04/06/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

(CongoForum)

On a manifesté ce week-end a Paris et essayé de le faire à Kinshasa, mais pas avec les mêmes objectifs. Le gouvernement est sur la sellette dans les colonnes des journaux congolais de ce début de semaine avec la présentation par le Premier ministre d’une feuille de route musclée à respecter rigoureusement par l’équipe ministérielle qui a d’ores et déjà été mise en garde contre toute mollesse, et cela par urgente nécessité d’innover et d’exécuter un travail efficace

Manifestations

Pendant ce week-end, il y a eu une manifestation congolaise à Paris, qui a eu lieu sans grand succès de foule, et une manifestation avortée à Kinshasa. Elles ne concernaient pas les mêmes objectifs.

Celle de Paris concernait les élections de 2011 et le Sommet de l’OIF. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. De ce fait, comme le résume Afrikarabia, « « Hollande ne doit pas aller à Kinshasa » selon l’opposition à Paris ». Une centaine d’opposants congolais ont manifesté samedi 2 juin devant le siège de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à Paris contre la tenue du 14ème Sommet de la Francophonie à Kinshasa. L’Apareco qui organisait le sit-in, a demandé à François Hollande « de ne pas se rendre à Kinshasa » et promet des manifestions dans la capitale congolaise pendant le Sommet. « Kabila dégage ! Ingeta « , « Hollande tiens tes promesses ! » tels étaient les slogans scandés ce samedi devant le siège parisien de l’Organisation Internationale de la Francophonie..
« La manifestation était organisée par l’Apareco, d’Honoré Ngbanda, l’ancien conseiller sécurité de Mobutu et par le Mouvement des Patriotes Résistants Combattants de la diaspora congolaise. Dans la foule, des sympathisants de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, du MLC de Jean-Pierre Bemba ou du RCK », toujours d’après Afrikarabia .

La présence de Ngbanda, dont le titre de « conseiller sécurité de Mobutu » couvre en fait des activités de tueur à gage en chef qui lui ont valu de porter, avant Ntaganda, le titre peu envié de « Terminator », n’était certainement pas de nature à faire accourir les foules.
« Mouvement des Patriotes Résistants Combattants » est le titre habituel que se donnent les partisans de Tshisekedi. Pour l’opposition, nous dit-on encore, « c’est en effet le leader de l’UDPS Etienne Tshisekedi (dont le portrait était largement brandi à Paris), qui aurait remporté les élections ». Seconde faiblesse : la « victoire de Tshisekedi » ne repose pas plus que celle de JKK sur le seul argument admissible : les PV des bureaux de vote. Le seule constatation qe l’on pusse faire est qu’un coup d’état a eu lieu en RDC suivant une méthode inédite : rendre les résultats électoraux inaccessibles et mettre un pouvoir en place à l’aide du contrôle de l’appareil de coercition de l’état aux mains du pouvoir sortant. On ne met personne en place en vertu de résultats inconnus, on recommence les élections sur des bases saines ! Seul le refus absolu de tous résultats électoraux et la nullité pure et simple des élections incriminées doivent être admissible pour tous les démocrates de la planète, y compris d’ailleurs par les joséphistes honnêtes ! (Il doit y en avoir. Au Congo, tout est possible !)

Cette manifestation avait donc lieu avec des organisateurs suspects et des objectifs biaisés. Ce ne sont pas des gages de succès. A moins de 5 mois du 14ème Sommet de la Francophonie de Kinshasa, les manifestants souhaitaient se rappeler au bon souvenir du nouveau président français, François Hollande. Pendant la campagne, le député de Corrèze avait suscité un réel espoir chez les opposants au président congolais Joseph Kabila. François Hollande avait annoncé « une rupture (…) nécessaire par rapport à des usages qui n’ont rien d’acceptable ni de légaux » et estimait que « sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être celles de la démocratie ». Et, Afrikarabia dixit : « pour l’opposition congolaise, la démocratie n’est pas respectée en RDC ». (On voit mal pourquoi cette réserve qui semble faire une opinion subjective de ce qui, pour tout observateur doué de raison, est une vérité démontrée : les élections de 2011 ont été une farce. NdlR) Ils disent « ne pas comprendre que les mêmes chefs d’États et de gouvernement qui avaient tous boycotté la cérémonie d’investiture de Joseph Kabila le 20 décembre 2011″, participent à ce sommet. Les manifestants ont donc clairement demandé à François Hollande de renoncer à se rendre à Kinshasa afin de ne pas « cautionner » le pouvoir en place qu’ils jugent « illégitime ».
Pour l’instant, Paris et Kinshasa maintiennent les préparatifs du Sommet, prévu en octobre prochain dans la capitale congolaise. L’ambassadeur de France en RDC, Luc Hallade, a même estimé sur RFI « qu’il n’y a pas de mise en cause à ce stade, de quelque participation que ce soit »… d’où la colère des manifestants congolais. « Hollande nous a trahi, nous avons voté pour lui et il va serrer la main de Kabila, c’est une honte ! » explique un manifestant désabusé, qui ne croit guère au boycott de Hollande.
La conseillère spéciale de président de l’Apareco, Candide Okeke, s’est longuement entretenue avec les conseillers d’Abdou Diouf, le patron de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Et elle prévient : « si rien n’est fait, les 12, 13 et 14 octobre, nous manifesteront dans les rues de Kinshasa. La dernière fois que la population est sortie dans la rue, elle a été accueillie par des chars. On verra bien ce que fera Kabila ». Reste à savoir si l’UDPS, le principal parti d’opposition à Kinshasa, appellera les Kinois à descendre dans la rue.

La Tempête des tropiques met à la Une ce matin à la marche organisée par le député Clément Kanku. Dispersée sur ordre du gouverneur de la ville, André Kimbuta, rapporte ce journal, cette manifestation était pourtant destinée à soutenir les militaires des FARDC qui sont au front et la population traumatisée de l’Est du Pays. Selon le quotidien, il y a de quoi se demander si les ennemis de la RDC ne sont pas aussi à Kinshasa. (Mais bien sûr, qu’ils y sont ! La capitale n’est-elle pas par excellence l’endroit où résident les riches et où l’on trouve les sièges des grandes sociétés et les ambassades étrangères ? NdlR)

Radio Okapi explique : « Une marche de soutien à l’armée et à la population de l’Est de la RDC a été dispersée par la police samedi 2 juin à Kinshasa. La marche dénommée « debout congolais » et initiée par le député national, membre de l’opposition, Clément Kanku, visait à « dire non à la guerre et à la balkanisation de la RDC ».
Elle devait partir du rond-point des huileries, dans la commune de Lingwala, vers le boulevard triomphal. Le député Clément Kanku y avait prévu un rassemblement avec la population. C’est sur le lieu de départ de la marche que les participants ont été informés par la police de l’interdiction de cette manifestation par l’hôtel de ville. Venus de diverses directions, ils n’ont même pas pu se réunir pour amorcer la marche. Les policiers étaient déjà déployés au rond-point huileries, dont certains patrouillant à bord de jeeps. Ceux des manifestants qui ont tenté d’atteindre ce rond-point ont gentiment été renvoyés. Ils se sont dit étonnés de l’interdiction d’une marche destinée à soutenir les FARDC et la population de l’Est du pays, exposées aux exactions des différents groupes armés. L’organisateur de la marche, le député national Clément Kanku, a tenté des démarches auprès du ministre de l’Intérieur sans obtenir gain de cause.

(La technique policière est la même qui a eu raison de la tentative de « marche des chrétiens » : occuper les lieux de rassemblement avant les manifestants. Visiblement la police met en œuvre les nombreuses formations qu’elle a reçues.
Pour ne pas être réprimé, il ne suffit donc plus d’être national, patriotique, ou guidé par la solidarité ou la compassion. Il faut être gouvernemental. Autant dire qu’on désire qu’il n’y ait plus de manifestations, mais uniquement des brigades d’enthousiasme chaleureux obligatoire et d’acclamation spontanée, mais rigoureusement prescrite. NdlR)

Gouvernement

Les journaux congolais parus ce lundi évoquent dans leur ensemble la pression que le Premier ministre met sur les membres de son équipe gouvernementale pour une gouvernance performante. On pourrait être impressionné si chaque formation gouvernementale ne s’accompagnait pas du même couplet !

La manchette de L’Avenir donne le ton. « Publication de la feuille de route du Gouvernement. L’épée de Damoclès sur les ministres ».
Il écrit que : « En rendant publique la feuille de route de son Gouvernement, c’est une épée de Damoclès qui est suspendue sur les ministres qui sont désormais comptables devant la Nation congolaise toute entière.. Le gouvernement a l’obligation des résultats et les Congolais ont le devoir civique de demander des comptes ». L’attitude du chef du gouvernement est présentée comme suit. « Conscient des difficultés inhérentes à la matérialisation de cette feuille de route, Matata Ponyo rappelle que la révolution de la modernité exige l’abandon de certaines antivaleurs ». En effet, commente ce journal, la feuille de route qui est une déclinaison des engagements sectoriels sur la période de 2012 à 2016 ne pourra avoir des résultats escomptés que si elle est basée sur une gouvernance sans faille. Et cette rigueur, conformément à la volonté de JKK, ne doit pas être une « rigueur pour la rigueur ». (Des mots ! NdlR).

La République annonce la présentation de la feuille de route du gouvernement par la manchette « Six objectifs à atteindre en 100 jours. Le pari fou de Matata Ponyo ».

AfricaNews titre: « Feuille de route du gouvernement dévoilée. Les vœux de Matata Ponyo », avec le sous-titre: « Le PM affirme vouloir imposer une rigueur pour la croissance et la distribution équitable des revenus, tout en dirigeant à l’épreuve de la gouvernance ». L’article porte sur l’enjeu du budget que le gouvernement a entrepris d’élaborer alors que son exercice connaît un retard de la moitié de son cours. « Session extraordinaire en trombe. Moment critique. Budget exceptionnel ». Le journal explique dans l’introduction de l’article que : « Principe d’annualité oblige, les députés sont forcés d’ajourner leurs toutes premières vacances parlementaires pour doter le pays d’un budget et permettre au gouvernement d’entamer la mise en œuvre de son programme d’actions ».

La Prospérité estime qu’en présentant ce qui s’apparente à une « Feuille de route du Gouvernement, Matata place ses Ministres devant leurs responsabilités ». Selon lui, cette feuille de route se veut un signal fort de l’engagement du Gouvernement à mettre en œuvre un dispositif de suivi- évaluation devant permettre une évaluation approfondie et rigoureuse des résultats des principales politiques publiques mises en œuvre sur un horizon temporel de cinq ans. Ainsi, poursuit ce journal, elle pose les jalons pour les évaluations voulues annuelles des performances du Programme d’Action du Gouvernement par un évaluateur externe indépendant.

Et la rigueur est aussi à la une de Forum des As : «Matata rassure : pas de rigueur pour la rigueur ». Pour le nouveau chef du gouvernement congolais, souligne ce journal, la rigueur doit être porteuse de croissance et de distribution du revenu national.

(Bref : « La Récréation est finie »… On n’avait pas déjà entendu ça quelque part ? NdlR)

Est

Les journaux évoquent aussi la crise récurrente à l’Est avec le rebondissement d’une nouvelle guerre, suite à la nouvelle insurrection armée d’un groupe de soldats du mouvement rebelle CNDP bien que les concernés disent agir sous le label d’un nouveau mouvement dénommé M23.

Le Palmarès présente cette situation à la une sous le titre: « Défections en cascade. Guerre de l’Est : des complicités internes ! ».
L’explication donnée dans les points en sous-titres indique que : « Le ministre CNDP du Nord-Kivu en charge de la Justice et Réinsertion, François Ruchogoza a quitté le gouvernement provincial avec tous les membres de son cabinet à l’issue d’une décision de la direction politique dudit mouvement ».

Explication : Les membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont fait défection de la Majorité présidentielle (MP). Ils l’ont annoncé à Radio Okapi ce dimanche 3 juin à Goma (Nord-Kivu). La décision a été prise au cours d’une réunion du bureau politique du CNDP tenue dans la même ville hier dans la soirée. Ce départ de la famille politique du chef de l’Etat est accompagné de la démission du ministre provincial de la Justice et Réinsertion du Nord-Kivu, François Ruchogoza. Ce ministre CNDP a quitté le gouvernement provincial du Nord-Kivu avec tous les membres de son cabinet. Joint au téléphone, le déjà ex-ministre a indiqué que son parti entend, à travers cette décision, faire une pression sur le gouvernement provincial pour restaurer la paix en province: «C’est conformément à la décision de la direction politique du CNDP dont je fais partie, qui a décidé à ce que nous quittions le gouvernement provincial. La fois passée, il y a eu commencement des hostilités au niveau du Nord Kivu, nous avons initié quatre communiqués au gouvernement congolais pour que les hostilités cessent et pratiquement le gouvernement a répondu par le négatif. C’est pourquoi la direction politique de notre parti a décidé que je quitte le gouvernement».
Tout en niant l’assertion selon laquelle le CNDP quitte la Majorité présidentielle (MP) pour rejoindre le Mouvement du 23 mars (M23), François Ruchogoza indique que son parti exige du gouvernement congolais le respect des accords du 23 mars qui prévoyaient notamment l’intégration de la police de l’ex-groupe armé CNDP, l’intégration politique de ses cadres civils ainsi que le retour des refugiés congolais qui vivent au Rwanda et en Ouganda. Cependant, le président national du CNDP, le sénateur Mwangachuchu dit ne pas être au courant de cette décision. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku indique, pour sa part, qu’il n’a pas encore été officiellement saisi de cette démission.

« A Kinshasa, explique encore Le Palmarès, une branche CNDP se dit prête à dépêcher un remplaçant à Goma pendant que les instigateurs de cette cabale exigent du gouvernement congolais le respect des accords du 23 mars. Le gouvernement de la République doit ouvrir l’œil et le bon, tout en sachant que le M.23 est un appendice du CNDP. L’objectif est d’éviter la surprise du cheval de Troie ».

Devant tant de confusions autour du dossier de la crise à l’Est, La République annonce l’opinion de la mission onusienne sur ce dossier dans un article titré « Consolidation de la paix à l’Est. Roger Meece (le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC et patron de la mission onusienne MONUSCO ) accuse le M. 23 ».

Devant ce potopoto, on a un peu l’impression de rêver en lisant dans Le Potentiel l’article d’Angelo Mobateli intitulé « La SADC informée de la «situation totalement contrôlée» dans l’Est de la RDC ».
Le Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui s’est tenu le week-end dernier à Luanda, a été informé, le samedi 2 juin, que la situation actuelle dans l’Est de la République démocratique du Congo est «totalement contrôlée».
Selon l’information qu’il a reçue du ministre congolais des Affaires étrangères et de Coopération internationale qui a représenté le président Joseph Kabila, le président angolais Eduardo dos Santos a ajouté que les Forces armées de la RDC et le gouvernement, d’une manière générale, continuent à fournir des efforts pour la pacification de cette région.
«Ce sont des actions menées surtout par des déserteurs, dont certains sont au point de rentrer dans leurs unités militaires», a-t-il dit, signalant qu’on enregistre encore certaines actions à caractère militaire, une espèce de guerre à faible intensité, rapporte Angop.
Félicitant la RDC pour avoir «tenu des élections démocratiques en conformité avec les principes de la SADC et ses lignes directrices», le chef de l’Etat angolais a lancé un appel pour que la SADC continue à soutenir les efforts du gouvernement de la RDC pour la recherche d’une solution politique durable à la crise interne..
Lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 1er juin à Kinshasa, le vice-Premier ministre en charge de la Défense, Alexandre Luba, a affirmé que la traque menée par les FARDC contre les groupes armés Tcheka et APCLS dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu est un succès.
Plusieurs localités investies jusque-là par ces hors-la-loi, notamment Bunyampuli, Kalembe, Kashuga et Kibua, ont été reprises et sont actuellement sous le contrôle des forces gouvernementales. De fortes pressions sont aussi exercées par les FARDC sur les mutins retranchés dans les collines de Runyonyi et Mbuzi, lesquelles pressions ont abouti à la reddition de plusieurs éléments qui ont fourni des renseignements utiles au commandement des opérations.
Le gouvernement s’est aussi félicité du nettoyage, par les FARDC, de l’île d’Ubwaru au Sud du territoire de Fizi, où elles viennent de reprendre la localité portuaire de Kazimiya d’où les groupes coalisés Maï-Maï Yakutumba, FDLR et FNL ont été chassés, après avoir subi de grosses pertes.
Quelques chefs de ces groupes armés ont été faits prisonniers en cette circonstance, tandis que d’autres demandent d’être réintégrés dans les FARDC, a indiqué le porte-parole du gouvernement, le ministre Lambert Mende, dans son compte-rendu.
(On aura reconnu dans « l’ile d’Ubwaru » la presqu’ile d’Ubwari. Pour décrire des succès militaires inexistants, il suffit d’une géographie approximative. NdlR)

Divers

Le Potentiel titre: « Diplomatie congolaise,
sortir des sentiers battus » Il explique: « La diplomatie congolaise est à réinventer pour donner la chance à la RDC de retrouver sa place de leader au coeur de l’Afrique. D’où l’urgence de sortir des sentiers battus en réadaptant la diplomatie congolaise aux mutations qui secouent autant l’Afrique que le monde entier ».
Au regard de ces mutations, le mode d’emploi diplomatique de Kinshasa, selon le Potentiel, se montre dépassé sinon désuet. L’Afrique n’étant pas épargnée par tous ces bouleversements au niveau international, il y a urgence de recadrer la diplomatie congolaise dans ses options fondamentales. Pour l’instant, renchérit le quotidien, le diagnostic est plus que clair : elle est en panne.

Le Phare s’intéresse, lui, aux questions auxquelles le ministre de la Défense doit répondre ce lundi à l’Assemblée nationale.
Il rappelle que le ministre va répondre aux préoccupations soulevées lors de la plénière à huis-clos du mercredi 30 mai, consacrée à la question orale avec débat du député Martin Fayulu. Mais, le ministre va se retrouver seul sans adversaire, selon Le Phare, qui annonce que l’auteur de la question orale, qui était absent lors de la plénière du mercredi dernier, le sera encore ce lundi. En principe, note le confrère, il n’y aura personne pour conclure ce débat, après l’intervention du ministre de la Défense.

© CongoForum, le lundi 4 juin 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22