08/06/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

(CongoForum)

Les journaux de Kinshasa consacrent, pour la plupart, leurs manchettes à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC. Ce consensus large sur le « sujet du jour » ne mène cependant ni à l’unanimité, ni à la monotonie, car ce sujet est abordé sous des angles très différents. Nus les rangerons, par facilité, sus trois catégories : les articles qui se focalisent sur la situation vue sous l’angle international, ceux qui l’envisagent du point de vue de l’action du gouvernement congolais, ceux enfin qui cherchent à s’y retrouver dans la situation locale. Enfin, dans l’inévitable catégorie des « divers », il sera question de la situation des Congolais expulsés depuis l’étranger et du fameux poste de Porte-parole de l’Opposition.

Est/ International

Le Phare titre « Insécurité au Nord-Kivu : Washington interpelle le Rwanda ».
Le gouvernement américain est fort préoccupé par la poursuite de la mutinerie des soldats et officiers du M23, affirme Le Phare citant un communiqué du Département d’Etat publié jeudi 7 juin. Dans ce communiqué de presse remis au Phare jeudi par les soins de l’Ambassade des USA à Kinshasa, le Département d’Etat souligne que le gouvernement américain est fort préoccupé par « la poursuite de la mutinerie des officiers et des soldats autrefois intégrés dans les Forces Armées de la RDC ». Washington confirme que ces mutins qui entretiennent l’insécurité au Nord-Kivu, sous le label du M.23, bénéficient d’appuis extérieurs. Les USA dénoncent ainsi, sans le citer, le Rwanda comme un des commanditaires de la rébellion qui déchire la partie Est de la RDC.
Le gouvernement américain invite «la RDC, ses voisins et ses partenaires à travailler de concert pour empêcher le M23, le CNDP les FDLR à se réarmer, violant ainsi l’embargo sur les armes décrété par le Conseil de sécurité des Nations unies contre les entités non-gouvernementales et les individus opérant en RDC.»
Le Phare note que « si Kinshasa continue de donner l’impression de ne pas voir ni entendre tout ce que l’on montre et dit à l’extérieur comme à l’intérieur au sujet des nuisances du Rwanda à la paix au Nord-Kivu, les vrais patriotes n’auraient pas tort de le soupçonner de coresponsable, avec Kigali, de l’absence prolongée de paix chez les compatriotes de cette partie de la République ».
C’est pour la première fois que Washington prend une position aussi tranchée contre le Rwanda, conclut Le Phare.
(Le changement consiste essentiellement en ceci, que les Américains reprennent la rhétorique de « bon voisinage » généralement développée dans les accords Congo/Rwanda, mais identifient les « forces négatives » sans les réduire aux FDLR. Si l’on pousse cette logique jusqu’au bout, cela devrait mener, par exemple, à un « droit de poursuite » pour les FARDC, contre les « forces négatives » CNDP et M23 jusqu’en territoire rwandais, comme le Rwanda le fait pour les FDLR. NdlR)

« Kigali crache sur la Monusco », affiche en manchette Le Plamarès. Ce quotidien constate que la mutinerie à l’Est de la RDC continue à faire couler de l’encre. La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Mme Louise Mushikiwabo, vient de prendre position sur les accusations en rapport avec l’appui du Rwanda au M23. Dans une interview accordée au magazine franco-africain Jeune Afrique, Mme Mushikiwabo affirme : « le Rwanda n’a ni formé ni envoyé de combattants de l’autre côté de la frontière ». Plus loin, elle soutient que « ces fausses informations risquent d’avoir des conséquences graves pour les villageois des collines du Masisi (majoritairement rwandophones). La Monusco coûte 1 milliard de dollars par an et dispose de 20.000 hommes. Elle est là depuis trop longtemps et n’a obtenu aucun résultat ». (Ben tiens ! Comme si elle ne savait pas que la force l’ONU a été volontairement conçue avec un effectif au moins vingt fois trop petit pour être efficace, dans le but, précisément, de ne pas gêner les opérations de pillage dont le Rwanda est, avec la bourgeoise congolaise et le grand capital international, l’un des bénéficiaires ! NdlR)

Est / Gouvernement

On aura certainement noté qu’il est beaucoup question, ces dernières semaines, de déplacements de l’exécutif vers l’Est, déplacements dont certains (une vingtaine de ministres, sous-ministres et autres « surdoués ») revêtent même un caractère massif.
Il est tout de même permis de se demander si, à côté des nécessités réelles de a situation, on n’a pas saisi là une occasion de légitimation, en exhibant son « souci » et sa « proximité » du peuple, en faveur d’un gouvernement dont la légitimité demeure boiteuse. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.

Or, c’est un journal éminemment « joséphiste », L’Avenir, qui annonce avec fracas « le déplacement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo pour la province du Nord-Kivu où le gouvernement apporte une assistance humanitaire aux déplacés.
En effet, rapporte ce journal, Matata Ponyo et une dizaine de ses ministres se trouvent à Goma, capitale du Nord-Kivu, non seulement pour apporter une assistance humanitaire aux déplacés, mais aussi pour soutenir les vaillants militaires FARDC qui pourchassent les mutins de M23 du colonel Sultani Makenga. De l’avis de ce journal, à travers cette sortie spectaculaire du gouvernement, le patron de l’exécutif a réaffirmé le ferme engagement du chef de l’Etat à assurer un retour paisible aux déplacés.

Le Potentiel consacre l’un de ses articles de première page à la visite du Premier ministre Matata Ponyo au Nord-Kivu. Le Premier ministre congolais s’est rendu jeudi en début d’après-midi à Bunagana, une cité protégée par les casques bleus de la Monusco et les Forces armées de la RDC. Selon le journal, Matata Ponyo est arrivé au Nord-Kivu au moment où des combats s’intensifient au front.
« Le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, conduit depuis hier jeudi 7 juin une importante délégation gouvernementale dans la partie Est du pays. Dans sa délégation, l’on compte notamment les deux vice-Premiers ministres Alexandre Luba, en charge de la Défense et Richard Muyej de l’Intérieur. D’autres membres du gouvernement se sont joints à cette équipe, dont la ministre du Genre, Famille et Enfant, Geneviève Inagosi. La durée de séjour du Premier ministre dans la partie Est n’a pas été précisé. Mais, l’on croit savoir que le chef du gouvernement devait le mettre à profit pour raffermir le moral des militaires au front en apportant éventuellement des solutions aux problèmes les plus urgents, notamment ceux d’ordre logistique. Selon des sources internes de la primature, l’essentiel de la mission du chef de gouvernement dans les zones de tensions de l’Est du pays consiste à faire l’état des lieux des opérations menés par les éléments des Forces armées de la RDC pour neutraliser, entre autres, les troupes rebelles du M23. Mais, au-delà de ce travail protocolaire, il s’agit aussi d’évaluer les besoins d’urgence sur le terrain en vue d’une intervention du gouvernement pour venir en aide aux populations sinistrés ».

La suite de l’article du Potentiel relate les points saillants de cette viste d’après AFP.
Dès son arrivée à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, le Premier ministre s’est embarqué, rapporte l’AFP, dans un hélicoptère de la Monusco pour Bunagana, localité située en pleine zone de combats.
Entre-temps, indique l’AFP, des combats entre mutins et armée congolaise ont repris le même jeudi en début d’après-midi près de Bunagana, au moment où le Premier ministre Matata arrivait dans cette localité, en début d’après-midi, pour y évaluer la situation sécuritaire. En effet, Bunagana est situé dans le territoire de Rutshuru, à environ 60 km à vol d’oiseau au Nord-est de Goma. Au même moment, note la même source, à une dizaine de km au Sud-ouest de Goma, dans des collines du parc national des Virunga, les combats entre les mutins et l’armée nationale (FARDC) qui secouent épisodiquement la zone depuis mi-mai reprenaient, chaque camp accusant l’autre d’avoir débuté les hostilités.
On pouvait entendre, précise AFP, les détonations depuis Bunagana où le Premier ministre, accompagné d’une dizaine de ministres, devait s’adresser à la population au sujet de la situation sécuritaire.
Toujours selon AFP qui se fie aux témoignages de ses correspondants dans la région, à sa descente d’hélicoptère à Tshengerero, dans un petit stade protégé par des blindés de la Monusco, Matata Ponyo a été accueilli par une dizaine de femmes, visiblement embarrassées par la reprise de la guerre dans la région. Il faut dire que de nombreux habitants de Bunagana et de localités voisines situées près de la ligne de front ont fui les violences ces dernières semaines pour se réfugier en Ouganda. Quelque 13 000 nouveaux réfugiés ont été enregistrés depuis début mai au centre de transit de Nyakabande (Ouganda), situé à 20 km de la frontière, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, cité par AFP

Radio Okapi, sous le titre « Mutinerie aux Kivu, Matata Ponyo exclut les négociations », nous en dit plus sur les intentions du PM à propos des combats qui, depuis la fin du mois d’avril, opposent, dans les deux provinces de Kivu, les militaires et des mutins considérés comme des fidèles de Bosco Ntaganda ainsi que d’autres regroupés au sein du Mouvement du 23 mars (M23).

«Le gouvernement va mettre à la disposition des FARDC tous les moyens militaires nécessaires pour combattre le M23 et mettre militairement fin à la guerre au Nord-Kivu», a déclaré le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo, jeudi 7 juin, à Bunagana. A la tête d’une délégation composée de ces ministres et des hauts responsables politiques et militaires de la Monusco, le chef du gouvernement s’est rendu jeudi après-midi dans la cité de Bunagana protégée par les casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC et les FARDC contre d’éventuels assauts des mutins. Des combats opposent depuis plus d’un mois l’armée congolaise aux mutins du M23. Matata Ponyo s’est dit satisfait de la collaboration qui existe entre les casques bleus et les Forces armées de la RDC (FARDC) dans la sécurisation de la cité de Bunagana et dans les opérations militaires contre les mutins du M23. Ces derniers revendiquent l’application des accords de paix signés en 2009 entre le gouvernement congolais et l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont ils sont issus.

Lors de la présentation à la télévision nationale du compte-rendu de la première réunion extraordinaire du conseil des ministres, jeudi 10 mai, le ministre de la Communication et éducation à la nouvelle citoyenneté, Lambert Mende Omalanga avait déclaré que le chef de l’Etat a confié au nouveau gouvernement la mission de parachever la stabilisation de la situation sécuritaire et de la paix à l’Est.

Au début du mois de mai, des élus du Nord-Kivu avaient demandé au Premier ministre, Matata Ponyo, « de se rendre immédiatement dans cette province pour examiner les questions sécuritaires qui s’y posent et trouver une solution définitive». Dans un mémorandum déposé au bureau de l’Assemblée nationale, ces députés ont également plaidé pour que l’Assemblée nationale accorde une attention particulière au budget qui sera alloué aux dépenses sécuritaires nécessaires pour pacifier la partie Est du pays.

Toujours d’après Radio Okapi, à « Rutshuru : le ministre de la Défense promet de combattre le M23 ». (On l’espère bien ! NdlR)

Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Alexandre Lubal et trois autres membres du gouvernement sont arrivés ce vendredi 8 juin dans la matinée à Rutshuru. Dans ce territoire du Nord-Kivu, des combats opposent depuis un mois des troupes des forces armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du Mouvement du 23 mars. Alexandre Lubal a promis à la population de combattre ces rebelles.
Les ministres ont d’abord visité l’hôpital général de Rutshuru où sont pris en charge une centaine de militaires blessés aux combats dans le secteur de Jomba. Ces blessés sont acheminés dans cet hôpital grâce un appui de la Monusco et de l’Etat-major des FARDC.
Les membres du gouvernement se sont ensuite entretenus avec la population locale. Le ministre de la Défense a déclaré que la délégation gouvernementale est venue compatir avec cette population et apporter un message de paix et de cohabitation pacification entre les ethnies du territoire de Rutshuru.

Est / Balkanisation

Lorsqu’il est question de l’Est, Le Potentiel cède volontiers à la tentation d’enfourcher son cheval de bataille : la balkanisation.
Ainsi, dans sa rubrique « Construire la démocratie », il fait état d’un accord secret conclu le 23 mars 2009 « pour la balkanisation du Kivu ». (Il s’agit en fait des accords de Goma).
Cet accord, qui circule sur internet, sous-entend l’octroi d’un statut spécial aux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qualifiées de « Zones sinistrées ». Et l’article de souligner que « l’ironie de ce sinistre est qu’il est l’œuvre du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ».
Selon l’article que Le Potentiel a repris à Beni-Lubero Online du 5 juin 2012 (voir http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3174:accord-du-23-mars-2009-un-accord-de-balkanisation-du-kivu&catid=16:vie-nationale&Itemid=99), le projet de peupler le Kivu des Rwandais à travers le retour « des réfugiés présents dans les pays voisins » procède de ce plan de balkanisation de la RDC concocté depuis l’indépendance du pays en 1960 et relancé après la chute de Mobutu.
(Le grand mérite de ce texte est de touner – enfin ! – le dos à la thèse qui fait remonter les malheurs du Kivu à « l’agression rwandaise de 1996 », jetant ainsi l’opprobre sur la guerre de libération de l’AFDL, et de remonter – bien que de manière trop allusive et insuffisamment détaillée- ax enrichissements illicites de la période mobutienne qui exliquent ET le rôle particulier des « kivutiens d’origine rwandaise » ET la complicité générale de la bourgeoisie congolaise avec eux.
http://www.congoforum.be/fr/analysedetail.asp?id=186970&analyse=selected NdlR)
L’article fait aussi remarquer à propos du retour des réfugiés, qui est l’une des revendications du CNDP, que contrairement aux vrais réfugiés congolais qui, de temps en temps, traversent la frontière à la suite des combats, les réfugiés dont le CNDP se fait fort d’être le porte-voix sont des occupants. Le fait que les réfugiés du Rwanda nécessitent une police spéciale et une police de proximité est un signe qu’ils ne sont pas des Congolais mais des Rwandais qui voudraient occuper le Kivu.

Expulsés

Alors que la RDC est en guerre, informe La Tempête des Tropiques, un charter ramène des Congolais expulsés de Londres.
Ce journal rapporte que l’avion affrété par le gouvernement britannique doit atterrir ce matin à l’aéroport de N’djili. Plusieurs ONGDH craignent pour la vie de ces Congolais, qui risquent d’être assimilés aux « Bana Congo », ces Congolais de la diaspora qui organisaient des manifestations de protestation dans certaines capitales occidentales contre la manière dont les élections avaient été organisées en RDC au mois de novembre dernier. En agissant ainsi, selon la consœur, le gouvernement britannique viole les conventions internationales sur le statut de refugié.

Porte-parole de l’opposition

Le Potentiel s’intéresse aussi au poste de porte-parole de l’opposition et dit: « halte à la distraction ! » Il constate que des plaisantins se positionnent pour occuper le poste prestigieux de porte-parole de l’opposition.
Décidément, dans sa configuration actuelle, note ce quotidien, l’opposition évoluant au sein des institutions ne constitue pas une alternance crédible. La bataille pour le poste de porte-parole de l’opposition prévue dans la Constitution est engagée. Des poids lourds se positionnent pour ne point laisser ce poste vacant comme lors de la législature passée.
Mais Le Potentiel craint que le scénario de 2006-2011 ne se reproduise. Tout indique que rien de nouveau ne se fera. Le poste de porte-parole sera une fois de plus, l’occasion pour cette famille politique de se déchirer de l’intérieur. Pour ce journal, « Les divisions actuellement enregistrées vont s’étendre jusqu’à ce que rien ne permette la désignation de l’oiseau rare. Pendant que cette récréation se déroulera, renchérit le confrère, il est clair que la République n’y gagnerait rien ».

Et à ce propos, La Prospérité titre : « Porte-parole de l’opposition, selon Jean-Claude Vuemba : ‘‘ce poste doit revenir à l’UDPS ! ’’ »

(Le poste de « porte-parole de l’opposition » est une absurdité pure et simple. De deux choses l’une, ou bien l’on se trouve dans un état démocratique où les droits, notamment à la sécurité et à la liberté d’expression, sont respectés et aucun parlementaire n’a besoin de plus de droits et privilèges que ceux qui découlent de ses qualités de citoyen et de parlementaire ; ou bien l’on est dans un régime où règne l’arbitraire, et mieux vaudrait lui offrir un gilet pare-balles.
L’institution même est absurde par rapport à la RDC, parce qu’elle n’a de logique que dans un système à deux partis, comme en Grande Bretagne. Cela n’a pas de sens dans un système à multipartisme votant à la proportionnelle comme en RDC. Ce que l’on a fait dans ce domaine était purement circonstanciel : il s’agissait, en 2006, de donner des garanties à JP Bemba après un épisode où le canon avait parlé. Qu’on laisse cette pantalonnade sombrer dans l’oubli qu’elle mérite. NdlR)

© CongoForum, le vendredi 8 juin 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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