Au nom du peuple

9 février 2012

Au fil des jours

APOSTROPHE
Au nom du peuple
Par Le Potentiel
Le mot peuple est polysémique et plurivoque. Il peut désigner tantôt la totalité indistincte et jamais présente nulle part ; tantôt le plus grand nombre, opposé au nombre restreint des individus plus fortunés ou plus cultivés. Le peuple, ce n’est pas à confondre avec les foules sans âme qui se laissent aller au gré des vagues. En démocratie, le peuple, c’est le propriétaire du pouvoir. Faute de l’exercer par lui-même, il le délègue à un groupe de représentants.

Mais attention ! Le savant français, Jean-Jacques Rousseau avait bien vu lorsqu’il écrivait que « Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe ». Plus intéressant encore, cette pensée de Lamennais : « Ce sont les peuples qui font les rois, et les rois sont faits pour les peuples, et les peuples ne sont pas faits pour les rois ».

Loin de monter un réquisitoire en faveur du peuple, nous voulons prendre un angle de vue en contre plongée : en partant d’en bas, du point de vue du peuple que longtemps, on a tenu à l’écart des processus. Nous voulons, pour paraphraser l’ex-président brésilien Lula, avoir « un pays où les gouvernants travaillent pour le peuple et non le peuple pour les gouvernants ».
Sinon, comment peut-on expliquer que, d’année en année, les gouvernements se succèdent, des alliances politiques se font et se défont, mais le peuple congolais, lui, demeure pratiquement dans la même situation de misère. Les plus pessimistes diront même que le mal est plus aggravé. A voir comment le peuple tire le diable par sa longue queue, on a parfois l’impression d’avoir atteint le degré zéro du bonheur.
Chers Apostrophiles, d’aucuns pensent que nous exagérons ou même que nous nous acharnons sur un système qu’une infime minorité défend bec et oncle, pour avoir résolu provisoirement leurs problèmes, oubliant la misère noire des milliers de vies du Congo profond. Non. Il faudra, tant qu’on en aura l’énergie, ressasser, épiloguer, dénoncer, crier s’il le faut… car les idées, c’est comme les clous, il faut souvent marteler pour les enfoncer dans les cervelles même les plus rétives.

Or, ainsi que vous l’aurez remarqué, les élections ne changeront rien. Dans la stratégie des politiciens, il est question d’une simple formalité pour rempiler afin que les choses restent en l’état. C’est encore et toujours la nouvelle trouvaille pour voler le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Débout ! Peuple sacrifié. Il faut que les plus machiavéliques desseins se brisent vite contre la volonté pacifique des peuples.

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À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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