23/05/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

(CongoForum)

La paralysie de la capitale pendant deux jours à cause de la grève des transporteurs a occupé une telle place dans l’information congolaise que cela réduisait notablement l’espace disponible pour les autres sujets d’actualité, tels que la situation sécuritaire à l’Est, l’élection des membres des «Bureaux des commissions permanentes » et, plus globalement, les travaux du gouvernement et de l’Assemblée nationale. On rattrape aujourd’hui le temps perdu et ce sont les mêmes sujets qui sont abordés par la plupart des journaux, mais cette fois dans l’ordre d’importance inverse.

Est

Tout le monde parle de l’insécurité dans la partie orientale de la RDC, mais le moins que l’on puisse dire est que les avis sont nettement divergents. Le Phare évoque un piège tendu à Kinshasa par Kigali, une mission impossible, estime le confrère : traquer une force négative présente sur son territoire depuis 1994. Sur le même sujet, L’Avenir approuve et titre : « Non à la politique de l’autruche… ». Alors que L’Observateur trouve que: « La RDC et le Rwanda veulent mettre fin aux groupes armés dans la région », car sur base du rapport du Conseil des ministres de lundi dernier, la situation sécuritaire dans le Kivu est sous contrôle. Ce qui n’est pas l’avis du Potentiel pour qui: « le Nord-Kivu : c’est la jungle ! ». Voyons les détails de ce tableau chaotique. Et d’abord, saluons le retour d’un classique ; les « frères ennemis » ne sont pas d’accord au sujet de la commission mixte Rdc-Rwanda qui s’est réunie à Kigali.

« Le Rwanda piège encore la RdCongo ». C’est le titre du Phare, en rapport avec la situation sécuritaire à l’Est, notamment au sujet de la tenue de la commission mixte Rdc-Rwanda dont les assises ont eu lieu dernièrement à Kigali. Y- a-t-il eu des avancées significatives à l’issue de la Grande commission mixte Rwanda-Rdc tenue du 18 au 19 mai ?, s’interroge ce journal. Oui, rapporte t-il, répondent en chœur les membres de la délégation congolaise conduite par Raymond Tshibanda, ministre des Affaires Etrangères, coopération et Francophonie qui, comme Ulysse, croit avoir fait un bon voyage au pays des Mille collines.
Le Phare rapporte : « En citant avec fierté un paragraphe du Communiqué final de ces travaux qui se sont déroulés dans la capitale rwandaise » : « le gouvernement du Rwanda continuera à appuyer les efforts de la Rdc visant à restaurer et maintenir la paix et la sécurité à l’Est de la Rdc ».
« Kinshasa se met la corde au cou », titre encore Le Phare, au sujet de la situation à l’Est.
Curieusement, soutient-il, en souscrivant aux prescrits de ce communiqué final, la Rdc endosse la responsabilité de la traque des Fdlr, alors que, souligne notre confrère, toutes ces opérations militaires conjointes ou non n’ont pas abouti à leur anéantissement total.
Pour Le Phare, «Dès lors que Kinshasa a accepté le principe de la traque, il devient comptable de tout ce qui adviendra. Il va donc être obligé d’affecter des ressources financières, humaines, matérielles, militaires, scientifiques à ces opérations et cela au détriment de la multiples chantiers de la reconstruction du pays ».

Ce n’est évidemment pas l’avis de L’Avenir, qui titre : « Kinshasa-Kigali : non à la politique de l’autruche ».
Depuis que quelques mutins ont investi la Localité de Runyoni, très proche de la frontière entre le Rwanda et la Rdc, les autorités de deux pays voisins se sont rencontrées à quatre reprises en moins de deux semaines, rappelle ce journal qui relève : « C’est pour la énième fois que le Rwanda et la Rdc se concertent pour au sujet de la paix, même si l’on constate que les deux pays tournent en rond au point que les dites négociations n’aboutissent pas à des résultats durables. Et pourtant, certains progrès méritent d’être mentionnées dans plusieurs domaines mentionnées dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment la relance des activités de la Cepgl, l’échange des Ambassadeurs, le renforcement de la coopération judiciaire, de a sécurité ».

« Nord- Kivu : la jungle », titre pour sa part Le Potentiel.
« Les échos qui nous parviennent du Nord – Kivu ne sont guère rassurants quant à la restauration de l’Etat et de paix dans cette partie du pays. On est apparemment en face d’un Etat dans un Etat », considère ce journal qui en outre accuse : « Les officiers Fardc (Forces armées de la Rdc) et ceux du Congrès national du peuple (Cndp) ainsi que les Seigneurs de guerre, des milices et autres groupes armés font leur loi, chacun en sa manière ».
C’est ce que Le Potentiel appelle « Une véritable jungle ». Il ajoute que la situation a été brossée par des résidents de cette contrée en séjour de travail à Kinshasa.

Grève

L’Association des chauffeurs du Congo (ACCo) a levé, mardi 22 mai, la grève lancée lundi pour protester contre les contrôles de la police intensifiés ces derniers jours dans la capitale de la RDC, qu’ils qualifiaient de tracasseries policières. Lundi et mardi, des nombreux kinois ont parcouru des kilomètres à pied pour rejoindre leurs lieux de travail. D’autres ont voyagé par taxis-motos, un moyen de transport très à la mode dans les coins de Kinshasa inaccessibles en voiture.

En ce qui concerne la paralysie de la ville de Kinshasa par les transporteurs, Le Palmarès titre : « Le ministre de l’Intérieur sous observation ».
Selon ce journal, « Le Chef l’Etat ainsi que tous les ministres attendent de Muyej un décryptage sans complaisance des tracasseries policières ». « Tous les hauts gradés de la Police nationale congolaise (Pnc), instigateurs des tracasseries doivent être démasqués », dit-il, avant d’insister : «Le nouveau ministre a l’obligation de convaincre dans un bref délai. L’option levée par le numéro 1 congolais depuis le 20 décembre 2011 est que si un ministre n’arrive pas à relever un défi extrêmement urgent en 3 mois et celui relativement urgent en une année, il doit débarrasser des plancher ». De ce point de vue, estime Le Palmarès, «l’actuelle législature sera complément différente de la précédente où l’on pouvait se taper un ou deux ans à tâtonner. Ou on est capable, ou on n’est pas capable ». Le Palmarès titre encore « Les transporteurs privées tiennent Matata au cou » et note qu’ « il est impérieux de souligner aussi que le gouvernement prend des décisions mais finit par (les laisser) tomber en désuétude ». Et d’affirmer que « Le Gouvernement Matata doit montrer qu’il est différent de celui qui l’a précédé. Sinon, le gouvernement sera en permanence otage aujourd’hui des privés et demain des autres clés de la société. Il faut éviter à tout prix la poudre de perlimpinpin ».

« Dialogue des sourds entre le ministre de l’Intérieur et les chauffeurs », titre Le Phare en ce qui le concerne. La grève des chauffeurs du secteur de transport public s’est poursuivie mardi pour le deuxième jour consécutif.
Ce journal rapporte : « A la place Sakombi dans la commune de Kintambo, au moment où les jeunes s’employaient à chasser tout véhicule qui se hasardait à faire le transport à faire, le ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation, Richard Muyez, est arrivé sous une forte escorte policière. Il a invité les chauffeurs à venir s’entretenir avec lui ».
Malheureusement pour lui, constate Le Phare, ses interlocuteurs n’étaient pas d’accord avec lui. Pour eux, il n’avait rien de neuf dans les propos du ministre. Les chauffeurs ont préféré se retirer.

« L’augmentation des rotations du train urbain a permis, mardi, d’atténuer les difficultés de déplacement des Kinois qui habitent les communes de l’Est (Masina, N’djili et Kimbanseke) » constate Radio Okapi. Pour contrer la grève des transporteurs privés lancée lundi à Kinshasa, la Société commerciale des transports et des ports (SCTP) a augmenté le nombre de rotations de son train urbain reliant l’aéroport de Ndjili à la Gare centrale. Le directeur des Chemins de fer Inter Urbain, Martin Lukusa, réclame du gouvernement des moyens adaptés à ce nouveau rythme de travail.
L’entreprise ferroviaire est passée de trois rotations journalières à cinq, dont deux dans l’après-midi. La SCPT aligne une locomotive et onze voitures, charriant environ trois mille (3000) passagers par rotation, pour un coût de 500 Francs Congolais (0,50 $) par passager. Martin Lukusa Cibangu espère une aide du gouvernement pour assurer les deux rotations supplémentaires. « Nous avions une obligation de faire trois rotations par jour. C’est ce qui était budgétisé. Nous avons augmenté notre charge horaire et ça demande de grande consommation de carburant », a-t-il expliqué. Le directeur des Chemins de fer Inter Urbain invite aussi le gouvernement à dégager la voie au niveau de l’aéroport, rendue difficile à cause de la présence de plusieurs constructions anarchiques le long de la voie ferrée. Selon lui, le tronçon long de 19 km s’effectue désormais en une heure au lieu des 15 minutes initiales.

Gouvernement

Quelques journaux s’efforcent de prendre de la hauteur et d’envisager les faits de façon plus large. Ils ne sont pas optimistes.

La Tempête des tropiques estime que « Le dernier mandat de Joseph Kabila à la tête de la RDC commence mal ».
Cela fait allusion tout autant à la reprise des combats au Nord-Kivu suite à une mutinerie attribuée au général rebelle Bosco Ntaganda, qu’à la grève des transporteurs privés et la paralysie des activités qui s’en est suivie à Kinshasa… On semble déjà bien loin des promesses faites par Joseph Kabila lors de la dernière compagne électorale de novembre 2011, pense conclut le journal.

La Prospérité titre encore plus brutalement « Anti-social ! ».
« Quinquennat du social, c’est bien évidemment le refrain- promesse que le gouvernement Matata a entonné au peuple congolais dans ses discours d’intention », écrit La Prospérité. Selon ce journal, c’est un type de coup de gueule qui n’a pas pris corps en 2010 et 2011. Le peuple assoiffé, impatient, regarde désormais de près les premiers gestes de son exécutif national, prévient La Prospérité.

Le Potentiel n’est pas moins sévère et titre : « Gouvernement : gestion sans repères…»
En parcourant le compte-rendu du conseil des ministres du 21 mai 2012, constate ce journal, l’on se rend vite compte que le projet du budget 2012 ne constitue pas une priorité du gouvernement. Aucune allusion n’y est faite. Cette omission signifierait-elle que l’on voudrait occulter la gestion des affaires de l’Etat pendant cette période de «vide budgétaire». L’absence de ce référentiel laisse à penser que le pays est géré à vau-l’eau, sans repères, juge Le Potentiel !

Parlement

Le Potentiel titre encore « Bureaux des Commissions permanentes : La parité n’est pas prise en compte ».
Il rapporte que l’Assemblée nationale a procédé mardi à la validation de l’élection des membres des sept commissions permanentes. L’Opposition parlementaire prend la direction de deux commissions. Ce journal explique par ailleurs que 33 postes déjà occupés sur les 35 que comptent les bureaux des commissions permanentes, seule une femme figure. La parité est mise au frigo, déplore ce journal

Toujours à ce sujet, La Prospérité titre : « La liste complète des membres des bureaux est là ». Les Honorables députés élus pour diriger les Commissions permanentes de l’Assemblée nationale sont presque tous connus. Il a fallu toute la sagesse de l’Honorable Minaku pour qu’une solution soit trouvée à la satisfaction de tous.

Le fond de la question, c’est toujours que les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Pour accomplir ces faits, toutefois, il faut les choisir crédibles et, si possible, de nature à être perçus comme « positifs » par la population. Ainsi a-t-on fait grand bruit de l’efficacité qui serait celle du gouvernement Matata, qui est jeune (car Tryphon du Bandundu l’est toujours, à 62 ans) et composé de techniciens compétents (comme, p.ex., le pharmacien chargé des Finances… Il est vrai qu’elles sont malades !) et de sa volonté de s’attaquer enfin aux questions sociales.
Malheureusement, il fallait aussi prévoir des aspects séduisants pour l’opinion internationale, comme par exemple la parité des genres, ou l’arrestation de Bosco Ntaganda. La première est passée à la trappe car bien sûr a direction masculine des partis n’a rien voulu entendre lorsqu’on en a discuté (beaucoup trop près des élections) et la seconde a violemment ravivé la guerre à l’Est. Le tout sur fond de budget vague et cafouilleux. Performance minable alors qu’il eût fallu de l’éblouissant. La grève des transports n’est sans doute que la première manifestation du malaise social…

Dans ce contexte, beaucoup s’étonnent que Jaynet Kabila ait flanqué dans la mare le pavé du recensement. Veut-elle, à défaut de parité, faire du bruit pour plusieurs ?
Sur le blog Congolais de Belgique, Cheik Fita estime que « Jaynet Kabila invente la roue ».
« Jaynet Kabila, sœur jumelle de Joseph Kabila a lu un texte au parlement congolais issu des élections chahutées du 28 novembre 2011. Dans ce texte, il était demandé à monsieur Matata d’inclure le recensement de la population dans le programme de son « gouvernement ». Le recensement de la population congolaise, est-ce une trouvaille ? Interrogeons la mémoire collective.
Dans les accords du dialogue inter congolais de 2002, il avait été prévu l’organisation d’élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d’un régime constitutionnel démocratique; L’organisation de ces élections, confiée à la CEI de l’abbé Malu Malu, devait commencer par un recensement de la population, puis le référendum. Suivraient, des élections locales, et le cycle se terminerait par l’élection présidentielle. Avant les élections de 2005 reportées en 2006, le recensement ne fut jamais effectué. Le pouvoir en place se contenta de ne recenser que les électeurs et encore ! De 2006 à 2011, il n’y a pas eu de recensement de la population non plus. Selon l’institut national des statistiques, le budget pour le recensement de la population congolaise avoisinerait les 170.000.000 de dollars ».
Cela lui inspire quelques questions.
« 1. Comment peut-on expliquer que de 2002 à ce jour, le régime de Joseph Kabila n’ait pas daigné recenser toute la population congolaise ? Mauvaise volonté ? Incompétence ?
2. Le pouvoir était-il à ce point démuni durant 10 ans?
3. Le tripatouillage constitutionnel pour oser instaurer plusieurs mandats à la présidentielle s’avérant hautement risqué pour un régime décrié et impopulaire, cette irruption politique d’un membre de la famille biologique du Président sortant est-elle innocente ou répond-t-elle à un calcul politicien à long terme ? … Par exemple, la cabale d’une succession à la Poutine-Medvedev, au sommet de l’état, à l’horizon 2016 !
La fin justifiant les moyens, pour des animateurs politiques véreux et qui s’accrochent au pouvoir, même réinventer la roue ne peut-il pas être utile ? »

(Qu’une chose ait été dite par Jaynet Kabila ne la rend ni fausse, ni inintéressante. Il est même curieux, soit dit en passant, que la famille Kabila soit une fois de plus à géométrie variable. Si JKK est un œuf pondu dans le nid congolais par un coucou rwandais, comment Jaynet peut-elle être sa sœur, et jumelle encore ! On saute allègrement d’un thème à l’autre, de « l’imposteur rwandais » à la « famille prédatrice », sans trop s’occuper du vrai problème : JKK est-il un bon ou un mauvais président ?
Elle a soulevé le problème sous un aspect qui en relève lé véritable importance, laquelle dépasse largement les élections. Citation : « Le dénombrement général des populations implique la prise en compte de bien d’autres informations au-delà du simple état civil des citoyens. Donc, manifestement, il s’agit bel et bien d’une omission dans le programme gouvernemental. Mais, alors une curieuse omission, car le programme égraine une liste de déficits (taux de desserte en eau potable, taux de desserte en électricité, l’offre de transport urbain, regroupement de villages etc.) auxquels une réponse adéquate ne peut raisonnablement être apportée en l’absence d’une estimation fiable de nos populations. Ceci est d’autant plus vrai que ce recensement est attendu depuis longtemps par tout un peuple qui espère ainsi enfin obtenir une pièce d’identité digne de ce nom. En effet, depuis la disparition de la circulation de la carte « accordéon » tricolore qui attestait à la fois de la nationalité et de l’adhésion au MPR dès la naissance pour tout Congolais, il n’est plus facile de savoir qui est Congolais et qui ne l’est pas. Ceux qui sont convaincus de l’être ne savent pas le prouver ! Et Dans l’entre-temps, le pays doit gérer des conflits déclarés ou latents du fait que certaines populations prônent leur appartenance à des groupes minoritaires en vertu de laquelle ils revendiquent des mesures de protection particulière et l’équité dans la représentativité au niveau des institutions nationales sans que personne ne puisse dire, en s’appuyant sur des données non sujettes à débat, si elles ont raison ou pas.
Le problème est crucial et c’est pour cette raison que sous le Gouvernement sortant, il avait déjà fait l’objet du Décret n°09/32 du 08 août 2009 prescrivant le recensement général de la population et de l’habitat en RDC, suivi d’un autre en août 2011 créant le Bureau national de recensement. L’ONU recommande que chaque pays membre procède au dénombrement de sa population une fois au moins tous les dix ans. Et la RDC serait, selon le FNUAP, le seul pays africain qui n’a pas organisé le recensement de sa population pendant plus de 20 ans. Quand un pays sort d’un conflit ou change de régime, il est indiqué qu’il connaisse la situation réelle de sa population, car tous les plans de développement se basent sur ce chiffre. Aux Etats-Unis, le décompte individuel des Américains est inscrit dans la Constitution. C’est donc opportun que le souci d’une planification rationnelle de tous les domaines de la vie des Congolais ait justifié cette motion et plus encore l’exigence que le recensement soit ajouté au programme du Gouvernement comme condition de son acceptation et de l’investiture du nouveau Gouvernement ».
Si on lit attentivement, entre les lignes, cela veut dire ceci : « Le recensement est, à tous les points de vue, une nécessité pour une gestion moderne et rigoureuse, parce que toute imprécision amène de couteux coulages et bricolages. En retardant le recensement, pour disposer de résultats électoraux plus aisément manipulables, on se prive de toute possibilité réelle de réaliser une ‘Révolution de la Modernité ‘» .
C’est tout à fait exact. Qui que soit la personne qui l’a dit ! NdlR)

© CongoForum, le mercredi 23 mai 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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