06/08/12 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

(CongoForum)

A l’exception d’un accrochage « interne » entre FARDC, les discussions et négociations dominent l’actualité rapportée dans la presse congolaise ce lundi. Elles concernent d’abord la réunion des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), rencontre programmée ce début de semaine à Kampala. Il y a ensuite celles d’une étrange institution informelle appelée « Groupe consultatif national » présidée le week-end écoulé à Kinshasa par JKK, concertation qui s’est penchée sur la situation dans l’Est de la RDC. Parlottes et rumeurs encore à propos d’un éventuel remaniement ministériel : certains « surdoués » moins doués devront-ils faire place à des « initiés » ? Enfin, cela pétrole dans le secteur des hydrocarbures…

Est / Terrain

Radio Okapi annonce « Sud-Kivu: les militaires des FARDC s’affrontent entre eux à Kitindi ».

Les éléments du 1e bataillon du 1009e régiment des FARDC basés à Kitindi, chef-lieu du groupement d’Ikama Kasanza, dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu se sont affrontés entre eux dans la nuit de dimanche 5 à ce lundi 6 août. La population locale a fui dans la brousse et plusieurs biens ont été pillés. Des sources militaires de Kitutu ont confirmé l’information, attribuant l’origine de ces accrochages à un officier des FARDC issu de l’ex-rébellion du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple).
L’instigateur présumé, cité par des sources proches du commandement du 1009e régiment, est un certain major Thierry, chargé des renseignements du 1e bataillon du 1009e régiment des FARDC à Kitindi. Il a tenté de faire défection avec un autre groupe des militaires de son obédience mais a buté à la riposte d’autres autres militaires loyalistes des FARDC. Des échanges des tirs nourris entre les deux groupes ont poussé la population de Kitindi à fuir dans la brousse, où ils se cachaient encore lundi dans la mi-journée.
Aucun bilan, en termes des dégâts humains, n’a été signalé jusque là. Selon un notable local, il y a eu des scènes de pillages après ces accrochages, qui ont duré presque toute la nuit. Le centre de santé de Ngoma par exemple a été pillé de fonds en comble: médicaments, matériels et près de 3 000 USD emportés, a-t-il précisé. La hiérarchie du régiment des FARDC dont l’état-major est basé a Kitutu dit s’apprêter à «dépêcher une équipe à Kitindi pour rétablir la confiance au sein de la population locale mais aussi pour établir la responsabilité des uns et des autres dans ces accrochages».

(La première réaction, à la lecture de telles nouvelles et de déplorer ce lamentable capharnaüm. C’est aussi de condamner absolument les pillages aux détriments de la population civile, qui ne se justifient jamais.

Ceci dit, entendre que les soldats des FARDC ont spontanément rejeté un « corps étranger malsain », en l’espèce un « officier » provenant du CNDP n’est pas en soi une mauvaise nouvelle. Question susbsidiaire : cet officier, nous dit-on était «chargé des renseignements du 1e bataillon du 1009e régiment des FARDC ». Il était donc « les yeux et les oreilles » de son unité. Quel est l’aliéné qui a confié une telle responsabilité à un traître probable ? NdlR)

Est/ Kampala

C’est toujours le conflit à l’Est de la RDC qui demeure au centre de l’actualité. L’événement principal dans ce contexte est la réunion programmée à Kampala ( Ouganda) des dirigeants des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La presse jauge les chances du compte que la RDC, pays agressé par le Rwanda, peut tirer de cette rencontre.

Le Potentiel annonce en manchette « CIRGL. Les contradictions de la réunion de Kampala ». Il explique « Président en exercice de la CIRGL, l’Ouganda abrite la réunion devant décider des contours de la force neutre à déployer aux frontières entre la RDC et le Rwanda » et s’interroge « Quelles chances peut-on accorder à la délégation congolaise dans la capitale ougandaise ? Peut-elle faire passer ses thèses quand on sait que Kampala est, à l’instar de Kigali, impliqué dans la déstabilisation de la RDC ? Il ressort que la réunion de la capitale ougandaise va briller par des contradictions entre la recherche de la paix en RDC et les ambitions expansionnistes de certains pays des Grands Lacs, notamment le Rwanda et l’Ouganda ». Le Potentiel tranche dans ses colonnes intérieures « Force neutre : Kampala juge et partie ». Pour lui, les Congolais ne se font pas d’illusions. Autant le soutien du Rwanda est un «secret de polichinelle», autant il en est pour l’Ouganda, croit savoir Le Potentiel. Ils n’ont pas la mémoire courte. Le passé relativement récent est jalonné de souvenirs encore frais. La délégation congolaise ne serait pas en posture de faire triompher ses positions, estime le quotidien. Il est vrai qu’une négociation est un rendez-vous «du donner et du recevoir». Dans le cas d’espèce, les interlocuteurs de la RDC détiennent, par devers eux, des revendications qu’ils ont toujours fait valoir au niveau de la communauté internationale. C’est, essentiellement, pense Le Potentiel, l’existence sur le territoire congolais des groupes armés rebelles à leurs régimes respectifs. En abattant de telles cartes sur la table des négociations, la partie congolaise sera mise en difficulté. Mais également en minorité. Sur la défensive, la RDC va encaisser plus de coups qu’elle ne va en rendre « tout simplement parce que les agresseurs ont levé l’option de tout nier en bloc, exigeant même des contre-enquêtes. Lesquelles ne sont, somme toute, que des manœuvres dilatoires destinées à garder le pied sur le sol congolais avec ce que cela représente en termes de pillage des ressources naturelles », prévient Le Potentiel. (Ceci est important en ceci que ce journal reconnaît implicitement le caractère erroné de l’appellation « balkanisation » qu’il donne à son cheval de bataille. Ce terme implique une idée de morcellement, de division territoriale. Les prédateurs sont beaucoup moins intéressés par des conquêtes territoriales aux dépens de a RDC que par la poursuite de la guerre elle-même, qui permet la poursuite du pillage. Il ne s’agit pas de balkanisation, mais de retour aux méthodes coloniales de Léopold II. C’est pire ! NdlR).
Et le quotidien d’ajouter : les négociations se passant sur son terrain, l’Ouganda s’arrangera pour obtenir un non-lieu. Démarche que le Rwanda s’évertue à faire passer dans l’opinion internationale sans beaucoup de succès. Cela après un forcing à tous crins réalisé à Kinshasa en juin dernier. Ensuite, il pourrait obtenir le commandement de la Force internationale que l’on voudrait neutre mais qui sera composée essentiellement de contingents en provenance des pays soupçonnés, à raison, d’être des agresseurs. Dans l’opinion nationale, l’Ouganda passerait dans ce contexte, pour juge et partie. Nombreux sont ceux qui considèrent que Kigali et Kampala sont logés à la même enseigne.. D’aucuns estiment qu’une capitale plus neutre aurait pu abriter les discussions qui débutent ce lundi à Kampala. Il y aurait moins de pression sur la délégation congolaise, d’une part, et d’autre part, les victimes de cette guerre seraient moins heurtées, peut-on lire dans les colonnes du quotidien.

La Prospérité titre à la Une : « Kampala : nouveau rendez-vous avec la CIRGL » !
Les considérations que ce journal émet ensuite sont paiquement identiques à celles du Potentiel. Un sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs se tient à Kampala mardi 7 août 2012. C’est ce qu’indique une déclaration du Conseil de Sécurité de l’Onu au sujet de la RDC. Objectif : encourager la poursuite d’un dialogue de haut niveau à l’échelle bilatérale et régionale et la mise en œuvre intégrale des mécanismes régionaux existants, pour résoudre le problème de l’insécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo et trouver une solution politique durable, rapporte la consœur. Dans cette déclaration, les membres du Conseil se sont limités à condamner le M23 et les attaques qu’il a commises et lui exige de mettre fin à toute activité de déstabilisation, notamment à toute avancée vers la ville de Goma. S’agissant de l’appui extérieur apporté au M23, « les membres du Conseil de sécurité ont réitéré, mais de façon évanescente, leur ferme condamnation et exigent qu’il y soit mis fin immédiatement », ajoute La Prospérité.
Pour ce quotidien, les membres du Conseil de sécurité demandent, en outre, à tous les pays de la région de coopérer activement avec les autorités congolaises, pour le démantèlement et la démobilisation du M23. Et, pourtant, dans un rapport récent de la même organisation planétaire, Kigali a été nommément cité comme l’un des principaux soutiens au M23. Cette prise de position ‘‘ambiguë’’ du Conseil de Sécurité, à en croire les avis recueillis par La Prospérité, laisse l’opinion congolaise perplexe. Sinon, comment interpréter les prises de position de certains pays, à l’instar des USA, de Londres, de l’Allemagne et des Pays-Bas qui, séparément, ont pris des sanctions à l’endroit du pays des mille collines ? Président en exercice la CIRGL, l’Ouganda abrite la réunion devant décider des contours de la force neutre à déployer aux frontières entre la RDC et le Rwanda. Quelles chances peut-on accorder à la délégation congolaise dans la capitale ougandaise ? Peut-elle faire passer ses thèses quand on sait que Kampala est, à l’instar de Kigali, impliqué dans la déstabilisation de la RDC ?, s’interroge le journal.

Le Phare présente en manchette la réunion de la capitale ougandaise sous le titre: « Kampala. Feuille de route contraignante pour les Congolais ».
Trois photos :Museveni de l’Ouganda, Joseph Kabila de la RDC et Paul Kagame du Rwanda, illustrent avec la légende : « Annoncée lors du dernier sommet extraordinaire de l’Union Africaine par le président ougandais, Yoweri Museveni, la réunion des pays membres de la Conférence internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL) ouvre ses portes à Kampala ce mardi 07 août 2012 ».
« Selon le médiateur, ajoute ce journal, les participants devraient discuter des modalités pratiques de la mise en place de la Force neutre internationale à positionner prochainement le long de la frontière congolo-rwandaise, conformément à une résolution arrêtée à Addis-Abeba, avec l’aval des présidents congolais et rwandais. L’opinion intérieure congolaise, fait savoir Le Phare, pense que la délégation congolaise est cette fois prisonnière d’une feuille de route on ne peut plus claire. Car celle-ci comprend les révélations du panel d’experts de l’ONU sur l’implication du Rwanda dans l’appui aux rebelles du M.23, les condamnations et sanctions internationales contre le pays de Kagame, les pétitions des églises congolaises ainsi que le mémo des députés du Nord-Kivu contre l’agression rwandaise, les manifestations populaires sans nombre contre la balkanisation du Congo ».

Sur le point précis des menaces des sanctions que l’ONU fait peser sur les déstabilisateurs de la RDC, L’Avenir en fait le sujet de son article de manchette présenté sous le gros titre ci-après : « Cour pénale internationale. Cinq commandants du M.23 risquent d’y être trainés ».
Il cite ceux que l’on peut considérer comme terroristes et sur la tête desquels l’épée de Damoclès de la CPI est suspendue. « Il s’agit de Bosco Ntanganda, Sultani Makenga, Baudouin Ngaruye, Innocent Zimurinda et Innocent Kaina. Le Conseil de sécurité les a cités comme étant responsables des crimes contre l’humanité ». Le texte poursuit que : « La France a condamné lundi dernier la rébellion de M.23 et tout soutien dont bénéficie ce groupe sans toutefois citer nommément le Rwanda et l’Ouganda. Une omission qui paraît curieuse ». (Il est curieux que cela semble curieux : le Congo lui-même n’a jamais appelé l’agression par son nom, se bornant à parler de « soutien à une rébellion ». Mais une déclaration française ne trouvera jamais grâce aux yeux des joséphistes… sauf si Hollande acepte de venir au XIV° Sommet de l’OIF. NdlR)

Plus loin L’Avenir renchérit en indiquant que « La Société civile de l’Ituri a dénoncé des assassinats en cascade dans le territoire d’Irumu. Elle prévient le gouvernement de prendre des mesures préventives, car, à travers ces assassinats, elle y voit un risque d’occupation de l’Ituri par le M.23 ».

Uhuru qui n’évoque pas la rencontre de la capitale ougandaise ne se penche pas moins sur le dossier de la crise dans la partie Est de la RDC. Le journal signale même dans un de ces articles une déconsidération de la RDC par le président américain, ce qui expliquerait le peu de cas que le dirigeant de la puissante Amérique fait des déplorables turbulences que subit la RDC.
La manchette de Uhuru dit: « Soutien à la rébellion en RD Congo. Les pourvoyeurs du M.23 mis en garde par l’ONU ». Le second article, « Politique étrangère américaine. Le Congo-Kinshasa n’a jamais été une priorité pour Obama ».

Sur l’Internet belgo-congolais on s’agite beaucoup au sujet du rôle de la Belgique dans ce contexte international troublé. Bertin Mampaka y va quasiment d’un communiqué par jour, les libéraux prennent position et Laurent Louis s’exhibe, sur le blog de Cheik Fita, en compagnie de Tshisekedi. Tout le monde assure les Congolais de sa sollicitude émue. C’est normal, on est en pré-campagne électorale et, comme il s’agit d’élections communales, les étrangers remplissant certaines conditions peuvent y voter. Dans les mois qui viennent, tous les politiciens exprimeront donc le souci extrême qu’il prennent des Marocains de Dilbeek, Congolais d’Ixelles, Papous de Liège, Patagons d’Oostende et, s’il y a un ressortissant des îles Vanuatu habitant Bergen-op-Zoom, on fera le déplacement pour lui de la même chose.
Mais au-delà ce ce cirque politique, on ne peut qu’être rempli de perplexité sur la capacité de la Belgique à exercer une quelconque médiation dans cette partie du monde. Son « expertise historique » s’est diluée dans la méconnaissance des « puissances régionales ». S’il est vrai que cet environnement est complexe, toutes les relations entre les états de la région et leurs dirigeants sont « incestueuses et contre-nature », elles ont souvent un but « concret et objectif », c’est-à-dire qu’elles sont marquées au coin du plus parfait cynisme.
Les Congolais donnent parfois l’impression d’être les seuls à croire encre que la Belgique puise être une « Puissance » quelconque. On prête aux belges, une vision stratégique et tactique, un pouvoir et une influence qu’ils n’ont plus depuis bien longtemps. Il reste pour les belges quelques objectifs « belgo-belges » qui se traduisent, souvent par seulement, la mise en valeur des « Egos » de ceux qui lancent ces initiatives ….

Comment cela va-t-il évoluer entre « la diplomatie de l’urgence » et la situation sur le terrain alors que les membres du Conseil de sécurité ont d’autres priorités dans le monde …. Il y a peu de raisons d’être optimiste, d’autant que les relations avec les institutions de Bretton-Woods, ne prennent, pas non plus la bonne direction.

Est / Groupe consultatif national

Le Potentiel titre: « Le week-end dernier au Palais de la Nation. Le Groupe consultatif national examine avec Joseph Kabila la situation dans l’Est ».
Il écrit « Un Groupe consultatif national, structure informelle composée de plus de 80 personnalités politiques (Majorité et Opposition), a été mis en place pour examiner en profondeur la situation qui prévaut dans l’Est de la RDC. Samedi, le groupe s’est réuni autour du Chef de l’Etat. Une réunion qui s’est soldée par une série de recommandations en rapport avec la situation sécuritaire prévalant dans l’Est de la RDC ».

L’Avenir aussi annonce la réunion du Groupe consultatif national en indiquant: « Afin de trouver solution au problème sécuritaire. Un Groupe consultatif national

On remarquera que s’il est question de « présenter des recommandations au Chef de l’Etat », la presse est muette sur ce que ces recommandations peuvent bien être.

(Qu’est-ce que ce nouveau dinosaure ? Pourquoi un « Groupe consultatif national », alors qu’il y a des structures établies ? Qu’est ce qu’une « structure informelle », appellation qui a tout de ‘Oxymoron, car une structure n’est jamais sans forme et l’on ne peut appeler « informel » ce qui est structuré !
Cela nous semble relever des tentatives d’un pouvoir mal élu pour « surfer » sur la vague d’indignation provoquée par l’agression pour se faire conférer un semblant de légitimité au nm de l’union nationale. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives.. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Ce fait accompli a cependant des limites. On peut installer un Président mal élu, un Parlement qui ne l’est pas moins et exercer ainsi e pouvoir à ‘abri de la répression, pour autant que celle-ci soit suffisamment discrète. L’opinion réagit peu à l’intimidation. Elle ne réagit qu’au sang. Mais même si ‘on met en lace n Parement de Carnaval, on est bie obligé de lui donner les pouvoirs qui sont ceux d’un parlement : vérifier le travail de l’exécutif, l’interpeller, l’interroger, éventuellement le censurer. La vraisemblance exige que ce Parlement comporte une opposition que, par définition, la Majorité ne contrôle pas. Avec une « structure informelle », dont les membres sont évidemment sélectionnés par le pouvoir pour que l’opposition, formellement présente, y soit muette, on évite ce genre de risques, tout en se donnant l’air de « tenir beaucoup au dialogue et à la concertation ». Comme on siège dans le cadre d’une « urgence nationale », toute contestation qui tenterait malgré tout de se fare jour pourra être conspuée en criant au « sabotage de l‘union nationale en ces heures tragiques ». NdlR)

Remaniement ?

L’Observateur s’interroge: « Gouvernement : remaniement en vue ? »
Pour ce journal, « on avance lentement mais sûrement vers les 100 jours du gouvernement Matata Ponyo. La détermination de cette équipe à relever les défis auxquels est confrontée la RDC n’est pas à redire.. Cependant sur le terrain les résultats se font encore attendre. Ce déficit des résultats est beaucoup plus vécu dans les cabinets ministériels où les personnels politiques et d’appoint travaillent sans base juridique et avec les moyens du bord ».
Jusqu’à ce jour constate L’Observateur, aucun ministre n’a encore officiellement constitué son cabinet. Il semble que le Premier ministre aurait instruit ses collaborateurs d’” attendre ” avant de nommer les conseillers et le personnel d’appoint appelés à travailler avec eux. Cette instruction pose un sérieux problème dans le fonctionnement de ces cabinets parce que sans un arrêté ministériel tous ceux qui travaillent actuellement aux côtés de ministres ne sont pas connus par l’Etat et ne doivent pas être payés. En principe et ce par parallélisme de forme, ce sont les anciens membres de cabinet de l’équipe Muzito qui doivent continuer à percevoir leurs salaires parce que les arrêtés de leur nomination n’ont pas encore été abrogés.
Par élégance, certains ministres continuent à travailler avec les conseillers de leurs prédécesseurs pour éviter de partager leurs salaires avec les nouveaux. Il y a même d’anciens directeurs de cabinet qui continuent à prester. Le moins qu’on puisse dire est que cette ambiance ne peut pas favoriser un fonctionnement harmonieux des cabinets parce que la motivation doit faire défaut dans le chef des collaborateurs des ministres. Ceux-ci eux-mêmes doivent se sentir gênés de travailler avec des gens sur lesquels ils n’ont pas la mainmise. Sans doute ne cessent-ils de se demander sur le sens de cette instruction du premier d’entre eux qui laisse planer le doute sur leur avenir après l’évaluation des 100 jours du gouvernement.
C’est justement ce bilan mi-figue mi-raisin qui amplifie la rumeur sur un imminent remaniement ministériel à l’issue duquel « tous les ministres qui ne se pas montrés surdoués vont être éjectés pour être remplacés par des ” initiés “ », poursuit ce quotidien.

Pétrole

A côté des sujets politiques, AfricaNews signale, en économie et sous le titre « Dossier urgent des hydrocarbures. Matata (le Premier ministre-) piégé contre le Trésor ! ». une situation délicate concernant les ressources du secteur pétrolier en RDC.
Il dénonce à propos de la situation relatée : « Comment la FEC met la pression sur le PM (Premier ministre) pour aider ses membres transporteurs à déjouer l’arrêté interministériel désignant une sociétaire de la COPEMECO, AMICONGO, en qualité d’agent maritime exclusif des hydrocarbures en RD-Congo, pourtant destiné à organiser la traçabilité et juguler la fraude dans les activités du commerce extérieur, notamment les prestations lors de l’importation des produits pétroliers et de l’exportation du pétrole brut ».

© CongoForum, le lundi 6 août 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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