04/05/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

(CongoForum)

L’actualité, telle qu’elle est présentée dans les journaux de Kinshasa tourne toujours autour de deux sujets : l’investiture du gouvernement Matata Ponyo au Parlement, prévue ce samedi de façon, comme d’habitude, à gêner le travail de la presse, est à la Une de plusieurs journaux. Beaucoup sont revenus également, sous l’un ou l’autre angle, à l’affaire Bosco Ntaganda..

Gouvernement

Pour L’Avenir, qui s’intéresse à l’investiture du nouveau gouvernement sous le titre « Matata ce samedi à l’Assemblée nationale », le compte à rebours a commencé pour l’installation officielle du gouvernement de la République.
Le quotidien renseigne que c’est pour respecter les prescrits de l’article 90 de la Constitution, alinéas 4 et 5 que le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo a déposé hier jeudi le projet du programme d’action du gouvernement 2012-2016 au président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.
Comme il faut bien le constater, écrit l’Avenir, ce programme du gouvernement s’est inspiré de la révolution de la modernité, projet de société défendu par JKK. Le document définit « de manière claire la situation socioéconomique de la RDC, ses problèmes de développement et les objectifs à réaliser pour le quinquennat du chef de l’Etat ».

(L’expression « le compte à rebours a commencé pour l’installation officielle du gouvernement » est tout à fait de circonstance, mais ce gouvernement n’a rien à voir aves la République. Il s’agit au contraire du parachèvement d’un coup d’Etat. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. La description la plus proche de la réalité, quant à ce débat d’Investiture, c’est que l’on va savoir enfin quelle est exactement l’importance de la majorité appuyant le coup d’Etat et quelle est sa cohérence. NdlR)

« Gouvernement Matata : investiture ce samedi », écrit La République.
L’annonce a été faite, signale-t-on, au sortir de l’audience accordée au Premier ministre par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku. Au cours de cette visite, Matata Ponyo a remis au président de la chambre basse la copie du programme du gouvernement pour les cinq années à venir.

« En déposant jeudi son projet de programme au Parlement : Matata à l’épreuve », titre Le Potentiel.
D’après lui, par le geste posé, le Premier ministre s’est plié à l’exigence constitutionnelle. Les députés l’attendent de pied ferme pour juger de la consistance du programme de son gouvernement. Ce journal estime par ailleurs que Matata Ponyo va présenter ce samedi les moyens à mettre en œuvre pour réaliser « la vision du Chef de l’Etat Joseph Kabila, celle de la Révolution de la modernité »

La Prospérité claironne : « Nouveau gouvernement en Rdc : Les Etats-Unis félicitent Matata Ponyo ».
De retour à Kinshasa après une visite à Lubumbashi,où il a été pour le lancement de la campagne universelle de distribution des moustiquaires, note ce journal, l’Ambassadeur des Usa a salué au plan diplomatique, la nomination de l’équipe gouvernementale conduite par Matata Ponyo. C’était au cours d’un point de presse qu’il a animé au Centre culturel américain.

Dans son éditorial de ce matin, l’Observateur révèle que le tout nouveau Premier ministre de la RDC a annoncé les couleurs qu’il entend imprimer à son équipe gouvernementale : « Il veut travailler avec les excellents ». Malheureusement, la suite de l’article montre que quand l’éditorialiste note que certains de ses ministres semblent ne pas répondre au profil souhaité, il ne s’agit que de ponctualité. A ceux-là, Matata Ponyo a administré une petite gifle hier jeudi. Le journal raconte que certains ministres se sont pointés, comme à l’accoutumée, au conseil de ministres en retard au moment où le Premier ministre avait déjà commencé la réunion. Et comme l’exige le protocole, fait remarquer l’Observateur, ces ministres retardataires ne devaient pas accéder dans la salle. « Ils se sont fait poliment éconduire par les agents du protocole de la Primature. Mais au lieu de les renvoyer à la maison, on les a fait asseoir dans la salle d’attente jusqu’à la fin de la réunion », conclut l’Observateur.

La Prospérité titre encore : « Boshab ouvre la voie à Matata ! »
Le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, a demandé hier aux députés de son parti de faciliter l’investiture du gouvernement Matata. L’ancien président de l’Assemblée nationale a déclaré que les députés PPRD doivent soutenir les actions de leurs camarades du gouvernement. «Aucun d’eux ne doit être humilié», a insisté Evariste Boshab cité par le journal.

(A quoi rime cette affaire d’humiliation ? On sait que la composition du gouvernement Matata n’a pas fait que des heureux. Le formateur qui compose un ministère n’est pas sûr de choisir de bons ministres. Par contre, il a beaucoup de chances de s’attirer la rancœur de tous ceux qu’il n’a pas choisis, parmi ceux qui s’estiment capables d’être ministres. – Ils sont nombreux, dit la rumeur publique, puisqu’il suffit pour cela d’avoir un costume muni de nombreuses, larges et grandes poches, très profondes… Ah ! Les gens sont méchants ! – Tous ces frustrés risquent de réagir en réservant à l’équipe de Matata un chien de leur chienne. Mais, come ils sont courageux, mais pas téméraires, cela risque de se traduire, non par un vote négatif contre l’ensemble du gouvernement, mais en faisant des ennuis – en swahili des « matata » – au ministres qui apparaîtraient comme des blancs-becs mal protégés. NdlR)

Un exemple, repris à Radio Okapi : La CDC (Convention des démocrates chrétiens), un parti politique de l’opposition, a exclu Jean Paul Nemoyato Bagebole de ses rangs pour avoir accepté de faire partie de l’équipe gouvernementale du Premier ministre Augustin Matata publiée le samedi 28 avril. Dans un communiqué parvenu à Radio Okapi ce vendredi 4 mai, Florentin Mokonda Bonza le président de la CDC annonce que Jean-Paul Nemoyato Bagebole a été « nommé ministre de l’Economie et du Commerce à titre personnel dans le nouveau gouvernement ».
Il indique que son parti n’a été contacté en aucun moment par le formateur du gouvernement et que « l’intéressé a choisi de se mettre en congé vis-à-vis de son parti ».

Dans une conférence de presse tenue mercredi à Kinshasa, Roger Lumbala, un autre ténor de l’opposition indiquait que deux membres de l’opposition avaient accepté des postes dans le gouvernement à titre personnel. Outre Jean-Paul Nemoyato, l’opposant Remy Musungayi s’occupe du portefeuille de l’Industrie, Petites et moyennes entreprises. Il fait partie de l’Alliance des démocrates républicains (ADR) fondée par François Mwamba un transfuge du MLC.
Kabila avait annoncé, le 20 décembre dernier, qu’il travaillerait « avec tous les compatriotes qui ont la passion du Congo et veulent travailler à la modernisation du Congo parce qu’au service de la patrie, il n’y a point de camp politique. Seuls comptent la compétence, le patriotisme et la bonne volonté ».

7/7.cd, rappelant que Boshab avait eu liui même des ambitions de Primature fait un exposé dont le sens derner pourrait bien ^tre qu’il pense peut-être le cntraire de ce qu’il a dit : « Boshab avait semblé encaisser le coup au lendemain de la nomination du miraculé Matata au poste de premier ministre, en lui adressant ses félicitations très promptement. Question de cacher son immense amertume. En effet ses félicitations était tellement rapides qu’elles cachaient une douleur profonde dans le chef de Boshab, lui le patron de la Majorité qui voulait tant occuper le fauteuil de premier ministre. Lui le candidat naturel de la majorité au poste de premier ministre n’a pas su s’imposer au chef de l’Etat. Cet échec à la primature lui est resté en travers de la gorge.

En voulant coûte que coûte occuper ce fauteuil, Boshab avait multiplié maladresses sur maladresses notamment dans la presse au point que cela apparaissait comme si il forçait la main de Joseph Kabila, son patron. Après avoir donc échoué à la primature, Boshab espérait rebondir avec la composition du gouvernement en plaçant ses poulains. C’était sans compter avec la fermeté de Matata qui a fait prévaloir ses prises de vue chez Kabila. Ce combat aussi Boshab l’a perdu car dans la liste gouvernementale rendue publique par le Cabinet du chef de l’Etat le samedi 28 avril aucun de ses proches n’y figure. C’en était trop pour le professeur, qui venait de voir coup sur coup ses espérances s’évanouir. Selon des sources dignes de foi, Boshab a piqué une sainte colère. Quelques temps après dans la même nuit du samedi, le secrétaire général du parti présidentiel avait ressenti des malaises. Les malaises ne se dissipant pas au bout de quelques minutes, Boshab a été vite conduit à l’hôpital CMK pour de soins appropriés.
A l’hôpital, on a diagnostiqué une crise. Il a été soigné et un repos lui a été recommandé. Boshab a vite oublié la bonne parole que lui-même avait prêchée à ses troupes : obéissance, loyauté et fidélité à l’autorité morale de la majorité. S’il les avait vraiment intériorisés on ne l’aurait pas conduit à l’hôpital après la publication de l’équipe gouvernementale. Cette anecdote révèle le malaise profond qu’il ya dans la majorité. Le gouvernement Matata a écarté beaucoup de chefs de partis qui pourtant avaient battu campagne à leurs frais pour la réélection de Kabila et pour lui donner une majorité parlementaire confortable. Non seulement qu’ils ont été écartés, ils sont aussi sous représentés dans le gouvernement. Si bien que beaucoup d’analystes ne donnent pas cher la vie du gouvernement Matata. On ne donne pas à ce gouvernement plus d’une année dans sa configuration actuelle. Les chefs de partis scruteront ses moindres faits et gestes pour déceler la faute et lui porter l’estocade ».

Une interview sur le site français Oladaf (Observatoire de l’Afrique) d’un « proche du Secrétaire général Boshab » abonde apparemment dans le même sens : « Ingratitude, c’est le mot qui revient dans presque toutes les bouches des membres de la majorité présidentielle… « Joseph Kabila a vite renié les promesses faites à Kingakati…, le président a retrouvé ses vieux reflexes de militaire, c’est un Kleptocrate à la recherche des technocrates » « Boshab ne mérite pas une telle note, où étaient-ils quand on affrontait l’UDPS dans la rue ? »

Q/ Vous reconnaissez qu’il y a CRISE, que vous êtes responsables de tout ce désastre, les méfaits de Kabila & Cie n’ont été rendus possibles qu’avec la complicité active et passive des membres de la MP, Boshab en tête ?

Bien sûr, le SG a travaillé bec et ongles pour la réélection de J. Kabila, tout le monde sait comment nous l’avons gagné. Le SG-Président de l’assemblée nationale a évité un second tour « à problèmes » à J. Kabila, faute d’argument face à un candidat comme Tshisekedi.

Il y a crise, comment expliquer qu’un formateur puisse revenir sur un travail déjà fait par l’informateur. A cette allure, il risque de devenir transformateur et j’ai peur que le prochain gouvernement vienne amplifier les choses, avec des frustrations internes qui s’en suivront. On est mal parti.

….
Nous sommes trépassés, nous allons tout droit au mur, si le Président Kabila ne fait pas attention, il risque de se tirer un jour une balle dans la tête lorsque cela va s’enflammer ».

Ntaganda

« Intensification des combats dans l’Est de la Rdc : déjà 2 millions des déplacés au Kivu » écrit La Référence+.

Hier soir, une dépêche de l’Agenzia Fides (Vatican), se basant sur des sources missionnaires, donnait elle aussi ce nombre.
Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco, le porte-parole militaire de cette agence onusienne, Felix Bass, a justifié ces déplacements par le regain d’insécurité causée par les dernières défections enregistrées au sein des Fardc. Ce qui nous ramène à Jean-Bosco Ntganda.

Beni-Lubero online évoque les « Epouses des militaires Fardc dans les rues de la ville de Butembo »

« Jeudi 3 mai 2012, les femmes des militaires congolais de la ville de Butembo sont descendues dans les rues vers 13h00, heure de Butembo, à moitié nues, pierres à la main comme dans une intifada, et feuilles vertes à la main comme les Mulelistes et les Mai-Mai, pour exprimer leur ras-le-bol à l’égard du régime de Kinshasa et du Raïs Joseph Kabila, Commandant suprême de l’armée. Selon les épouses des militaires, leurs maris seraient en train d’être sacrifiés pour rien au front du Nord-Kivu et que plusieurs d’entre elles sont devenues veuves avec plusieurs enfants orphelins sans aucune prise en charge par l’Etat. D’où le sentiment que leurs maris sont morts pour rien.

En effet, depuis la défection des militaires rwandophones fidèles à Bosco Ntaganda, plusieurs camps militaires de Beni-Lubero ont été attaqués nuitamment provoquant plusieurs morts parmi les militaires mais aussi parmi les familles des militaires (cas de l’attaque de la ville de Beni). Les épouses des militaires ont ainsi dit tout haut ce que leurs maris pensent tout bas, à savoir que, le front du Nord-Kivu est un mouroir intentionnel pour les militaires congolais ( une réédition du mouroir de Mushaki en 2008), qu’il n’y a pas une vraie guerre contre Bosco Ntaganda, etc. Les obscénités et les slogans hostiles au régime et au raïs que les femmes ont débité pendant la marche montrent bien la profondeur de la crise. Mais cette peur de la guerre de la part des militaires congolais n’est pas une nouveauté. Depuis que la violence faite aux civils est devenue un business florissant au Nord-Kivu, il se pourrait que certaines personnes entrent dans l’armée non pour aller en guerre mais pour s’enrichir, se faire craindre de civils non-armés. Il se pourrait aussi que les militaires et leurs épouses pensent que l’armée est un métier tranquille, sans risques, etc. Si tel est le cas, la RDC a un sérieux problème sécuritaire car elle ne pourrait pas compter sur des militaires qui craignent la mort ».

Radio Okapi nous fait savoir que « le PPRD s’oppose au transfert de Bosco Ntaganda à la CPI ». Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) s’ oppose au transfert du général Bosco Ntaganda à la Cour pénale internationale (CPI) et estime qu’il devrait être jugé par les tribunaux congolais. Au cours d’un point de presse ce jeudi 3 mai à Kinshasa, le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab a dénoncé les «tentatives de déstabilisation des institutions démocratiques, entretenues par des personnes mal intentionnées». Allusion faite aux récentes pressions de la communauté internationale et des ONG qui réclament l’arrestation du général Ntaganda accusé des crimes de guerre en Ituri (Provinciale orientale) en 2002.
Devant les journalistes, Evariste Boshab a expliqué la position de son parti sur le cas Ntaganda : «Déférer un concitoyen par devant la CPI ne se fait pas de manière automatique. Nous avons nos juridictions. Le PPRD a toujours privilégié les juridictions nationales, parce que la justice doit pouvoir faire son travail.» Le secrétaire général du Parti présidentiel pense que les récentes défections des militaires issus de l’ex-rébellion du CNDP au Nord-Kivu et les troubles que cela a entraîné relèvent de l’indiscipline du général Ntaganda et des hommes des troupes qui lui sont fidèles. «S’agissant du cas Ntaganda, il a été démontré qu’il s’agit de l’indiscipline. Raison pour laquelle j’ai annoncé que la justice militaire est en train de s’affairer pour rétablir l’ordre et la discipline dans cette partie du pays », a dit Evariste Boshab.

Mercredi à Goma, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku s’exprimant pour le compte du gouvernement congolais avait qualifié le général Ntaganda de responsable de l’insécurité observée actuellement au Nord-Kivu. Il avait promis que Ntaganda serait déféré devant la justice congolaise pour répondre de ses actes. Dans une interview accordée en swahili à l’AFP, mardi, le général Ntaganda avait nié être impliqué dans les affrontements de ces derniers jours au Nord-Kivu et assurait être dans sa ferme. Par ailleurs, lors de son récent séjour à Goma, le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila avait déclaré que « les crimes que Bosco Ntaganda a commis ici au pays ne nécessitent pas son transfèrement à la CPI».

Au lendemain du verdict de Thomas Lubanga condamné pour crimes de guerre en Ituri, le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, avait demandé aux autorités congolaises de livrer Bosco Ntaganda, poursuivi par la Cour depuis 2006. Kinshasa ne l’a jamais transféré depuis évoquant notamment « sa contribution dans la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés de l’Est en 2009.»
Dans leur décision, les juges avaient reconnu Bosco Ntaganda comme ex-complice de Thomas Lubanga durant la guerre inter-ethnique entre Hema et Lendu qui avait en réalité pour but le contrôle de riches zones minières de l’Ituri.
Bosco Ntanganda avait ensuite formé sa propre milice, avant d’intégrer la rébellion du CNDP. A la faveur de l’accord de paix de 2009, il avait été intégré dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et vit «tranquillement» à Goma, selon les termes du procureur Luis Moreno Ocampo.
(Apprécions en passant le sel du terme de « compatriote » appliqué à Ntaganda, que la CPI reconnaît comme étant rwandais ! Mais de quel tribunal relève-t-il ?
Faire un emploi pervers de notions en principe honorables comme la souveraineté est une spécialité congolaise, particulièrement contestable. Demandez-vous ce que veut dire, en l’occurrence, l’alternative : CPI ou tribunal congolais.
La CPI est loin d’être au-dessus de toute critique et même de tout soupçon. Mais cela veut dire un procès comme celui de Lubanga.
Un tribunal militaire congolais, cela veut dire un procès comme celui des assassins de Chebeya : des juges bien décidés à ne pas voir ce qu’ils ont ordre d’ignorer, à ne pas poser les questions dont ils savent que la réponse pourrait être embarrassante pour telle ou telle autorité.
Une personne de bon sens peut-elle hésiter ?
D’ailleurs, avant de juger Ntaganda, il fat lui mettre la main au collet, et cela ne va pas être de la tarte ! Pour arrêter Ntaganda, que ce soit au nom d’un mandat ou d’un autre, il faut être dans le rapport de force qui permet de la faire. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas le cas militairement parce que la situation à l’Est est plus embrouillée, qu’on ne sait trop qui et qui et qui fait quoi mais que toutes les troupes se comportent en pillards et en brutes épaisses. Ce n’est pas le cas non plus du point de vue social : le pillage de l’Est, dit « rwandais » n’est qu’une partie du réseau de complicités qui lie entre eux tous les nantis congolais, en place depuis l’époque mobutienne et jamais éradiqués. Ntaganda vient d’être désigné officiellement come bouc émissaire. Il faut s’attendre à ce qu’il « disparaisse » ou soit tué. Il en sait trop, sur la fraude électorale et bien d’autres choses. On ne le lassera pas faire des confidences à la CPI.
De plus, il faudrait se garder d’organiser une comédie Nkunda II. Nous voulons dire le remplacement de Ntaganda par un autre chef du CNDP qui continuerait les mêmes ravages. NdlR)

Divers

Le Phare annonce en marge de la journée mondiale de la presse célébrée hier : « Le prix Lucien Tshimpumpu : c’est parti».
L’Omec (Observatoire des médias congolais) et l’UNPC (Union nationale de la presse du Congo), ont lancé hier le prix Lucien Tshimpumpu, du nom d’un grand journaliste congolais décédé il y a quelques années.
Ce prix, qui se présentera sous forme de concours, est ouvert à tous les journalistes de la RDC, à condition de détenir de la carte officielle de presse. Et ce prix, écrit le journal, vise à promouvoir l’excellence dans la production de grands genres journalistes. Sa remise officielle est prévue le 23 juillet prochain, en marge de la journée nationale de la presse.

Le Palmarès titre« Nouvelle phase du procès Bemba : les victimes racontent leur calvaire ».
Les victimes, dans ce procès, viennent maintenant à la barre. « j’étais traitée comme un animal et je ne peux plus vivre normalement. J’étais une femme avec dignité et je l’ai perdue. C’est une Centrafricaine de 28 ans qui parle, un visage fin, une écharpe gris bleu », indique ce journal.

« Conflit Miss Vodacom Congo et Charly Kabemba : Csac réhabilite Vodacom dans ses droits », annonce AfricaNews.
En effet, après avoir étudié à fond le recours gracieux introduit par l’entreprise de télécommunication Vodacom Congo lors de la cinquième session ordinaire tenue à Kinshasa le 02 mai 2012, le Conseil supérieur de l’audio visuel et de la communication (Csac), a pris la décision de lever la suspension de diffusion du programme Miss Vodacom.

© CongoForum, le vendredi 4 mai 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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