07/09/12 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

7 septembre 2012

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Les informations suivantes ont fait la Une des journaux parus ce jour : La guerre à l’Est de la Rdc, avec comme points focaux les pourparlers de Kampala en prévision de la mise en place de la Force internationale neutre et accusation du Rwanda par le gouvernement congolais suite à son refus de l’implication de l’ONU dans la Force neutre ; l’indignation du gouvernement congolais suite à la décision de la Grande-Bretagne de débloquer une partie de son aide au Rwanda et donc d’alléger ses sanctions contre le régime rwandais suite à son soutien à la rébellion du M23; Réactions de l’UDPS face à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC et à la présence de François Hollande à Kinshasa pour le sommet de la Francophonie.

Kampala

Le Phare titre « Le sommet de Kampala mal parti : un dialogue de sourds entre Congolais et Rwandais »
Il rapporte que les experts militaires de la RDC et du Rwanda n’ont pu s’accorder le jeudi 6 septembre 2012 à Kampala en Ouganda sur la configuration de la force internationale neutre, une force qui doit être déployée à la frontière congolo-rwandaise. Les Congolais étaient favorables à l’implication des Nations unies et de l’Union africaine, tandis que les Rwandais étaient contre. Il est à craindre que le sommet de Kampala n’accouche d’une souris, ce samedi, comme ce fut le cas il y a un mois, note Le Phare qui ajoute que le souhait des Congolais est que leurs délégués se gardent d’hypothéquer l’intégrité et la souveraineté de la RDC.

Le Phare annonce par ailleurs : « Un invité de marque est également attendu dans la capitale ougandaise : Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies ».
Alors que la partie congolaise s’en tenait à la proposition des ministres de la Défense des pays des Grands Lacs relative à l’implication des Nations Unies et de l’Union africaine dans cette force neutre adoptée dernièrement à Goma, les Rwandais s’y sont énergiquement opposés, souligne ce journal. Et Le Phare d’exprimer : « Le vœu du gouvernement congolais est que ses délégués dans la capitale ougandaise fassent preuve de lucidité et de fermeté dans la défense des intérêts supérieurs de la Nation ». Pour ce journal, « le départ des troupes rwandaises du sol congolais et la neutralisation du M23 devraient constituer les principaux résultats à viser par la partie congolaise ».

La Prospérité renseigne : « Force internationale neutre : Kampala II : couac entre Congolais et Rwandais ! »
Les experts de la défense de la CIRGL se sont réunis hier, jeudi 6 septembre 2012 à Kampala. Au cours de cette réunion préparatoire à la « grand messe » des Chefs d’Etat de la région qui s’ouvre ce vendredi, dans la Capitale ougandaise, en présence du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban-Ki-Moon, « un premier couac a été enregistré entre congolais et rwandais ». Les experts rd-congolais de la défense ont accusé, à l’occasion, leurs homologues rwandais, de refuser l’examen de la proposition des Ministres de la défense de la CIRGL, réunis au mois d’août dernier à Goma, sur l’implication des Nations Unies et de l’Union Africaine dans la Force neutre à déployer à la frontière commune RDC-Rwanda.
La Prospérité se réfère à ses sources diplomatiques et affirme que Joseph Kabila de la RDC, Paul Kagame du Rwanda, Jakaya Kikwete de la Tanzanie et Michael Sata de la Zambie…, devraient discuter du renforcement du mandat de la Monusco pour qu’elle assure la sécurisation de la frontière entre la RDC et le Rwanda. Mais, ce dernier, selon les experts congolais, voudrait imposer plutôt l’examen du rapport des ministres de la Défense sur le mécanisme conjoint de vérifications élargies de la frontière commune et sur le centre conjoint de fusion des renseignements de Goma. A ce stade de contradiction entre experts congolais et rwandais, ce sont les arguments des uns et des autres qui vont devoir faire la différence, note le journal. C’est ce vendredi, 7 septembre 2012, que le Sommet des Chefs d’Etat de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs s’ouvre à Kampala. Les Ministres de la défense des pays de la CIRGL, réunis à Goma, au mois d’août dernier, auraient proposé le renforcement du Mandat de la Mission de l’Onu pour la Stabilisation en RD-Congo, Monusco ainsi que l’implication de l’Union africaine, rappelle ce Journal.

Le même sujet est repris par Forum des As et par Le Potentiel, qui titrent : Les experts congolais accusent leurs homologues rwandais de refuser l’implication de l’ONU ! ».

Le Potentiel explique : Interrogé le lundi 20 août sur l’opposition de Kigali à la participation de la Monusco à la force internationale neutre à déployer entre la RDC et le Rwanda, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda avait déclaré qu’il n’est pas possible «de dire que la mission onusienne ne va pas être impliquée». «Quand j’entends dire que le Rwanda est contre je me demande si on se réfère à ce qui se dit dans la presse ou aux conclusions auxquelles nous [les pays des Grands lacs] arrivons ensemble après avoir mis nos arguments sur la table», avait-il affirmé.
Le Potentiel rappelle que le déploiement de cette force a été approuvé par les chefs d’Etat des pays des Grands Lacs réunis en août dernier à Kampala. Il est consécutif à la recrudescence de l’insécurité dans l’Est de la RDC marquée ces derniers mois par la création d’un nouveau mouvement rebelle, le Mouvement du 23 mars (M23), au mois de mai dernier. Cette rébellion est constituée des mutins de l’armée congolaise issus de l’ancienne rébellion du CNDP. Ils réclament l’application de l’accord de paix de mars 2009 signé par le gouvernement et le CNDP qui prévoit notamment l’intégration des combattants de cette ancienne rébellion dans l’armée et la police congolaise.

Faut-il y voir une allusion à la présence souhaitée par la RDC de la MONSCO dans le processus ? Toujours est-il que Le Potentiel titre : « Avec l’appui de la MONUSCO, PNC : le 14ème bataillon de la PIR formé en techniques de maintien de l’ordre ».
Les éléments du 14ème bataillon de la Police d’intervention rapide viennent de suivre une formation sur les techniques de maintien et de rétablissement de l’ordre. C’était au cours d’un stage de recyclage organisé du 21 au 31 août 2012 à Kinshasa, par la Coordination chargée des Forces de Police MONUSCO, à l’attention des policiers de ce régiment basé à Maluku. Pendant dix jours, les formateurs FPU sénégalais ont appris à leurs camarades congolais les techniques de maintien et de rétablissement de l’ordre
Un exercice conjoint entre le 14 ème bataillon de la PIR de la Légion nationale d’Intervention et les Forces de Polices Constituées (FPU) de la Police MONUSCO, sera organisé le 10 septembre à Maluku.

RDC / Grande-Bretagne et aide au Rwanda.

L’Avenir titre à la Une: « Le gouvernement de la RDC déplore vivement la décision britannique d’alléger la pression du royaume sur le Rwanda ».
Dans un communiqué publié hier par le ministre des médias, Lambert Mende, le gouvernement congolais a exprimé sa déception par la décision de la grande Bretagne, annoncée par le ministre Andrew Mitchell en charge du développement international, de revenir sur la sanction qu’elle avait auparavant imposée au Rwanda en déboursant à ce pays agresseur de la RDC la moitié de l’appui budgétaire, soit 12 millions de dollars sur 24 millions prévus.

Selon la Tempête des Tropiques : « Andrew Mitchell a justifié cette décision par l’amélioration de la situation sur le terrain », jugeant constructifs les efforts déployés par le Rwanda pour résoudre la crise dans le Nord-Kivu. « Compte tenu de ces progrès et reconnaissant que le gouvernement rwandais a continué de démontrer son engagement ferme à lutter contre la pauvreté et l’amélioration de sa gestion financière », que la Grande-Bretagne devra restaurer partiellement son aide budgétaire générale au Rwanda , a précisé Andrew Mitchell dans un communiqué.
Forum des As écrit: « Kinshasa indigné de l’appui offert par Londres à Kigali ». Selon Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement, « la décision du Royaume-Uni d’alléger la pression du Rwanda sonne malheureusement comme une prime à l’aventurisme militariste, à la culture de prédation et aux violations massives des droits de l’homme dont les officiels rwandais au plus haut niveau se rendent coupables en RDC ».
Le Potentiel écrit pour sa part : « Guerre dans l’Est : la Grande-Bretagne se dévoile ». « Cette levée précipitée de la mesure de suspension de l’appui budgétaire à un pays sur lequel pèsent de lourds soupçons d’agression de son voisin, en l’occurrence la RDC, est intrigante et étonnante de la part de la Grande-Bretagne ». Surtout quand cette dernière laisse entendre que Le Rwanda aurait posé des gestes de bonne volonté. Dans l’opinion publique, l’on redoute que ces fonds n’aillent à nouveau alimenter la guerre dans l’Est où s’effectue à volonté le flux et reflux des soldats rwandais sous l’étiquette du M23. Bref, Londres vient de démontrer que le cordon ombilical qui le lie à Kigali est loin d’être rompu. Le Potentiel enfin, indique : « Emoi et consternation ont étreint l’opinion congolaise à l’annonce, par la Grande Bretagne, de la levée de sa mesure de suspension d’appui budgétaire de 24 millions USD à l’encontre du Rwanda ». « Dans l’opinion publique, l’on redoute que ces fonds n’aillent à nouveau alimenter la guerre dans l’Est où s’effectuent à volonté le flux et reflux des soldats rwandais sous l’étiquette du M23.
Bref, Londres vient de démonter que le cordon ombilical qui le lie à Kigali est loin d’être rompu. A tout prendre, Londres a court-circuité le Comité des sanctions des Nations Unies. Cela en conditionnant tous les membres qui lui sont favorables et charmés par les prestations macabres du Rwanda.

Toujours à ce sujet, Le Phare titre : « Guerre de l’Est : Kinshasa mécontent de Londres ».
Le gouvernement congolais déplore vivement la décision britannique d’alléger la pression du Royaume sur le Rwanda, une décision qui, bien que partielle, sonne malheureusement comme une prime à l’aventurisme militaire, à la culture de prédation et aux violations massives des droits de l’homme dont les officiels rwandais au plus haut niveau se rendent coupables en Rdc, rapporte ce journal qui évoque les propos du ministre congolais de Médias et de relations avec le parlement et l’Initiation à Nouvelle citoyenneté.
L’UDPS face à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.

L’Observateur annonce que : « L’UDPS joint sa voix à celle des autres partis de l’opposition sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC ».
Restée aphone depuis le déclenchement de la rébellion du M23, note le quotidien, l’UDPS aussi a crié à la haute trahison et dénoncé ce qu’elle qualifie d’accords secrets à l’origine de la présence des forces spéciales rwandaises en RDC. Elle souhaite voir traduits en justice les véritables responsables de ces accords, rapporte L’Observateur.
L’Observateur parle de la conférence de presse animée le jeudi 6 septembre par le secrétaire général intérimaire de l’UDPS, Bruno Mavungu Pwati, à la permanence du parti à Limete. Selon Bruno Mavungu Pwati, n’eut été l’implication des experts des Nations unies qui ont eu le mérite de révéler leur existence, le peuple congolais allait se retrouver avec son territoire amputé du fait de cette compromission alors que les voix qui s’étaient levées pour les dénoncer ont été toutefois dans l’Ouest par des intimidations et toutes sortes de menaces de la part des hommes du pouvoir. Au cours de ce face-à-face avec la presse, le secrétaire général de l’UDPS a dénoncé également « l’infiltration intentionnelle de l’armée, la police, l’administration et des services de renseignement congolais par des éléments étrangers afin, a-t-il dit, de permettre l’accomplissement de certaines fortunes sur la RDC », informe le journal. Voilà pourquoi le parti d’Etienne Tshisekedi par le truchement de son secrétaire général a lancé un appel pressant à la population congolaise à qui il demande de « se mobiliser et de s’élever pour mettre un terme à l’aventurisme politique de ceux qui cherchent cyniquement à gouverner le pays par défi », conclut L’Observateur.

Hollande-Tshisekedi
Des formules comme « mettre un terme à l’aventurisme politique de ceux qui cherchent cyniquement à gouverner le pays par défi » mettent déjà la puce à l’oreille. Même s’agissant de la guerre de l’Est, l’obectif premier de l’UDPS reste électoral. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Il est manifeste que la clan JKK « surfe » sur la vague de patriotisme que déclenche toujours une agression étrangère. Il est donc normal que l’Opposition, elle, rappelle le « renversement des alliances » de fin 2008 et parle même de « Haute Trahison ». our Tshisekedi, cela va jusqu’à confondre le « salut national » avec la proclamation de sa « victoire électorale », tout aussi invérifiable que celle de Kabila.

Que devient dans tout cela le Sommet de la Francophonie ? Christophe RIGAUD, sur Afrikkarabia, pose le problème comme suit : “L’opposant congolais Etienne Tshisekedi rencontrera-t-il François Hollande au prochain Sommet de la Francophonie de Kinshasa ? L’UDPS est en colère contre le président français qui légitime par sa présence le régime « autoritaire et contesté » de Joseph Kabila. Si François Hollande a prévu de rencontrer les partis d’opposition, des voix s’élèvent pour demander à Etienne Tshisekedi de boycotter François Hollande”.

La venue de François Hollande au XIVème Sommet de la Francophonie de Kinshasa en octobre prochain, n’en finit pas d’enflammer l’opposition congolaise. L’UDPS, le parti de l’opposant Etienne Tshisekedi avait vivement critiqué la décision de François Hollande de participer au Sommet. « Les intérêts ont pris le dessus sur la démocratie et le respect des droits humains » dénonçait un communiqué du parti. L’UDPS, qui conteste toujours la réélection de Joseph Kabila en novembre 2011, estime que la venue du président français cautionne « la fraude électorale », « la violente répression des opposants politiques », « les disparitions » et « les assassinats ». Le parti d’Etienne Tshisekedi, ainsi que la grande majorité de l’opposition congolaise, avaient milité pour le boycott, puis la délocalisation du Sommet dans un autre pays. A l’annonce de la venue du président français, l’UDPS cachait mal sa déception : « la culture française contenue dans la Déclaration des Droits de l’Homme ne peut rayonner dans le monde en cautionnant la tricherie électorales ainsi que les violences et autres crimes. »
A Paris, le président français, avait un tout autre agenda en tête. Pour François Hollande, le Sommet de la Francophonie est l’occasion d’établir « une nouvelle donne » avec l’Afrique. François Hollande souligne que l’enjeu est important pour la France : « en 2050, 80% des Francophones seront africains, 700 millions de femmes et d’hommes ». Concernant la polémique sur sa venue, le président français a assuré qu’il y rencontrerait « l’opposition politique, les militants associatifs, la société civile. C’est le sens de la nouvelle politique africaine de la France: tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait ».
La question est maintenant de savoir si l’opposition ne sera pas tentée de rendre au président français « la monnaie de sa pièce » en boycottant François Hollande ? Si du côté des cadres du parti, on prône plutôt l’apaisement, les militants affichent une réelle hostilité à cette rencontre : « Tshisekedi n’a rien à gagner en rencontrant Hollande », « qu’est-ce que cela changerait au statu quo actuel ? », « pourquoi légitimer Hollande qui vient lui-même légitimer Kabila ? », « cette rencontre n’aurait aucun impact »… les critiques sont nombreuses.
Au siège de l’UDPS à Kinshasa, on affirme ne pas avoir eu de contact officiel avec l’Elysée sur une éventuelle rencontre entre les deux hommes. Concernant un hypothétique boycott, le secrétaire adjoint du parti chargé de la communication, Augustin Kabuya est clair : « je pense que s’il y a une demande de rencontre, Etienne Tshiesekedi ne peut pas refuser » a-t-il affirmé à Afrikarabia. « Aucune décision n’est encore prise. Etienne Tshisekedi n’a encore rien décidé », précise Augustin Kabuya, »tout dépendra de la manière dont cela sera organisé sur place. Pour l’instant on n’en connaît pas encore les modalités ». On sait notamment que l’UDPS dénonce le fait que son président est « bloqué », en « résidence surveillée » dans sa maison du quartier de Limete.
Certains cadres qui plaident pour une rencontre entre les deux hommes, assure qu’un tête à tête entre Etienne Tshisekedi et François Hollande aurait plus d’impact médiatique qu’un boycott. A l’UDPS, on attend aussi de voir si les « gages » de bonne volonté demandés par la France pour la venue de François Hollande seront honorés : « promouvoir la démocratie et l’Etat de droit ». En clair : réforme de la CENI (Commission électorale) et déroulement du procès Chebeya dans de meilleures conditions (comparution du suspect n°1, John Numbi par exemple).
Pour l’instant, les rumeurs les plus folles courent à Kinshasa autour de la venue de François Hollande. On parle d’une grande manifestation d’organisée par l’opposition le long de la route de la l’aéroport de Kinshasa en guise de « comité d’accueil ». D’autres évoquent même l’accueil de François Hollande par Tshisekedi lui-même ! (on peine à le croire). Une chose est sûre, la manière dont sera reçu le président français et la listes des personnalités d’opposition qu’il rencontrera donnera sans aucun doute le ton de ce voyage sous haute tension.

Monitoring des radios et TV locales

BUKAVU

RADIO MAENDELEO

Mini-sommet de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs

Les chefs d’Etat membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs se retrouvent aujourd’hui dans un mini-sommet à Kampala en Ouganda. Ils vont discuter sur le mandat et le financement de la Force Internationale neutre envisagée pour sécuriser les frontières de l’est de la RDC.

Le sommet des Chefs d’Etat des Grands Lacs consacré à l’insécurité dans l’est de la République Démocratique du Congo s’ouvre ce vendredi 7 septembre à Kampala en Ouganda. Il s’agit donc d’un mini-sommet des Chefs d’Etat membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs. Certaines sources diplomatiques indiquent que les Chefs d’Etat devraient notamment discuter du renforcement du mandat de la MONUSCO pour qu’elle assure la sécurisation de la frontière entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Une réunion préparatoire s’est tenue hier jeudi dans la capitale ougandaise. Selon Radio Okapi, au cours de cette réunion, les experts congolais de la défense ont accusé leurs homologues rwandais de refuser l’examen de la proposition des ministres de la défense des Grands lacs réunis en août dernier à Goma sur l’implication des Nations Unies et de l’Union Africaine dans la force neutre qui doit être déployée entre la RDC et le Rwanda pour lutter contre les groupes armés actifs dans cette partie du continent. Selon les représentants de la RDC, leurs homologues rwandais voudraient même imposer l’examen du rapport des ministres de la défense sur le mécanisme conjoint de vérification élargie des frontières de la RDC et du Rwanda, sur le centre conjoint de fusion de renseignements de Goma.

Sachez que, à part cette réunion des experts en matière de la défense, hier les ministres de la défense des pays membres de la CIRGL se sont retrouvés aussi en réunion à Kampala. Rappelons que, au cours de la rencontre de Goma, organisée sur initiative des Chefs d’Etat des Grands Lacs pour étudier les modalités de la constitution de la force neutre, ces ministres avaient décidé d’exclure la RDC, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda de ladite force internationale neutre.

Bunia

Radio canal révélation, RCR

1. Le calme est revenu à JIBA après le combat d’avant hier entre la FARDC et les miliciens dans ce village du territoire de Djugu, La FARDC contrôle le village, les miliciens dispersés sont partis en direction de Ndro ;linga et le mont Aboro en territoire de Djugu a informé l’administrateur du territoire de Djugu monsieur Mungito Babangana.

2. Toute la population de l’Ituri adhère à la paix et la reconstruction, il faut que le gouvernement donne touts les moyens nécessaire à la FARDC, permute et relève certaines unités de Fardc a déclaré le rapporteur de COCUS des députés de l’Ituri.

3. Le ministre national des affaires sociales monsieur Charles Nawej est arrivé hier à Bunia, il détient une aide de 20 tonnes des vivres à remettre à la population déplacée du territoire de Mambasa et haut Uélé, il est surtout en mission d’évaluation a-t-il souligné notons qu’il est accompagné par la ministre provinciale de santé Angel Akumu.

4. Le microbe wildibacterium de bananerai décime les bananerai en territoire de DJUGUet Irumu en particulier d’après des enquêtes mais tout l’ituri est menacé par cette maladie d’après la cellule de protection du bureau de l’inspection de l’agriculture en Ituri

5. Un jeune plongeur travaillant pour le compte des chinois qui exploitent de l’or dans la rivière Ituri en territoire d’Irumu s’est noyé le samedi dernier à son lieu de travail.

Radio merveille de Bunia, RMB

1. Un accident de circulation a eu lieu hier au rondpoint CAPA sur la route de l’aéroport de Bunia lorsqu’un camion de la marque FUSO en panne de frein a fini sa course sur un salon de coiffure construit en planche ; le bilan est de deux personnes blessées.

2. Seulement 10% des femmes sont représentés dans les institutions de la RD Congo a déclaré madame Malosi jacqueline de forum des mamans de l’Ituri, FOMI lors de la rencontre de COCUS des députés de l’Ituri avec les associations des femmes de l’Ituri.

3. Hier nuit des voleurs ont volés des biens de valeur dont deux téléphones, une cameras et 60000FC à l’école EDAC se trouvant non loin de la prison centrale de Bunia.

4. Le pasteur Kalonji donnera un concert pour sensibiliser les filles aux études avec l’appui de l’Unicef Bunia a informé son porte parole monsieur jacques Bazo.

Radio télévision nationale congolaise, RTNC

1. La communauté Lendu hausse le ton après le combat avant-hier matin à Jiba en territoire de Djugu entre la FARDC et les miliciens de MPRC, elle demande au gouvernement de donner tous les moyens de travail à la FARDC et de revoir la structure de l’armé en Ituri

2. Le ministre national des affaires social monsieur Charles Nawej s’est entretenu avec le président de COCUS des députés de l’Ituri honorable John Tibasima et le rapporteur de l’assemblée nationale honorable Ezadri

© CongoForum, le vendredi 7 septembre 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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