18/07/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

18 juillet 2012

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Deux sujets dominent l’actualité dans la presse congolaise, la guerre de l’Est et l’affaire Chebeya. C’est toutefois mois simple qu’il n’y paraît, car la guerre, en l’absence de grands faits sur le terrain, amène sur tout des commentaires sur la perception de la Monusco, les réserves qu’observent les institutions de la République qui évitent de nommer les agresseurs de la RDC, l’obstruction faite à certains débats relatifs à l’Est au Parlement. Pour l’affaire Chebeya au sujet de laquelle les nouvelles demandes ainsi que différentes requêtes introduites seront examinées par la Haute cour prochainement, la grande question reste l’implication de John Numbi, tant dans le crime que dans les débats et les éléments nouveaux apportés par Thierry Michel.

Est / Monusco

La création d’une nouvelle internationale force neutre pour lutter contre les forces négatives opérant à l’Est du pays et en finir avec les FDLR et le M23, continue à être évoquée par la presse, en relation avec l’action de la MONUSCO. L’Observateur titre «Une nouvelle force neutre : Où se trouve la MONUSCO?», et écrit : «La création d’une nouvelle force internationale à déployer en RDC suscite plusieurs interrogations auprès des esprits les plus avisés. Une nouvelle force internationale neutre ? Quel que soit le nom que ses initiateurs lui donneront, la nouvelle force militaire à déployer en RDC pour combattre les forces négatives qui y pullulent, est une force de trop dans une région où trône, depuis plus d’une décennie, allant de prorogation en prorogation, de dénomination en dénomination, de renforcement en effectif en renforcement d’effectif, l’actuelle MONUSCO». Forum des As, sous le titre «Aubin Minaku et Roger Meece échangent sur la guerre dans l’Est du pays», rend compte de la réunion entre le RSSG, Roger Meece et le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, «Occasion pour Roger Meece de faire un briefing au président de l’Assemblée nationale sur le travail que réalise la MONUSCO en collaboration avec les FARDC. Par rapport à la situation sécuritaire à l’Est de la République, il a parle de la détermination de la MONUSCO et des FARDC à tout mettre en œuvre pour protéger la population et contrer toute avancée des éléments de M23. «Nous travaillons dans ce sens et nous sommes détermines à utiliser tous les moyens possibles pour sécuriser les populations civiles. Et j’ai expliqué tout cela au président de l’Assemblée nationale», a signifié le patron de la MONUSCO», le journal revient sur la déclaration du Conseil de sécurité qui encourage le dialogue entre le Rwanda et la RDC «Le Conseil de sécurité encourage le dialogue entre Kinshasa et Kigali» et écrit à ce sujet «Les quinze pays «ont salué les récentes discussions entre les présidents Paul Kagame et Joseph Kabila pour résoudre la crise et encouragent la poursuite d’un dialogue, à la fois au niveau bilatéral et régional». Le Potentiel, sous le titre «Nord Kivu : le BCNUDH inquiet de l’impact du conflit armé sur les civils», explique que «Selon Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco qui a livré cette information, le bureau de la structure onusienne a reçu des allégations non confirmées de violations des droits de l’Homme qui auraient été commises dans la province. Ces violations des droits de l’Homme auraient été perpétrées par «différentes parties au conflit, dont des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des combattants du Mouvement du 23 mars (M23)», a-t-il déclaré. Avant de noter que le BCNUDH continue d’enquêter sur ces faits».

L’Observateur, dans son article « une nouvelle force neutre en RDC : où se trouve la Monusco ? », enfonce le clou en écrivant : “Pourquoi créer une autre force dans un pays où existe déjà une autre force internationale…avec un effectif dont on dit le plus important des missions de maintien de la paix déployées dans le monde – 18 000 casques bleus – et avec un budget annuel de plus d’un milliard de dollars américains ?”.
Que fait la Monusco, sinon respecter sa sacro-sainte neutralité ? Le rôle de la force onusienne, martèle le journal, ne doit pas se limiter à la seule élaboration et publication des rapports, tout retentissants soient-ils, sur le soutien (recrutement, financement…) des mutins du M23 par le Rwanda de Paul Kagamé? Pourquoi, continue-t-on à se demander dans les milieux congolais, la Monusco rechigne-t-elle à appliquer le chapitre VII de la Charte (art.39-51), intitulé ” Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression ” et qui doit la pousser à user de la force?
A ce jour, la Monusco a obtenu une énième prorogation de son mandat jusqu’en juin 2013. Voilà qui a suscité d’autres interrogations auprès l’opinion qui continue à s’interroger sur la nécessité de cette prolongation. En effet, tout le monde, sauf elle-même la Monusco, est d’avis que, comme mission de stabilisation de la paix en RDC, le mandat de cette force internationale reste un véritable un échec, voire un fiasco.. Et pourtant, hyper équipée, la force onusienne, qui appuie les FARDC, en dix ans de présence en RDC, aurait dû imposer sa loi en réinstaurant la paix, en prime, l’éradication de tous les groupes armés qui continuent à endeuiller les populations de la partie orientale du Congo Kinshasa.
(Malheureusement, on passe à côté de la réponse à ces questions, alors même qu’elle figure en toutes lettres dans l’article ! La Monusco est une mission de stabilisation de la paix qui n’a pas été précédée d’une force de pacification, c’est-à-dire de destruction[1] des forces négatives, qu’elles soient « rebelles » ou « étrangères ». Cela exigerait des effectifs 25 fois supérieurs à « la plus grande mission de l’ONU » ? NdlR)

Est / Omertà

Réserve. Courtoisie. Refus de nommer l’ennemi. Pour Le Potentiel, tout dans l’attitude des animateurs des institutions de la République démontre que la guerre déclenchée dans l’Est du pays par le M23 serait couverte par un épais nuage de non dits. C’est ce qu’ il affirme sous le titre : « Guerre dans l’Est : un sujet tabou ».

Il fait état de réserve, du refus de nommer l’ennemi. « C’est comme si ces derniers (les animateurs des institutions ) ploieraient (sic !) sous le poids d’un lourd secret ou, à la limite, d’une frousse qui ne dirait pas son nom ».
Le gouvernement ne s’est pas montré assez offensif sur le plan diplomatique et communicationnel. Dénotant une réserve assimilable à une frousse. Même attitude du côté de deux chambres du Parlement qui ont évité d’aborder la question de manière publique jusqu’à leur départ en vacances. Ce qui en définitive, fait supputer que les institutions font de la guerre dans l’Est du pays un sujet tabou.
(Le quotidien commence son analyse par une question : la guerre dans l’Est du pays est-elle une réalité ou un leurre ? … et malheureusement il en reste là. La question « vaut son pesant d’or », dit-il, et il n’y répond pas ! Sans doute parce que ce journal considère que tous ses lecteurs partagent sa thèse : la guerre est une entreprise de balkanisation et de conquête territoriale.
La guerre est une réalité, bien sûr, puisqu’elle détruit, tue et ravage, mais elle est aussi un leurre, en ce sens qu’elle donne l’illusion qu’il y a des opérations offensives et défensive, qu’on prend ou perd des localités, alors que le but dernier est tout simplement de maintenir l’état de guerre, et par là l’insécurité, la peur qui permet l’asservissement des populations et l’exploitation sauvage des ressources naturelles, qui sont alors évacuées par le filière militaro-rwandaise au profit des classes dominantes de la RDC et du Rwanda et de leurs « parrains » multinationaux. Moralement, ce sont certes ces « parais » qui méritent la plus sévère réprobation morale, mais, il faut y insister, l’élimination des profiteurs congolais et rwandais mettrait fin aux malheurs des Congolais et des Rwandais, car, si ce sont certes des « petites mains », sans mains, on ne peut prendre ! NdlR)

L’Observateur traite la même question sous le titre « Si nous étions Joseph Kabila ».
Que se passerait-il alors ? C’est ce qu’explique l’article.
« Dans un article publié en page 2 le lundi 16 juillet 2012 et réédité le mardi le mardi 17 juillet intitulé  » Guerre de l’Est… Le problème c’est Kagame « , nous avons affirmé sans ambages que le président rwandais Paul Kagame était le principal auteur des guerres récurrentes qui frappent l’Est de la RDC.. A ce titre il constitue le seul interlocuteur attitré avec qui la RDC devait discuter de ce qui se passe aux frontières rwando-congolaises. Nos propos ont été prophétiques parce qu’au moment où cet article était sous presse le président de la RD Congo, Joseph Kabila, s’entretenait avec Paul Kagame à Addis-Abeba en marge du Sommet des chefs d’Etat et des gouvernements de l’Ua. Le cadre était idéal pour des discussions franches et sincères. Que se sont dit les deux chefs d’Etat ? A part les deux personnalités seul Dieu qui est omniprésent le sait. Tout ce que les uns et les autres peuvent dire à ce propos n’est que spéculation.
Si nous étions Joseph Kabila, nous devions être dur envers l’homme de Kigali. Il fallait lui rappeler en primeur que lui Kagame n’est qu’un simple être humain comme toute autre créature vouée à la mort et appelée à redevenir poussière. A ce titre il (Kagame) ne doit pas se considérer comme supérieur à qui que ce soit. A titre illustratif les exemples des personnages tristement célèbres auraient dû lui être rappelés pour lui signifier que quelles que soient les illusions de grandeur que certains hommes peuvent avoir, tout cela n’est que vanité des vanités, et que lui Kagame qui se croit très fort en ce moment risque de finir, s’il ne change pas avant, de la même manière que tous les personnages connus de nous tous.
Kagame devrait aussi savoir que la RDC et le Rwanda existent bien avant sa naissance et que c’est le créateur du ciel et de la terre qui a décidé souverainement de placer les deux pays là où ils se trouvent suivant les limites qu’il a aussi souverainement arrêtées. L’homme fort de Kigali n’a donc aucun petit pouvoir de déplacer ne fût-ce qu’un seul centimètre de la RDC pour l’annexer à son pays bien qu’il soit de mille collines. La nature sait pourquoi il en est ainsi.
Si nous étions à la place du président Joseph Kabila, nous rappellerions à Paul Kagame que de tous les temps la RDC et le Rwanda n’en sont jamais arrivés à se tirer dessus. C’est à cause de lui visiblement que les deux pays voient aujourd’hui leurs relations se détériorer de manière considérable. Cette situation a fait que les Congolais et les Rwandais vivent aujourd’hui comme chiens et chats alors que de tout temps leurs relations ont toujours été caractérisées par une convivialité exemplaire. Pour preuve, à une certaine époque la traversée de la frontière qui sépare les deux pays n’était soumise à aucune condition. Beaucoup d’étudiants rwandais ont étudié dans les universités congolaises sans subir aucune entrave. Mais cette ambiance fraternelle a été brisée croit-on savoir avec l’avènement de l’Armée patriotique rwandaise (APR) au pouvoir à Kigali.
Bref, il fallait que Kagame comprenne que toutes ses manœuvres pour déstabiliser la RDC sont connues. Et vouées à l’échec. Par conséquent un ultimatum n’excédant pas six mois aurait dû lui être fixé pour retirer ses militaires déguisés derrière quelques fils égarés réunis dans un obscur groupe armé appelé M23.. A défaut de quoi la RDC se réserverait de prendre toutes ses responsabilités. Avec bien sûr, toutes les conséquences que cela risque de représenter pour nos deux peuples.
Cette position de fermeté se justifie dans la mesure où il est avéré que l’homme de Kigali est passé maître en manipulation. La preuve est là : vingt quatre heures seulement après l’accord conclu avec le président Kabila pour la mise en place d’une force neutre internationale aux frontières entre les deux pays pour traquer et annihiler toutes les forces négatives, le président rwandais place aussitôt la barre très haut en exigeant de la RDC l’arrestation de Sylvestre Mudacumura contre qui la CPI vient de délivrer un mandat d’arrêt. Qui lui a confirmé la présence de ce hors-la-loi sur le sol congolais ? Pourquoi lui n’arrête pas Bosco Ntaganda qui s’est réfugié chez lui et qui est recherché aussi par la CPI au même titre que Mudacumura ? Nous sommes en droit de nous interroger si la RDC peut encore placer la moindre confiance à un pareil interlocuteur ? Nous pensons que l’heure est venue de changer fondamentalement d’attitude envers Paul Kagame ».

Est / Parlement

« A quoi sert le Parlement ? » s’interroge Le Phare sui titre: « Guerre de l’Est : deux motions étouffées ».
Il note que la position du Parlement congolais se fait toujours attendre, plus de deux mois après le déclenchement de la rébellion du M23 contre les FARDC. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué, relève Le Phare qui ne comprend pas qu’à l’Assemblée nationale les députés ont préféré le huis clos au débat public sur la question orale avec débat adressée par un de ses membres au Vice-premier ministre et ministre de la Défense.
Comme si cela ne suffisait pas, une motion de défiance ficelée par un autre député vient d’être mise au frigo. Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku a annoncé, mardi 17 juillet, qu’une motion de défiance contre le ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo a été déposée en procédure d’urgence par le député de l’opposition Albert Fabrice Puela le samedi dernier. La motion a été signée par soixante députés. Elle est consécutive à la dégradation de la situation sécuritaire au Kivu.

Au cours de l’audience, explique Radio Okapi, le président de l’Assemblée nationale a présenté toutes les correspondances échangées entre son bureau, l’auteur de la motion et le Premier ministre Augustin Matata Ponyo. A la lettre d’Aubin Minaku demandant au Premier ministre d’informer le ministre de la Défense de la motion initiée contre lui, le chef du gouvernement a répondu que le ministre concerné était en mission officielle à l’étranger. Pour l’auteur de la motion, la réponse de Matata Ponyo est légère. « Le premier ministre nous demande dans sa correspondance, étant donné que le ministre est en déplacement, de bien vouloir reporter ce sujet à une date à convenir. Donc, nous Assemblée nationale qui sommes une autorité au-dessus du gouvernement nous devons nous asseoir pour convenir une date pour traiter de cette question », s’est-il plaint.
Mais le député de la majorité Gaston Musemene ne trouve rien à redire à la réponse du Premier ministre. « Le vice-premier ministre en question n’est pas là, dès qu’il sera là le Premier ministre va tout faire pour qu’il vienne répondre au niveau de l’Assemblée. Voilà la situation, il n’y a vraiment pas de problème », pense-t-il.
Cette motion de défiance fait suite à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC où les rebelles du M23 ont occupé plusieurs localités du territoire de Rutshuru au début du mois de juillet, avant de se retirer. Le ministre Luba Ntambo avait déjà été entendu à huis clos à l’Assemblée nationale début juin sur la mutinerie des officiers de l’armée au Nord-Kivu. Les conclusions de cette interpellation n’avaient pas été rendues publiques. En séjour au Nord-Kivu le même mois, le Premier ministre qu’accompagnaient plusieurs membres du gouvernement dont le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, avait promis à la population de Rutshuru de combattre la rébellion du M23. Matata Ponyo avait exclu toute idée de négociation et avait promis de donner tous les moyens nécessaires à l’armée pour finir militairement cette guerre.

L’Observateur annonce que « L’opposition crie au manque de considération vis-à-vis de l’Assemblée nationale »
Explication « La motion de défiance initiée par le député Albert Fabrice Puela contre le vice-Premier ministre en charge de la Défense, Alexandre Luba Ntambo suite à la mauvaise gestion de la situation à l’Est de la RDC ne sera pas examiné par l’Assemblée nationale comme prévu, ce mercredi 18 juillet, la veille de la clôture de la session extraordinaire de la chambre basse.
Motif évoqué, absence au pays de l’intéressé qui, à en croire une correspondance du Premier ministre Augustin Matata Ponyo avec en annexe une copie d’un ordre de mission adressée au président de l’Assemblée nationale, se trouve en mission de service au Zimbabwe du 11 au 20 juillet. Ceci signifie que la motion de défiance contre le vice-Premier ministre en charge de la Défense doit attendre la prochaine session parlementaire prévue au mois de septembre prochain pour être examinée.
C’est ce qu’a fait savoir le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku à l’auteur de ladite motion au cours de la plénière de ce mardi.
Réagissant à l’information ainsi lui apportée, l’honorable Puela, après avoir obtenu la parole par motion incidentielle, a fustigé du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, ce qu’il a considéré comme étant un manque de considération de l’institution parlementaire par le gouvernement.
Fabrice Puela n’a pas du tout digéré le fait par exemple que le Premier ministre, dans sa correspondance ci-haut évoquée, demande à l’Assemblée nationale de  » … bien vouloir accepter le report de cette séance à une date à convenir « . Il a également fustigé le fait que le président de l’Assemblée nationale s’adresse dans une autre correspondance au Premier ministre pour le saisir de la motion de défiance initiée contre le vice-Premier ministre en charge de la Défense alors qu’il aurait dû s’adresser directement à ce dernier.
Pour revenir à la motion proprement dite, il convient de signaler qu’elle porte 65 signatures recueillies parmi les députés de l’opposition. Expliquant le mobile de la démarche, l’honorable Puela a mis en exergue la légèreté constatée dans la gestion de la situation sécuritaire à l’Est du pays où il déploré des cas des morts suite à la guerre menée par la rébellion du M23.
Face au silence jugé complice des autorités congolaises sur cette situation de l’Est, l’opposition, a dit Fabrice Puela, ne doit pas se taire et croiser les bras. Mais malheureusement au moment où ce député était en train de défendre la motion du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, il a été taxé de  » fou  » par un député de la majorité.
Son intervention a même été perturbée par des huées d’autres députés de la majorité qui ont promis de rejeter la motion contre le membre du gouvernement visé. La députée Vicky Katumua est parmi ceux qui ont promis à haute voix de réserver ce sort à la démarche pourtant noble de l’honorable Puela. Cette attitude de la majorité a choqué beaucoup d’esprit sensibles présents à la plénière d’hier. L’autre attitude qui choqué, c’était la réponse du président de l’Assemblée nationale à un député élu de Walikale au Nord Kivu, l’honorable Juvénal Munubo Mubi.
Voulant prendre la parole par motion d’information pour annoncer à la représentation nationale la chute de ce territoire entre les mains des rebelles du M23, d’après des informations en sa possession, ce député s’est vu carrément refuser de monter à la tribune par Aubin Minaku.  » …Même si Walikale tombait, ce n’est pas une motion d’information qui va changer les choses  » a lancé le président de la chambre basse au demandeur de la parole ; ceci, avant qu’il ne décrète une séance à huis clos vivement sollicitée par les députés de la majorité pour parler du sujet qui les préoccupe au plus haut point, c’est-à-dire leurs émoluments ».

Affaire Chebeya

L’Agence Belga annonce que « la partie civile veut l’audition du journaliste belge Thierry Michel ».

« Les parties civiles au procès en appel des huit policiers jugés à Kinshasa pour l’assassinat en 2010 du militant Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, ont demandé mardi l’audition du journaliste belge Thierry Michel, qui a recueilli le témoignage d’un accusé en fuite. Dans une requête déposée mardi au deuxième jour du procès devant la Haute cour militaire, les avocats des familles de M. Chebeya et Bazana ont demandé à la cour « l’audition » de M. Michel « en vue d’obtenir la cassette » du témoignage du major Milambwe, condamné à mort par contumace en première instance en 2011. Les déclarations du major « apportent des éléments nouveaux qui exigent une information complémentaire », estiment les avocats. Selon les déclarations du policier, dont la cassette a été présentée par Thierry Michel le 10 juillet à Bruxelles, le corps de M. Bazana, qui n’a jamais été retrouvé, se trouverait enterré à Kinshasa dans le jardin d’une ferme du chef de la police, le général John Numbi. Floribert Chebeya, 47 ans, directeur de l’ONG La Voix des Sans-Voix (VSV), a été retrouvé mort le 1er juin 2010 dans sa voiture en périphérie de Kinshasa, les poignets portant des traces de menottes, après s’être rendu la veille à un rendez-vous à l’inspection général de la police, en compagnie de M. Bazana ».

L’Avenir consacre sa manchette à l’affaire Chebeya. « Comparution ou non de John Numbi, la Haute cour se prononce ce 24 juillet 2012 ».
En effet, après la première audience sur l’identification des prévenus le 14 juin dernier, la deuxième audience du procès en appel des assassins du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana s’est poursuivie mardi 17 juillet 2012.
Consacrée essentiellement à l’examen de la plainte de la veuve Chebeya, le tribunal s’est aussi appesanti sur la décision de renvoi des juges du premier degré sur la qualité de John Numbi. La Haute cour qui a pris l’affaire en délibéré promet de se prononcer le 24 juillet prochain.

Le Potentiel rapporte que dans son réquisitoire sur l’affaire qui oppose le ministère public et les parties civiles aux assassins présumés des défenseurs des droits de l’Homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. “Procès Chebeya : le ministère public dédouane le général John Numbi” tel est le titre de l’article que signe Le Potentiel.
Il affirme que dans son réquisitoire sur l’affaire qui oppose le ministère public et les parties civiles aux assassins présumés des défenseurs des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, l’auditeur général a argué qu’il n’y a pas de charges suffisantes pour l’inculpation du général John Numbi.

Le Phare signale sur le même sujet que la Haute cour militaire va entamer, dès mardi 24 juillet prochain, l’examen des demandes nouvelles ainsi que différentes requêtes introduites. Dans le lot, il cite des mesures conservatoires réclamées par les parties civiles à l’instar de la sécurisation de la ferme du général John Numbi où serait enterré, d’après le récent témoignage du policier fugitif Paul Milambwe, Fidèle Bazana, chauffeur de l’activiste Chebeya.

Rfi écrit « Procès Chebeya : la Haute cour militaire se penche sur la responsabilité du général Numbi »
« Le procès de plusieurs policiers accusés d’être impliqués dans le meurtre de Floribert Chebeya et de son chauffeur, Fidèle Bazana, a repris ce mardi 17 juillet en RDC, sans celui qui était chef de la police au moment des faits, il y a deux ans, John Numbi. Un homme que les proches du militant des droits de l’homme souhaitent voir sur le banc des accusés.
Aucune décision n’est encore intervenue quant à la responsabilité ou non du général John Numbi dans le double assassinat des activistes des droits de l’homme, Fidèle Bazana et Floribert Chebeya.
Ce mardi matin, le ministère public a répliqué à la requête des parties civiles qui avaient sollicité avec insistance la mise en accusation de John Numbi.. Pour le ministère public, l’inspecteur général de la police nationale suspendu n’a pas de responsabilité avérée dans l’affaire qui est sous examen.
Les avocats des parties civiles sont alors passés à la contre-offensive : ils ont contesté la démarche et les arguments utilisés par le ministère public. Ce n’est qu’après ce débat que la Haute cour militaire donnera sa position ».

Divers

La Prospérité signale qu’en marge de la fête nationale française, David Malta Forrest, nouveau Consul honoraire de France à Lubumbashi, a appelé tous les acteurs directs et indirects de la guerre à l’Est à faire taire les armes et à retrouver au plus vite la voie du dialogue politique.

L’Observateur titre : « Crise de l’UDPS : controverse autour du siège du parti ».
L’ancien siège qui faisait office de permanence du parti situé sur la rue Zinnias au quartier résidentiel/Limete est aujourd’hui au centre d’une grande controverse.
Un cadre offert par Alexis Mutanda Ngoyi Mwana, alors secrétaire général du parti. Pour les membres du parti, leur présence dans cet ancien cadre serait une façon de légitimer la présence de Mutanda à l’Assemblée nationale et ainsi donner l’occasion aux ténors du pouvoir en place de rire sous cape. Ils ont proposé, s’ils veulent encore garder ce cadre quant à son meilleur emplacement, qu’un contrat en bonne et due forme soit négocié entre Mutanda comme propriétaire et le parti comme locataire, comme Mutanda le ferait même avec une tierce personne.

Compte tenu de ‘encombrement des autres rubriques, les « divers » se prêtent à rappler que la source de toutes les difficultés réside ntamment dans l’absence en RDC d’un pouvoir réellement légitime.
Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.

Monitoring des Radios et Televisions locales

Bunia

Radio canal révélation, RCR

Hier nuit, sous la pluie, Des bandits ont utilisés une barre de fer pour casser une boutique au quartier Nyakasanza avenue nyanya en cité de Bunia, ils ont emportés deux téléphones portables et ont administrés quelque coups dans le dos du propriétaire de la boutique en l’aide de la barre de fer.

Il y a trois jours, le commissaire du district monsieur Freddy Bosomba a fait savoir que le gouvernement national de la RD Congo a pris la décision de mettre fin au problème de la milice de Cobra Matata, un haut officier militaire est à Bunia à cet effet. Notons par ailleurs qu’il n’y a pas longtemps, le commissaire du district en charge de l’économie et finance Avo Eka Rustique avait déclaré qu’un accord avait été trouvé pour que les hommes du colonel Cobra Matata se cantonnent mais des sources proches du colonel Cobra Matata rejette cette déclaration, il n’y a pas de cantonnement de la milice à cause de l’absence d’un dialogue franc avec le gouvernement disent-il.

Hier ; Une camionnette de la marque HILUX s’est renversée en montant du pont Lorko vers Muzipela en cité de Bunia.

Le comandant de la police de circulation routière, PCR, en Ituri le capitaine Abeli Mwangu demande aux heureux lauréats des examens d’Etat de fêter leur diplôme sans provoquer des accidents sur la route et en respectant le nouveau code de la route.

La compagnie de téléphone AITEL vient de mettre à la disposition des ses abonnés un service de transfert d’argent qui sera opérationnel même en cas de perturbation de réseau.

L’ex- Agro Action Allemande réhabilite la route Dungu-Niangara dans le district du Haut Uele. Déjà la duré de trajet est réduite suite aux travaux réalisés et sera réduiet d’avantage à la fin des travaux au mois d’aout prochain a déclaré l’ingénieur en charge des travaux.

Radio télévision CANDIP, RTCC

La nuit du dimanche à lundi les miliciens ont pillé le village de Sambiriti et Nanze en collectivité de Bahema sud dénonce le chef de cette collectivité.

Le chef de collectivité de Bahema sud demande une enquête parlementaire sur la gestion de l’argent destiné à la réfection de la route Bunia-Kasenyi en délabrement et la gestion de l’hôpital de Kanseyi, don de l’entreprise Oil Of Congo.

Un pécheur a violé deux ans durant sa propre fille à Kasenyi au bord du lac Albert. Suite aux écoulements anormaux de l’appareil sexuel de la fille cette dernière a porté plainte contre son père qui lui aurait inoculé une maladie. Le père recherché par la police a fui.

© CongoForum, le mercredi 18 juillet 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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