31/05/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

(CongoForum)

« Le théâtre de chez nous a encore de beaux jours devant lui. Tous cocufiés!!!! », dit un commentaire déposé sur le site de Radio Okapi. Cette formule lapidaire pourrait servir de titre à la présente revue de presse. Les sujets exploités dans la presse du jour constituent en effet un florilège de scandales, tripotages et manœuvres de bas étage sur fond d’insécurité, de misère et d’intimidation. Cela englobe la situation sécuritaire à l’Est du pays, y compris la question du rapport ONU et l’éventualité de prorogation du mandat de la Monusco, la fin prochaine de la session du Parlement, les soupçons d’enrichissement illicite des ministres honoraires, les progrès d’un banditisme florissant…

Est
Pour planter le décor, nous citerons un article paru sur le site Agoravox, basé en France, mais écrit par Boniface MUSAVULI : « Massacre en Syrie, massacres au Congo : deux poids, deux mesures ».

« La communauté internationale s’est naturellement émue du massacre de Houla, en Syrie, qui a couté la vie à 108 personnes dont des enfants. L’ancien Secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan s’est rendu dans le pays pour exprimer « son horreur » et a rencontré le Président Bachar el-Assad. Au même moment, des massacres de plus grande ampleur se déroulaient dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Des civils achevés pour la plupart à l’arme blanche dans le silence assourdissant des capitales occidentales. La crise du Congo, qui dure depuis 16 ans, avec un terrible bilan de six millions de morts, est sûrement l’illustration la plus tragique de la politique internationale du « deux poids deux mesures ».
L’Est du Congo est, en effet, actuellement en proie aux violences depuis la tentative ratée de capturer le criminel de guerre Bosco Ntaganda. Cet officier tutsi, né au Rwanda mais revendiquant la nationalité congolaise, croule sous plusieurs chefs d’accusation. Des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui lui vaut d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour Pénale Internationale.
Soucieux de redorer son image assombrie par les magouilles électorales de novembre 2011, le Président Joseph Kabila a entrepris de le capturer alors qu’il jouissait depuis toujours d’une totale impunité. Il avait même été promu général et placé à la tête des unités de l’armée nationale engagées dans les opérations au Kivu. Mais les temps changent et lorsqu’on a les mains à ce point couvertes de sang, personne n’est en mesure de vous garantir l’impunité. Ce qui devait arriver est donc arrivé. Sauf que l’opération de capture a été tellement mal préparée que l’individu a eu le temps de fuir. Depuis, il parcourt les maquis pour réactiver les miliciens tutsis avec le soutien du Rwanda, provoquant la réaction d’autres groupes armés dont les tristement célèbres FDLR impliqués dans les récents massacres.
Ces rebelles hutus rwandais avaient longtemps bénéficié d’un regard bienveillant de la part des populations congolaises martyrisées par les agressions militaires menées au Congo par le régime rwandais de Paul Kagamé. Mais la mentalité « barbare », dont ils n’ont jamais réussi à se départir, et qu’ils ont « exportée » au Congo, a fini par lasser la population qui ne supporte plus leur présence sur le sol congolais.
Une force internationale est pourtant déployée au Congo sous l’égide de l’ONU. Des casques bleus malheureusement incapables de se faire respecter par les belligérants. Les groupes armés qui errent dans la région se livrent aux exactions contre des civils parfois en leur présence. En novembre 2008, lorsque la milice CNDP, dirigée par les généraux Laurent Nkunda et, justement, Bosco Ntaganda, lance une attaque sur la route de Goma, elle détruit deux blindés estampillés « Nations Unis », blesse plusieurs casques bleus et massacre 140 civils dans la localité de Kiwanja à quelques dizaines de mètres d’un campement des casques bleus indiens. En juillet 2010, des miliciens hutus investissent la localité de Luvungi et violent pendant quatre jours de suite toutes les 303 femmes et filles que comptait le village.
Cette mission de l’ONU coûte chaque année plus d’un milliard de dollars aux contribuables des pays riches, qui, en ce temps de crise, devraient logiquement s’interroger sur son utilité. C’est la mission onusienne la plus coûteuse et probablement l’une des plus inefficaces. Comparée à d’autres missions internationales, en termes de coût et d’efficacité, on admet que la MONUSCO mérite largement les critiques qui lui sont régulièrement adressées.
En Libye, le contribuable français a payé « seulement » 300 millions d’euros pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi. L’opération a duré à peine huit mois. En République Démocratique du Congo, la mission onusienne dure depuis onze ans en engloutissant des sommes faramineuses pour entretenir une force qui assiste quasiment les bras croisés au massacre. Une passivité, hélas, destinée à durer aussi longtemps que la communauté internationale ne se sera pas penchée sur les principaux facteurs de la crise du Congo que sont le Rwanda et l’exploitation anarchique des richesses minières.
Sur le Rwanda, en effet, depuis l’arrivée de Paul Kagamé au pouvoir en 1994 (d’abord comme vice-Président, puis comme Président), c’est un régime dur et intransigeant qui sévit dans ce pays, condamnant une partie de sa population à l’exil. Il n’y a pas véritablement d’opposition et la presse se trouve dans un tél état de soumission au pouvoir qu’un débat libre sur un possible règlement pacifique de la rébellion hutue est inenvisageable. On estime qu’en concédant quelques assouplissements, le régime de Kigali pourrait contribuer de manière décisive au règlement de la crise du Congo. Seulement voilà ! Les grandes puissances, coupables d’inaction pendant le génocide de 1994, n’osent rien exiger au dirigeant rwandais. L’autre démarche pouvant contribuer à régler durablement la crise du Congo serait la mise sous contrôle internationale de ses gisements miniers, en particulier ceux des zones de conflit. Ce pays regorge d’immenses richesses minières (cassitérite, coltan, diamants, or, cuivre, cobalt, zinc, manganèse,…) dont les réserves sont estimées à plus de 24 mille milliards de dollars. Ces richesses, qui auraient dû procurer un bonheur incomparable aux Congolais, sont paradoxalement, la source de tous leurs malheurs. Leur exploitation anarchique ou sous des contrats opaques s’opère au prix d’exactions contre les habitants à qui ne restent que des miettes.
Des groupes armés, soutenus par les pays de la région, s’emparent de secteurs miniers qu’ils exploitent en infligeant des souffrances inouïes aux habitants (massacres, assassinats, viol, travaux forcés, enrôlement d’enfants,…). Penser seulement que les auteurs de récents massacres sévissent sur une région considérée comme étant la plus grande réserve mondiale de coltan (80 % des réserves mondiales). Un métal extrêmement précieux dans la fabrication des téléphones portables et autres appareils électroniques. Penser aussi à l’immense réserve de pétrole récemment découverte dans la même région et dont l’exploitation annoncée fait craindre de nouveaux conflits.
En plaçant ces gisements sous le contrôle d’un organisme international, au besoin par la force, on priverait ces groupes armés des moyens qu’ils se procurent grâce au trafic des minerais du sang.
Mais rien de tout cela n’est entrepris, et le massacre continue.
En tout cas, sans une mobilisation internationale de grande ampleur, comme cela est le cas autour de la crise syrienne, l’issue à la tragédie du Congo n’est pas pour demain ».
(Fin de citation)

La Prospérité annonce « Sur fond de guerre à l’Est : Roger Meece bientôt à New York pour le renouvellement du mandat de la Monusco ! ».
Le représentant Spécial du SG de l’ONU en RDC, l’Ambassadeur Meece se rendra ce dimanche 3 juin à New York pour participer aux consultations du Conseil de Sécurité en prélude au renouvellement du mandat de la Monusco. A en croire ce journal, citant le porte-parole de cette mission, Roger Meece va donc plaider auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin que celui-ci puisse, en collaboration avec le gouvernement congolais, proroger le mandat de la Monusco.

Toujours dans La Prospérité, « Au Nord-Kivu, on laisse entendre que le Rwanda et la RDC vérifient l’identité de 11 combattants se trouvant aux mains de la Monusco ».
En effet, les services de renseignement rwandais et congolais ont entamé depuis le mardi 29 mai à Goma (Nord-Kivu) les vérifications sur l’identité de onze citoyens rwandais qui se sont rendus la semaine dernière à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RD Congo (Monusco), en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

C’est ce qu’indique aussi Radio Okapi. Menées avec le concours de la mission onusienne, cette enquête fait suite aux allégations de ces combattants qui se sont fait identifier comme étant des ressortissants rwandais recrutés de force dans les rangs du Mouvement du 23 mars (M23).

Le Phare titre à la Une « Révélations de la Monusco sur le M23 : silence inquiétant du gouvernement ! ».
Si Kigali se trouve dans la tourmente, Kinshasa donne l’impression d’avoir perdu ses repères, indique ce journal. Il fait remarquer que le rapport confidentiel de la Monusco faisant état de la présence des militaires rwandais dans les rangs du CNDP et du M23 et dont la BBC s’est procuré la copie a provoqué un véritable tsunami dans l’opinion.

Le Potentiel titre : « Guerre dans l’Est du pays : tous dans l’embarras » et abonde dans le même sens.
Il trouve que les révélations faites dernièrement par les services de l’ONU ont mis en émoi l’opinion publique. Le Potentiel souligne que le mercredi 30 mai 2012, le gouvernement s’est expliqué – sans témoins – devant l’Assemblée nationale sur ce qui se passe dans l’Est de la République. Le journal rapporte également un coup de théâtre à la Monusco qui s’est rétractée, selon le journal. Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, la mission des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo a affirmé ne pas détenir suffisamment de preuves pour charger le Rwanda. Décidément, note Le Potentiel, la guerre dans l’Est du pays embarrasse tout le monde. Même Kigali, obligé de sortir ses gonds pour se défendre.

Le document de l’ONU dont la chaîne de radio britannique BBC s’est procuré une copie et qui indiquerait que l’approvisionnement en armes et même en hommes du mouvement rebelle M23 créé par des mutins, ex-CNDP « incorporés » dans l’armée congolaise proviendrait du Rwanda continue à provoquer des remous qui promettent d’être du plus haut comique.
« Les services de renseignement rwandais et congolais, annonce Radio Okapi, ont entamé depuis le mardi 29 mai à Goma (Nord-Kivu) les vérifications sur l’identité de onze citoyens rwandais qui se sont rendus la semaine dernière à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RD Congo (Monusco), en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) ».
Menées avec le concours de la mission onusienne, cette enquête fait suite aux allégations de ces combattants qui se sont fait identifier comme étant des ressortissants rwandais recrutés de force dans les rangs du Mouvement du 23 mars (M23). Des sources concordantes renseignent que ces vérifications se poursuivaient ce mercredi 30 mai à Goma où les deux parties écoutent tour à tour ces hommes en présence de la Monusco. Ces personnes disent avoir été recrutées au village de Mundende au Rwanda et ont laissé leurs pièces d’identité auprès de leurs recruteurs. Ces personnes se disent impatientes de rejoindre leur patrie. Ils ont dit aux enquêteurs qu’ils voudraient que les autorités les protègent contre les représailles de ceux qui les avaient recrutés, selon eux, par force à partir du Rwanda.
Nous évoquions hier la tendance des prisonniers à faire de fausses déclarations. Cela existe en version courageuse – donner sciemment de faux renseignements pour égarer l’ennemi – et en version froussarde – donner les réponses dont on suppose qu’elles plairont, pour se faire bien voir. On se perd cependant en conjectures sur les raisons qu’aurait un prisonnier de se dire Rwandais, s’il ne l’est pas. Dans le contexte actuel, ce enseignement n’est certainement pas de nature à attirer sur lui la sympathie des soldats congolais ! D’autre part, le renseignement le plus important n’est pas qu’il y ait dans l’Est des Rwandais, ou des « gens à nationalité variable ». On le sait depuis longtemps et le plus bel exemple en est Ntaganda lui-même. C’est la date du recrutement : février. Cette date fait de Kagame le « chef d’orchestre » de toute l’opération qui n’a débuté qu’en avril. Nous ne nous doutions cependant pas que nous avions raison à ce point !
Pourquoi mettre tant d’acharnement à déterminer si ces 11 prisonniers sont oui ou non de véritables Rwandais ? Et imagine-t-on la scène des interrogatoires, avec des agents rwandais et congolais chargés d’obtenir qu’ils nient en être, et des Onusiens fort désireux de les entendre confirmer qu’ils en sont ? A quoi cela sert-il ? A supposer que l’on établisse qu’ils ne sont ni congolais, mais rwandais, mais des mercenaires venus de Dieu sait où, il reste qu’ils ont été pris, les armes à la main, combattant du coté du M23 qui, comme le CNDP, comme Ntaganda, servent, non le seul Rwanda, mais l’ensemble de l’organisation capitaliste de pillage qui ravagre l’Est du Congo avec des méthodes dignes de Léopold II. Cette maffia a pour complice l’ensemble de la bourgeoisie congolaise, qui de ce fait participe à des « vérifications » destinées à brouiller les cartes.
Le gouvernement congolais dit attendre les résultats de cette enquête pour confirmer ou non le soutien du Rwanda au M23. La Monusco s’est abstenue, mercredi 30 mai au cours de la conférence hebdomadaire des Nation unies, de confirmer ou d’infirmer l’implication probable du Rwanda au conflit dans l’Est de la RDC.
Ceci veut dire que l’on va s’égarer volontairement dans des recherches sur la nationalité de ces hommes alors que, quelle que soit leur nationalité, leur témoignage établit que le Rwanda réparait dès février des opérations qui n’ont commencé qu’en avril. C’est là le renseignement essentiel et s’égarer sur la nationalité des prisonniers, c’est prêter la main à ce que l’on perde de vue une date qui accuse formellement Kagame !

Le gouvernement s’est expliqué devant l’Assemblée nationale sur ce qui se passe dans l’Est de la République, mais il l’a fait à huis clos. « Mutinerie aux Kivu : plénière à huis clos à l’Assemblée nationale » annonce Radio Okapi.

Les ministres congolais de la Défense et de l’Intérieur ont été interpelés, mercredi 30 mai, à l’Assemblée nationale pour répondre une question orale avec débat du député de l’opposition Martin Fayulu sur la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC. Le président de l’Assemblée nationale a décidé que la plénière se déroulerait à huis clos, évoquant la délicatesse de la question et une disposition du règlement intérieur de cette institution. Furieux, certains députés de l’opposition sont sortis de la salle pour marquer leur désapprobation. L’auteur de la question s’est dit déçu par cette décision, indiquant que « le peuple congolais a le droit de connaître la vérité sur la situation qui prévaut à l’Est ». « C’est un manque total de respect au peuple. Et je ne peux pas cautionner ce comportement dictatorial », a-t-il déclaré.
De son côté, le député de la Majorité Willy Makiashi a trouvé justifié la décision du président de l’Assemblée nationale. Selon lui, il fallait éviter que la plénière ne se transforme en «un show médiatique». « Il y a des choses qui ont été dites dont il fallait éviter que la population et nos adversaires puissent les écouter. Ce sont des questions d’Etat », a-t-il indiqué.
Henry Thomas Lokondo, un autre député de la Majorité, demande lui, au gouvernement congolais de négocier avec le Rwanda au sujet de la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la RDC : « Il faudrait que notre gouvernement ait des négociations claires et directes avec nos amis rwandais pour leur poser des questions précises quant à ce qui se passe. Qu’ils nous donnent des réponses claires et nettes. »

Dans tout cela, on avait un peu oublié Bosco Ntaganda. Il reparaît dans L’Observateur qui titre : « Bosco Ntaganda ‘ressuscité’ ».
« Je suis prêt à faire face à la justice au Congo mais pas à me rendre à la Haye », a déclaré le général rebelle Jean-Bosco Ntaganda alias Terminator qui a fait sa réapparition après s’être éclipsé durant quelques semaines, rapporte le quotidien. Le journal note qu’après avoir disparu des radars des autorités congolaises et de la CPI, Bosco Ntaganda vient de faire une réapparition vocale. Dans une interview exclusive accordée au service des Grands-Lacs de la BBC, le général mutin accuse la CPI de partialité, rapporte L’Observateur.

Le Palmarès, sous le titre « Sur le point d’être arrêté : Bosco Ntaganda se dit prêt à affronter la justice au Congo, pas à la Haye », donne aussi cette information.
Il dit que le précité suspect de la CPI l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée au service des Grands lacs de la BBC. Selon cet officier mutin, la CPI est partiale.

Parlement

Il faut se rappeler d’où ce Parlement vient et ce qu’on lui fait faire. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Dans le cadre de cette mise en scène, un élément essentiel est l’existence et le fonctionnement « paisible et normal » du Parlement. Or, on assiste à pas mal de grimaces : vote de confiance à un gouvernement sur un budget non chiffré, obstacles mis à une commission d’enquête sur les malversations du gouvernement sortant, débât cadenassé et à huis clos sur la situation à l’Est… Comme dit le bon peuple, ça la fout mal !

Le Potentiel titre « A 15 jours de la fin de la session ordinaire de mars, Parlement : les bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale se concertent ».
Les deux bureaux du Parlement se sont réunis mardi pour harmoniser leurs points de vue sur le calendrier des travaux de la session ordinaire en cours, dont la clôture interviendra dans 15 jours, indique Le Potentiel. Ils ont fait état d’une lettre du Premier ministre et parlé aussi de la sécurisation du Palais du peuple.
Selon ce journal, la session ordinaire du mois de mars prend officiellement fin le 15 juin. Afin d’harmoniser leurs points de vues sur les questions à traiter en priorités durant les deux semaines qui restent encore avant les vacances parlementaires qui dureront trois mois, les membres des bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale se sont rencontrés le mardi 29 mai au Palais du peuple.

Parlant par ailleurs de soupçons d’enrichissement illicite, Le Potentiel note que le PGR vient d’être saisi pour engager des poursuites contre les ministres honoraires.
Le Procureur général de la République (PGR) a été saisi hier mercredi 30 mai, par le groupe parlementaire MLC et alliés afin de déclencher les poursuites judiciaires contre les anciens membres du gouvernement 2007-2011, écrit-on.

La Prospérité titre : « Enrichissement illicite, Le MLC et Alliés en justice contre des anciens ministres et premiers Ministres ! »
Ce quotidien fait savoir que le MLC et alliés sont d’avis que certains membres des gouvernements Gizenga et Muzito n’ont jamais déclaré leurs biens dans les trente jours ayant suivi la fin de leurs fonctions respectives, violant ainsi, selon eux, l’article 99 de la constitution. Dans leur mémorandum, le MLC et alliés demandent au procureur général de la République de se pencher sur le rapport de la commission Economique et financière de l’Assemblée Nationale relatif à l’exécution du Budget, exercice 2009, explique La Prospérité.

Divers

ACP annonce : « Un projet d’implantation d’un centre de recherche spatiale en Rdc présenté au ministère de l’ESURES ».
La délégation italienne de « Commitee on space Research » (Cospar), conduite par le Pr. Giovanni, a présenté mardi au ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire et de la recherche scientifique, ledit projet et la Rdc en y adhérant, sera le point focal, souligne l’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE.

L’Avenir titre : « Insécurité dans la capitale : des faux militaires traquent les gens au centre-ville de Kinshasa».
Ce quotidien note que ce phénomène prend de l’ampleur depuis plusieurs mois dans la capitale congolaise, très souvent sur le long du Boulevard du 30 juin et d’autres artères de la commune de la Gombe, au centre-ville de Kinshasa. Selon lui, Il y a des personnes s’identifiant comme étant des éléments des FARDC qui se mettent systématiquement à dépouiller des passants. Circulant en grand nombre et en tenue civile, ces hommes s’activent à traquer des gens au nom de l’armée, mais on ne sait pour le compte de quel service il opère, conclut L’Avenir.

© CongoForum, le jeudi 31 mai 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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