20/04/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

(CongoForum)

Quarante huit heures après la nomination du nouveau Premier ministre, cet événement continue dominer dans les manchettes des quotidiens de ce vendredi à Kinshasa. C’est en effet un élément essentiel de la tactique du fait accompli. Les résultats des calamiteuses élections du 28/11/11 sont encore inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Les journaux y participent en annonçant cette nomination, en ergotant autour de la composition de l’équipe gouvernementale de Matata Ponyo, en observant dans l’opposition un sursaut de sauvetage de son unité, sans rappeler que le contexte en est l’occultation des résultats électoraux toujours inconnus. C’est d’autant plus fort de café que pendant ce temps la CENI, qui a terminé son « atelier d’évaluation à mi-parcours » a fait connaître sa volonté de poursuivre le processus sans modifications autres que cosmétiques.

Primature

Un certain nombre de commentaires consécutifs à la nomination de Matata Ponyo se retrouvent tant dans la presse congolaise que dans la presse internationale. A propos du nouveau PM, le mot « technocrate » revient abondamment. On constate en général que Matata Ponyo Mapon a fait preuve de compétence, s’est montré exigeant quant aux compétences et à l’intégrité de ses collaborateurs et a peu participé à l’ambiance de corruption généralisée. Cette médaille a son revers : on constate généralement que si MPM s’est abstenu de participer à la corruption il n’a rien fait non plus pour lutter contre elle et l’on se demande s’il est de taille à s’engager dans ce combat. Non moins unanimement, l’on constate que le recours à une « compétence technocratique » pour la Primature a servi fort opportunément à éviter d’annoncer trop franchement la couleur quant au gouvernement « de la majorité présidentielle » ou au gouvernement « d’ouverture », et de mettre par là à nu le caractère incohérent et composite de la « majorité ». Une autre question est fréquemment évoquée : du fait de la mort de Katumba Mwanke, chef du « pouvoir parallèle », le PM va-t-il « récupérer » au profit du gouvernement les pouvoirs qui avaient été usurpés ? De ce point de vue, le côté terne de personnage « technocratique » de MPM n’inspire pas beaucoup d’espoir.

Après cette vue d’ensemble, voici plus en détail ce que les journaux congolais disent sur la grande actualité nationale de la nomination mercredi dernier du Premier ministre Matata Ponyo. Le tout premier contact du chef du gouvernement, Matata Ponyo, avec la presse kinoise le jeudi 19 avril 2012 est à la une des journaux parus ce vendredi dans la capitale. Passé l’effet de surprise, les journaux commencent à décortiquer dans leurs articles de ce vendredi les enjeux qui entourent la nomination du Premier ministre. Il est à noter, toutefois, que le souci de donner de la crédibilité aux « résultats » électoraux reste résent. Le Potentiel par exemple, relaie les propos du Premier ministre à cette même occasion en titrant, « Matata Ponyo : ‘Nous sommes là pour accomplir la vision du chef de l’Etat’»

L’Avenir titre à la Une de son édition: « Matata Ponyo. Meilleur choix de Kabila ». En sous-titre ce journal indique que : « Les valeurs cardinales garantissent l’action gouvernementale ».
Il rapporte que : « Lors de son premier face-à-face avec la presse en tant que Premier ministre, l’ex-ministre des Finances, Matata ponyo a fait savoir que le choix porté par le Chef de l’Etat sur sa personne a été guidé par des valeurs cardinales pour la refondation de la République ».
« Par rapport à la rigueur dont il a toujours fait montre, poursuit L’Avenir, le chef du gouvernement estime que cette rigueur qui a fait ses preuves au ministère des Finances, est un élément clé de la performance et de la réussite dans la vie humaine. Elle a produit des résultats probants et est conforme à la volonté du Chef de l’Etat … Quant aux bruits de bottes encore perceptibles à l’Est du pays, Matata Ponyo pense que l’action du gouvernement n’est pas seulement de veiller aux performances économiques, mais que tous les aspects seront pris en compte pour doter le pays des atouts sécuritaires et socio-économiques ».

Le Premier ministre Matata Ponyo fait la manchette du Soft qui titret à la manière de l’élection du Pape: « Matata Premier ministre. C’est la fumée blanche ».
Il révèle que la nomination de Matata Ponyo, contrairement à ce que le commun du Congolais pouvait croire, était longuement murie et préparée par JKK, et que même la famille du tout récent ministre des Finances rescapé du crash de Bukavu était mise au courant avec instruction stricte de ne rien laisser apparaître.
Voici ce qu’en rapporte Le Soft : « Depuis belle lurette, écrit le journal, des proches étaient au courant, en tête des membres de famille prudemment priés de n’en tenir informé personne. A Kindu, chef-lieu du Maniema où il est né un 5 juin 1064, la famille savait que le fils, le frère, l’oncle avait à nouveau séduit le Président de la République au point de l’appeler à la plus haute fonction gouvernementale ».
« Mais à Kinshasa, poursuit Le Soft, c’est seulement mercredi 18 avril en début d’après-midi que tout s’est emballé : le Président de la République venait de rendre publique la liste du nouveau Bureau politique, l’organe dirigeante de la Majorité présidentielle, le sacré collège comme d’aucuns l’appellent effectivement, et ordre était donné de faire savoir par lettre et sans délai à la vingtaine des Cardinaux avant 18 heures ».

Le Palmarès titre en manchette : « Primature. Matata Ponyo entre deux feux ! ».
Il écrit que : « Il y a, d’une part, le front social qui gronde rageusement et sollicite prestement l’intervention du Premier ministre. S’engager à suivre ce front a cependant été toujours glissant pour un opérateur politique. Comment apporter la détente sociale sans faire exploser les barricades du cadre macroéconomique ? A Matata d’inventer la recette magique ».
Un deuxième article du Palmarès fait constater une intéressante constance dans le chef du Président de la République en rapport avec la désignation de nouveaux animateurs des nouvelles institutions. L’article est titré : « Aubin Minaku, Matata Ponyo… J. Kabila sur le point de gagner le pari d’une nouvelle génération politique aux affaires ! ».

La Prospérité revient aussi sur les lignes directrices du mandat du Premier ministre avec ce gros titre : « Grandes lignes d’action, Matata Ponyo se dévoile ! »

Le Potentiel aussi annonce en manchette: « Le gouvernement Matata à l’épreuve de la compétence ».
Le journal illustre cette manchette par une caricature dans laquelle est présenté un candidat ministrable très grossi et en grande posture se contemplant devant un miroir pour se complaire à dire de lui-même ce qui suit : « Je pèse très lourd, moi ! Mon parti et ma province ont donné la victoire au Président… Je mérite les Affaires étrangères, les Finances, la BCC, la Défense… ». La caricature présente à côté du vantard un minable freluquet ne portant qu’un singlet comme vêtement et qui interroge l’homme qui se pavane : « Avez-vous le profil pour ces postes ? ».
D’autres articles du Potentiel font des réflexions autour du nouveau Premier ministre et du reste de la classe politique et ne leur épargnent pas les quolibets. Les titres: 1) « Premier contact du chef du gouvernement avec la presse. Matata Ponyo : Nous sommes là pour accomplir la vision du Chef de l’Etat » ; 2) « Alors que la RDC tangue. Classe politique : tous inconscients » ; 3) « Pas de salut pour la RDC sans une cure de moralisation de sa vie politique ».

Le Phare fait le relevé des enjeux qui risquent de faire chavirer le nouveau Premier ministre. La manchette de ce journal fait savoir : « Nouveau chef du gouvernement. Matata Ponyo face à l’hydre de la prédation ».
Il écrit que : « Augustin Matata Ponyo, nommé Premier ministre le mercredi 18 avril 2012, arrive à la Primature au moment où son prédécesseur intérimaire, Louis Koyagialo, vient d’initier un audit en rapport avec le processus des décaissements des primes des médecins ».
Pis il signale que : « Des sources branchées pensent que l’initiative serait dictée par le souci de voir clair dans cette rubrique des dépenses publiques. Comme par hasard c’est lui, alors ministre des Finances, et son collègue du Budget, qui venaient d’être chargés de la mission de lever l’équivoque ».

Gouvernement

L’incidence directe de la nomination du Premier ministre étant la formation de son équipe gouvernementale, reste à savoir comment, pour composer le gouvernement, on se tirera d’affaire pour y inclure les partis de l’inconsistante « majorité » et comment on résoudra l’équation ethnico-régionalo-partisane dite « géopolitique », et l’on pourra alors savoir enfin quelle est réellement la « majorité » dont bénéficiera ce gouvernement.

AfricaNews a, pour sa part, choisi de prendre des risques et de pronostiquer les ministrables potentiels avec toute la marge d’erreurs que comporte pareille spéculation. Il annonce en manchette: « La première mouture circule. Personnalités pressenties ministres de Matata ».
Puis il écrit: « L’insondable Kabila a choisi l’argentier national pour diriger le gouvernement. Les sources confient que le cabinet Matata voulu une constellation de technocrates épaulés par quelques politiques chevronnés, aura entre 40 et 45 membres dont 5 ministres d’Etat ». Pour illustrer cette manchette, AfricaNews a présenté juxtaposées quelques têtes connues de la scène congolaise, à savoir : outre Matata Ponyo, les Pierre Lumbi, Olivier Kamitatu, Vincent Lunda Bululu,, Lambert Mende, Joseph Bangakya, Godefroid Mayobo…

L’Observateur titre : « Pour pérenniser la vision du Chef de l’Etat, Le Premier ministre Matata largue sa bombe… »
Ce journal note que dans sa nouvelle peau de Premier ministre, chef du gouvernement, Matata Ponyo vient de donner sa position sur ce qu’il entend faire tout au long de son mandat. Le quotidien rapporte que les valeurs sur lesquelles il va axer son action se résument par l’amélioration du social de la population et de la gouvernance économique, la recherche des résultats probants, la rigueur et l’efficacité dans la gestion.
Mais L’Observateur se pose une question dans son éditorial : « Matata va-t-il réussir ? ». Le confrère constate que le président Kabila a surpris beaucoup de gens comme c’est dans ses habitudes, en nommant ce grand commis de l’Etat qu’a toujours été Matata Ponyo au poste délicat et ingrat de Premier ministre.

Voilà qui pousse Le Potentiel a affirmer que « Le gouvernement Matata est à l’épreuve de la compétence ».
Ce journal explique que la composition du prochain gouvernement doit être le reflet du souci de relever les défis majeurs du pays. Le confrère cite notamment le décollage économique, l’amélioration du social des citoyens, la reconstruction du pays et son émergence sur le plan international. Bref, le clientélisme politique et autres critères géopolitiques doivent disparaître au profit de la technocratie, la compétence, la méritocratie et l’intégrité morale conclut Le Potentiel.

(Traduisons cela en termes plus réalistes : JKK et MPM se trouvent devant la nécessité de faire beaucoup de mécontents alors que leur « majorité » est brinquebalante parce que c’est un conglomérat regroupé par les Lois de l’Entrecôte et du Parapluie. Faire des mécontents, c’est courir le risque de voir leur soi-disant « majorité » de 350 députés se réduire à la minorité de 80 environ sur qui ils peuvent vraiment compter. Pour cela, la formule est connue depuis longtemps. Elle est même éculée et l’on s’étonne un peu de voir qu’apparemment elle puisse encore surprendre! On embouche la trompette pour proclamer la patrie en danger. L’heure est à l’Unité – autour d’un Président mal élu – et à l’oubli des petits intérêts. Il faut faire appel à des gens qui seront surtout incolores ou irisés de couleurs opportunément changeantes, mais dont on proclamera qu’ils sont « compétents et intègres » et tout mécontentement passera pour « antipatriotique ». Et passez muscade… NdlR)

Parlement

A côté du sujet dominant l’actualité, celui de la nomination du Premier ministre, les journaux n’oublient pas la chronique parlementaire.

A ce propos L’Avenir à propos du Sénat: « Parlement. 17 de 22 suppléants validés sénateurs ».

Quant au comportement constaté dans l’opposition, Le Potentiel signale en titre de l’article sur le sujet que : « Porte-parole de l’opposition : une concertation s’impose ».

Le Palmarès revient lui aussi sur le sujet et titre: « Porte-parole de l’opposition. Assemblée nationale : vers un consensus au sein de l’opposition parlementaire ! ».

CENI

Les nouvelles concernant la CENI ne se trouvent que dans deux sources un peu périphériques par rappoort à la « presse » proprement dite : « RD Congo: Les élections provinciales fixées à janvier 2013 » sur Panapress et « RDC : la Ceni annonce l’organisation des élections provinciales, urbaines, municipales et locales en janvier 2013 », sur Radio Okapi.

(Or, cette question est cruciale puisqu’il s’agit de la poursuite du processus électoral en cours et de la réforme de la CENI. Si les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus, c’est dû à des fraudes dont les plus importantes ont eu lieu au niveau des centres de compilation, et l’on ne peut donc éluder le fait qu’elles ont eu lieu dans des lieux et aux cours d’opérations dont la CENI était responsable. On ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CENI et la CSJ ont entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus.
La RDC vit donc sur des résultats électoraux dont chacun sait qu’ils sont faux. D’où, dans le pays et à l’extérieur, d’innombrables demandes pour une réforme radicale de la CENI. Celle-ci n’est évidemment pas sans danger pour le pouvoir issu du coup d’Etat, car « corriger » la CENI pourrait mettre en lumière non les « erreurs et irrégularités » mais la NULLITE globale des élections du 28/11 et sa cause principale : la partialité de la CENI.
C’est donc avec une amère déception que l’on assiste, à l’issue de « l’atelier d’évaluation à mi-parcours des activités de la CENI » à la proclamation d’une impudente volonté de refuser tout changement significatif. NdlR)

Les élections provinciales en République Démocratiques du Congo (RDC), initialement prévues pour cette année, se tiendront à la fin du mois de janvier 2013, a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Daniel Ngoy Mulunda, à la clôture, jeudi à Kinshasa, de l’atelier en question. Selon le président de la CENI, son bureau a pris l’engagement solennel de traduire en décisions toutes les recommandations formulées, lors de cet atelier d’évaluation, de veiller à leur application par toutes ses structures opérationnelles.
Il a, à cet effet, promis d’élaborer le calendrier électoral en privilégiant les exigences techniques et opérationnelles, en concertation étroite avec la classe politique, le gouvernement, les bailleurs de fonds extérieurs, ainsi que l’assistance technique internationale de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et du projet PNUD/PACE.
Il s’est aussi engagé à concrétiser des recommandations relatives, notamment, aux points faibles identifiés par les participants à l’atelier, notamment le nombre élevé des omis sur les listes électorales, la mise en œuvre de la cartographie pour les sites de vote, sur le fichier électoral et les faiblesses qui concernent les missions d’observation tant nationales qu’internationales.
D’autres recommandations concernent la mise sur pied des mécanismes d’intégration d’électeurs possédant les cartes et dont les noms ne figuraient pas sur les listes affichées, l’actualisation de la cartographie, la reprise dans les meilleurs délais du dialogue avec la classe politique sur le fichier électoral, ainsi que la tenue d’un séminaire international.
Il s’agit aussi d’actualiser et d’adopter, sans délai, l’organigramme de la CENI et tous les autres outils de gestion administrative et financière, ainsi que d’intégrer à l’avenir, non pas comme observateurs, mais comme agents électoraux à part entière, les acteurs de la société civile, en vue de renforcer la transparence et la crédibilité des scrutins futurs.
Cet atelier qui s’est déroulé du 10 au 20/04/2012, avait pour objectif d’identifier les points forts et les points faibles par activité, les zones géographiques à problèmes, les ressources humaines, logistiques, techniques et financières, ainsi que les secteurs ayant besoin d’un renforcement de capacité.

Les élections provinciales, urbaines, municipales et locales auront bel et bien lieu en janvier 2013, a affirmé jeudi 19 avril à Kinshasa le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jacques Djoli, au cours de la clôture de l’atelier d’évaluation du bilan à mi-parcours du processus électoral en RDC. « Le bureau va se mettre très rapidement à l’oeuvre. Nous devons le faire parce que nous devons retrouver la symétrie de légitimité entre les deux chambres. Et les élections provinciales servent de sous-bassement non seulement aux élections des sénateurs mais aussi des gouverneurs et de toutes les institutions provinciales », a déclaré Jacques Djoli. Il a ajouté que la suite du processus électoral est conditionnée par l’application des recommandations telles que formulées à l’issue de cet atelier d’évaluation, notamment :

La prise en compte des fichiers
La cartographie
La gestion des résultats
Les perspectives du dialogue.
Le vice-président du Sénat, Mokolo wa Pombo avait recommandé jeudi 15 mars, lors de l’ouverture de la session ordinaire de cette institution l’organisation des élections provinciales. « Le pays ne peut plus se permettre une crise de légitimité. Seule l’organisation des élections provinciales permettra le renouvellement de la chambre haute », avait indiqué Mokolo wa Pombo.

Dans une déclaration à la presse mardi 21 février, l’ancien ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende avait annoncé que les élections provinciales ne pourront avoir lieu cette année [2012] que si les partenaires internationaux de la République démocratique du Congo (RDC) acceptent d’apporter à temps leur financement. En réaction, le porte-parole de la Mission des Nations unies en RDC, Madnodje Mounoubai, avait affirmé mercredi 22 février que l’organisation des élections provinciales était une responsabilité du gouvernement congolais.

(La balle est donc dans le cap des Occidentaux, et singulièrement de l’UE : aura-t-elle la cran de dire que, quand elle exigeait une « réforme » de la CENI, elle ne faisait pas allusion à ce genre de mascarade, mais à un changement total impliquant la destitution de la CENI fraudeuse, l’examen détaillé des fraudes commises et la punition des responsables, toutes choses qui ne pouvaient que mener à la constatation de la nullité des élections passées et au constat qu’en RDC, toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Le monde doit-il laisser faire ? NdlR)

© CongoForum, le vendredi 20 avril 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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