(CongoForum)
La mise en place de nouvelles institutions, improprement dites « consécutives aux élections » dont les résultats demeurent inconnus, inspire aux journaux des réflexions sur le choix du formateur du futur gouvernement et les défis qui attendent ce dernier. Il est surtout question de « la donne de la géopolitique », appellation pompeuse pour les dosages ethnico-régionaux et l’attribution des « récompenses » aux nombreuses composantes de la MP. Ce dosage doit intervenir pour que la fiction d’une large majorité à l’Assemblée nationale puisse se maintenir et que n’apparaisse pas la réalité d’un conglomérat volatile, gélatineux et instable. Tshisekedi enterre l’UDPS et crée sa Majorité présidentielle qu’il qualifie de populaire (MPP). La Grève des médecins se poursuit et Koyagialo menace.
Politique
Au sujet de l’Assemblée nationale, L’Avenir titre « Premier test pour Aubin Minaku ».
Peu après son élection au Bureau définitif de la Chambre basse du parlement, en l’absence de quelques opposants qui avaient boycotté le scrutin, c’est aujourd’hui qu’Aubin Minaku va passer son premier test en présidant sa première plénière, signale ce journal.
Une plénière dont l’ordre du jour est déjà connu. Il s’agit de l’adoption de l’ordre du jour et de la communication du Bureau sur la constitution des Groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, annonce ce journal qui précise que « Ce Bureau de la deuxième législature est aussi attendu sur plusieurs sujets », même si, dit L’Avenir, son président veut faire du parlement un véritable temple de la démocratie et de la défense des intérêts de la population.
Dans un autre article intitulé «Joseph Kabila reçoit le Bureau définitif de l’Assemblée nationale », L’Avenir qui reprend un article d’ACP. JKK s’est entretenu, mardi à Kinshasa, avec le Bureau définitif de l’Assemblée nationale conduit par son président, Aubin Minaku, venu, selon ce journal, s’imprégner de sa pensée, de sa vision et de son projet de société.
Le Potentiel titre : « Défi du prochain du gouvernement : la sécurité dans l’Est ».
Pour ce journal, « Le nouveau locataire de la Primature héritera d’une situation difficile, avec l’Est de la RDC de nouveau plongée dans l’incertitude. Voilà la sécurité qui revient au galop. Elle sera sans doute le grand défi à relever pour la prochaine équipe gouvernementale. La réussite de son programme en dépendra vraisemblablement ». De ce point de vue, la sécurité s’impose, indique Le Potentiel, « C’est la clé de réussite du programme du prochain gouvernement. Tout doit être mis en œuvre pour ne pas retomber dans les erreurs du passé ». Et Le Potentiel rappelle : « Entre 2006 et 2011, aucune avancée significative n’a été enregistrée sur le terrain relativement à toutes les promesses faites autant par Gizenga que par Muzito ». Dans l’Est, relève-t-il, la situation va de mal en pis.
Ce journal qui évoque aussi le vécu quotidien de la population soutient : « Côté social, le fossé de la pauvreté se creuse davantage, le pays tangue ». Ainsi, pense Le Potentiel, « Tous ces défis doivent être relevés au cours de ce nouveau quinquennat, car dix ans après le Dialogue inter congolais, la RDC devrait émerger ». Mais hélas, observe t-il, elle fait du sur-place, se recherche encore et patauge dans les mêmes travers.
Au sujet de cette insécurité précisément, Radio Okapi annonce : « Sud-Kivu: des déserteurs veulent rentrer dans le rang des FARDC ».
Les militaires mutins de la 10è région qui couraient du côté des hauts plateaux d’Uvira et de Fizi (Sud-Kivu) ont manifesté l’intention de regagner les FARDC, selon des sources militaires. Ces dernières affirment que ces militaires seraient bloqués dans la forêt, entre Uvira et Mwenga et se trouveraient dans l’impossibilité de poursuivre leur cavale.
Les responsables militaires du Sud-Kivu ont demandé à ces mutins de se rendre sans conditions, autrement leur traque se poursuivra. «Si ces mutins réclament la présence de la Monusco, ils n’ont qu’à prendre contact avec elle et de demander à celle-ci d’aller les chercher où ils se trouvent, et de les remettre au commandement des FARDC», ont déclaré des responsables militaires du Sud-Kivu.
Dans une interview accordée à Radio Okapi, le chef d’état-major général des FARDC, Didier Etumba, avait promis des sanctions exemplaires à ces militaires indisciplinés.
Dans un autre article intitulé : « En RDC, la Primature échappe à 3 provinces depuis 1960 », Le Potentiel évoque « la donne de la géopolitique » qui selon lui devrait prise en compte pour la nomination de l’animateur de l’équipe gouvernementale qui devra être nommé par JKK. « A l’analyse de la configuration actuelle des institutions de la République, il se remarque que le bureau de l’Assemblée nationale est constitué du Bas-Congo, du Katanga, du Bandundu, du Nord-Kivu, de la Province Orientale, du Sud-Kivu et du Kasaï Occidental. «Restent dans la course à la Primature la ville-province de Kinshasa et le Maniema», relève-t-on », peut-on lire dans Le Potentiel.
(La « géopolitique » couvre d’un mot grandiose une assez peu ragoûtante cuisine de basse gargote.
Pour l’instant, l’on définit encore toujours comme « majorité » les députés qui, à la présidentielle, ont accepté de faire campagne pour JKK et come « opposition » ceux qui ont soutenu l’un des 10 autres « présidentiables ». Ces deux « blocs » sont beaucoup plus composites, disparates et fractionnés qu’en 2006. La tâche d’un formateur – qui PEUT mais ne DOIT pas être le futur Premier Ministre – est de former, autour d’un programme commun de gouvernement, une coalition dont les partis constitueront la majorité gouvernementale. L’adhésion à celle-ci est fonction des idées que le programme politique se propose de mettre en œuvre – c’est la partie visible de l’iceberg – et de l’intérêt qe l’on a à être ministre et à jouir des avantages qui vont avec ce titre – cette partie de l’iceberg plonge dans des eaux profondes qui peuvent être très sales. Au plus la majorité est composite, disparate et fractionnée, au plus la tâche est difficile. Actuellement, le camp de JKK se flatte d’avoir à la Chambre une « très large majorité » qui lui sert à accréditer l’idée que son leader aurait été porté à la présidence par une grande vague d’enthousiasme. En réalité, à part les minables 16% des sièges détenus par ses hommes-liges, cette « large majorité » est un conglomérat gélatineux regroupé par les lois réunies du Parapluie (jouir de la protection présidentielle) et de l’Entrecôte. Cette entrecôte, on la veut bien large, cuite à point au beurre frais et finement relevée d’«épices ». Il faut que les adhérents soient satisfaits, ou puissent satisfaire leurs camarades de partis, congénères d’ethnie et de région, qu’ils ont une part substantielle dans le partage du pouvoir. Il ne faut pas qu’un groupe ethnique important, une province ou un district puisse se croire oubliée, ou se dire « on n’a rien eu ». Et ceux qui se sont distingués au cours de la campagne électorale, ont obtenu de beaux scores en faveur de JKK – ou sont réputés tels, puisque les chiffres de « résultats » doivent sans doute plus à l’imagination de la CENI qu’à la réalité – tiennent à être « récompensés ». Si l’on ne réussit pas ce délicat exercice d’équilibre, la « large majorité » risque de s’avérer étroite et l’on pourrait même – horresco referens – tomber dans une situation de « cohabitation ». Une chambre hostile pourrait enquêter sur les irrégularités du processus électoral et, in fine, non seulement envoyer le bureau de la CENI réfléchir sur la démocratie derrière les barreaux de Makala, mais aussi destituer un Président frauduleusement installé. NdlR)
MPP
AfricaNews, s’inspirant largement d’une dépêche de RFI, parle du « saut vers l’inconnu qu’effectue présentement le légendaire opposant radical de la RDC, en passe de signer cette fois son éclipse de la scène, celle de son mythe ainsi que de son parti UDPS, dès lors que le « lider maximo » radie d’un trait le gros du contingent des députés élus de cette formation politique pour ensuite créer une Majorité présidentielle qu’il a qualifiée de populaire (MPP). Ce ne sont pas seulement les Congolais qui ont cru rêver, mais aussi l’opinion internationale à l’annonce de la création par M. Etienne Tshisekedi de sa Majorité présidentielle populaire (MPP) deux jours après avoir décidé de la radiation de son parti UDPS 33 des 42 députés élus de cette formation politique à l’Assemblée nationale».
A propos de la presse étrangère, le correspondant de RFI à Kinshasa, Bruno Minas, écrivait hier : “On connaissait la Majorité Présidentielle (MP), voici maintenant la Majorité Présidentielle Populaire (MPP). La persistance d’Etienne Tshisekedi à se considérer comme président de la république le conduit à former une plate-forme politique dédiée à sa prise de pouvoir. La MPP ne veut pas avoir de députés parce qu’elle ne reconnaît pas ce Parlement et refuse d’être considérée comme un mouvement de l’opposition. Son porte-parole, Eugène Diomi Dongala, président de la Démocratie chrétienne (DC), déclare que Tshisekedi « se comporte comme un président élu, parce qu’il est élu effectivement, et c’est lui le véritable président de ce pays. Là tout le monde est d’accord. »
« Non. Pas d’accord, rétorque-t-on du côté de la MP tout court. Celle qui soutient le président Joseph Kabila. On s’y amuse d’une nouvelle initiative pour « amuser la galerie ». Le porte-parole de la Majorité, Sébastien Luzanga, souhaite un autre rapport avec l’opposition : « Nous avons besoin, clame-t-il, d’une opposition organisée, responsable. J’insiste sur une opposition raisonnable et constructive. Bref, une opposition positive. » Bruno Minas ajoute « Ces querelles interviennent alors qu’on attend d’un jour à l’autre ; une heure à l’autre peut-être, l’annonce de la nomination d’un nouveau gouvernement ».
« Ce n’est pas tout, poursuit AfricaNews. Pendant que tout le monde est quelque peu ahuri d’apprendre le nouvel esclandre politique de Tshisekedi, on n’était pas encore remis de l’effet de surprise causée par la nouvelle vague d’exclusions que le « lider maximo » venait de prononcer deux jours plus tôt à l’UDPS. Un communiqué non signé, mais attribué à la présidence du parti et publié sur le site Web de l’UDPS, fait mention de la radiation du parti des 33 députés élus ayant librement choisi de siéger à l’Assemblée nationale. Tshisekedi et son entourage ne leur pardonnent pas d’avoir manqué au mot d’ordre de boycott des séances plénières de l’Assemblée nationale, tel que donné par le lider maximo. Des traîtres! C’est le qualificatif utilisé dans ce communiqué à l’égard des exclus, dont le seul tort est de respecter la volonté des leurs électeurs. Ce n’est un secret pour personne, un député se fait certes élire soit sur la liste d’un parti politique, d’un regroupement politique ou comme indépendant, mais devrait tout d’abord ne rendre compte qu’à sa base, auprès de laquelle il détient sa légitimité. Les élus de l’UDPS étaient entre le marteau et l’enclume, entre deux choix: Se plier au mot d’ordre de boycott ou respecter la volonté du mandant -c’est ce qui est conforme à la démocratie. Choix difficile. La preuve: ceux qui ont opté pour la volonté du peuple ont été bannis alors que les enfants dociles sont encore admis à Pétunias et bénéficient de la grâce du président national du parti. Qu’on se le dise, les trois fidèles sont presque tous de la lignée familiale Tshisekedi, « je me demande ce qui arriverait à Félix Tshisekedi au cas où, lui aussi se décidait de siéger à l’hémicycle du palais du peuple », s’interroge une consœur ». Suivent quelques propos méchants à l’endroit de Félix Tshisekedi qui « fait le malin. Il se camoufle derrière un séjour long et prolongé en Belgique pour ne pas s’attirer la colère du vieux alors qu’en, privé, il crie son désaccord ». Croit-on qu’il soit jamais simple d’être partagé entre sa famille est ses convictions ?
Sur quoi, AfricaNews pose, dans des termes agressivement ironiques, une question réellement importante : « Vraisemblablement, il (Tshisekedi) continue à se croire Président de la République. Car dans ce même communiqué, il réaffirme sa décision annulant les législatives du 28 novembre 2011. Drôle, l’homme de Limete ne reconnaît que sa propre élection comme président de la République alors que la présidentielle dont il revendique la victoire a été couplée aux législatives. Comment reconnaître la crédibilité de l’une tout en rejetant celle de l’autre? »
(Sur sa lancée, le journaliste de service ne pense même pas à remarquer que, ce faisant, il outrepasse les droits d’un Président, celui-ci n’ayant pas le droit d’annuler une élection !
Mais il y a réellement un problème. Personne, du côté de l’UDPS, ne semble avoir prévu ce qu était pourtant une évidence : Que JKK ne coptait pour rien au monde céder sa place. Quand quelqu’un s’arroge le droit de commencer une campagne unilatérale de plus d’un an en limitant les autres à quatre semaines, met en place une CENI politisée, modifie la Constitution pour faciliter sa réélection… on ne peut vraiment pas dire que ses adversaires n’étaient pas prévenus. Or, tout ce que l’on a opposé au coup d’état de JKK, c’est un mauvais remake de Ouattara… dans des conditions mille fois plus défavorables.
En répliquant à un coup d’Etat par un autre coup d’Etat, l’autoproclamation, on a réduit la contestation à des affrontements entre ceux qui proclament la victoire d’ETwM et ceux qui proclament celle de JKK. Alors que les démocrate de tous les camps devraient dénoncer la situation telle qu’elle est. Les élections du 28/11/11, dont la CENi elle-même est bien forcée d’admettre qu’elles ont été un invraisemblable foutoir, ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle.
Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ aentériné les résultats de la présidentielle et est en train de faire de même pour les législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Pour tout démocrate, il n’y a plus, en RDC, de pouvoir qui puisse être reconnu comme « légal ». NdlR)
Sur quoi, Africanews enfonce le clou, à propos de la façon dont Tshisekedi se surestime, régne en monarque absolu et s’entoure d’un culte forcené de la personnalité. C’est un commentaire au vitriol mais, hélas ! un commentaire mérité. « Toute l’opinion se demande s’il y a vraiment une démocratie interne au sein de l’UDPS dans la mesure où toutes les grandes décisions prises par le sphinx ne peuvent souffrir d’aucun débat.
Tshisekedi se croit encore à l’ère de la deuxième république où seule la pensée unique du leader primait. Tshikas n’en est pas à son premier coup du genre. En 2006, seul contre la volonté des plusieurs cadres du parti, il avait décidé de boycotter les élections législatives et présidentielles. Peu avant son retour au pays fin 2010, il avait pris la résolution d’annuler unilatéralement le congrès du parti, lequel l’avait désigné candidat à la présidentielle du 28 novembre 2011. On se souviendra des exclusions de maître Mukendi, François Xavier Beltchika… qui s’en étaient suivies. Au sein du parti, des militants disent ne rien comprendre. De plus en plus l’homme de Limete s’isole. Pratiquement, tous les grands cadres ayant longtemps combattu à ses côtés se voient écarter. Il avait commencé par leur interdire d’accéder à son domicile. Mais maintenant, c’est leur exclusion qui est publiquement prononcée. Tshisekedi a achevé de tuer son oeuvre. Principales causes: son ego et son caractère. Il voit tout pour lui. Il veut tout pour lui. Rien pour ceux qui luttent quotidiennement avec lui. En plus, l’ingratitude le hante. Le sens de la reconnaissance parait ne pas être son lot.
Le cas Alexis Mutanda en dit long. Ancien secrétaire général du parti, ancien directeur de campagne, le pourvoyeur des fonds du parti, propriétaire de la parcelle abritant le siège de l’UDPS, est lui aussi chassé comme un chien. Samy Ntita, ancien conseiller spécial du Sphinx et avocat à la Cour pénale international de la Haye, l’homme qui a pris en charge les belles affiches de campagne du candidat n°11 a été aussi chassé sans ménagement. Avant eux, Ngalula Mpandanjila, Dikonda wa Lumanisha, Dia Onken Ambel, Marcel Lihau, Frederic Kibassa Maliba… et Paul Kapita Shabani ont subi le même sort. Pas de place autour du leader quand on a refusé de faire une allégeance aveugle ».
Grève des Médecins
« Koyagialo enfonce le clou », titre Le Palmarès qui souligne que « Le Premier ministre a adressé des instructions au ministre des Finances pour décanter la situation ».
Le Gouvernement est réellement préoccupé par cette malheureuse grève, ajoute ce journal.
Toujours au sujet de cette grève, Le Phare titre : « Le Gouvernement décide de bloquer la prime de risque des médecins grévistes ». Le Premier ministre intérimaire Louis Koyagialo a, dans une lettre instruit le ministre des Finances d’ordonner à travers ses services compétents le blocage de la prime des médecins grévistes à partir de ce mois d’avril jusqu’à nouvel ordre. Selon lui, cette prime est un avantage octroyé aux médecins du secteur public dont la prestation est effective.
« Comme pour paraphraser les saintes écritures qui disent que ‘‘celui qui ne travaille pas, ne doit pas manger’’, écrit La Prospérité« Koyagialo bloque la prime de risque ».
Il commente : « Tout en déplorant que les bénéficiaires du crédit-voiture soient concentrés à Kinshasa, le Gouvernement confirme l’exonération des véhicules mais uniquement en faveur de ceux des médecins bénéficiaires qui travailleront effectivement. Cette décision de Louis-Alphonse Koyagialo, Premier Ministre Intérimaire, a-t-on indiqué, se justifie par le souci d’assurer la sécurité des malades et protéger les prestataires, les établissements sanitaires ainsi que les populations démunies qui n’ont pas de possibilité d’accéder aux structures privées, considérant que la bonne foi du Gouvernement a été ‘’trahie’’ ». La prime sera directement payée aux médecins qui accepteront de travailler. Une instruction formelle a été donnée aux ministres du Budget et des Finances. A dater de ce jour, étant donné que le paiement de la prime de risque est lié à la prestation effective des médecins et que sa gestion relève de l’Etat, la prime cesse d’être prise en charge par un syndicat, Synamed fut-il…note La Prospérité !
Divers
Le Potentiel s’intéresse aux contentieux électoral et titre: « les requérants déboutés en cascade ».
Il estime que les députés contestés qui siègent en ce moment au Palais du peuple peuvent déjà sabler le champagne. Les arrêts de la Cour suprême de justice, sur les requêtes en contestation des résultats, ont commencé à être rendus depuis le vendredi dernier. Jusqu’à la date de mardi 17 avril, explique Le Potentiel, plus de deux cents requérants sur les cinq cent huit connaissent le sort de leurs dossiers.
(Le sujet a déjà été évoqué assez longuement hier, et tout ceci confirme ce que l’on savait déjà. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ aentériné les résultats de la présidentielle et est en train de faire de même pour les législatives. NdlR)
Pour sa part, L’Observateur fait état de l’avancement de la construction d’une mine en Province Orientale pour le compte de l’entreprise Kibali Goldmines.
« Les travaux de construction de projet de Kibali en RDC qui, une fois terminés, devait être l’une des plus grandes mines d’or d’Afrique, progressent rapidement pendant que les dirigeants de ce projet gardent les yeux fermement fixés sur l’objectif de la première production à la fin de 2013 », rapporte ce journal.
XinHua annonce une nouvelle qui désolera tous les amis des animauw.
« Vingt-deux éléphants ont été abattus depuis le 12 mars 2012 par des braconniers dans le parc national de la Garamba », situé dans le district de Dungu en province Orientale, dans le nord-est de la RDC, a-ton appris mardi au siège de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à Kinshasa.
Selon la source, les braconniers ont emporté des pointes d’ivoire et les sexes de mâles deces espèces protégés tout en abandonnant la viande dans la brousse.
Ce crime, souligne la même source, a été découvert par des gardes parc en patrouille de reconnaissance dans le sud de cette réserve naturelle, qui ont révélé que toutes ces bêtes ont été abattues de la même manière avec une balle dans la tête.
Ils ont fait état également de la violation à trois reprises de l’espace aérien de ce parc par un hélicoptère de combat qui, après le survol du parc, prenait la direction nord-ouest du parc vers le Sud Soudan où l’armée ougandaise dispose des bases militaires. Le territoire de Dungu est en proie à une insécurité quasi permanente provoquée par la présence des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.
« Kasumbalesa: insécurité, la société civile appelle à une identification de la population » annonce Radio Okapi.
La cité de Kasumbalesa ( située à l’extrême sud du Katanga, cette localité frontalière avec la Zambie est un oint de passage important. NdlR) est en proie à l’insécurité depuis le mois de mars dernier où six personnes étaient tuées, selon des sources de la société civile.Pour lutter contre ce regain d’insécurité, le président de la société civile de Kasumbalesa, Kazadi Kabobo, a invité, lundi 16 avril au cours d’un point de presse, le chef de cette cité à identifier la population. Selon lui, ce climat d’insécurité est causé par certaines personnes qui vivent clandestinement dans la cité de Kasumbalesa. Kazadi Kabobo s’est plaint que les enquêtes menées jusque là par la police pour identifier les présumés auteurs de ces crimes sont restés vains. La société civile fustige également que les motards sont portés disparus depuis deux semaines dans cette cité. Le chef de cité de Kasumbalesa affirme qu’il est disposé à discuter avec la société civile sur des mesures à prendre pour l’identification des habitants de Kasumbalesa ».
AEM (Afriqu’Echo Magazine) se demande si « l’eau impropre à la consommation à Bukavu (est) une sanction politique ? », précisant, photo à l’appui que « l’eau du robinet est souvent rougeâtre et chargée de sable ».
« Est-ce une sanction du fait que nous sommes considérés comme bastion de l’opposition pour qu’on nous desserve une eau impropre à la consommation et chargée de sable ? », s’interroge un habitant du quartier Ndendere dans la commune d’Ibanda, à Bukavu. Pour lui, c’est le prix qu’on leur fait payer pour avoir soutenu un candidat de l’opposition. Il avance comme preuve le fait que la fourniture d’eau est devenue irrégulière et de mauvaise qualité en pleine ville de Bukavu, chef lieu du Sud Kivu. Les autorités de la REGIDESO de Bukavu (société de fourniture d’eau) n’ont pas tenu leur promesse, maintes fois réitérée, d’améliorer leur service en fourniture d’eau.
« La nuit, les femmes et les enfants sont obligés d’aller puiser de l’eau à plusieurs kilomètres à leurs risques et périls. Dans cette partie du pays où la situation sécuritaire n’est pas encore consolidée, les témoignages concordants ont lié cette question de rareté d’eau aux cas des viols perpétrés. Pour les quelques cas des viols traités et sanctionnés, les auteurs ne restent pas longtemps en prison grâce aux évasions.
Autre situation alarmante, l’eau est facturée à un coût exorbitant pour une ville sinistrée par des guerres. Les habitants justement se demandent si le pouvoir public ne devrait pas instaurer un régime préférentiel dans cette partie du pays. Si le chef-lieu de province est ainsi affecté, la situation dans l’arrière-pays devrait être encore pire ».
© CongoForum, le mercredi 18 avril 2012








18 avril 2012
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