01/06/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

(CongoForum)

Les journaux congolais parus ce vendredi présentent de manière bigarrée une actualité
essentiellement parlementaire. Entendez par là que les faits du jour sont perçus
essentiellement à travers les travaux de la Chambre qui y sont relatifs : le débat à huis
clos à l’Assemblée nationale sur l’insécurité à l’Est du pays, l’opération musclée de la
police visant la remise de l’ordre sur les artères de Kinshasa. Le Premier ministre est
sollicité pour une clarification publique sur ces questions de même que sur son style de
travail qui traumatiserait déjà certains de ses ministres. D’autre part, il faut noter, moins
sensible dans la presse écrite, mais de plus en plus présente sur les autres médias, une
agitation croissante autour du Sommet de la Francophonie.

Huis clos sur l’Est

Le huis clos du débat à l’Assemblée nationale sur la guerre relancée à l’Est du pays
occupe encore le devant de l’actualité dans la presse congolaise de ce vendredi. Le
Potentiel titre à la Une « Tensions dans l’Est : le mystère demeure ».
Il écrit que : « C’est au non du sacro-saint principe de secret defense que la question de
l’insécurité dans l’Est du pays a été débattue à huis clos entre le gouvernement et les
élus du peuple le mercredi 30 mai 2012. Soit ! Toutefois l’opinion ne cesse de
s’interroger. Pourquoi cette guerre dure-t-elle malgré toutes les initiatives expérimentées
sur le terrain ? Le mystère demeure ».
Deux autres articles du Potentiel relatent le mystère complexe qui sous-tend la crise à
l’Est. « Le Chef d’état-major général appelle les officiers supérieurs des FARDC au respect
de la Constitution », et celui qui présente un avis lourd de sens d’une communauté
religieuse: « Selon les missionnaires comboniens : Le mensonge devient une arme de
guerre au Kivu ».

« Avec les violences qui font rage depuis plus de trois semaines dans la province du
Nord-Kivu, « il est raisonnable de soupçonner qu’il peut y avoir des intentions cachées »,
indiquent les missionnaires comboniens qui, dans un éditorial transmis à la MISNA,
estiment que la guerre contre les groupes rebelles et la défense des populations civiles
réclamées par les récents protagonistes de désertions au sein de l’armée « sont des
prétextes fallacieux pour ne pas accepter le déploiement de troupes issues du Cndp
(mouvement armé dont sont issus la plupart des soldats mutinés, Ndlr) dans d’autres
districts militaires autres que ceux du Kivu, afin de poursuivre leur activité d’exploitation
illégale des ressources minérales du Kivu ».
Le cadre pris en considération par les missionnaires du Réseau Paix pour le Congo
s’étend des collines de Mbuzi à Chanzu et Runyonyi, en territoire de Rutshuru, près des
frontières de l’Ouganda et du Rwanda, où les affrontements entre l’armée et les rebelles
du Mouvement du 23 mars (M 23), formé par les soldats mutinés) ont provoqué la fuite
de 80.000 civils, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr).
Les rebelles justifient leur décision de déserter les rangs de l’armée et de former leur
propre mouvement en arguant de manquements du gouvernement aux engagements
qu’il avait précédemment pris.

Dans leur éditorial, les missionnaires observent que “les différents rapports du Groupe
d’experts des Nations unies pour la RDC a dénoncé à plusieurs reprises, l’implication de
certains officiers des Fardc (armée congolaise, Ndlr), y compris le « général » Bosco
Ntaganda et le « colonel » Makenga Sultani, dans des circuits mafieux liés à la
contrebande des minerais du Kivu ». Ce n’est pas un secret. En plus, tout le monde sait que le commerce illicite de minerais
passe par le Rwanda, ainsi que par l’Ouganda et le Burundi, comme rapporté par les
rapports cités.

Les anciens rebelles refusent en outre d’être réintégrés à d’autres districts militaires que
le Kivu en raison de la présence dans la région de soldats rwandais restés dans le pays
après les précédentes guerres, ce que confirme un rapport de l’Onu encore classé
confidentiel, et récemment diffusé par la chaîne Bbc.
« Il est désormais clair: comme certains mouvements politico militaires précédents, qui
ont semé la terreur et la désolation parmi la population congolaise et tué huit (8) millions
de personnes innocentes et sans défense, le M 23 aussi a été créé et est soutenu par
l’actuel régime rwandais de Paul Kagame. Comme d’habitude, le Rwanda nie, en
affirmant que l’instabilité actuelle dans l’Est du Congo est une question du gouvernement
congolais et de l’armée congolaise », concluent les missionnaires.
« Le Rwanda a toujours nié. Mais il a toujours été démenti par les divers rapports
internationaux, y compris ceux de l’Onu. Comme l’Ouganda, le Rwanda demeure, en fait,
un pion important dans les mains de certaines puissances occidentales et sociétés
multinationales qui sont à la recherche de matières premières, notamment minérales, du
Kivu », dénonce encore le Réseau Paix pour le Congo ».
(Le « Réseau Paix pour le Congo » édite le bulletin « Congo-Actualités » dont les
numéros sont repris en ligne sur www.CongoForum.be. NdlR)

Dans le même contexte, Le Potentiel révèle également une démarche de l’épiscopat
catholique allant dans le sens de la recherche du décryptage de l’enjeu principal de la
guerre de l’Est: « Minerais de sang : la CENCO plaide au Sénat américain pour le
maintien des sanctions ». Le journal explique la démarche en indiquant que : « Les
minerais provenant de l’Est de la RDC ne devraient pas être achetés. Ils sont des
minerais de sang. Le président de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo)
en a appelé devant la sous-commission sénatoriale américaine au maintien des
sanctions ».
(Aux Etats-Unis, la loi Dodd-Frank prohibant l’utilisation des « minerais de sang » est
l’objet d’attaques de la part des parlementaires républicains qui désireraient la modifier
de façon à ce qu’elle n’ait lus qu’une ortée symbolique. C’est dans ce cntexte que les
évêques congolais nt été invités à témoigner devant la Commision du Sénat. NdlR)
Sur le même chapitre, l’avis de L’Avenir est tout autre. Sous le titre: « Insécurité au
Nord Kivu : les FARDC tout feu tout flamme », il écrit que pendant que les FARDC volent
de victoire en victoire et que les populations commencent à regagner petit à petit leurs
villages, les honorables députés nationaux voudraient débattre de cette question du
secret de la défense de l’Etat en séance plénière où les langues réclament la révision des
termes de contrat de la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RD Congo
dont le mandat actuel accorde la priorité à la protection des populations civiles. « ‘La
Monusco a des armes et elle devrait savoir qu’elle est venue entretenir la paix en
République Démocratique du Congo, et si leurs clauses ne les autorisent pas à utiliser les
balles qu’elles ont dans leurs armes pour mettre en déroute les rebelles, qu’elle parte’ a
indiqué l’honorable Nkumu Frey », rapporte L’Avenir qui pense que peut être cette
option peut finalement mettre fin aux rébellions récurrentes qui se créent pour besoin de
la cause à l’Est du Congo, comme le pense un autre député de la majorité : Zacharie
Bababaswe.
(L’ONU doit prochainement renouveler le mandat de la MONUSCO. Dans ce contexte, il
est habituel que le pouvoir congolais se plaigne bruyamment de l’inefficacité de la
MONUSCO, accusée de « regarder en touriste » plutôt que d’intervenir. Cela débouche
régulièrement sur un maintien de la MONUSCO, mais avec un mandat encore plus étroit,
qui l’empêche encore davantage d’intervenir. Mais il est manifeste que c’est surtout en
tant que témoin que la MONUSCO gêne. Voir à ce sujet les dernières palinodies relatives
aux « 11 Rwandais ». On a appris ainsi que le document ayant « fuit » vers la BBC était
« un rapport mais pas un Rapport ». Entendez que cette capture figure dans un rapport
journalier des troupes, non dans un grand document consécutif à une enquête. Que ce
soit l’un ou l’autre importe peu : il reste que le Rwanda recrutait en février pour une
guerre en avril. Il savait donc qu’elle allait avoir lieu. NdlR)
L’Observateur titre « Guerre au Nord-Kivu : Goma hyperprotégé par le 322è bataillon».
Il reprend l’information diffusée par l’agence Belga selon laquelle le 322ème bataillon de
réaction rapide des Forces armées de la RDC (FARDC), second bataillon formé par les
instructeurs belges est déployé au Nord-Kivu pour protéger son chef-lieu d’éventuelles
attaques des mutins du Mouvement du 23 mars (M23). Les quatre compagnies que
compte ce bataillon ont toutes été transférées de leur garnison de Kindu, dans la
province voisine du Maniema, où elles étaient cantonnées, vers le Nord-Kivu. Seule une
arrière-garde d’une centaine de militaires est restée à Lokandu (près de Kindu), le reste
du bataillon est engagé dans l’Est. Leurs quelque 500 collègues sont, dans une posture
défensive, chargés de protéger les axes nord et nord-ouest de Goma en étant déployés
dans les régions de Sake et de Rutshuru, selon l’agence belge d’informations.
Pour La Prospérité, qui « ratisse » plus large « Guerre à l’Est, Budget, Social, Kin-
Propre… Matata face à la presse : rendez-vous reporté ! ».
Le rendez-vous du Premier ministre Matata Ponyo avec les professionnels des médias,
initialement prévu pour ce vendredi 1er juin, a été renvoyé sine die, selon des sources
proches de la primature. Les raisons de ce report n’ont pas été communiquées. Toutefois,
poursuit le journal, l’on croit savoir que la souffrance humaine et les besoins accrus dans
le chaos au Nord-Kivu n’auraient pas manqué d’avoir une incidence sur le calendrier du
Premier ministre. A en croire des sources humanitaires, soutient La Prospérité, près de
100 000 personnes ont abandonné leurs maisons ; 21.000 autres ont traversé les
frontières vers le Rwanda et l’Ouganda.
C’est dans ce cadre que L’Observateur se demande dans son éditorial: « Comment
améliorer nos relations avec nos voisins ? »
Pour lui, « notre malheur, qui peut être conjuré à condition de le vouloir, c’est notre
incapacité à nous défaire des groupes de pression structurés qui travaillent pour
empoisonner nos relations avec certains de nos voisins ». Les exemples ne manquent
pas, note l’éditorialiste qui rapporte que la RDC a intérêt à changer certaines choses
avant que cela ne se retourne durablement contre nous. C’est ainsi qu’il pose la
question : « Pourquoi n’avons-nous pas trouvé des formules pour, par exemple, exploiter
ensemble avec le Rwanda le gaz du lac Kivu ? »
Pour sa part, Le Phare présente aussi le lourd dossier de la guerre relancée à l’Est par
une série d’articles « Crise du Nord-Kivu. Le huis clos n’a rien réglé ». En sous-titre
« Question orale avec débat : l’impossible conclusion ». L’autre article du dossier est
présenté sous le titre tout aussi révélateur ci-après, à savoir : « Le Rwanda toujours
maître du jeu en RDC ».
La Prospérité est allé au-delà du débat à huis clos qui n’aurait pas décanté la situation
pour s’en remettre carrément au Chef du gouvernement que l’opinion souhaiterait voir
s’exprimer ouvertement sur la stratégie envisagée par l’exécutif national face à la
récurrente question d’insécurité à l’Est de même que sur d’autres aspects qui rebutent
aussi de la vie nationale. D’où sa manchette: « Guerre à l’Est, Budget, Social, Kinpropre…
Matata face à la presse : rendez-vous reporté ! ».
La Prospérité rapporte dans le même contexte l’énervement causée jusqu’au sein de
l’Assemblée nationale par le débat sur la crise à l’Est et cela à cause du huis clos qui a
été décrété sur le dit débat. « Furieux du huis clos de Minaku à l’AN (Assemblée
nationale), Martin Fayulu (Député élu) crie à un manque de respect au peuple ! ».

Sommet de la Francophonie

Ce sujet est abondamment agité sur Internet et, fait rare, c’est le cas tout aussi bien
pour les sites gérés depuis le Congo (Digitalcongo, Radio Okapi, Médiacongo) que
pour ceux de la diaspora comme Congolais de Belgique (Cheik Fita), Réveil-FM (F.
Mulongo, France) ou l’UDPC de Gaspard-Hubert Lansi Koko (Paris).
La question relève en partie d’un dialogue de sourds permanent, dans la mesure où une
série d’événements internationaux (en l’occurrence le Sommet de la Francophonie, mais
on a vu des choses du même genre au sujet d’événements sportifs comme les Jeux
Olympiques, voire même le Concours Eurovision) ne sont pas, diplomatiquement, une
reconnaissance d’un régime ou d’un pouvoir (les diplomates n’ont pas tort de le dire)
mais lui offrent un lustre, une caisse de résonance qui confortent sa crédibilité (les
Africains ont raison de le souligner).
Or, il se fait que le Socialiste François Hollande a été élu Président peu après les
« élections » congolaise et peu avant un Sommet dont le Président français est toujours
peu ou prou la vedette. En outre, il a fait en campagne quelques (rares) déclarations sur
la démocratie en Afrique. D’où question : doit-il venir à Kinshasa ? Il ne peut ignorer la
situation : Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore
inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de
compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux
PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les
chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS,
non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs.
On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes
de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et
des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais
inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un
coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si
de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays
et le monde devant le fait accompli.

La position de beaucoup de Congolais est que la présence de Hollande conforterait ce fait
accompli et qu’il doit donc s’abstenir ou délocaliser le Sommet (décision qui ne lui
appartient pas).

Dans ce contexte, Afrikarabia annonce une manifestation à Paris contre le sommet de la
Francophonie. L’opposition congolaise manifestera samedi 2 juin à Paris contre la tenue
du prochain sommet de la Francophonie organisé en République démocratique du Congo
(RDC). L’Apareco et le mouvement des Patriotes Résistants Combattants demandent à
l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) de « renoncer au maintien du
sommet à Kinshasa dans le contexte actuel ». L’opposition dénonce « les fraudes
massives », « les violences et les assassinats » durant les dernières élections de
novembre 2011.
Pour l’heure, Kinshasa continue activement les préparations du sommet en collaboration
avec l’Organisation Internationale de la Francophonie. Du côté de l’Elysée, rien n’a
encore filtré sur la présence ou non de François Hollande dans la capitale congolaise.
L’ambassadeur de France en RDC, Luc Hallade, estime sur RFI « qu’il n’y a pas de mise
en cause à ce stade, de quelque participation que ce soit ». L’ambassadeur a consulté le
cabinet du président français qui lui a répondu que « la ligne était la même que celle que
je défends, c’est-à-dire de soutenir effectivement une participation au plus haut niveau,
de notre Etat, comme des autres Etats ».
Cela a valu à l’Ambassadeur une lettre énergique de Jean-Louis TSHIMBALANGA (texte
intégral lisible sur le bloc de Cheik Fita) disant notamment.
« Après avoir parcouru le mensonge que vos services ont mis sur le mur de l’Ambassade
de France en République Démocratique du Congo concernant la Francophonie , nous
vous citons : « A moins de 5 mois du prochain sommet de la Francophonie , qui se
tiendra à Kinshasa, le Grand débat du 29 mai sera consacré aux coulisses de cet
évènement attendu par toute la RDC, »
A quel peuple de la RDC faites-vous allusion :
- Celui qui est oppressé en pleine guerre, celui qui subit les viols de ces filles,
femmes, enfants et vieillards ?
- Celui qui est mutilé sans protection à l’Est du Congo par les armées des pays
voisins et les différents groupes armées ?
- Celui qui vit dans la terreur et la privation de liberté d’expression ?
- Celui qui se fait assassiner sans jugement ni justice par la famille du Président
sortant ? ?
Nous accusons l’Organisation Internationale de la Francophonie et tous ceux qui la
soutiennent, de procéder et d’entretenir délibérément, pour des « INTERETS PRIVES,
INAVOUES ET MALSAINS » au tarissement du crédit et de l’image de la France et des
Français, sans que ces derniers s’en aperçoivent.
Nous sommes inquiets de votre approche et de votre mission au poste à Kinshasa, car
vous manipulez les informations aux Français ? Cette mascarade d’arrière garde doit
cesser. Le Gouvernement du Président François Hollande, qui nous lit en copie, ne se
laissera pas impliquer dans les coulisses de magouilles et manigances cachées, inédites,
inavouées et malpropres auxquelles vous avez l’intention de l’entrainer… »
D’après DigitalCongo, « Le débat (à l’ambassade de France) a été riche et a permis de
lever de doute sur la tenue du sommet. Pour rappel, l’ambassade de France organise
chaque mois une conférence-débat sur un point d’actualité sous la modération de M.
Ndjate Alain, journaliste indépendant ».
Le commissaire général du Comité National d’organisation de la Francophonie (CNO),
Isidore Ndaywel a affirmé mardi dans la soirée, à l’Institut français de Kinshasa, lors
d’une conférence débat, que la tenue du Sommet « rapporte au pays des dividendes
politiques, diplomatiques et économiques ». M. Ndaywel a particulièrement dit que les
dividendes diplomatiques concernent notamment, la présence massive et remarquable
des plusieurs chefs d’Etat et des ministres francophones, la consolidation des relations et
l’ouverture du pays au monde. Ce sommet permettra de jouer sur « la visibilité de la
République Démocratique du Congo » étant donné que les guerres ont terni l’image
pendant plus de deux décennies, a-t-il indiqué. S’agissant de la logistique, M. Ndaywel a
relevé que le CNO se prépare en conséquence sur tous les plans et qu’à la date échue,
tout sera fin prêt pour la tenue du sommet, bien que qualifiant de « drôle » la question
posée par la presse à ce sujet.
Il a cité, à titre d’exemples, le Palais du Peuple, site choisi pour le déroulement du
sommet, qu’on doit rénover, l’esplanade du Stade des Martyrs qui abritera le « Village
de la Francophonie », etc. Il a rappelé que la RDC aurait pu organiser ce sommet vers
les années 90 après le Sénégal, mais les guerres en ont été une grande contrainte,
estimant que le pessimisme n’a pas droit de cité vu la place qu’occupe le pays au sein de
cette communauté.
A la question de savoir si le Président français, François Hollande sera présent au
Sommet, Ndaywel a répondu que « cela ne pouvait poser de problème présentement car
une invitation formelle ne lui étant pas encore adressée ». Ces propos ont été confirmés
par l’ambassadeur de France en RDC, Luc Hallade, présent à cette conférence.
Pour M. Polydor Muboyayi, président de l’Observatoire des médias congolais (OMEC), le
CNO devra « assurer la liberté aux professionnels des médias, afin d’éviter toute
tracasserie policière et pour permettre aux étrangers d’avoir accès aux médias ».
M. Panu Panu, expert en développement durable, pense, quant à lui, que la question de
l’environnement sera au menu du sommet dans la mesure où « ce domaine est devenu
politique et compétitif ».
Avec ou sans François Hollande, une chose est sûre, le sommet de Kinshasa sera sans
doute la dernière « fenêtre de visibilité médiatique » de l’opposition congolaise pour faire
pression sur Kabila. Mais cela veut dire qu’il faut manifester à Kinshasa, même au prix
d’un bain de sang. Pour le dire cyniquement : l’attention des médias est à ce prix.
Divers
Le Palmarès s’en prend aussi au Premier ministre mais cette fois sur le registre de ses
méthodes de travail. « Exécutif national. Matata Ponyo soumet ses ministres à un rythme
fou ! ».
Il explique que : « Obligés de commencer certains conseils des ministres à 7 heures, des
ministres commencent à rouspéter contre leur chef et le trouvent exigent et compliqué. Il
y a des ministres qui ont cru être arrivés au sommet de l’Etat pour se reposer. La
pression qui s’exerce sur eux les fait déchanter en ce moment ».
L’Avenir évoque la difficile désignation du porte-parole de l’opposition qui traîne trop. Il
titre en manchette « Opposition politique. Election du porte-parole. Le compromis loin
d’être trouvé face à une kyrielle de candidats ».
L’Observateur annonce également: « 16 millions USD de la BAD pour la gouvernance
économico-financière en RDC ».
Ce quotidien signale la signature d’un accord financier portant sur le Projet d’appui à la
modernisation des Finances Publiques (PAM-FP). Ledit financement est évalué à 16
millions de dollars. Selon les termes du partenariat, ce projet va contribuer à
l’amélioration de la gouvernance économique et financière, à travers le renforcement de
l’administration fiscale centrale en RDC. L’accord a été signé, jeudi 31 mai, à l’ouverture
de La 47ème réunion des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement
(BAD)
© CongoForum, le vendredi 1er juin 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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