10/09/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

10 septembre 2012

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Le Sommet des pays des Grands lacs tenu le week-end dernier à Kampala, sur la crise dans l’Est de la RDC et le déploiement d’une Force neutre dans la région, est le principal sujet d’actualité de la presse parue ce jour. Il faut citer encore les informations sur un éventuel remaniement ministériel. Les journaux parus ce jour se penchent aussi sur le sport, notamment les éliminatoires de la Can 2013, avec l’évocation de la victoire des Léopards de la Rdc sur les Nzanlang de la Guinée Equatoriale.

Kampala

Le Potentiel constate « Kampala II : nouvel échec sur le déploiement de la Force neutre ».

Pour ce journal, « La deuxième rencontre de Kampala s’est clôturée le week-end par un échec autour du déploiement, dans le cadre de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (Cirgl) dans la partie Est de la Rdc ». Dans cet article ce journal parle du triomphe du schéma de Kigali.

L’Avenir titre à la Une « 3ème Sommet de la CIRGL : Kabila convainc ses pairs ».

Le troisième Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernements qui se sont réunis à Kampala, capitale de l’Ouganda, a terminé ses travaux en prenant des décisions qui pourraient faire changer notablement la situation qui prévaut dans l’Est de la RDC. Le moins que l’on puisse dire est que « ce sommet consacre la victoire diplomatique de la RDC car Kabila a su donc convaincre ses pairs, au vu des décisions qui ont été prises », renseigne L’Avenir.

Paul Kagame a boycotté les travaux de Kampala, souligne ce journal. Cette absence, considère L’Avenir, est un aveu de culpabilité.
L’Avenir annonce par ailleurs que Museveni a reçu mandat d’envoyer un message fort à la session des Nations Unies et que le prochain sommet de la Cirgl est fixé au 8 octobre. Il va, précise-t-il, examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre de toutes les décisions qui ont été prises.

L’Observateur titre à la Une sur les conclusions du sommet de la CIRGL: « RDC/Force neutre : encore trois mois d’attente »
Il indique pour sa part : « Le communiqué final rendu public à l’issue de Kampala II indique que les présidents de la sous-région ont demandé à leurs ministres de la Défense de se réunir  » très vite pour travailler à l’opérationnalisation de la Force internationale neutre, en vue de la déployer dans un délai de trois mois ».
« Une requête sera introduite par le président en exercice de la Conférence internationale des pays des Grands Lacs, l’Ougandais Yoweri Museveni, auprès des Etats africains et partenaires régionaux et internationaux en vue d’obtenir un appui financier et logistique », ajoute L’Observateur.
Ce journal reprend le communiqué final rendu public à l’issue de Kampala II. Il indique que les présidents de la sous-région ont demandé à leurs ministres de la Défense de se réunir « très vite pour travailler à l’opérationnalisation de la force internationale neutre, en vue de la déployer dans un délai de trois mois ». Les chefs d’Etat des Grands lacs ont approuvé la proposition de leurs ministres de la Défense qui avaient suggéré au cours de leur rencontre à Goma en août dernier de placer la force neutre sous le mandat de l’Onu et de l’Union africaine, rappelle le quotidien. Les quatre pays de la CIRGL qui, eux siègent au Conseil de sécurité de l’Union africaine, (Angola, Congo Brazzaville, Kenya et Tanzanie) ont reçu mission de saisir cette instance sous la coordination de l’Ouganda, indique L’Observateur. De plus, il fait savoir qu’une requête sera introduite par le président en exercice de la CIRGL, l’Ougandais Yoweri Museveni, auprès des Etats africains et partenaires régionaux et internationaux en vue d’obtenir un appui financier.

Parmi les décisions prises, « les Etats membres sollicitent l’implication des Nations Unies pour la mise en œuvre d’une Force neutre ». La question relative au mandat et au financement de cette Force sera à l’ordre du jour du Sommet sur l’Est de la RDC proposé par les Nations Unies et prévu le 27 septembre 2012, renchérit Forum des As.

Forum des As signale par ailleurs qu’ « A un mini sommet si important, Paul Kagame ne s’y est pas pointé ». Le rendez-vous de Kampala II est vraisemblablement un raté, même si l’espoir est, par ailleurs, permis quant à la volonté des Congolais de retrouver la paix, quoi qu’il en soit. « L’absence somme toute suspecte du Président rwandais est un signe avant-coureur de ses intentions de ne souscrire à tous les schémas avancés qu’à la seule condition qu’il y trouve son compte ».

Le Palmarès écrit à la Une : « Kagame décidé de bloquer le lancement de la Force neutre ». Alors que le dernier sommet de Kampala devait ouvrir la ligne droite vers la mise en place de la Force internationale neutre entre la RDC et le Rwanda, « Kagame a choisi de briller par son absence ». Le plus frappant dans son attitude, c’est qu’il a même refusé d’écouter Museveni qui lui aurait pourtant soumis un plan de secours fort alléchant. Ce plan demandait à Kigali de jouer le jeu de l’apaisement et de la conciliation, révèle Le Palmarès.

« La Force neutre dans 3 mois », titre pour sa part AfricaNews, qui considère cela comme une « Belle victoire diplomatique à Kampala II ».
L’échec annoncé de la Conférence internationale sur le région des Grands Lacs tenu samedi s’est transformé en assurance pour la diplomatie Rdcongolaise, malgré tous les pronostics négatifs et des reportages à la limite du désaveu, le mini-sommet de Kampala a plutôt donné des résultats encourageants qu’il convient d’analyser minutieusement, estime ce journal.

La Prospérité consacre au mini-sommet de la CIRGL sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC un article : « Kampala II : malaise ? »
A un mini sommet si important, Paul Kagame ne s’est pas pointé. Le rendez-vous de Kampala II est vraisemblablement un raté, même si l’espoir est, par ailleurs, permis quant à la volonté des Congolais de retrouver la paix, quoi qu’il en soit. Le journal braque les projecteurs sur l’absence du Président rwandais qu’il juge suspecte. Pour lui, c’est un signe avant-coureur de ses intentions de ne souscrire à tous les schémas avancés qu’à la seule condition qu’il y trouve son compte. Le message à décrypter reste simple. Concrètement, pour rétablir la paix dans la région de l’Est du Congo, Kigali, ainsi qu’il faut lire les signes des temps, veut, à tout prix, monter les enchères. Et La Prospérité rappelle ici le contenu des propos de Kagame selon lesquels son pays, le Rwanda, serait, à son avis, une des parties à la solution. Inquiète, La Prospérité se demande qui d’autre pourrait amener ce dernier à plier l’échine, là où Yoweri Kaguta Museveni, l’un des présidents africains, plus proche de Kagame, a échoué? Et, même, la fameuse force internationale neutre inscrite à l’agenda de ce sommet de Kampala II aux nains résultats, n’aurait ‘’mille chances’’ de réussir sa mission, le long de la frontière commune entre la RDC et le Rwanda, que si et seulement si, elle était plus combative qu’observatrice, conclut le journal.

Est

Human Rights Watch publiera dans quelques jours un rapport assez long (une vingtaine de pages) sur les violations des droits de l’homme commises par le mouvement M-23 dans le Nord Kivu, et sur l’appui donné au M-23 par le Rwanda. Ce rapport qui serait bien documenté , mettrait en évidence plusieurs crimes, dont des exécutions sommaires, des viols et autres violences sexuelles, et le recrutement forcés de soldats , y compris d’enfants . Des informations indépendantes font état de l’exécution récente d’une centaine de déserteurs du M-23 et de cas de tortures.
Le rapport d’Human Rights Watch mettrait également en évidence les tentatives du M-23 pour recruter des soldats au Rwanda ,ainsi que la présence des FDR dans le Masisi et d’ans d’autres régions du Kivu. Le rapport citerait aussi – avec des preuves documentées- des violations des droits de l’homme par les FARDC, mais dans une mesure moindre.
Du côté du bureau de Roger Meece , le RSSG des Nations Unies en RDC , la publication du rapport d’Human Rights Watch est attendue avec une certaine appréhension, les Nations Unies craignant que la Monusco ne soit dénoncée pour sa passivité, alors que son mandat premier est la protection des populations civiles. La Monusco n’est toutefois pas restée inactive et a communiqué au Secrétariat des Nations Unies des informations documentées sur de nombreuses violations, ainsi que sur des cas de disparition., à charge non seulement du M-23 mais aussi d’autres groupes armés dans l’Est, et de manière plus général dans toutes les zones où opèrent des groupes armés.

Le Palmarès annonce « MONUSCO : Ban KI-moon nomme un nouveau Représentant spécial adjoint pour la RDC »

Le Secrétaire général des Nations Unies a annoncé jeudi la nomination de Moustapha Soumaré, du Mali, comme son Représentant spécial adjoint à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, où il occupera également les fonctions de Coordonnateur résident des Nations Unies, de Coordonnateur humanitaire et de Représentant résident du PNUD.

Monsieur Soumaré succède à Monsieur Fidèle Sarassoro, de la Côte d’Ivoire, qui achève sa mission le 30 septembre 2012. Le Secrétaire général a exprimé sa gratitude à Monsieur Sarassoro pour son dévouement et sa contribution exceptionnelle au travail de l’Onu en RDC.

L’Observateur titre “Devant le Comité des sanctions du Conseil de sécurité, La RDC réclame le gel des biens et avoirs des personnalités rwandaises »
« Poursuivant l’offensive diplomatique engagée depuis trois mois, le chef de la diplomatie congolaise Raymond Tshibanda, revient d’un périple euro-américain qui l’a conduit successivement à New York, Washington et Londres. Il était question de présenter le plaidoyer de la République démocratique du Congo auprès de la communauté internationale et faire entendre la voix de la RDC, par rapport à la guerre imposée par la rébellion du M23 au Nord-Kivu. Mais aussi sur le soutien de Kigali à cette rébellion.
Ainsi, cette rébellion qui a des ramifications en dehors du pays pousse la RDC à déployer une intense activité diplomatique. Dernièrement, le ministre des Affaires étrangères, Coopération Internationale et Francophonie, Raymond Tshibanda a présenté le plaidoyer de la RDC devant le Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’est ensuite livré au même exercice devant les Etats membres du Conseil de sécurité des Nations unies à New York. Profitant de sa présence aux Etats-Unis, le Chef de la diplomatie congolaise a eu aussi quelques contacts au Département d’Etat américain à Washington DC.
Pour récapituler, Raymond Tshibanda et la ministre rwandaise des Affaires étrangères étaient auditionnés devant le Comité des Sanctions du Conseil de sécurité. Chaque partie devait défendre ses thèses. Comme les experts des Nations-Unies devaient faire un exposé sur le rapport accablant qu’ils ont produit sur le soutien du Rwanda au M 23. Le chef de la diplomatie congolaise a présenté son plaidoyer. Pour rappel, cette structure a été créée par le Conseil de sécurité par la résolution 1533 concernant la République démocratique Congo. Il s’est agi des consultations relatives à l’additif du Rapport d’étape du Groupe d’ Experts sur la RDC, publié le 27 juin 2012. Au fait, le Comité des sanctions est un organe subsidiaire du Conseil de sécurité. Celui-ci aura donc à se pencher de la manière la plus attentive sur le Rapport final du Groupe d’experts relatif à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
C’est après qu’il va faire ses recommandations sur la suite à lui réserver. Selon les informations recueillies, l’additif du rapport d’étape établit clairement que des personnalités rwandaises occupant des fonctions de haut rang dans le gouvernement rwandais et dans l’armée rwandaise, soutiennent les rebelles du M23, en leur fournissant des armes, la logistique militaire et des troupes.
En ce qui le concerne, Raymond Tshibanda a expliqué qu’une telle implication d’officiels de haut rang, en fonction dans une armée étrangère, en appui à une rébellion, est constitutive d’un acte d’agression qu’il appartient au Conseil de sécurité de constater conformément au Chapitre VII de sa Charte. En conséquence, le Chef de la diplomatie congolaise a clos son propos en invitant le Comité à geler les biens et avoirs de toutes ces personnalités, à interdire leurs déplacements et à inscrire le M23 comme force négative et nouveau groupe terroriste, au même titre que l’ Armée de Résistance du Seigneur,  » LRA  » et les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda,  » FDLR « .
A son avis, ces mesures créeront sans doute les conditions d’un retour rapide à la paix dans cette partie orientale de notre pays. Cette éventualité de sanctions ira dans le même sens que l’action des Chefs d’ Etats et de gouvernement réunis à Addis-Abeba au Sommet extraordinaire de la Conférence Internationale sur la région des Grands-Lacs (CIRGL). Autant que les chefs d’Etat et de gouvernement l’ont réitéré au dernier Sommet ordinaire de l’Union Africaine. Selon l’argumentaire de la RDC, des sanctions appliquées avec fermeté contre le Rwanda pour son soutien au M23, s’impose ».

Au Rwanda, The New Times consacre un long article au coup de poignard reçu en Belgique par Roger Ntawukiriryayo, fils d’un membre de la Nomenklatura kagamiste. Remarquablement pauvre en informations réellement nouvelles, cet article s’efforce surtout d’attribuer l’attentat aux Congolais et d’incriminer la « haine des Rwandais » dans le chef des Congolais. A preuve : l’ambassadeur Robert Masozera a declare que “we don’t want to link the stabbing of Roger Ntawukiriryayo to the Congolese.” (Nous ne voulons pas faire un lien entre le coup de couteau à Roger Ntawukiriryayo et les Congolais). S’il le dit, c’est bien qu’il fat comprendre le contraire.

Remaniement ?

Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Lorsqu’on parle du pouvoir « mal élu » en RDC, c’est souvent le Président que l’on vise. Mais la chose n’est pas moins vraie du gouvernement. Sa formation s’est déroulée, de façon apparemment « normale » dans le cadre de la constitution d’une majorité parlementaire extrêmement inconsistante et fragile, rassemblée avant tout par la « Loi de l’Entrecôte » et où, fatalement, bien des gens estiment ne pas avoir été « récompensés » puisqu’ils ne sont pas devenus Ministres.
Les questions que l’on se pose au sujet d’un possible remaniement peuvent se lire en termes de « gouvernement de technocrates économistes confrontés par surprise avec une guerre, ce qui amène des tensions dans la Majorité », mais aussi de « tensions dues aux mécontentements au sein de la Majorité, qui s’expriment à l’occasion des difficultés liées à la guerre ».

Le Potentiel titre : « Guerre dans l’Est, pressions au sein de la Majorité… Gouvernement : chambardement ou réaménagement ».
Il rapporte que le «gouvernement des surdoués » ploie sous une forte pression. Des flèches empoisonnées viennent de tous les côtés. Et selon le quotidien, l’ouragan de l’Est est susceptible d’emporter l’édifice. Le ton à l’intérieur de la Majorité présidentielle (MP) ne laisse planer aucun doute. La seule embellie économique ne justifie plus le maintien du gouvernement tant dans sa forme que dans la philosophie ayant prévalu lors de sa mise en place. D’après Le Potentiel, deux choix s’offrent : opérer un chambardement ou un réaménagement. Car explique encore ce quotidien, « Il est clair que l’opinion est contre l’inaction ».
Dans les deux hypothèses, des lignes vont bouger. La Rdc, soutient Le Potentiel, a besoin du mouvement pour avancer suivant ses propres intérêts et sa survie comme Etat. Une politique de stabilité qui ne prend pas en compte le social est suicidaire à plus d’un titre .
La technocratie présumée des membres de l’actuel gouvernement a montré ses limites face aux exigences de la gouvernance, note le journal qui rapporte que la semaine dernière, au cours d’une rencontre de son bureau politique, la Majorité présidentielle a passé au crible l’action gouvernementale. Les conclusions de la délibération, rapportent des sources concordantes, n’ont pas été tendres envers le gouvernement. Le premier à monter sur ses grands chevaux serait le président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la MP, Aubin Minaku. Il aurait déclaré, à l’occasion de cette rencontre, qu’un recadrage de l’action gouvernementale était nécessaire, voire urgent, indique Le Potentiel.
« Le péché originel de la mise en place d’un gouvernement des technocrates est remonté à la surface », estime Le Potentiel. Il s’agit d’un déficit de réactivité face aux offensives de Kigali. Ce qui s’assimilerait à une absence d’ancrage sociologique réel dans la société. Fatale en cette période de guerre, note Le Potentiel.

Kasaï Occidental

C’est encore Le Potentiel qui rappelle « Y a pas que l’Est … aussi le centre et l’ouest du pays … »

L’agression dont la RDC est victime depuis quelques mois et le délabrement avancé, proche du coma, de la province du Kasaï Occidental, telles sont les questions autour desquelles a gravité le point de presse animé par le sénateur Modeste Mutinga, le samedi 8 septembre à Kinshasa. Profondément touché par cette énième agression, il a invité le peuple congolais à la mobilisation générale pour la sauvegarde de la souveraineté nationale. Pour permettre au Kasaï Occidental de redémarrer sur des bases saines, Modeste Mutinga propose aux leaders politiques et élites des districts du Kasaï et de la Lulua, une rencontre d’échanges. Une occasion de décortiquer sans complaisance les vrais problèmes liés au développement de la province. L’exposé s’intitulait : « Kasaï occidental : un corps sans tête »
Extrait :
« … Ce formidable élan de cohésion et de solidarité nationale que je salue sincèrement est à l’opposé des divisions tribales et de la paralysie politico-administrative qui gangrène la province du Kasaï Occidental. Un climat politique délétère caractérisé par le dysfonctionnement des institutions provinciales, la démobilisation de la population et des frustrations cumulées empêche depuis avril 2012 les filles et fils de cette province de se pencher sur la résolution de la crise socioéconomique qui sévit voilà plusieurs années au Kasaï Occidental.
Dans cette attente, l’éventuelle redistribution des cartes suscite des agitations politiques dans tous les sens. Des alliances politiques et tribalo-ethniques, dont certaines se situent à la limite du loufoque, se nouent et se consolident au fil des jours.
La course au pouvoir pour le pouvoir s’est transformée en un sport favori où tous les coups sont permis. Des armes de délation, de tricherie, de médisance, de mensonge et de fourberie font partie de l’arsenal utilisé par les cadres de la province pour arriver à leurs fins politiciennes. L’instabilité de l’exécutif provincial qui en a découlé donne le tournis aux observateurs et empêche tout travail de développement interne.
Depuis la libération du 17 mai 1997 à ce jour, se sont succédé à la tête de la province, souvent dans des conditions de tension épaisse à couper au couteau, sept gouverneurs titulaires et 10 vice-gouverneurs.
Au bout du compte, la province se trouve dans un état de délabrement avancé proche du coma. Fait avéré qui n’appelle aucune autre description. Puis-je rappeler à la conscience des sœurs et frères du Kasaï Occidental, que nous n’avons pas une autre province de rechange que celle que nous ont léguée nos ancêtres ! Nous n’avons pas le droit de la laisser mourir de sa belle mort.
Au lieu de continuer de gémir sur les malheurs qui ne cessent de s’abattre sur notre patrimoine commun par notre faute, il me semble que l’heure est venue de nous mettre ensemble avant qu’il ne soit trop tard pour mettre sur pied une stratégie salutaire. Les disputes byzantines qui ont marqué notre parcours depuis plus de 50 ans n’ont que trop duré, La patience de notre peuple a des limites que nous ne semblons pas percevoir, embourbés que nous sommes dans des querelles politiciennes sans issue…
Je propose donc aux leaders politiques et aux élites des districts du Kasaï et de la Lulua une rencontre d’échanges qui ne devrait aucunement se transformer en une sorte de tribunal d’inquisition pour juger qui que ce soit. Cette rencontre, à mon sens, devra être l’occasion de décortiquer sans complaisance ni états d’âme les vrais problèmes qui nous empêchent d’arrêter la descente aux enfers de notre province.
Ces échanges pourront en outre constituer une sorte de catharsis collective susceptible de délivrer nos esprits de l’emprise des rancœurs, des frustrations et des inimitiés accumulées depuis de nombreuses années… »

Sport

En sport, plus précisément en Football, les « Eliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Afrique du Sud 2013 : Les Léopards crucifient Les Nzalang », titre L’Avenir.
Les poulains de Claude Le Roy ont réussi quatre buts en 45 minutes de la seconde période, rappelle ce journal qui souligne : « Ils se trouvent ainsi à 90 minutes de la qualification à la phase finale de la Can 2013 qui se déroulera au pays de Nelson Mandela ».
Mais, déplore L’Avenir, « Sans doute dépité par la cuisante défaite de son équipe, le sélectionneur brésilien de la Guinée Equatoriale M. Gilson Paulo n’a pas respecté la tradition. En effet, il a nettement refusé de se confier à la presse ». Nous regrettons, cette attitude qui n’est pas sportive, insiste ce journal qui appelle : « Ce sélectionneur doit savoir qu’en football, tout peut arriver dans l’un ou l’autre sens. Et tout sportif doit savoir s’en accommoder ».

« La Rdc se paie le scalp de la Guinée Equatoriale : 4-0 », titre Le Potentiel qui s’intéresse aussi à ce sujet. « En une seule mi temps, rapporte-t-il, les Léopards de la Rdc ont écrasé (4-0) le Nzalang national de la Guinée Equatoriale ». Pour ce journal, « La prime de 50.000 Usd par but promise par Moïse Katumbi à la mi-temps a boosté les joueurs de Claude Leroy qui sont allés chercher cette précieuse victoire ». Toutefois, reconnaît Le Potentiel, « A la mi temps, les Congolais étaient tenus en échec- (0-0) » avant de saluer : « Grâce à ce large succès, la Rdc a mis un pied en phase finale de la Can prévue en Janvier 2013 ».

Mais Le Potentiel titre aussi: « Les 50 000 dollars américains par but de Moïse Katumbi transfigurent les Léopards ».
Le journal constate que la prime de 50 000 dollars américains par but promise par Moïse Katumbi à la mi-temps a boosté les joueurs de Claude Le Roy qui sont allés chercher cette précieuse victoire. Les Léopards jouaient leur place en phase finale sur ce match aller contre le Nzalang Nacional. L’équipe avait besoin de gagner avec un bon score pour ne pas s’exposer à une surprise désagréable au match retour à Malabo, explique Le Potentiel.
En plus de la mobilisation des supporters derrière l’équipe, les Léopards ont été boostés par la promesse du gouverneur Moïse Katumbi qui a décidé de mettre une prime de 50 000 dollars pour chaque but inscrit. La nouvelle est parvenue aux joueurs à la mi-temps. C’est ce qui explique, entre autres, la seconde période de très bonne qualité offerte par les Léopards. Avec quatre buts inscrits, les Léopards ont ainsi empoché un bonus de 200 000 dollars américains en plus de la prime du gouvernement. Gouverneur de la province et surtout opérateur sportif, Moïse Katumbi connaît extrêmement bien les rouages du football. En tant que président du TP Mazembe, il sait quel effet peut avoir une motivation sur les athlètes dans une compétition de haut niveau, estime Le Potentiel.
(Résumons la trouvaille de Katumbi : « La Loi de l’Entrecôte s’applique aussi au sport ». NdlR)

Monitoring des radios et TV locales

BUKAVU

RADIO MAENDELEO

1. Les représentants des pays de la région des Grands Lacs au sommet de Kampala demandent à leurs ministres de défense de se réunir pour voir comment déployer dans un délai de trois mois la force internationale neutre à la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. Objectif, lutter contre les groupes armés actifs dans cette partie, comme le Mouvement du 23 mars (M23) et les FDLR.

2. Les habitants du village de Cibinda, un groupement de Miti, en territoire de Kabare, dénoncent la recrudescence des cas d’arrestations arbitraires. Ils demandent au commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise du Sud-Kivu de s’impliquer dans cette affaire.

RTNC

1. Sur le plan national, plus de 7.500.000 en âge de scolarité sont en dehors de l’école. C’est ce qu’affirme la Coalition Nationale de l’Education pour Tous en RDC dans la lutte contre la marchandisation de l’enseignement en République Démocratique du Congo. Dans une déclaration le samedi à Kinshasa, l’ONG estime que plusieurs enfants sont séquestrés ou exclus des écoles pour cause de non-paiement des frais scolaires. Dans leur démarche, des responsables de cette ONG tentent de récolter d’ici au 20 novembre 2012 des milliers de signatures pour la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire sur toute l’étendue de la RDC. Objectif, faire pression sur le gouvernement et l’amener à respecter ses engagements.

VISION SHALA

1. L’actualité sportive reste dominée par cette victoire des Léopards de la République Démocratique du Congo face aux Nzalang national de la Guinée Equatoriale : 4 buts à 0. Le match s’est joué au stade des martyrs à Kinshasa (…) Avec cette victoire, la RDC prend une bonne option pour sa qualification à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2012, qui se jouera en Afrique du Sud (…)

RADIO NENO LA UZIMA

1. Une délégation d’acteurs locaux et de notabilité du territoire de Fizi au Sud Kivu a fait état vendredi 7 septembre 2012 du recrutement de nouveaux combattants au sein du groupe Mai Mai Yakutumba Aganja. Par peur d’être pris en otage cette délégation n’a pas pu arriver dans ce secteur, où elle se dirigeait a la recherche de bêtes emportées depuis juillet par ces miliciens. Depuis la fin du mois d’aout dernier, les Mai Mai Yakutumba procède au recrutement de jeunes adultes pour renouveler leur troupe. La délégation composée de chef de groupement de Babue et de Bashikalangwa, des chefs de localité de Tolongwe, Lubonja, Kikonde et Kazimia l’a annoncé a son retour d’une mission de Fizi centre. L’administrateur du territoire de Fizi a confirmé cette information. Selon des sources locales, plusieurs jeunes garçons ont peur d’être enrôlés de force dans cette milice.

Bunia

Radio merveille de Bunia, RMB

1. Le village de Kaliabugongo et Kapuru au bord du lac Albert en territoire d’Irumu sont vidés de ses habitats estimés à 3500 personnes, ils ont gagné l’Ouganda voisin, il n’y a pas de rentrée scolaire, les éléments incontrôlés du Frond de résistance patriotique en Ituri, FRPI y sèment la terreur; la semaine dernière ils ont battus un chef ce dernier se retrouve au soin à Kasenyi a déclaré l’avocat conseil de la collectivité de Bahema Sud maitre Balinda.

2. Des malades s’évadent des structures sanitaires de Bunia pour incapacité de régler les factures de leurs soins d’après le responsable de centre de santé adventiste de Bunia et celui du centre de santé de Lembabo.

3. L’ONG locale association des mamans anti-boiki,AMAD a lancé hier sa session d’alphabétisation en présence du commissaire du district en charge de l’économie et finance, Avo Eka, ce dernier a fait savoir que l’alphabétisation est le moteur du développement.

Radio télévision nationale congolaise, RTNC

1. Honorable Autsai Asenga Medar a déclare hier avant qu’il ne rentre sur Kinshasa du vacance parlementaire qui l’a emmené en Ituri, qu’il adhère à la déclaration du COCUS des députés de l’Ituri mais partiellement car il n’est pas d’accord avec la parti de cette déclaration qui indique que les promesses électorales n’ont pas été réalisé en Ituri.

2. Le commissaire du district de l’Ituri en charge de la politique et administration monsieur Fataki Adroma est rentrée hier de Mongbwalu ou il a tenu présidé la réunion de comité de pilotage chargé d’identifier les projets alternatives aux activités d’orpaillage et la resolution des certains conflits entre les orpailleurs.

3. La communauté Hema regroupé au sein de ENTE se prononcera aujourd’hui à 10h00 à l’hôtel NEW COSMOS sur la situation sécuritaire en Ituri lors d’une conférence de presse a indiqué le président de la communauté Hema le professeur Pilo Kamaragi.

4. Le conseillé national du parti politique « congolais unis pour le changement » a réunis les jeunes hier au quartier Bankoko, il leur a demandé ne de ne pas intégré les groupes armés qui opèrent en Ituri

© CongoForum, le lundi 10 septembre 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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