17/07/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI

17 juillet 2012

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Politique à tous les étages, encore une fois. Le sujet dominant d’actualité dans les journaux parus à Kinshasa a trait au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba où la situation d’insécurité à l’Est de la RDC a été à l’ordre du jour. La création d’une force neutre internationale pour lutter contre les forces négatives à l’Est de la RDC et surveiller la frontière entre la RDC et le Rwanda est vue avec scepticisme par la presse qui fait sa Une avec cette nouvelle. L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi qui donne au président de la République le droit de nommer, relever et révoquer les officiers militaires et de la Police nationale congolaise : la presse en rend compte et quelques journaux réfléchissent sur le rôle et la configuration des FARDC. La reprise du procès en appel de l’assassinat de Floribert Chebeya, et de son chauffeur, devant la Haute cour militaire est évoquée par plusieurs journaux. Le gouvernement, sur base d’une loi de 1973, donne aux petits commerçants étrangers jusqu’au 22 juillet pour abandonner leur commerce. Quelques journaux en parlent.

Est

La presse congolaise évoque les démarches internationales à ce sujet avec un grand scepticisme. Celui-ci ne fait que refléter un pessimisme encre plus grand de l’opinion publique. Tout en prenant avec précaution les résultats des « mini-sondages » de Radio Okapi, on doit bien constater sur ce chapitre on récolte moins de 10 % d’opinions positives quant à ce que l’on peut attendre d’une action internationale et que l’on tombe à 5 % ou moins encore dans l’hypothèse où elle inclurait le Rwanda. Il semble y avoir à cela deux raisons. Il n’y a pas eu de condamnation claire du Rwanda. Mais il faudrait souligner aussi que la RDC ne l’a jamais demandée. Elle s’est bornée à parler du « soutien rwandais aux mutins », permettant ainsi au Rwanda de répondre qu’une mutinerie à l’intérieur de l’armée congolaise ne le regardait pas. La presse a parlé d’une agression rwandaise. Les autorités locales du Kivu l’ont fait. Le PPRD a, à ce sujet, poussé même un coup de gueule excessif. Mais les porte-paroles officiels de la RDC dans les enceintes internationales en sont restés au « soutien rwandais aux mutins ». Ensuite, on parle de la mise en place d’une force internationale neutre. Avec qui ? Quel sera le mode opératoire de cette nouvelle opération armée ? Sa composition, sa coordination avec la MONUSCO et son financement restent autant de mystères. Bref, cette force est un ectoplasme nébuleux et risque de le rester.

Le Potentiel titre « Déploiement d’une force internationale à l’Est, les dessous de l’accord d’Addis-Abeba ».
Il écrit : «Le mode opératoire de cette nouvelle opération armée n’est connu que de ses initiateurs, à savoir les Etats membres de la CIRGL réunis à Addis-Abeba. La composition et le financement restent un mystère. Comment se fera l’évolution sur le terrain des opérations à côté de la Monusco ? Aucune précision ! La bonne foi des protagonistes sera mise à rude épreuve…En cette période difficile sur le plan financier, il serait utopique de croire que les bailleurs des fonds s’empresseraient de mettre la main à la poche pour le financement de cette force neutre alors que la Monusco coûte déjà 1 million USD par jour et cela depuis plus de dix ans. L’Union africaine, qui promet son soutien, dispose-t-elle d’un budget pour ce faire ? Difficile de répondre par l’affirmative».

Ce journal titre aussi «Une force commune : victoire diplomatique ou échec militaire?», et commente : «Une juxtaposition des forces risque de créer la confusion quant au commandement. Que fera une nouvelle force internationale en plus des 19 000 éléments de la Monusco issus de 52 nationalités différentes, déjà déployés en RDC ? Est-ce une stratégie de la Communauté internationale pour pérenniser la situation et, ainsi, créer la «lassitude et l’usure» dans les esprits des Congolais afin de céder à la pression sur la balkanisation?».

Le Potentiel revient sur l’accord signé le 15 juillet dernier à Addis-Abeba entre les présidents congolais et rwandais sur un déploiement d’une force internationale neutre le long de la frontière commune entre le Rwanda et la RDC pour combattre les groupes armés. Et constate qu’« aucune condamnation de Kigali n’est venue ni de la CIRGL ni de l’Union africaine ». Ce quotidien rappelle tout de même que le principe de la mise en place d’une force internationale neutre est une solution médiane qui ne froisse pas l’un et n’incommode non plus l’autre. Il reste prudent sur les chances de réussite de cette force sur le terrain et se demande si le recours à une force commune est une victoire diplomatique ou un échec militaire ? Le mode opératoire de cette nouvelle opération armée, poursuit le confrère, n’est connu que de ses initiateurs, à savoir les Etats membres de la CIRGL réunis à Addis-Abeba. La composition et le financement restent un mystère. Comment se fera l’évolution sur le terrain des opérations à côté de la Monusco ? Aucune précision, note Le Potentiel qui estime que la bonne foi des protagonistes sera mise à rude épreuve.

Le Phare est plus tranchant sur cette question et titre «Force neutre en RDC : un gros piège!»,
Ce journal estime que l’accord sur le déploiement d’une force neutre en RDC est « une décision fort controversée qui a suscité une vague de mécontentement chez des millions de Congolaises et Congolais, qui y voient un refus voilé de condamner clairement le Rwanda, Etat pourtant fiché par le dernier rapport des experts des Nations Unies comme principal sponsor de la rébellion créée de toutes pièces dans la partie Est de notre pays ». En attendant de voir de quelle manière cette force spéciale va prendre corps, de connaître ses mécanismes de financement et de fonctionnement, plusieurs interrogations sont soulevées, poursuit le quotidien. «L’on se demande, notamment, pourquoi l’Union Africaine a tenu à se lancer dans une mission presque impossible, alors qu’une force internationale également neutre, à savoir la Monusco (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo) campe de manière permanente au Nord-Kivu, depuis plus de dix ans. Avec ses troupes, sa logistique (bases militaires, hélicoptères de combat, véhicules de transport des troupes, armement léger et lourd), elle était l’instrument indiqué pour faire la chasse aux rebelles du M.23 et aux autres « forces négatives », à défaut de les persuader de déposer pacifiquement les armes. En principe, la Monusco n’allait pas avoir besoin d’user de la force sur le front de l’Est du Congo, dans la mesure où le colonel Makenga, qui passe pour le patron du M. 23, a laissé entendre dernièrement que toutes les localités d’où s’étaient retirées ses troupes devaient passer sous le contrôle de la force onusienne».
« En adhérant au projet de positionnement d’une force africaine neutre au Nord-Kivu, la délégation congolaise a mis la Monusco à mal, car cette dernière aura de plus en plus du mal à surveiller les activités du CNDP, du M.23, des FDLR et d’autres forces négatives instrumentalisées par le régime de Kigali. Paul Kagame, qui ne veut plus de la Monusco en territoire congolais, surtout depuis les révélations du panel des Nations Unies sur la présence des troupes rwandaises dans les rangs du M23, est bien servi », croit savoir Le Phare. Et le journal de conclure : « Si les Congolais ne font pas attention, ils risquent de voir la fameuse force neutre de l’UA faire obstruction au travail de la Monusco sur le terrain et empêcher celle-ci de faire le monitoring des nuisances rwandaises à la paix et à la stabilité de la RDC ».

Puis, sous le titre «Armée : les congolais rattrapés par l’histoire», Le Phare ajoute : «Malheureusement, la vérité est têtue. L’histoire a fini par rattraper les Congolais, en leur rappelant que de 2003-2006, ils ont préféré passer leur temps à « chanter », à l’image de la cigale, au lieu de se doter d’un système de défense à même de décourager les velléités belliqueuses de leur voisin rwandais. Si la RDCongo avait achevé la réforme de son armée, il y a longtemps qu’elle se serait émancipée de l’assistance militaire des Nations Unies (Monuc et Monusco). Si l’armée républicaine avait effectivement pris corps, le pays n’en serait pas aujourd’hui à la mise en place dans sa partie Est d’une force africaine de tous les dangers».

L’Observateur évoque : «L’imposture du M23», ce qui concere plutôt les rétroactes de l’affaire, la fameuse « mutinerie ».
«A la base de l’action de M23, il y a une imposture. Ces officiers, récemment radiés de l’armée, réclament, disent-ils, l’application de l’accord de Goma signé entre le gouvernement et le CNDP. Oui, que vient faire le M 23 dans l’application de cet accord ? Ne serait-ce qu’au niveau de l’identification des acteurs de la crise, il y a un problème ou un quiproquo. Des officiers mutins issus certes de l’ex-rébellion du CNDP se sont mutinés. Ils ont créé le M23 qui est en fait un nouvel acteur. Celui-ci n’a signé avec le gouvernement aucun accord. Les officiers inciviques radiés sont des imposteurs par rapport à l’accord de Goma signé entre le gouvernement et l’ex rébellion du CNDP, qui avait pris l’engagement de se muer en parti politique».

La Tempête des Tropiques, détient l’Oscar du pessimisme avec ce titre «Mesure sans lendemain prise à Addis-Abeba».
Il écrit notamment : «Bien plus grave encore, les chefs d’Etat participant à ce sommet d’Addis-Abeba n’ont pris aucun train de mesures pour arrêter les affrontements actuels avant la mise en œuvre d’un plan qui serait destiné à neutraliser les troupes rwandaises et le M23 qui opèrent toujours sur la frontière commune (RDC-Rwanda) et les FDLR qui continuent de razzier des contrées entières en RDC».

Politique

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi qui donne au président de la République le droit de nommer, relever et révoquer les officiers militaires et de la Police nationale congolaise. La presse en rend compte et quelques journaux réfléchissent sur le rôle et la configuration des FARDC. (Il faut remarquer à ce sujet que bien des mesures prises ces deux dernières années, dont on a surtout parlé du point de vue de leurs répercussions sur les élections, avaient aussi des aspects de renforcement d’un pouvoir présidentiel dont on réduisait pourtant la représentativité. En même temps que le vote à un tour, qui permet au Président d’être élu par une minorité, du moment qu’elle est la plus forte, on a renforcé sa mainmise sur les autorités provinciales. Les élections du 28/11/11 ont été ce que l’o sait et ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Ce Président minoritaire et mal élu voit encore augmenter ses pouvoirs ! NdlR)

L’Avenir annonce le retour à Kinshasa de JKK après avoir pris part à Addis-Abeba à la 19ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et gouvernement de l’Union africaine.
Il a transité à Kindu, capitale de la province du Maniema, avant d’arriver à Kinshasa. Joseph Kabila a profité de cette brève visite pour inspecter les travaux d’asphaltage du tronçon aéroport-monument du cinquantenaire ainsi que sa résidence à Basoko. Sous le titre «Le chef de l’Etat a carte blanche», L’Avenir signale qu’avec le vote au Parlement du projet de loi portant statut du militaire des Forces Armées de la RDC, le chef de l’Etat a carte blanche pour nommer, relever, le cas échéant révoquer les officiers militaires et de la Police nationale congolaise.
«Selon la nouvelle loi adoptée «Le Président de la République nomme, relève de leurs fonctions et, le cas échéant, révoque par Ordonnance délibérée en conseil des ministres, sur proposition du gouvernement, le Conseil Supérieur de la Défense entendu : les officiers généraux et supérieurs des forces armées, le Chef d’Etat-major général, les chefs d’Etat-major général adjoint, et les sous-chef d’Etat-major….. ».

La Prospérité relève dans un article publié dans ses pages intérieures sous le titre: « Matata Ponyo met le cap sur la croissance économique », que l’une des priorités du gouvernement reste la croissance économique. La question a fait l’objet d’analyse lors de la réunion de la Troïka qui a réuni autour du Premier ministre Matata Ponyo, le vice-premier ministre, ministre du Budget, Daniel Mukoko, le ministre de l’Economie et Commerce Jean-Paul Nemoyato, le ministre Délégué aux Finances, Patrice Kitedi ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Congo, JC Masangu. Après un tour d’horizon de la situation économique et financière générale, ils ont exprimé leur satisfaction au regard de la stabilité qui caractérise le marché après l’émission de grosses coupures.

Sur un autre registre, La Prospérité indique qu’à l’approche de 100 jours du gouvernement Matata, la France insiste sur l’amélioration du social des congolais ! Ce journal revient sur le discours du diplomate français, Luc Hallade le 14 juillet dernier, à Kinshasa, en marge de la fête nationale française. Un discours d’une portée historique, selon La Prospérité, dans lequel l’ambassadeur a révélé des inquiétudes de la France sur la renaissance du spectre de la guerre dans l’Est de la RDC, après que les congolais se sont rendus aux urnes.

C’est dans la même optique que L’Observateur embraye sur l’autre versant du discours de: L’ambassadeur Luc Hallade : ” Le Sommet de la Francophonie doit être l’occasion pour la RDC de présenter un autre visage que celui d’un pays en crise. ”

Le gouvernement donne aux petits commerçants étrangers jusqu’au 22 juillet pour abandonner leur commerce, en se basant sur une loi qui existe depuis 1973. Quelques journaux en parlent.

L’Observateur annonce «Le 22 juillet : plus de petit commerce pour les expatriés»,et commente : «On rappelle que le Syndicat national des vendeurs du Congo (SNVC) accuse souvent les expatriés de pratiquer le commerce en détail au mépris des textes légaux, empêchant ainsi «les nationaux de réaliser des bénéfices sur la vente des produits manufacturés».En octobre 2011, le Syndicat national des vendeurs du Congo avait organisé une marche de colère dans la ville de Kinshasa, contre la présence des étrangers dans le secteur du petit commerce détail ; un secteur qui tardait à enregistrer les changements tant réclamés par les nationaux opérant dans ce secteur. Dans leurs revendications, les manifestants avaient exigé, outre l’interdiction de l’exercice du petit commerce par les expatriés et la réaffirmation par l’autorité de ne réserver l’exercice de ce secteur qu’aux nationaux, la suppression de différentes taxes et des frais bancaires dans le paiement des taxes et impôts». La nouvelle est tombée comme un couperet, le lundi 16 juillet 2012, explique encore L’Observateur, à l’issue de la réunion interministérielle présidée par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, à quelques jours de la fin du moratoire d’un mois, qui court du 22 juin au 22 juillet 2012.

Forum des As, qui titre «Les étrangers sommés d’abandonner le petit commerce au plus tard le 22 juillet», le ton se fait même menaçant «….si nous rencontrons des étrangers qui font le petit commerce, nous allons prendre des mesures répressives». Pour le ministre de l’Economie et du Commerce le mot d’ordre est clair : «Le petit commerce aux Congolais. Il n’y a pas de rallonge parce que c’est une mesure. Cette loi existe depuis quarante ans. Notre obligation en tant que gouvernement, c’est d’appliquer ou d’exécuter les lois votées par le Parlement».

Chebeya

La reprise du procès en appel de l’assassinat du défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya, et de son chauffeur, qui redémarre ce matin au second degré devant la Haute cour militaire est évoquée par plusieurs journaux.

Le Palmarès consacre sa manchette au procès Chebeya sur fond de révélations inattendues du major Paul Mwilambwe.
Pour lui, l’enjeu de ce matin reste de voir ou pas la Haute cour militaire accepter le principe formulé par la partie civile. Dans le premier cas de figure, l’actuelle composition de la Haute cour devra se déporter et faire place à une composition dirigée par un Lieutenant Général.
Le Palmarès estime que le nouveau rebondissement de l’affaire Chebeya ayant provoqué beaucoup de fumée, il appartient à la Haute cour militaire d’éclaircir l’horizon de manière définitive.

La Tempête des tropiques consacre sa manchette «La Haute cour militaire devant ses responsabilités», à la deuxième audience du procès en appel des assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux militants des droits de l’homme assassinés en juin 2010 à Kinshasa. Ce quotidien pense que l’audience programmée ce mardi risque de ne pas avoir lieu parce que les parties civiles exigent la comparution du général Numbi, qu’elles considèrent comme le premier suspect, en tant que prévenu. Cette demande se fait insistante à la suite des révélations de Paul Mwilambwe, policier condamné par contumace dans cette affaire, mettant personnellement en cause le général Numbi.
«Au cours de cette audience publique, les organisations de la société civile de défense et de promotion des droits humains mettront la HCM devant ses responsabilités et inviteront la haute juridiction militaire à faire comparaitre le Lieutenant-général John Numbi Ntambo, considéré comme premier suspect dans le double assassinat de Chebeya et Bazana… C’est pourquoi les avocats du collectif des parties civiles exigent à la cour militaire de mettre en place une commission rogatoire pour Paul Mwilambwe et de mener des enquêtes supplémentaires en organisant notamment la descente sur le lieu où serrait enterré le corps de Bazana”, conclut La Tempête des Tropiques

Le Phare, sous le titre «Chebeya : vers l’ouverture d’une instruction complémentaire?»,exprime une attente similaire.
«Un des prévenus condamnés par contumace, le major PNC Paul Mwilambwe toujours en fuite, a récemment fait des déclarations renversantes affirmant avoir été témoin de l’assassinat de Floribert Chebeya, le 01 juin 2010. Ce policier prétend, dans ses propos confiés au journaliste belge Thierry Michel via internet, que le donneur d’ordres était le général John Numbi Ntambo, Inspecteur général de la police congolaise et dit savoir où est enterré le corps de Fidele Bazana».

Radios et télévisions locales

Bukavu

RADIO MAENDELEO

L’UNC condamne les violences à l’est de la RDC

L’Union pour la Nation Congolaise de Viotal Kamehre condamne la guerre à l’est de la RDC sous toutes ses formes, c’est ce que l’on peut lire dans une déclaration que ce parti vient de rendre publique. Selon ce communiqué l’UNC compati avec les familles qui ont perdu les leurs et demande que justice soit faite. Par ailleurs, l’UNC félicite les prises de position du conseil de sécurité des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’administration américaine et de la MONUSCO en rapport avec la guerre que subit injustement la RDC. Par contre le directoire national de l »UNC, s’insurge contre la campagne d’intoxication menée à l’encontre de son président Vital Kamehre par les pêcheurs en eaux troubles véhiculant que Vital Kamehre serait à Béni probablement dans l’intention de prendre langue avec les insurgés, les mutins ou les agresseurs. L’UNC dément ces informations et précise que ce ne sont que des pires mensonges et que son président national séjourne à Kinshasa de manière continu depuis deux mois déjà. Enfin l’UNC se dit préoccupé en tant que tout congolais épris de paix et de justice par la recherche de solution à cette guerre injuste dont l’avènement de la paix et de la paix pour tous. A ce sujet, elle privilégie le règlement pacifique, la diplomatie et la coopération internationale arme redoutable.

RTNC

Des déplacés de Masisi fuyant les attaques des FDLR à Minova

Sept personnes tuées à l’arme blanche, sept autres blessées et 75 maisons incendiées. C’est là, lasuite d’une attaque de combattants FDLR alliés à la milice Nyatura. Cela s’est passé à Ufamnadu I en territoire de Masisi la nuit du vendredi au samedi et du samedi au dimanche dernier. Selon le chef de loclaité de Dungu, la population s’est déplacée vers Goma, vers Sake et vers Minova. Ces déplacés ont été accueillis dans des familles, les autres passent encore la nuit à la belle étoile sans assistance humanitaire. Lse ressortissants d’Ufamandu I demandent de l’assistance.

RADIO NENO LA UZIMA

Des femmes déplacées de guerre dans le territoire de Rutshuru vendent leur pagnes pour survivre

Au Nord Kivu, dans le territoire de Rutshuru, pour survivre aux exactions des M23, certaines femmes déplacées de la localité de Kabaya ayant pris refuge à Kibumba à une vingtaine de kilomètre de Goma vendent leurs pagnes et ustensiles de cuisine pour avoir à manger. Depuis leur arrivée à Kibumba il ya de cela deux semaines, ils n’ont jamais eu une assistance, pour avoir à manger les femmes vendent leurs pagnes à 1000 et 1500 FC la pièce, et d’autres les ustensiles de cuisine, question de passer au moins une nuit et de la suite au créateur Dieu Tout Puissant . Certains déplacés interrogés à Kibumba ont déclaré qu’ils passent la nuit dans une église de la 8ème CEPAC sur place, entassés dans des conditions inhumaines. Ces déplacés demandent ainsi au gouvernement central de penser à eux car étant aussi des congolais.

Des parlementaires du Sud Kivu demandent la constructions d’un mur tout au long de la frontière avec le Rwanda

Des parlementaires du Sud Kivu demandent la constructions d’un mur tout au long de la frontière avec le Rwanda. Ils ont fait cette déclaration dimanche à Kinshasa au palais du peuple. Les députés disent leur ras-le-bol devant une situation de guerre à répetition, les prétextes allégués par le gouvernement rwandais est que nos frontières sont poreuses. Pour mettre fin à cette porosité, nous les députés nationaux du Sud Kivu, nous proposons que le gouvernement érige une barrière. Selon un député national Benjamin Mukulungu, il faut oter à ce pays tout prétexte d’intervention militaire en RDC. (…)Autre demande des députés les militaires doivent être payés régulièrement, les affectations doivent aussi se faire sans tenir compte de l’appartenance tribale.

Attaque de présumé FDLR sur un camion en partance pour Kigulube à Shabunda

Deux personnes tuées, les autres emportées dans la forêt c’est le bilan d’une attaque d’un camion qui se rendait à Kigulube à Shabunda dimanche et qui est tombé dans une embuscade au niveau de Nyombe par des présumés FDLR. Selon les informations sur place, parmi les deux morts il y a un corps de militaire et le chauffeur. La même source poursuit que les personnes emportées ont été utilisées pour transporter les biens pillés par ces bourreaux.

Goma

Radio Kivu 1

1. Des coups de feu ont été entendus cette nuit dans une partie de la ville. Il s’agissait des tirs de sommation en vue d’empêcher une tentative d’évasion des prisonniers à la prison centrale à Munzenze..

2. Le gouvernement congolais a commencé à récupérer les biens de l’Etat spoliés pars des particuliers. Hier c’est la société SODEXIMINE qui a été sommée de déguerpir de la concession identifiée par la commission provinciale chargée de l’identifications des biens de l’Etat spoliies. Sur place il a été annoncé que la police sera logée là provisoirement. Après sodeximine, c’est une parcelle de abritant une église locale au quartier Office qui a été visitée par ladite commission.

3. 12 mille casques seront disponibles sur le marché à Goma dès la semaine prochaine en faveur des taximen motos. Désormais, chaque motard devra se munir de deux casques pour lui et pour son client. Cette décision de la police de circulation routière intervient après deux semaines de campagne de la police pour le respect des règles dans la circulation routière pour tout conducteur d’engins motorisés.

4. A Nyanzale, des patrouilles conjointes PNC –fardc et populations sont initiées depuis le weekend dernier. C’est au regard de l’insécurité grandissantes causée par les fdlrs qui attaque nt régulièrement ce village du territoire de Rutshuru. La semaine dernière, plus de 23 habitations ont été dévalisées par les assaillants. Selon le chef de ce village, la menace est très grande dans leur contrée en proie à l’insécurité par différents groupes armés qui pullulent dans cette partie du nord Kivu ; A cause de cette insécurité les populations risquent d’abandonner de cette localité, a-t-il dit.

5. En territoire de Walikalé les may may de Raiya Mutormboki ont tenté de faire incursion dans la cité de walikale. Ils en ont été empêchés par la société civile et les autorités qui sont allé à leur rencontre en vu de les sensibiliser. Ils disent ne pas être contre les fardc mais voudraient seulement se faire connaitre à la population et montrer leur détermination à combattre les fdrls. Selon le président de la société civile, ces may may se sont retranché à six kilomètres de la cité de Walikale.

6. Les femmes de Beni étaient en conférence d’environ 4heures sur la paix et le patriotisme. Il s’agissait d’un débat en face d’un Major des fardc pour sensibiliser contre l’insécurité. Ces sensibilisations pourront se poursuivre à OPICHA.

Radio télévision communautaire tayna, RTCT

1. La population de Kiwanja et Rutshuru vit dans la psychose après le retour des insurgés dans cette partie du territoire qu’ils venaient de libérer il ya une semaine. Sur place la population dénonce le recrutement forcé des jeunes dans certains coins de ce territoire. Dimanche dernier environ 50 jeunes ont été recrutés forcement à Rumnagabo et Kabaye, rapportent des sources sur place. Hier, les insurgés ont érigé une barrière près de la résidence du mwami sur la route nationale au chef lieu de Rutshuru mais celle-ci a été démantelée par le contingent de la Monusco.

2. La Monusco doit être associée à la force neutre de l’union africaine qui devra être envoyée à l’Est de la RDC pour neutraliser les forces négatives. C’est ce que suggère la société civile du Nord-Kivu dont les délégués reviennent du sommet des pays de la CIRGL à Addis-Abeba. Selon Omar Kavota Vice-président de la société civile du nord- Kivu, la Monusco maitrise mieux le terrain et devra donc etre sollicitée par rapport à son expérience sur le terrain. En plus, le mandat de cette force devra être défini dans le temps et dans l’espace a-t-il ajouté.

3. Plus de 60 million des francs congolais destinés à la solde des militaires ont été emportés dimanche dernier par les assaillants coupeurs de route au niveau de Kikubwo à l’Est de Kirumba en territoire de Lubero. Informés et pris de colère, les militaires dans différentes localités ont tiré plusieurs coups de balles pour exprimer leur mécontentement.

© CongoForum, le mardi 17 juillet 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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