ON NE PEUT REINVETER LA ROUE, LA MALEDICTION DU RETROVISEUR
Cher Frere Joseph Uchudi,
Tout ce que vous avez dit pour sortir des sentiers battus est bon mais pas adapte a notre realite. Ceux qui nous disent d’inventer de nouvelles formes de gouvernance savent pertinemment bien que les Congolais sont inventifs et peuvent recourir a leurs cultures multiples et trouver des models de gouvernance meilleurs que les leurs car plus humains. Le probleme n’est donc pas dans les sentiers battus, lesquels n’ont pas ete battus par les Congolais mais eux-memes.
Les Congolais, au moment ou nous parlons, ont toutes sortes de technocrates pour changer la direction du Congo en demandant aux occidentaux de rester chez eux pendant au moins cinq annees et de venir voir le miracle congolais. Tout ce que nous demandons est qu’on nous laisse tranquille gerer notre pays au lieu de nous perturber avec leur esprit de domination en nous imposant des etrangers.
Le reste est une question de temps. Le Congo n’a pas besoin d’importer a manger, n’a pas besoin des professeurs ou de medecins etrangers ni des ingenieurs europeens pour travailler et developper le Congo.
Si aujourd’hui les occidentaux se sentent dans les petits souliers devant les Chinois qu’ils assimilaient au chien a l’epoque de la Chine des Concessions, ils n’avaient jamais pense que ces chiens de chinois seraient un jour les maitres de l’univers. L’Angola n’a-t-il pas courru au secours du Portugal dernierement?
Qu’on laisse les Congolais tranquilles et ces prejuges sur eux s’estomperont. Colette Braeckman parle en blanche superieure au noir congolais qui ne soit pas capable de penser a de nouveaux modeles de gouvernance parce que pas intelligent assez. On peut la comprendre. Elle n’est pas la seule a reflechir de cette facon-la. La malediction du retroviseur est une sorte de campagne psychologique pour preparer les Congolais a oublier tout ce qui a ete mis en travers leur route pour acceder au succes.
Nous venons de vivre un processus electoral chaotique au nom de la democratie a l’occidentale. Au vu et au su de Colette Braeckman et toute la communaute internationale. Elle a eu deux discours sur le processus. Peut-elle nous dire pourquoi pour venir nous parler de la malediction du retroviseur? Qu’elle s’occupe de la Belgique le Congo n’etant pas son pays. C’est aussi simple que cela.
Arthur Kalombo
arthur.kalombo@gmail.com










23 février 2012
Au fil des jours