02/05/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

(CongoForum)

Bien entendu, la Fête du Travail nous vaut quelques articles de circonstance. Le climat social étant ce qu’il est, on ne peut pas dire que l’optimisme y coule à plein bord… L’habile publication du gouvernement, comme presque toujours, à la veille d’un WE prolongé par le 1° mai a retardé jusqu’à aujourd’hui certains commentaires sur le gouvernement Matata. L’Investiture du gouvernement Matata Ponyo ainsi que les critiques au sujet de sa composition- avant cet événement, et les défis qui l’attendent font figure de principal sujet abordé dans la presse congolaise ce mercredi. Enfin, dans l’Est, le général Bosco Ntaganda s’invite de nouveau à la Une. Le tout se profile sur le fond général de la crise de légitimité qui découle des élections manipulées.

Bosco Ntaganda

A la une du Phare ce matin, la situation sécuritaire au Nord-Kivu. Il titre « Bosco Ntanganda, une vérité qui crève les yeux ».
Le journal rapporte que la guerre a de nouveau repris dans cette province, à l’initiative des éléments de l’ex mouvement rebelle CNDP. Après une tentative de mutinerie d’un groupe d’officiers et soldats issus du Cndp (Conseil national pour la Défense du peuple), pourtant intégrés dans les Forces armées de la Rdc (Fardc) intervenue le mois dernier au Nord –Kivu, une nouvelle veillé té de rébellion a été signalée le dimanche 29 avril, rapporte ce journal qui explique par ailleurs que des éléments armés revendiquant leur appartenance au même ex mouvement rebelle ont attaqué les troupes loyalistes dans le territoire de Masisi, se rendant momentanément maîtres es localités de Karuba et Mushaki.
« Les autorités civiles et militaires congolaises devraient clarifier rapidement le statut de Bosco Ntaganda », écrit ce journal, pour qui ce qui se passe au Nord-Kivu démontre que le général et se hommes ne sont plus avec les FARDC. Tirant une sonnette d’alarme, ce journal écrit : « Les officiels congolais, civils comme militaires, devaient cesser de se voiler la face ». Le Cndp, considère LE PHARE, est un véritable cheval de Troie » qui a infiltré les Fardc sous la pieuse formule de l’intégration. Chaque jour qui passe nous apporte la preuve que l’armée nationale héberge en son sein un dangereux partenaire qui à défaut de le poignarder dans le dos a entrepris de l’attaquer à visage découvert. D’ailleurs, poursuit Le Phare, dans le mandat d’arrêt international qu’elle a délivré contre Bosco Ntaganda, la CPI a souligné que cet individu était originaire du Rwanda. «Nous avons donc un cheval de Troie au sein des FARDC, qu’on devrait soit radier de l’armée et renvoyer au Rwanda, soit arrêter et transférer à la Haye », conclut Le Phare. Il insiste : « Tout le monde le constate, au Nord Kivu : officiers et soldats du Cndp en rébellion ne se cachent plus, ils menacent même de marcher sur Goma. C’est un message qui vaut son pesant d’or, surtout quand on sait que toutes les rébellions qui ont fragilisé l’Est du pays ont d’abord eu comme base arrière la ville précitée ». Le Phare poursuit qu’à ce propos, la CPI a apporté beaucoup d’eau au moulin de Kinshasa en identifiant clairement ce général fugitif comme un sujet rwandais. Il rapporte : « L’attentisme a tellement duré que certains concitoyens seraient tentés de considérer nos décideurs politiques et militaires comme complices d’un officier supérieur qui devait en toute logique être éjecté du fichier des Fardc et renvoyé dans sa patrie d’origine ou arrêté et envoyé dans sa patrie d’origine ».
(Faut-il en conclure que ce dont Ntaganda est principalement coupable, ce n’est pas du recrutement d’enfants, de massacres de civils, de traitements inhumains et dégradants d’une violence et d’un sadisme rare, de pillage des ressources du Congo, mais, d’abord et avant tout, d’être Rwandais ? Par moments, un peu de sens de la nuance ne ferait pas de tort ! NdlR)

« Contre les militaires de Bosco Ntanganda : Goma, la force de réaction rapide des Fardc en première ligne », titre pour sa part Le Palmarès qui s’intéresse également à ce sujet.
Alors que Bosco Ntanganda ne peut compter que sur un demi-millier d’hommes, minimise ce journal, les forces gouvernementales semblent décidées à mater cette nouvelle rébellion, qui s’est déjà signalée par des enlèvements des civils, des viols, des recrutements d’enfants soldats. « Sur ce terrain, note Le Palmarès, des observateurs estiment que les instructeurs belges qui avaient assuré une formation de la Force de réaction rapide à Kindu pourraient utilement conseiller leurs anciens stagiaires, s’ils étaient autorisés à se rapprocher du théâtre des opérations et à se rendre à Goma ». Pour ce journal, « Leur présence, aiderait les autorités congolaise à répondre au vœu exprimé en mars par Didier Reynders, le ministre belge qui avait en effet fortement insisté pour que Bosco Ntanganda soit mis à la disposition de la Cpi et pour que le Kivu soit enfin sécurisé ».

« Localités sous contrôle des insurgés au Nord-Kivu : le gouvernement dément ». Les informations données par « les notables de la région », disant que « les rebelles proches du général Bosco Ntanganda ont contrôlé le lundi 30 avril à l’aube plusieurs localités du territoire de Masisi » sont démenties par le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku.

Toutefois, un tout autre son de cloches se fait entendre à l’AFP : « Ntaganda nie toute implication dans les combats à l’est ».
« Je ne suis pas impliqué dans les affrontements qui se passent entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les militaires qui ont fait défection » début avril dans les provinces instables des Nord et Sud Kivu (est), a affirmé en swahili à l’AFP le général Ntaganda, interrogé mardi par téléphone. « Je suis dans ma ferme près de Mushaki. Ma hiérarchie militaire sait que je suis là et m’a autorisé d’y rester. Même le chef de l’Etat (Joseph Kabila) le sait ».
Depuis plusieurs jours, la localisation général Ntaganda était incertaine, favorisant les rumeurs sur son implication dans la défection de plus d’une dizaine d’officiers supérieurs, ex-membres de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui ont déserté avec quelques centaines d’hommes.
Cette thèse est « totalement incorrecte et manipulatrice » puisque Jean-Bosco Ntaganda « continue à travailler sous le commandement de la hiérarchie des FARDC », a expliqué lundi, sans le nommer, la direction politique du CNDP, parti né des accords de paix signés avec Kinshasa en 2009 -les mêmes ayant permis l’intégration du général et des ex-rebelles dans l’armée.
Depuis dimanche, de violents combats opposent l’armée aux mutins qui résistent au Nord-Kivu, surtout dans les territoires de Masisi -où se trouve Mushaki- et Walikale, où des soldats ex-rebelles se sont alliés à une milice d’auto-défense Maï Maï accusée d’avoir participé dans la zone aux viols de près de 400 personnes l’été 2010. Les Maï Maï de Sheka Ntabo Ntaberi et les mutins ont pris le contrôle de Luvungi, où les viols massifs ont été perpétrés, Niankuli et Mutakato, mais « on est en train de prendre des dispositions pour essayer de contrôler la situation dans ce secteur-là également », soulignait lundi le colonel Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC pour les Kivu. De sources militaires, les affrontements ont fait dimanche à Mweso (Masisi) six morts chez les mutins et 3 blessés chez les FARDC, et dans la nuit de lundi à Kirumba (territoire de Lubero) une femme et une fillette sont mortes. Quatre militaires ont par ailleurs été blessés. Plusieurs témoins affirment que des soldats ex-rebelles progressent vers Goma.
« La résurgence qui prévaut actuellement trouve ses racines dans l’échec évident du processus d’intégration des éléments issus des mouvements politico-militaires au sein des Forces armées » de la RDC, estime dans son communiqué la direction politique du CNDP. « Cette situation désastreuse provoque des morts d’hommes, des pillages et des déplacements massifs des populations civiles innocentes », est-il ajouté.
Un correspondant de l’AFP a constaté des déplacements importants de populations, surtout de femmes et d’enfants, qui ont regagné Saké, Mungunga -où ils occupent des salles de classe- et Mubambiro, où se trouvent un centre de commandement militaire et des troupes de la Mission de l’ONU (Monusco). Beaucoup ont aussi fui au Rwanda. « D’après les derniers chiffres, 2.092 nouvelles personnes sont arrivées en provenance de la RDC au centre de transit de Nkamira », à 22km du Nord-Kivu, a déclaré Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU à Kinshasa, précisant que « plus de 50% » sont des enfants.

Premier Mai

La Tempête des tropiques consacre sa Une à la célébration de la journée internationale du travail et titre : « Le Congolais débrouillard avait la tête ailleurs ».
Pour ce journal, le Premier ministre aura fort à faire pour redonner sens à cette fête-évènement, passée sans éclats hier à travers le pays. L’Intersyndicale a donné de la voix, écrit le journal qui plaide pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Profitant de cette journée, Symphorien Dunia, président de l’Intersyndicale, a fait une évaluation du monde du travail en RDC où 96 % de la population vivrait sans emploi.

Dans son éditorial, La Prospérité revient aussi la journée internationale du travail.
Au-delà de l’aspect festif de l’évènement, écrit le journal, la journée du travail doit être une occasion pour chaque Congolais de prendre un instant d’arrêt, en vue de faire un diagnostic en rapport avec la santé du secteur de travail dans ce géant d’Afrique, assis aux pieds d’argiles. Pour le quotidien, « La République de Lumumba » est un univers excellent des chômeurs. L’emploi devenant incontestablement un luxe, le secteur informel prend le volume, dans la recherche des moyens de survie. Mais, analyse La Prospérité, obtenir un job n’est pas la clé du bonheur en RDC. Peu, sont les travailleurs qui peuvent vivre de leur métier. « La modicité des salaires ne permettant pas de nouer les deux bouts du mois. Les conditions précaires, si pas exécrables, de travail, la prise en charge médicale de l’employé quasi inexistante, le manque de contrat de travail, sont autant des tristes réalités de chez nous », commente le quotidien.

Au sujet de la célébration de la fête internationale du travail, L’Objectif titre : « La Rdc peine à assurer la vie de 4% d’employés ».
Cinquante ans après l’indépendance, la Rdc enregistre aujourd’hui 96% de sans emploi, précise ce journal qui cite l’Intersyndicale des travailleurs. S’endetter juste pour avoir un pain de 200 Fc chaque matin, se craquer les nerfs pour réfléchir sur des multiples gymnastiques pour survivre. C’est le quotidien de la majorité des Congolais aujourd’hui où le monde a célébré la journée internationale du travail, explique ce journal qui en même temps propose : «Il appartient à l’Etat d’élaborer une politique nationale pour sortir le secteur de l’emploi de l’impasse ».

Toujours à ce sujet, Le Phare titre « Le Ministre Kalema invite les travailleurs à la patience ».
Il rapporte que les travailleurs congolais ont respecté la tradition en participant au défilé organisé par le gouvernement à l’occasion de la journée internationale du travail. Le ministre intérimaire du travail s’est dit convaincu que la protection, au regard de la loi, aussi bien des employés que des employeurs dans la justice et la transparence, passe inéluctablement par l’application stricte du Code du travail, sans discrimination à l’égard de tous les acteurs du monde du travail.

Elections

Pour sa part L’Observateur s’intéresse aux résultats définitifs des législatives 2011 et trouve que : « La CSJ a rendu ses lettres de noblesse à la justice congolaise ». Il note que c’est le mercredi 25 avril 2012 que la Cour suprême de justice siégeant comme Cour constitutionnelle en matière de contentieux électoral, a offert au pays le résultat définitif des législatives et permis à la Chambre basse du Parlement de commencer en toute quiétude ses travaux.
(Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Où diable voit-on des « lettres de noblesse » là-dedans ? NdlR)

Gouvernement

En Belgique et sous le titre « Kinshasa ou les défis d’une équipe réduite », Colette Braeckman (Le Soir) publie une analyse qui conjugue une grande qualité et un défaut essentiel. Sa qualité, c’est de relier les uns aux autres les événements de l’actualité, de tenter d’en esquisser les perspectives internationales pour obtenir un tableau global. Le défaut, c’est d’éliminer le problème essentiel, qui est celui de l’illégitimité.
CB écrit « Cinq mois après les élections qui avaient engendré une grave crise de légitimité, il était temps qu’un nouveau gouvernement prenne les commandes à Kinshasa ».

(La « grave crise de légitimité », ce sont les élections dont lesrésultats, en réalité, sont demeurés inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. En quoi la formation d’un gouvernement apporte-t-elle ne réponse à la question des résultats ? En rien. « Qu’un nouveau gouvernement prenne les commandes à Kinshasa », ce n’est là qu’un nouveau pas dans la voie du « coup d’Etat par le fait accompli ». NdlR)

Elle poursuit : « Le Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo, sur instruction du chef de l’Etat, (Il n’y a pas de Chef de l’Etat puisque les résultats des élections sont inconnus NdlR) a visé l’efficacité et l’économie, composant une équipe de 36 ministres. Fort de sa réputation de spécialiste du cadre macro-économique et de champion de l’équilibre budgétaire, le Premier Ministre garde la haute main sur les Finances et il a nommé au Budget un professeur d’économie, Daniel Mukoko, qui a rang de vice Premier ministre.
La composition de la nouvelle équipe traduit une double volonté : renouveler les cadres dirigeants, et mettre à l’écart plusieurs ténors qui occupaient depuis dix ans le devant de la scène, dans le pouvoir ou dans l’opposition».
(On semble sérieusement se battre les flancs, dans toute la presse, pour trouver de grandes qualités et des raisons d’espérer dans ce que l’on sait du gouvernement Matata -et c’est très peu, cette équipe étant surtout composée d’inconnus !.
Ainsi, il a droit au coup d’encensoir des grands jours parce qu’il se compose de peu de Ministres. Comme si c’était une qualité en soi ! On peut même se demander si le « resserrement » ne va pas mener à des contreperformances, vu les regroupements parfois incongru des Ministères et le chevauchement des compétences que cela entraîne. On le loue aussi d’être « technique », voire « technocratique ». Pourquoi ? A l’échelle mondiale, l’expérience a montré que sans une direction politique, les technocrates vont droit dans le mur parce qu’ils visent, par exemple, à atteindre des objectifs purement budgétaires, quitte à déclencher des catastrophes sociales.
Et, même si c’est de l’humour un peu facile, il est quand même permis de se marrer doucement quand on entend qualifier en bloc le gouvernement de « jeune », alots que Kin Kiey Mulumba a 62 ans et de « compétent » alors que le vice-ministre chargé des Finances est diplômé… en pharmacie. NdlR)
CB s’intéresse aussi à la manière dont tout cela s’insère dans le contexte international : « Raymond Tshibanda coiffe un « superministère » regroupant les Affaires étrangères et le Coopération internationale. Désigné à quelques mois du sommet de la francophonie qui doit se tenir à Kinshasa en octobre, ce diplomate chevronné et courtois devra resserrer les liens entre Kinshasa et une communauté internationale échaudée par le déroulement des dernières élections et il devra regagner la confiance des grands partenaires, dont les Etats Unis et la France. S’il est élu, François Hollande risque en effet de se montrer plus critique et plus exigeant sur le plan des droits de l’homme que ne l’était Nicolas Sarkozy, dont les positions reflétaient surtout les ambitions déçues des grands patrons ».
Mais, ajoute-t-elle, « la nouvelle équipe est confrontée, dans l’immédiat, à une nouvelle crise dans l’Est du pays .
En effet, redoutant son arrestation, réclamée à cor et à cris par la communauté internationale et les défenseurs des droits de l’homme, le général Bosco Ntaganda a choisi la fuite en avant : certains de ses hommes ont fait défection, lui-même se serait replié dans son fief du Masisi, des combats ont éclaté dans les environs de Sake, des déplacés se sont repliés sur Goma. Malgré les pressions, le président Kabila avait jusqu’à présent essayé de temporiser, répétant que la paix était plus importante que la justice. Ici aussi, l’heure des décisions semble se rapprocher… »

(François Hollande ne sera pas le seul à avoir des idées. Pratiquement tous les gouvernements de la planète sont à la recherche de moyens petits ou grands pour faire des économies budgétaires. Mais, lorsqu’on a l’occasion, on aime autant avancer des raisons grandes et nobles que d’avouer de petits calculs. Rien de tel, alors, que d’avoir pour interlocuteur un gouvernement à la légitimité douteuse : on peut lui refuser n’importe quoi au nom de la démocratie. La RDC doit s’attendre encore à bien des rebuffades, et pas seulement de part de la France. NdlR)

« Le Parlement attend Matata Ponyo de pied ferme », écrit Le Palmarès.
Au Palais du peuple, la nouvelle couvée parlementaire est prête à dégainer sur Matata et son équipe dès les premiers instants. Les élus du peuple attendent le nouveau gouvernement sur le front des priorités, le social en particulier. Il est attendu à l’Hémicycle qu’aucune mesure de grâce ne sera accordée à l’exécutif sur le social. Ou Matata convainc les députés, ou ces derniers rejettent purement et simplement son programme, annonce ce journal.

« L’impossible challenge de Matata Ponyo », titre L’Objectif.
Il note (citation textuelle) qu’ « Il y a peu de chance que le Gouvernement formé par Matata survive à la ruée, tellement que les défis à relever sont énormes ». Matata Ponyo poursuit-il, a « décidé de réanimer la confiance de la population, mais aura le moindre mal en la personne de Mende Omalanga pour amorcer le brassage dans le cadre de l’initiation à la nouvelle citoyenneté ». L’Objectif s’interroge alors : « De quel taux d’écoute bénéficiera-t-il de la part de cette population aujourd’hui totalement résignée après des promesses non tenues ».

« Gouvernement : première attaque de l’Opposition », signale Le Potentiel.
Les premiers pas du premier ministre Matata Ponyo se seront pas de tout repos, indique ce journal à travers ce titre. D’Ores et déjà, son gouvernement est pris à partie par l’Opposition qui relève deux notes grises, à savoir l’absence de ministre des Finances et la part du lion réservée au Katanga.

© CongoForum, le mercredi 2 mai 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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