger, s’étaient élevées pour dénoncer cette « censure ». L’ONG La Voix des Sans Voix avait ainsi estimé qu’il s’agissait « d’un des nombreux prétextes fallacieux (…) n’ayant pour seul et unique objectif que de faire véhiculer la pensée unique et les thèses qui encensent les dirigeants à longueur de journée ». Alors que la France rappelait son attachement à la liberté d’expression, les États-Unis avaient, eux, exhorté le pouvoir à rétablir le signal de RFI « immédiatement ».

(Le signal de RFI avait donc déjà été rétabli hier quand les journaux – et, bien sûr, notre Revue de la Presse, qui en rend compte – publiaient encore des articles parlant de sa coupure. Nous avons aussitôt reçu des courriels du Congo nous signalant « RFI est rétabli. Je suis en train de l’écouter ». C’était un peu inutile, puisque cela ne faisait que refléter un décalage entre l’écrit, qui impose des délais de fabrication, et la radio ou l’électronique, qui sont instantanés. Mais nous remercions de tout cœur ces lecteurs de bonne volonté. Cela montre que nous sommes lus et que nos lecteurs attachent du prix à l’exactitude de nos informations. Encore merci !)

© CongoForum, le mardi 10 janvier 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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