28/04/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE SAMEDI

(CongoForum)

Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, sans doute, resteront inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. L’une de ces tâches est de constituer un gouvernement en donnant quelque apparence de solidité à une coalition, instable parce que purement électoraliste, au sein d’une Assemblée mal élue et en perpétuelle mutation. Le Premier ministre Matata Ponyo a annoncé, vendredi 27 avril au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, la fin des consultations pour la formation du nouveau gouvernement. Il a déclaré que le gouvernement allait « bientôt » être formé, affirmant avoir transmis à JKK le rapport de ses consultations. Le sujet qui domine l’actualité en RDC tourne bien sûr autour de l’équipe gouvernementale dont la promulgation n’est plus qu’une question d’heures.

Gouvernement

Nommé Premier ministre mercredi 18 avril, Matata Ponyo avait entamé les consultations pour la formation du gouvernement deux jours après. Lors de sa première conférence de presse, il avait promis de faire du social sa priorité en posant « des actions à impact positif ».
D’après Radio Okapi, Matata Ponyo a confié, lors de sa conférence de presse du 27, que son gouvernement ne sera pas « éléphantesque ». « Il n’y aura pas un gouvernement de soixante membres », a-t-il précisé. (Allusion au gouvernement Gizenga I, qui s’était attiré des épithètes comme « mammouth », « éléphant » ou « dinosaure » parce qu’il comptait une soixantaine de ministres. NdlR).
Il a aussi affirmé avoir transmis à JKK « le rapport de ses consultations », preuve de plus, s’il en fallait, que sa mission de formateur, même affublé d’un titre prématuré de « Premier Ministre » est en fait de sortir d’une « majorité » qui n’est qu’un conglomérat inconsistant, rassemblé par la même « loi de l’Entrecôte » combinée avec celle du Parapluie, qui leur a fait penser qu’ils seraient plus à l’abri derrière JKK, une coalition gouvernementale à peu près viable, sans toutefois mécontenter trop de mode dans cette « majorité » car alors, la soi-disant « large majorité » d’environ 350 sièges des joséphistes pourrait se trouver réduite à la maigre réalité d’environ 80 hommes-liges réellement fiables. Cette réalité est trop peu glorieuse pour être exposée telle quelle dans les médias. La formulation prudente utilisée par les journaux est que Matata cherche à composer un gouvernement « sans vieux caciques », qu’il veut une équipe « jeune », une « nouvelle génération » de ministres en vue de la « Révolution de la Modernité », une équipe de « technocrates ». Le « sang neuf » et les « compétences techniques » sont les motifs habituels mis en avant dans des cas de ce genre. C’est donc sans surprises qu’il a affirmé que les critères de choix des ministres sont : la compétence, l’efficacité, l’intégrité et la moralité. Pour faire partie du gouvernement, « il faut à la fois allier la compétence, l’intégrité et les qualités managériales », a indiqué Matata Ponyo. Le nouveau Premier ministre a aussi annoncé que son équipe allait s’attaquer « durement » à la fraude et à la corruption, promettant que le gouvernement allait être soumis à des évaluations régulières au regard « d’une feuille de route qui va être établie ».

La Prospérité rapporte au sujet de la composition du gouvernement que les derniers réglages sont finis et que la publication de l’équipe gouvernementale c’est dans quelques heures. (On voit mal, dès lors, pourquoi organiser une conférence de presse pour ne pas l’annoncer ! NdlR)
Selon ce journal, Matata Ponyo a pris en compte toutes les aspirations y compris celles de l’opposition, dans l’esprit d’ouverture politique prônée par Joseph Kabila. Toute la vision du gouvernement sera articulée sur l’amélioration du social, la sécurité et la finalisation des travaux d’infrastructures sur toute l’étendue du pays.

« Matata n’exclut pas l’ouverture du gouvernement à l’opposition », titre Le Potentiel.
En effet, au terme de ses consultations, le Premier ministre, Matata Ponyo, a transmis sa liste à JKK. Si dans le programme, le gouvernement sera celui de la Majorité, confirme-t-il, dans sa composition, « l’opposition devait être associée, au nom de l’ouverture promise par le chef de l’Etat », a-t-il indiqué. Interrogé sur le sort réservé aux chefs des partis dans son gouvernement, le Premier ministre a fait savoir que « le critère de chef de parti n’est pas un facteur de constitution d’un gouvernement ». Le plus important, c’est la compétence, l’intégrité et les qualités managériales.

Snel/ Regideso

Le Potentiel titre à la Une : « SNEL et REGIDESO : le secteur énergétique en péril ».
Il note que le péril pointe à l’horizon, la desserte en eau et en électricité ayant atteint les profondeurs des contre-performances.
La situation est peu reluisante, constate Le Potentiel qui n’hésite pas à comparer la situation de la population congolaise à celle du sahel ou du Sahara à quelques exceptions près.
Ne pas l’affronter maintenant, présage des jours sombres pour la capitale Kinshasa et le reste du pays.

La RDC dans la presse et les documents étrangers

Alerte sécuritaire dans l’Est de la RDC suite à des centaines de désertions dans les rangs des militaires

Agenzia Fides (Vatican) – 21/04/2012

Kinshasa (Agence Fides) – La préoccupation concernant la situation dans les deux provinces du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo s’accroît depuis qu’au début avril, quelques centaines de militaires aient déserté. Selon un rapport envoyé à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo, « il s’agit de militaires issus du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), intégrés dans l’armée nationale en 2009 mais toujours sous le commandement du général Bosco Ntaganda, qui est également du CNDP, un mouvement politico-militaire fomenté et soutenu par le régime rwandais et maintenant mué en un parti politique, membre de la Majorité Présidentielle (MP) ».
Les défections ont eu lieus après que, en mars, la Cour Pénale Internationale (CPI) a renouvelé sa requête au gouvernement congolais d’arrêter le général Bosco Ntaganda, objet d’un mandat d’arrêt international délivré en 2006, pour recrutement d’enfants soldats et crimes de guerre commis dans le district d’Ituri en 2002-2003.
Officiellement, Ntaganda est chargé de l’intégration des troupes du CNDP dans l’armée nationale. En réalité, il assure le commandement de l’opération militaire « Amani Leo » (paix aujourd’hui) menée contre les groupes armés, nationaux et étrangers, toujours actifs dans le Kivu, notamment les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). « Apparemment, il semble s’agir d’une opération militaire normale et nécessaire » écrit le Réseau Paix pour le Congo. « Mais, comme dans des opérations similaires précédentes, «Umoja Wetu» (Notre Union) et «Kimia II» (Silence II), avec « Amani Leo » aussi, la population locale est victime d’une multitude de dommages collatéraux graves et disproportionnés (attaques aux villages, vols, viols, arrestations, destruction des champs, incendies de maisons …), à tel point qu’elle a dû quitter ses maisons et toutes ses activités pour se réfugier dans la forêt. Entre temps, de nouveaux «occupants», ruandophones voire rwandais, se sont installés dans les villages et les champs abandonnés par la population locale. La population locale est même convaincue que, derrière les différentes opérations militaires, il y a un plan bien précis: la forcer à abandonner ses terres pour y installer des populations d’origine rwandaise, pour le contrôle des mines de cassitérite, or, coltan, wolfram et tungstène, dont regorge le sous-sol des deux Kivu ».
Ntaganda, en ayant recours à des déserteurs, organiserait donc actuellement une milice propre pour se défendre contre une éventuelle arrestation. « Probablement, maintenant ce n’est pas le meilleur moment pour arrêter Bosco Ntaganda, puisque les troupes qui lui sont fidèles sont en alerte et prêtes à le défendre à tout prix, avec le risque de semer la terreur parmi la population civile. Il devait être arrêté avant. Cela devra être fait le plus tôt possible, avant de le transférer immédiatement à la CPI » commentent les missionnaires du Réseau Paix pour le Congo. Mais le problème de fonds concerne la mise en place d’une « véritable réforme de l’armée, pour lui permettre d’assurer la sécurité et l’intégrité territoriale » de l’ensemble de la RDC.

Ainsi, France, tu élis ton président et tu oublies « l’Afrique mère »
Un commentaire de Georges Samir — AfriSCOOP (Togo) – 22 04 12

Comme par enchantement, tous les dossiers à scandales qui ont obscurci les relations entre la France et l’Afrique durant le quinquennat sarkozyste ont été soigneusement oubliés pendant la campagne pré-vote de ce 22 avril. Mais, comme l’enseigne un proverbe africain, « un géniteur peut renier sa progéniture, mais pas l’Adn qu’elle porte »…

L’électorat français en Afrique n’est pas considérable. Les principaux candidats engagés dans la course 2012 à l’Elysée ne se sont pas faits prier pour afficher leur sournoiserie autour des relations entre leur pays et ce continent sur lequel vit une partie des expatriés français.
Tous ceux qui attendaient éventuellement les critiques de François Hollande au sujet de la virée guerrière de la France en Libye (entre mars et octobre 2011) sous Nicolas Sarkozy ont perdu leur temps. L’ex patron du Ps est resté fidèle au mutisme complice du Ps, d’une grande partie de la classe politique et de l’intelligentsia françaises devant les incongruités et la faiblesse des arguments qui ont poussé Paris à attaquer Tripoli et surtout assassiner indirectement le maître des lieux. Ces mêmes acteurs de la France politique et intellectuelle n’auront soufflé non plus aucun mot sur les graves conséquences de l’entrée en guerre de Nicolas Sarkozy contre Mouamar Kadhafi.
Seules Marine Le Pen et Eva Joly ont eu le courage de prédire le pire pour la Libye déstabilisée par un conflit qui « a installé des djihadjistes à sa tête », dixit la candidate de l’extrême droite. Où se situe alors la véritable ligne de démarcation entre M. Hollande et N. Sarkozy, si durant la campagne présidentielle qui s’est achevée vendredi dernier, le Ps n’a jamais eu le culot de repasser au peigne fin (fût-il à la va-vite) le bilan des actions de l’Ump en Afrique, en dénonçant « la non-réapparition à la vie de l’opposant Ibn Saleh du Tchad » après un appui militaire de la France à Idriss Itno ; en annonçant la future position de M. Hollande devant des réélections frauduleuses comme celles de MM. Kabila, Biya, Faure Gnassingbé ?

D’exemples en exemples
A quelle autre « politique africaine de la France » François Hollande aura-t-il réussi à faire rêver les démocrates africains si son parti n’est pas revenu, ces dernières semaines, sur le dénouement de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire marquée par la partialité de Paris (même si le camp Gbagbo n’était pas non plus un ange) ?
Monsieur le futur président de la France, comment pouvez-vous promettre aux Africains que les comportements de la « France paternaliste » en Afrique vont cesser sous votre gouvernance, si vos proches collaborateurs et vous-mêmes ne dites mot sur le sort à réserver aux « comptes d’opération de la BCEAO et de la BCEAC » logés au Trésor français et dont profitent vos compatriotes au détriment de l’Afrique appauvrie ? De qui se moquent les opposants majeurs à l’Ump en évitant de commenter les révélations de l’ex-patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, sur la volonté affichée à un moment donné par M. Sarkozy de se rapprocher du défunt Khadafi en matière nucléaire ?
Trop de dossiers lient donc la patrie de Victor Hugo à l’Afrique pour qu’on les oublie tout de go. Les excellentes affaires que font la plupart des multinationales hexagonales en Afrique (Bouygues, Air France-Klm, Areva, Veolia etc.) en témoignent. Si les présidentiables français refusent de s’occuper du continent berceau de l’Humanité durant leur opération de charme les menant vers l’Elysée, c’est l’Afrique révoltée qui s’occupera, s’invitera, bousculera ou brisera leurs projections économiques sur l’étranger, quand ils seront au pouvoir. Avec à la clé une redistribution certaine des cartes économiques ; celles des partenaires qui veulent véritablement accompagner autrement l’Afrique dans son développement. L’exemple des révolutions au Maghreb est assez instructif à ce titre, mais le politique français fait mine de l’ignorer.
Quand l’Afrique se débarrassera des oripeaux de la mauvaise gouvernance multi-facettes encouragée par l’Europe et les politiques français, elle sera sans pitié envers les dirigeants de l’Hexagone ; garants de la préservation de la « Françafrique » comme chantres mous du renouveau. A ce moment-là seulement, le candidat du Ps comme tous les autres présidentiables en France comprendront « qu’il ne fait pas bon de dédaigner la terre qui vous donne à manger quotidiennement », comme l’enseigne un proverbe africain.

Pourquoi les Kinois n’aiment pas Joseph Kabila?
Jacques Matand – Slate Africa – 25 04 12

Dans un pays où les instituts de sondage manquent, la popularité d’un homme politique pourrait passer par les intentions de vote qu’il récolte. A Kinshasa, en République démocratique du Congo, le président réélu n’est pas aimé.

Les résultats des différents scrutins auxquels s’est présenté Joseph Kabila, réélu à la présidentielle du 28 novembre dernier, tendent à prouver que le président de la République démocratique du Congo, n’a pas la côte dans les villes de l’Ouest. Surtout à Kinshasa, la capitale, où l’opposition a les faveurs des Kinois.
Selon les résultats publiés par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), à Kinshasa, Joseph Kabila récolte 30,03% de suffrages, Etienne Tshisekedi, candidat de l’opposition, fait 64,09%. A y regarder de près, on se rend compte que le leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) vient en tête dans les quatre circonscriptions électorales de la ville province de Kinshasa.
Kinshasa I: 29,14% pour J. Kabila et 64,01% en faveur d’Etienne Tshisekedi. Kinshasa II: Etienne Tshisekedi est largement en tête avec 71,13% et Joseph Kabila, président sortant se contente de 23,32%. Il ne fait pas mieux dans les deux autres circonscriptions, 28,53% à Kinshasa III et 37,37% à Kinshasa IV. Etienne Tshisekedi arrive encore une fois en tête avec respectivement 65,13% et 57,52%.

Désaveu ou désamour?
Au vu des derniers résultats de la présidentielle, on serait tenté de croire que les Kinois n’aiment pas Joseph Kabila. Même en 2006, face à Jean-Pierre Bemba, le candidat de l’opposition de l’époque, le président sortant n’a pas fait mieux dans la capitale Kinshasa, qui lui reste toujours hostile. Au premier tour de la présidentielle du 30 juillet 2006, dans les provinces de l’Ouest, visiblement acquise à l’opposition, il ne dépassera pas la barre des 15%; 14,7% à Kinshasa, dans le Bas-Congo et le Bandundu, il obtient respectivement 13,9% et 2,6%.
Jean-Pierre Bemba son principal opposant obtient 48,30% à Kinshasa. Dans les provinces du Bas-Congo et Bandundu, toujours à l’ouest, le candidat de l’opposition vient en tête avec respectivement 36,2% et 9,6%. Joseph Kabila est plébiscité à l’est du pays avec 94,6% au Sud-Kivu et 89,8% au Maniema. Il glane 70,3% en Province Orientale: 77,7% dans le Nord-Kivu, 78% au Katanga.
Au second tour de la présidentielle qui se déroule le 29 octobre de la même année, les électeurs de Kinshasa ne votent pas en masse pour lui. Joseph Kabila récolte 32% d’intentions de vote contre 68% pour Jean-Pierre Bemba. «L’aversion contre Joseph Kabila à Kinshasa et dans les villes de l’Ouest pourrait s’expliquer par le fait qu’il n’ait pas appris le lingala (NDLR: langue parlé à Kinshasa), et le fait de n’avoir jamais établi la moindre continuité avec la Conférence nationale souveraine pour laquelle l’Ouest s’était particulièrement engagé. Elle est persistante et toutefois nuancée par le changement d’adversaire, Jean-Pierre Bemba en 2006 et Etienne Tshisekedi en 2011», croit savoir Claude Misambo, un analyste politique.
Peter qui abonde dans le même sens estime: «En plus du fait que Joseph Kabila ne parle pas le lingala, il est rejeté à Kinshasa parce qu’il n’est pas kinois. On ne le comprend pas et il ne sort pas beaucoup dans la ville. On ne le cite pas dans les chansons célèbres (sauf à l’occasion des élections). Il n’honore aucune grande bière de Kinshasa, ni un grand musicien. Ce n’est pas un sapeur. Contrairement au Kinois typique qui est un dilettante, menant une existence sans épaisseur, qui aime l’ambiance et qui n’investit pas dans le temps. C’est une question de mentalité. Et Joseph Kabila est loin de tout ce qui fait la spécificité des Kinois.»

Un parcours atypique
Le Président Joseph Kabila souffrirait aussi de son parcours atypique, auquel les Congolais ne sont pas habitués.
«Comment quelqu’un dont le parcours scolaire est flou peut-il diriger un grand pays comme le Congo?», s’étonne Willy. «Les Kinois ne peuvent pas aimer et accepter de se faire diriger par quelqu’un qui n’a jamais assumé des fonctions publique et politique; même pas commissaire de commune. C’est inadmissible», tranche-t-il.
Pour Taky, ce n’est pas seulement Joseph Kabila que l’on rejette, mais aussi tout ceux qui sont dans son entourage et qui travaillent avec lui pour ne rien faire de concret pour l’amélioration des conditions de vie des populations.
Il faut souligner que Joseph Kabila n’est pas le seul, encore moins le premier président de

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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