Faut-il déjà tourner la page ?

26 janvier 2012

Au fil des jours

(Le Potentiel 26/01/2012)

Faut-il déjà tourner la page Ngoy Mulunda, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ou laisser les choses à l’état où elles se trouvent ? Dans l’opinion, c’est le premier cas de figure qui semble s’être imposé.

Dans tous les cas, ce n’est pas aujourd’hui que l’on finira de sonner la charge contre le président de la CENI. Le plus grand péché qu’on lui reproche est d’avoir très mal piloté les élections du 28 novembre 2011 et tout ce qui s’en suit.

«Très mauvaise», c’est la note que, partout dans le pays et ailleurs, on a infligée au président de la Commission électorale nationale indépendante pour avoir mal géré le processus électoral. Du moins, jusqu’à l’étape actuelle.

En effet, le pasteur-président traîne cette mauvaise image comme un boulet ; les irrégularités, les fraudes, les falsifications, les tripatouillages ayant dépassé tout entendement.

Jamais élections n’auront été autant controversées que les législatives du 28 novembre 2011. Tout le monde a perdu son latin dans un scrutin qui mérite de figurer, un jour, dans le livre Guinness des records pour «ses records les plus farfelus»… du monde.

Ils sont bien malheureux, les Congolais, d’avoir eu droit à ce drôle de feuilleton qui, sans nul doute, fera date. Et, entre-temps, les plaintes n’en finissent pas. Ils poursuivent leur bonhomme de chemin.

Heureusement que le ridicule ne tue pas au Congo «démocratique», sans quoi c’est tout le bureau de la CENI qui aurait déjà rendu le tablier. Mais, rien n’y fait surtout lorsqu’on sait que, dans la plupart des cas, les Congolais ne s’en tiennent pas tellement à leur honneur.

Ils font peu cas de leur dignité. Et pourtant, dans l’opinion, on ne voit pas pourquoi le président de la CENI devrait continuer à s’accrocher à son poste pendant que sa CENI ne ressemble pas moins à un capharnaüm.

Une chose est du moins sûre : quelle que soit l’issue des législatives du 28 novembre dont la fermeture du ban s’éloigne chaque jour davantage, la CENI ne s’en sortira pas à bon compte.

En attendant le jour du départ de son actuel président, il faudra aussi que l’on mette vite fin à la politique de gribouille qui, jusque-là, a prévalu au pays.

Un vieil adage a toujours dit que «mieux vaut tard que jamais», quand bien même les dégâts ne font que s’accumuler au fil du temps.

Par Le Potentiel

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À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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