Muzito s’en va, Koyagialo arrive ! / Koyagialo désigné Premier Ministre Intérimaire !

7 mars 2012

Actualités

(La Prospérité 07/03/2012)

C’en est fini avec le Gouvernement Muzito. Hier mardi 6 mars 2012, alors qu’expirait le délai accordé aux élus nationaux exerçant des fonctions incompatibles avec celles de Député, le Premier Ministre est allé faire ses adieux au Chef de l’Etat, Joseph Kabila, en déposant officiellement sa démission et, partant, celle de toute son équipe gouvernementale. Ce, conformément aux prescrits de la Constitution et de la loi électorale. Joseph Kabila a, aussitôt après, désigné Louis Koyagialo Ngbase te Gerengbo en qualité de Premier Ministre intérimaire, avec la mission singulière de gérer les affaires courantes, en attendant la nomination du Prochain Premier Ministre.

Quant aux autres membres du Gouvernement, le communiqué du Chef de l’Etat lu sur les antennes de la Radio télévision nationale congolaise précise que leur intérim sera assuré par les Ministres qui seront désignés. Toutefois, le Gouvernement intérimaire de Koyagialo ne pourra nullement engager l’Etat congolais avec des tiers. Par ailleurs, s’il est des tractations amorcées au niveau du Palais du Peuple pour la formation du nouveau Gouvernement, les Evêques ont initié aussi, à leur manière, des contacts, ne serait-ce que pour susciter un dialogue au sein de la classe politique. C’est-ce qui explique leur présence à Kingakati, le lundi dernier, pour échanger avec Kabila et à Limete pour parler avec Tshisekedi. Les prélats catholiques sont aussi allés voir Vital Kamerhe et Kengo. Serait-on dans le schéma américain qui préconise la formation d’un Gouvernement inclusif ? C’est la question. Les choses évoluent autrement au niveau du Gouvernement de la République. Hier mardi, 6 mars 2012, alors qu’expirait le délai accordé aux élus nationaux exerçant des fonctions incompatibles avec celles de Député, le Premier Ministre, Adolphe Muzito, est allé voir le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, pour déposer sa démission, partant, celle de toute son équipe gouvernementale. Ce, pour répondre aux prescrits de l’article 78 de la Loi électorale qui stipule que tous les élus nationaux, provinciaux, municipaux ou urbains ont huit jours pour faire le choix entre leurs mandats et l’exercice de leurs fonctions, mais également de l’article 78 de la Constitution. Encore que les mandats des Députés de la nouvelle législature ont été validés à l’Assemblée Nationale. S’exprimant à propos, Muzito a souligné sa satisfaction pour la mission accomplie. Ayant pris acte de cette démission, Joseph Kabila a évité le vide au nom du principe sacro saint de la continuité des services publics de l’Etat. D’où vient que Louis Koyagialo a été désigné Premier Ministre intérimaire, conformément aux articles 8 et 30 de l’Ordonnance n°08/073 du 24 décembre 2008 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement. Les deux articles précités indiquent que l’intérim du Premier Ministre, dans ce cas de figure, est assuré par le Membre du Gouvernement préséant. Quant aux autres Ministres devenus Députés, leur intérim sera assuré par les Ministres non élus qui seront désignés incessamment. Rappelons qu’outre Adolphe Muzito, 22 Ministres devenus Députés ont opté pour la fonction parlementaire. Hier, après la démission du Gouvernement, ces élus, avec à leur tête le VPM Lumanu Adolphe, sont allés déposer leurs lettres d’option pour le mandat de Député au Bureau provisoire de l’Assemblée nationale. Des tractations déjà amorcées Pendant que l’on parle de la démission du Gouvernement, les salons huppés sont agités où des contacts sont pris. Au niveau de l’hémicycle du Palais du peuple, certains noms circulent au regard de la configuration que prend la position des plates-formes, des partis politiques et alliés, surtout au sein de la majorité. Les uns font valoir le poids politique pour sortir un Premier Ministre, les autres se l’expliquent en termes de voix apportées à Joseph Kabila lors des élections par chaque province. C’est la thèse soutenue par l’Honorable Député Tryphon Kin-Key Mulumba. Les autres encore revendiquent des considérations si pas géopolitiques, mais historiques. Ne Mwanda Nsemi se veut le tenant de cette logique. Que ces thèses soient avancées ça et là, en définitive, tous reconnaissent le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat en matière de choix. Encore que ce dernier avait lancé, lors de son discours d’investiture, à la Cité de l’Union Africaine, qu’il s’ouvrirait à toutes les tendances, pourvu de partager les mêmes idéaux pour faire avancer la nation. Ce qui, dans certains milieux, laisse dire que quelques pions de l’opposition seraient aussi bien positionnés au nom du Gouvernement inclusif, tel que voulu ou souhaité, c’est selon, par les Etats-Unis d’Amérique. L’Ambassadeur de ce pays, en poste au Congo, James Entwistle, l’avait soutenu au cours d’une conférence de presse, au Centre culturel américain, à Kinshasa. Des Evêques en quête du consensus de la classe politique congolaise Contrairement à la guéguerre mis en exergue depuis un certain temps entre l’Etat et l’Eglise catholique, les glas ont sonné pour démentir l’information. Les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont été rencontrés le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, à Kingakati, ferme présidentielle située dans la périphérie de Kinshasa, le lundi 5 mars 2006. Que se sont-ils dits et qu’ont-ils arrêté pour créer un climat apaisé ? Toujours est-il que l’objectif est de concilier les vues de l’intérêt bien entendu de la population congolaise. La même démarche, les Evêques l’ont mené chez Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe. Certainement que les prochains jours pourront révéler le secret de ces tractations. Des Députés Gouverneurs renoncent au mandat législatif Des sources concordantes affirment à La Prospérité que certains Gouverneurs de province, élus pourtant en qualité de Député, ont tout simplement renoncé de conserver leurs sièges. Ce qui les intéresse pour le moment, c’est l’Exécutif provincial. Il s’agit principalement de Kimbuta Yango, pour la ville province de Kinshasa ; Jean-Claude Baende, de l’Equateur ; Julien Paluku, Nord-Kivu et Ngoyi Kasanji pour le Kasaï- Oriental. Par contre, Mbatshi Mbatshia du Bas-Congo et Autsaï Assenga de la Province Orientale, se sont déterminés pour la députation nationale.

La Pros.

Muzito parti : Koyagialo désigné Premier Ministre Intérimaire !

C’en est fini avec le Gouvernement Muzito. Hier mardi 6 mars 2012, alors qu’expirait le délai accordé aux élus nationaux exerçant des fonctions incompatibles avec celles de Député, le Premier Ministre est allé faire ses adieux au Chef de l’Etat, Joseph Kabila, en déposant officiellement sa démission et, partant, celle de toute son équipe gouvernementale. Ce, conformément aux prescrits de la Constitution et de la loi électorale. Joseph Kabila a, aussitôt après, désigné Louis Koyagialo Ngbase te Gerengbo en qualité de Premier Ministre intérimaire, avec la mission singulière de gérer les affaires courantes, en attendant la nomination du Prochain Premier Ministre. Quant aux autres membres du Gouvernement, le communiqué du Chef de l’Etat lu sur les antennes de la Radio télévision nationale congolaise précise que leur intérim sera assuré par les Ministres qui seront désignés. Toutefois, le Gouvernement intérimaire de Koyagialo ne pourra nullement engager l’Etat congolais avec des tiers. Par ailleurs, s’il est des tractations amorcées au niveau du Palais du Peuple pour la formation du nouveau Gouvernement, les Evêques ont initié aussi, à leur manière, des contacts, ne serait-ce que pour susciter un dialogue au sein de la classe politique. C’est-ce qui explique leur présence à Kingakati, le lundi dernier, pour échanger avec Kabila et à Limete pour parler avec Tshisekedi. Les prélats catholiques sont aussi allés voir Vital Kamerhe et Kengo. Serait-on dans le schéma américain qui préconise la formation d’un Gouvernement inclusif ? C’est la question. Les choses évoluent autrement au niveau du Gouvernement de la République. Hier mardi, 6 mars 2012, alors qu’expirait le délai accordé aux élus nationaux exerçant des fonctions incompatibles avec celles de Député, le Premier Ministre, Adolphe Muzito, est allé voir le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, pour déposer sa démission, partant, celle de toute son équipe gouvernementale. Ce, pour répondre aux prescrits de l’article 78 de la Loi électorale qui stipule que tous les élus nationaux, provinciaux, municipaux ou urbains ont huit jours pour faire le choix entre leurs mandats et l’exercice de leurs fonctions, mais également de l’article 78 de la Constitution. Encore que les mandats des Députés de la nouvelle législature ont été validés à l’Assemblée Nationale. S’exprimant à propos, Muzito a souligné sa satisfaction pour la mission accomplie. Ayant pris acte de cette démission, Joseph Kabila a évité le vide au nom du principe sacro saint de la continuité des services publics de l’Etat. D’où vient que Louis Koyagialo a été désigné Premier Ministre intérimaire, conformément aux articles 8 et 30 de l’Ordonnance n°08/073 du 24 décembre 2008 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement. Les deux articles précités indiquent que l’intérim du Premier Ministre, dans ce cas de figure, est assuré par le Membre du Gouvernement préséant. Quant aux autres Ministres devenus Députés, leur intérim sera assuré par les Ministres non élus qui seront désignés incessamment. Rappelons qu’outre Adolphe Muzito, 22 Ministres devenus Députés ont opté pour la fonction parlementaire. Hier, après la démission du Gouvernement, ces élus, avec à leur tête le VPM Lumanu Adolphe, sont allés déposer leurs lettres d’option pour le mandat de Député au Bureau provisoire de l’Assemblée nationale. Des tractations déjà amorcées Pendant que l’on parle de la démission du Gouvernement, les salons huppés sont agités où des contacts sont pris. Au niveau de l’hémicycle du Palais du peuple, certains noms circulent au regard de la configuration que prend la position des plates-formes, des partis politiques et alliés, surtout au sein de la majorité. Les uns font valoir le poids politique pour sortir un Premier Ministre, les autres se l’expliquent en termes de voix apportées à Joseph Kabila lors des élections par chaque province. C’est la thèse soutenue par l’Honorable Député Tryphon Kin-Key Mulumba. Les autres encore revendiquent des considérations si pas géopolitiques, mais historiques. Ne Mwanda Nsemi se veut le tenant de cette logique. Que ces thèses soient avancées ça et là, en définitive, tous reconnaissent le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat en matière de choix. Encore que ce dernier avait lancé, lors de son discours d’investiture, à la Cité de l’Union Africaine, qu’il s’ouvrirait à toutes les tendances, pourvu de partager les mêmes idéaux pour faire avancer la nation. Ce qui, dans certains milieux, laisse dire que quelques pions de l’opposition seraient aussi bien positionnés au nom du Gouvernement inclusif, tel que voulu ou souhaité, c’est selon, par les Etats-Unis d’Amérique. L’Ambassadeur de ce pays, en poste au Congo, James Entwistle, l’avait soutenu au cours d’une conférence de presse, au Centre culturel américain, à Kinshasa. Des Evêques en quête du consensus de la classe politique congolaise Contrairement à la guéguerre mis en exergue depuis un certain temps entre l’Etat et l’Eglise catholique, les glas ont sonné pour démentir l’information. Les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont été rencontrés le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, à Kingakati, ferme présidentielle située dans la périphérie de Kinshasa, le lundi 5 mars 2006. Que se sont-ils dits et qu’ont-ils arrêté pour créer un climat apaisé ? Toujours est-il que l’objectif est de concilier les vues de l’intérêt bien entendu de la population congolaise. La même démarche, les Evêques l’ont mené chez Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe. Certainement que les prochains jours pourront révéler le secret de ces tractations. Des Députés Gouverneurs renoncent au mandat législatif Des sources concordantes affirment à La Prospérité que certains Gouverneurs de province, élus pourtant en qualité de Député, ont tout simplement renoncé de conserver leurs sièges. Ce qui les intéresse pour le moment, c’est l’Exécutif provincial. Il s’agit principalement de Kimbuta Yango, pour la ville province de Kinshasa ; Jean-Claude Baende, de l’Equateur ; Julien Paluku, Nord-Kivu et Ngoyi Kasanji pour le Kasaï- Oriental. Par contre, Mbatshi Mbatshia du Bas-Congo et Autsaï Assenga de la Province Orientale, se sont déterminés pour la députation nationale.

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À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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