REVUE DE LA PRESSE de ce mardi 14 février 2012

14 février 2012

Aujourd'hui dans la presse

L’actualité en RDC est marquée par le décès de M. Augustin Katumba Mwanke, député et membre influent de la Majorité présidentielle, dont les obsèques ont provoqué la réapparition en public de JKK. Les journaux commentent aussi la décision de la Banque mondiale de suspendre ses appuis budgétaires à la RDC, un incident xénophobe à Kisantu, l’affaire Jacquemin Shabani et les dernières péripéties de la crise postélectorale.

Crash

« Augustin Katumba Mwanke : les adieux émouvants », titre à la Une La Prospérité, qui rapporte que Joseph Kabila, a rendu les derniers hommages à Augustin Katumba Mwanke sous une pluie battante dans la résidence du défunt au quartier GB dans la commune de la Gombe. La Prospérité fait un reportage de l’arrivée de la dépouille mortelle de Katumba Mwanke dans la capitale, à 13 heures, dés le moment où l’avion transportant le corps inerte, de l’Honorable Katumba Mwanke est arrivé à l’aéroport international de N’djili. Ce quotidien rapporte que toute la crème politique de la Majorité Présidentielle était au bas de la passerelle. La famille biologique du disparu également. La consternation, l’émotion, le désespoir se lisaient sur tous les visages. « On s’attendait à tout sauf à cette triste nouvelle en cette période postélectorale où l’illustre disparu, doté des qualités intrinsèques éprouvées, devrait y mettre de sa touche pour aider Kabila à maintenir la dragée haute face aux exigences de la stabilité des institutions et même, de la République », conclut ce journal.
(L’aspect le plus intéressant de la chose est sans doute la réapparition de JKK, invisible depuis le 5 janvier, que tout le monde a pu voir, la cérémonie étant retransmise par la RTNC. Il est d’autre part trop tôt pour mesurer de façon précise les conséquences de la disparition de Katumba Mwanke sur le paysage institutionnel congolais. Ce n’est pas pour rien que la plupart des sobriquets qu’on lui a appliqués – éminence grise, Richelieu, voire Raspoutine- font référence à un personnage plus discret que son pouvoir effectif. La conséquence la plus immédiate sera que la MP et JKK sernt privés, dans les jours qui viennent, de l’un de leurs plus fins manœuvriers. NdlR)

L’on assiste par ailleurs une fois de plus à l’impressionnant dépliement de mesures, genre « coup d’épée dans l’eau », qui suit les catastrophes aériennes en RDC. Encore ne dspose-t-o pas de la possibilité de révoquer e minsitre, puisque le gouvernement est déjà en affaies courantes. Mais, en rapport avec le crash qui a coûté la vie à l’élu de Pweto, le ministre de transports, Martin Kitumba a convoqué une réunion de toute urgence avec les experts de la Régie des Voies Aériennes, RVA, pour analyser et surtout rechercher les causes de cet accident. Parmi les mesures conservatoires prises, on peut noter la suspension de vols de Katanga Express, propriétaire du jet. Le Phare rapporte aussi que le ministre a annoncé, lundi 13 février, qu’une commission d’enquête va être constituée pour déterminer les causes de l’accident d’avion survenu dimanche 12 février à l’aéroport de Kavumu à Bukavu. Il rappelle que le député Augustin Katumba Mwanke, conseiller officieux du chef de l’Etat congolais et deux pilotes sud-africains ont été tués dans ce crash. Le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Chishambo, le ministre des Finances Augustin Matata Mponyo, l’ambassadeur Antoine Ghonda et trois passagers grièvement blessés ont été acheminés pour des soins en Afrique du Sud.

BM

Le Potentiel fait état de la suspension par la Banque mondiale de ses appuis budgétaires à la RDC. En effet, depuis son siège de Washington, l’institution que dirige l’Américain Robert Zoellick vient de briser le silence en décidant de suspendre ses appuis budgétaires en faveur de la RDC. Raison invoquée : le désordre qui a entouré le scrutin du 28 novembre 2011. Le Potentiel note que d’autres partenaires, comme l’Union européenne, devaient, pour les mêmes raisons, lui emboîter le pas dans les prochains jours. Cette décision, signale Le Potentiel, met en difficulté le second Programme économique du gouvernement qui prend fin au cours de cette année 2012.
(On est toujours mal inspiré de déplaire aux gens dont on attend quelque chose ou envers qui l’on est endetté. Surtout lorsque ces gens se trouvent eux-mêmes dans une situation inconfortable. Les cafouilleuses élections congolaises de novembre offrent à tous les créanciers ou bailleurs de fonds l’occasion de se donner une allure très morale, tout en faisant eux-mêmes des économies qui contribueront à rétablir leur équilibre budgétaire. La note sera, en fin de compte, payée par le petit peuple qui se serrera un peu plus la ceinture. NdlR)

Politique

Sous le titre : « Dialogue inter congolais », L’Avenir rapporte que la tenue du dialogue inter congolais à Bruxelles n’est plus qu’une question de jours, à en croire l’ancien président ghanéen John Kufuor et le révérend Jean-Paul Moka. S’agissant de la liste des invités, il cite le PPRD, PPPD, PALU, MSR, ARC et AFDC du côté de la Majorité présidentielle ; l’UDPS, Le MLC, UNC, UFC, ECIDE et DC, du côté de l’Opposition. L’Eglise catholique, l’Eglise du Christ au Congo, l’Eglise de réveil, la Communauté musulmane, l’Eglise Kimbanguiste, le leader d’opinion de la jeunesse congolaise et la VSV seront dans le camp de la société civile.

Le Potentiel titre: « Assemblée Nationale : la session extraordinaire pour baliser la 2eme législature ».
Il annonce que l’Assemblée nationale va siéger en session extraordinaire à partir du 16 février 2012 jusqu’à l’épuisement de l’ordre du jour. Le but: procéder à l’installation du bureau provisoire qui sera dirigé par le doyen d’âge assisté de deux député les moins âgés, la validation des pouvoirs, l’élection et l’installation du bureau définitif, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur.

Incidents à Kisantu

Le Phare fait état d’une « Situation confuse hier à Kisantu ».
« La petite cité de Kisantu au Bas-Congo a connu une journée très chaude », rapporte ce journal. Des jeunes gens se réclamant de l’église Vuvamu se sont attaqués, armes blanches à la main, aux commerçants chinois et indopakistanais. Ils leur reprochent la concurrence déloyale et la non participation au développement de leur contrée. Des sources locales parlent d’un mort et quatre blessés parmi ces expatriés. Mais le commissaire de district adjoint ne parle que de quatre blessés.

L’Observateur fait état de ces mêmes incident à peu près dans les mêmes termes, mais apporte deux précisions. D’une part l’implication de l’église Vuvamu lui paraît douteuse, étant donné le pacifisme et la non-violence de cette secte, d’autre part il mentionne le nombre des « casseurs » : une vingtaine. Enfin, il fait état de la désapprobation des habitants, qui considéraient ces actes come contraire à la tradition ancesrale qui veut que les étrangers soient traités en hôtes respectés.

La première mention de ces incidents est apparue hier sur « l’Internet congolais » et CongoForum en a fait aussitôt état, demandant « Emeutes à Kisantu ? Xénophobes ou anti-JKK ? ». Nous disions : « La DC (Démocratie Chrétienne) a mis en ligne lundi matin, sur son site ainsi que sur celui de la coordination de l’Opposition, une nouvelle faisant état d’émeutes à Kisantu (Bas-Congo). L’auteur, qui signe MARC MAWETE, se réfère à « une source de la presse », sans autre précision. Force est toutefois de constater que la presse nationale n’en a dit mot et qu’une recherche Google sur le sujet ne ramène que les deux articles de la DC et pas de troisième qui pourrait en être la source. Cela ne suffit cependant pas à faire de cette info un hoax, dans la mesure où elle pourrait provenir de la presse locale (rarement présente sur Internet) ou de la DC elle-même, bien implantée dans cette province d’où son leader, Diomi Ndongala, est originaire.
Ces émeutes auraient été dirigées contre les ressortissants chinois. Des magasins appartenant à des négociants chinois auraient été attaqués et quatre Chinois seraient actuellement hospitalisés. De nombreux Chinois seraient en train de quitter la ville.
Ce qui est moins clair, c’est l’origine de ces tensions. L’opinion est assez montée actuellement contre les commerçants chinois, accusés de « tuer le commerce congolais » et les hausses de prix consécutives à l’introduction de la TVA ne calment bien sûr pas les esprits. De plus, par le passé, la population Kongo s’est déjà illustrée par des mouvements dirigés contre es « non-originaires » fussent-ils Congolais.
Il est moins certain que ces « émeutes » (dont l’étendue et la durée demeurent inconnues) aient eu la signification clairement politique que leur attribue a DC qui parle d’émeutiers « chantant ‘Kabila dégage’ », reprochant aux Chinois leur « soutien à Kanambe », « réclamant l’installation du président qu’ils ont élu : Etienne Tshisekedi » ou « revendiquant la fin du harcèlement des ressortissants et des leaders Kongo ».

Shabani

AfricaNews revient sur l’affaire Shabani, le secrétaire général de l’UDPS qui a été intercepté avec un colis encombrant alors qu’il voulait prendre un régulier pour se rendre en Allemagne.
Pour ce journal, le passeport de trop avec lequel Jacquemin Shabani a été surpris était, à en croire des sources judiciaires, l’arbre qui cachait la forêt. Les documents trouvés en possession du SG de l’UDPS constituent à eux seuls une véritable bombe judiciaire sur laquelle il doit répondre devant les instances compétentes des cours et tribunaux aussi bien civils que militaires. Les griefs à l’encontre de Shabani dépassent la simple possession de documents consulaires pour « Ngulu » – immigration clandestine.

Le Phare rapporte à ce sujet que l’UDPS constate que les pièces du dossier de cette affaire, censées être détenues par les services, passent d’une personne à l’autre et sont exhibées avec une grande légèreté et de manière inopportune devant les caméras de télévision et de la presse. L’UDPS dit être en droit de récuser toutes conclusions tirées sur la base d’une attitude qui ne respecte pas le secret en la matière.

Elections

Depuis la publication des résultats des législatives le 2 février, les recours se multiplient devant la Cour suprême de justice de Kinshasa. 340 sièges sont contestés dans 168 des 169 provinces. Dans un rapport, ICG (International Crisis Group) revient sur les « enseignements » des élections présidentielle et législatives en République démocratique du Congo (RDC). L’ONG dénonce les « multiples violations du code électoral, la perte de plusieurs millions de voix et les opérations de comptage opaques pour rendre toute vérification impossible… « .
Plusieurs missions d’observations internationales ont déjà pointé les nombreuses irrégularités du processus électoral et les soupçons de fraudes massives qui ont pesé sur le dépouillement. Pour le Centre Carter, l’Union européenne ou l’Eglise catholique, les élections congolaises ont souffert d’un manque cruel de transparence et de crédibilité. Mais l’attention s’est particulièrement focalisée sur l’élection présidentielle, délaissant par la même occasion les législatives, qui avaient pour lieu le même jour. Les missions internationales ont en effet quitté la RDC, juste après l’annonce de la réélection de Joseph Kabila par la Commission électorale (CENI). Le groupe d’experts internationaux (NDI et IFES) dépêché sur les lieux pour superviser et crédibiliser les résultats de la CENI sur les législatives a très vite jeté l’éponge faute de pouvoir contrôler quoi que ce soit.
ICG revient donc sur les législatives, un scrutin un peu délaissé par les observateurs internationaux, dans un rapport et note de nombreuses « anomalies » dans les résultats publiés par la CENI. Une carte des irrégularités est consultable sur son site web.
ICG relève notamment des écarts de voix importants dans certaines circonscriptions entre le nombre de votants pour la présidentielle et les législatives, qui avaient pour lieu le même jour. Des écarts de voix qui ont principalement bénéficié aux candidats PPRD ou proche de la Majorité présidentielle :
- c’est le cas de Jaynet Kabila, la soeur du président, dans la circonscription de Kalemie au Katanga, élue avec 34 958 voix. Le jour du vote, 3254 de plus ont été comptabilisées sur les législatives par rapport à la présidentielle. Plus de 3000 personnes se sont donc déplacées uniquement pour voter élire son député sans voter pour la présidentielle. Un chiffre « étonnant » pour Thierry Vircoulon d’ICG.
- même cas dans la circonscription de Pweto (fief de feu Katumba Mwanke) avec un différentiel de 6579 voix entre la présidentielle et les législatives,
- ou au Kasaï-Oriental, la circonscription de Lambert Mende, avec un différentiel de 4411 voix.
Autres phénomène surprenant pour ICG : la cartographie des irrégularités, le jour du scrutin. Selon la carte publiée sur son site, la majorité des incidents et des dysfonctionnements se sont produits dans les régions connues pour être plutôt favorables à l’opposition : Kasaï, Bas-Congo, Equateur ou Kinshasa…
Les autres résultats inattendus concernent les « poussées » très importantes du PPRD (le parti du président Joseph Kabila) et de ses alliés dans les provinces de l’Ouest du pays réputées pourtant hostiles au pouvoir en place. L’étrange progression du PPRD est particulièrement sensible dans la province de l’Equateur, où le parti présidentiel passerait de 3 à 11 députés ou au Bandundu, où il passerait de 4 à 10 députés entre 2006 et 2011. Là encore, ICG s’interroge.
Afin de « tirer tous les enseignements » de ce scrutin, pour le moins chaotique, il se pose plusieurs questions :
- afin de comprendre pourquoi la cartographie des bureaux de vote et le fichier électoral qui ont coûté plusieurs millions de dollars étaient à ce point lacunaires et inexacts et comment plusieurs millions de voix ont-elles pu être perdues et pourquoi la CENI a accepté l’expertise du NDI et d’IFES avant de se rétracter ?
- afin de comprendre selon quelle procédure et avec quelles garanties d’indépendance des magistrats supplémentaires de la Cour suprême de justice ont été nommés en pleine campagne électorale ?
- afin de comprendre pourquoi les experts électoraux du PNUD n’ont pas alerté sur les problèmes de préparation des scrutins et la nécessité de décaler le vote d’une semaine ou deux, dans quelle mesure ils ont participé à la commission de consolidation des résultats, dans quelle mesure la MONUSCO s’est assurée de l’intégrité des caisses de bulletins qu’elle transportait, dans quelle mesure la mission de bons offices de la MONUSCO a été menée à bien et pourquoi des groupes armés annoncés comme défaits en 2011 font-ils de nouveau parler d’eux en 2012 ?
- afin de savoir pourquoi les missions d’observation de la SADC, de l’UA, de la CEEAC, de la CIRGL, la COMESA se sont contentées d’une observation de court, voire de très court terme ?
- afin de comprendre quel raisonnement a conduits les bailleurs à investir plus de 100 millions de dollars dans un processus électoral biaisé dès le départ, pourquoi la contribution de l’Union européenne a été prélevée sur le budget consacré aux infrastructures indispensables à la RDC, dans quelle mesure l’UE va payer sa dernière contribution pour des élections qualifiées de non crédibles par sa mission d’observation et dans quelle mesure les bailleurs sont prêts à financer le scrutin provincial dans un contexte de domination du parti au pouvoir et avec une CENI décrédibilisée ?
- afin de comprendre si l’UDPS va mener la politique de la chaise vide ou s’il est capable d’utiliser le forum parlementaire et d’être le moteur d’une alliance de l’opposition ?
En posant cette série de questions, ICG vient tout simplement de lister les différents dysfonctionnements qui ont conduit la RDC à un fiasco électoral. Il serait grand temps que les responsables congolais prennent la mesure de leurs erreurs et que la communauté internationale trouve le courage de faire respecter les engagements pris par les autorités congolaises pour rendre transparent leur processus électoral. Dans quelques mois, des élections provinciales doivent être organisées et 7 circonscriptions doivent à nouveau voter après annulation pour les législatives. Ces scrutins se doivent d’être enfin digne, la RDC n’est plus en mesure d’accepter un nouveau simulacre d’élection.

Au chapitre des simulacres d’élection et des troubles postélectoraux, le suspense de l’heure est cependant la « Marche des Chrétiens prévue pour après-demain. Direct. Cd en fait état : « Selon le programme établi à cet effet, la marche aura pour point de départ chaque paroisse de la ville pour se terminer à la paroisse Saint-Joseph de Matonge, dans la commune de Kalamu. La journée débutera par une messe à 7h 00 du matin. Pendant la marche, le comité de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo, section Kinshasa, invite les manifestants à ne pas exhiber des drapeaux des partis politiques ni lancer des insultes mais à se munir de la bible, du coran, du chapelet, de la croix, des insignes religieux, des images saintes et d’entonner des chants religieux.
Le mot d’ordre a été donné pour que les manifestants fassent preuve de non- violence devant les agents de sécurité et s’asseoir par terre, priant et/ou entonnant les chants religieux et, si possible, dialoguer pour obtenir un passage pacifiquement, en cas d’obstacle. La marche aura comme point de chute la paroisse catholique Saint-Joseph où une petite prière sera dite avant le message lié à la circonstance.
L’UDPS, partie prenante à l’évènement, a demandé aux chrétiens et aux acteurs politiques de tout bord ainsi qu’à toutes les catégories sociales de rejoindre cette «grande manifestation citoyenne ». Le parti d’Étienne Tshisekedi fait un diagnostic sévère de la situation socio-politique du pays, faisant porter la responsabilité au gouvernement. « La réponse est connue, parce que notre pays n’est pas gouverné dans la vérité et la justice. L’armée, la police et les services de sécurité, qui devraient protéger le pays et sécuriser les citoyens, retournent leurs armes contre ceux-ci pour les faire taire », précise le message de ce parti.
L’UDPS appelle les catholiques, protestants, kimbanguistes, prêtres, évêques, pasteurs, médecins, enseignants, commerçants, étudiants, fonctionnaires, chauffeurs, artistes, soldats, policiers, etc., à parler d’une seule voix et dire « non au triomphe du mensonge, de la tricherie et de la violence sur la vérité et la justice ».
Cette marche fait craindre le pire quand on sait qu’elle ne fait pas l’unanimité au sein de l’Église catholique. En effet, des voix se sont élevées, notamment à l’est du pays, pour la dénoncer. L’Église protestante ainsi que celles dites de réveil ne se sont pas inscrites dans la logique de cette marche et ont lancé un message pour la paix. S’ajoutent à elles les chefs coutumiers qui n’acceptent pas le diktat de l’Église catholique en terre congolaise ».

© CongoForum, le mardi 14 février 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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