L’absence de Paul Kagame à Kampala

10 septembre 2012

Actualités

L’absence de Paul Kagame à Kampala intrigue à tout point de vue. Certains y voient le signe d’un sabotage.

Pendant que les chefs d’Etat des Grands lacs attendent les conclusions de leurs ministres de Défense, Paul Kagame préfère se faire représenter par deux de ses ministres à savoir James Kabarebe et Louise Mushikiwabo. Comme pour dire que ce sommet qui tient trouver une solution sur la présence de M23 sur le territoire congolais plus précisément à l’Est nomment dans les alentours de Goma ne représente pas grand chose.

Quelle raison essentielle eut-il avancé pour sécher ce sommet de Kampala. L’opinion pense que si ce dernier n’a rien à reprocher sur le soutient du M23, pourquoi ne pas venir expliquer à ses pairs le fond de son coeur et la position de son pays ? Ce sommet est une occasion de trouver une fois pour toute une solution durable dans cette partie le l’Afrique centrale. Les fils et les filles de notre pays ont trop souffert.

On compte plus de cinq millions de morts et un nombre important de déplacés internes. Les images qui ne sont pas faciles à trouver pour sensibiliser l’opinion tant internationale que nationale constituent une preuve et un moyen pratique de réveiller la conscience de ceux qui sont encore en train de douter.

Prévu pour hier vendredi 7 septembre à Kampala, le sommet des chefs d’Etat des pays des Grands lacs sur la sécurité dans l’Est de la RDC ne va finalement pas débuter avant samedi. Les présidents de la RDC, de la Tanzanie et du Sud-Soudan qui sont déjà arrivés dans la capitale ougandaise attendent les propositions des ministres de Défense de la sous-région qui continuent de discuter de l’ordre du jour du sommet et des mesures urgentes à prendre pour mettre fin aux activités de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Le président du Rwanda ne fera le déplacement de Kampala. Il devrait être représenté par ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères, dames Kabarebe et Louise Mushikiwabo.

Au cours de ce sommet, les chefs d’Etats vont notamment examiner le rapport du sous comité de défense qui s’était réuni le 18 août dernier à Goma ainsi que la question de l’opérationnalisation et du financement de la force internationale neutre qui doit être déployée à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Cette force est censée combattre les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC notamment les rebelles des FDLR et du M23.

Selon le secrétaire exécutif de la Conférence internationale des pays de la région des Grands lacs (CIRGL), le Congolais Ntumba Lwaba, « les ministres de la Défense doit également prendre des mesures rapides pour le redéploiement du mécanisme conjoint de vérification de la frontière Rwanda et la RDC élargie aux autres pays de la CIRGL.

Léonard Mukobo, expert de la défense du Congo Brazzaville qui prend aussi part aux travaux de ce sous comité de défense, a déclaré, jeudi 6 septembre, être convaincu que cette force internationale neutre se mettra en place. « Au stade actuel, les choses ont suffisamment avancé dans le bon sens » a-t-il confié.
Mais le même jeudi, au cours d’une réunion préparatoire du sommet, les experts congolais de la défense ont accusé leurs homologues rwandais de refuser l’examen de la proposition des ministres de la Défense sur l’implication des Nations unies et de l’Union africaine dans la force neutre.

Certains analystes affirment que le Rwanda n’est pas favorable à la participation de la mission onusienne déployée en RDC dans cette force neutre, comme le proposent certaines personnalités et organisations.

Interrogé le lundi 20 août sur cette opposition de Kigali, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda a déclaré qu’il n’est pas possible « de dire que la mission onusienne ne va pas être impliquée ».

Il a rappelé que les ministres de la Défense des pays des Grands lacs avaient déjà décidé que cette force neutre devrait être placée sous le mandat de l’Union africaine et de l’ONU.

Le déploiement de cette force neutre est consécutif à la recrudescence de l’insécurité dans l’Est de la RDC marquée par la création, au mois de mai, d’une nouvelle rébellion, le M23, dans la province du Nord-Kivu.

La RDC accuse le Rwanda de soutenir ce mouvement rebelle créé par des mutins de son armée. Ces accusations ont également été portées par des experts des Nations unies. Une annexe du rapport qu’ils ont publié en juillet dernier, accuse les forces armées rwandaises de « fournir du matériel militaire, des armes, des munitions et des fournitures diverses aux rebelles du M23.

La Réf.

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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