ALERTE ROUGE POUR LA ZONE D’UVIRA

24 septembre 2012

Actualités

Bujumbura, Burundi, le 23 septembre 2012 (GLAC) – Surveillez Bujumbura la capitale du Burundi ! La guerre qui vise à faire couler le sang des Congolais dans la zone d’Uvira s’y prépare minutieusement. Cette capitale située sur le lac Tanganyika en face de la ville d’Uvira, chef lieu de la zone d’Uvira, est devenue une plaque tournante de la nouvelle guerre d’invasion préparée par une coalition d’assaillants tutsis originaires du Rwanda et du Burundi visant à conquérir la province du Sud-Kivu et plus particulièrement la zone d’Uvira.
Les faits inquiétant qui se succèdent de deux cotés de la rivière Ruzizi, du coté burundais et congolais, en disent beaucoup sur ce qui va certainement arriver au Sud-Kivu :

A. DU COTÉ CONGOLAIS

1.Richard Nijimbere Kinyoni (un tutsi) chef de collectivité plaine de la Ruzizi recrute des centaines des démobilisés de l’armée burundaise (hutus et tutsis confondus) et les fait traverser au Congo en pleine nuit (entre 23h00 et 3h00 du matin). Une fois à Luberizi, sur le territoire congolais, Monsieur Ndabagoye leur distribue des attestations de perte de pièces d’identité, qui leur permettent d’obtenir des cartes d’identité de la République démocratique du Congo. Les sources fiables de Grands-Lacs Confidentiel dans la plaine de la Ruzizi affirment que plusieurs témoins oculaires ont vu des centaines d’infiltrés qui arrivent à Luberizi pendant la nuit en provenance du Burundi. Les guides leur sont fournis par Richard Nijimbere Kinyoni et ses hommes avant de monter dans les Hauts-Plateaux d’Uvira où ils se préparent à attaquer la zone d’Uvira. D’autres tentent de se faire enrôler dans l’armée congolaise pour profiter de l’appel national de recrutement lancé par le gouvernement congolais.

2.Le 12 septembre, ABEDI RUSAGARA un tutsi vivant a Mutarule, grand collaborateur de Richard Ndabagoye et un agent très actif du M-23 a fait traversé 150 personnes vers le Congo, en provenance de Nairobi au Kenya.

3.En guise de préparatifs de cette attaque sur la zone d’Uvira, le gouvernement de Kinshasa a déversé des militaires tutsis qui lancent de multiples attaques contre les combattants nationalistes Mai-Mai afin de les démanteler et/ou les fragiliser avant le lancement de la guerre dans la zone d’Uvira.

4.Un autre nouveau groupe tutsi s’est formé avec pour mission de faire fuir les originaires d’Uvira de leur terre. Les « Gumino » terme burundais et rwandais qui signifie « restons ou demeurons ici » sont des tutsis armés qui se donnent pour mission de terroriser et de massacrer les habitants de la zone d’Uvira. Le feu de conquête des terres congolaises par les Tutsis qui se passe au Nord-Kivu depuis des années commence à embraser la zone d’Uvira. Il y a trois semaines passées, les Gumino auraient attaqué le marché de Rubanga (banlieue de Lemera) où ils ont tué 5 personnes.

5.Par ailleurs, le 18 septembre 2012, une grenade a été lancée dans un cinéma à Kasenga (Uvira) faisant plusieurs blessés. Ceux qui n’oublient pas comment a commencé la guerre (de Kagame) qui a culminé sur le génocide des rwandais, se rappellent très bien que le lancement de grenades dans la population paisible est une tradition tutsie.

6.Les tutsis commandités par le régime de Kigali continuent leur opération de lavage de cerveau pour recruter beaucoup de Congolais pour leurs fins. Ils ne se gênent pas d’attribuer des postes très haut placés à ces vauriens congolais pour qu’ils servent à faire positionner la crédibilité du M-23 dans la population congolaise. Les hommes de Kigali ne se gênent pas de donner des postes car ils savent qu’ils vont les reprendre au moment voulu.

B. DU COTÉ DU BURUNDI

Du coté du Burundi, les préparatifs redoublent en intensité pour mener une guerre contre la sous-région du Sud-Kivu et la zone d’Uvira en particulier (voir Glac, Numéro 1, septembre 2012 (http://fr.groups.yahoo.com/group/regimezero/message/8542?var=1). Les assaillants qui sont recrutés à Carama (prononcez Tsharama) sont directement envoyés à Gihara, une cité commerciale située sur la route Bujumbura-Cibitoke, dans la commune de Buganda, en province de Cibitoke.

Les recrues en provenance de Bujumbura (Carama) en route pour le Congo logent dans une maison située non loin de la place du marché de Gihara. Au Congo, ils sont ensuite accueillis et guidés par les hommes de Kinyoni avant d’aller s’établir dans les Hauts-Plateaux de la Zone d’Uvira et se présentent comme des Congolais.

En plus du bureau de recrutement de Carama, trois centres de recrutement des assaillants en destination du Congo sont situés dans les endroits suivants :
1.Muyinga : où un certain Rukara, arrive de temps en temps pour récupérer les recrues ;
2.Province de Ngozi : dans la commune de Musasa ;
3.Province de Ruyigi : à Bwagiriza, en commune de Butezi.

1.Le 2 septembre 2012, plus de 350 hommes entrainés à Cibitoke pour le combat ont traversé la rivière Ruzizi en passant par la onzième avenue, la dixième avenue et à la 3ème avenue Gasenyi. D’autres sont passés dans le village de Ruhagarika pour traverser à Rwenena au Congo où le chef du village est un Burundais nommé Eric Kubwimana. Son épouse et ses enfants vivent au Burundi, en province de Cibitoke, à la 8ème avenue à Cibitoke.

2.À Gasenyi, un certain Théogène est chargé du recrutement des volontaires pour la guerre dans la zone d’Uvira. Dimanche le 9 septembre 2012, ce dernier a tenu une réunion dans la cité de Kagunuzi, deux personnes faisaient la garde devant la place où se tenait la réunion.

3.Il y a trois semaines passées à Kaburantwa, un village situé en province de Cibitoke au Burundi, des personnes ont fait traverser 25 sacs des fretins secs du lac Tanganyika, soi-disant destinés à être vendus sur les marchés locaux en RDC. Une fois arrivés à Luberizi, les sacs ont été apportés vers les zones où campent les assaillants afin de les nourrir.

4.Des Rwandais et des Burundais qui s’entrainaient militairement à Gisenyi ont commencé à s’infiltrer au Sud-Kivu par la zone d’Uvira, plus précisément à travers la plaine de la Ruzizi. Du coté Burundais, ils passent entre Gasenyi et Cibitoke et traversent au Congo par la région située entre Nyakabere et Bwegera.

5.Le 18 septembre, des hommes armés ont attaqué le camp militaire gouvernemental de Luberizi (zone d’Uvira) composé majoritairement d’infiltrés rwandais et burundais et qui est dirigé par le commandant Mundonga. Ils ont profité de la politique du brassage pour se faire passer automatiquement pour des Congolais. Les attaquants ont emporté avec eux beaucoup de munitions et des armes lourdes après avoir tué des militaires bantous congolais qui étaient dans le camp militaire. Le bilan est de trois morts dont un attaquant et deux militaires. Le correspondant local de Grands-Lacs Confidentiel précise que cette attaque était un coup monté conjointement par les militaires tutsis qui font partie des troupes gouvernementales et des assaillants tutsis qui se sont infiltrés ces derniers mois, pour leur permettre de se ravitailler facilement en armes ; un besoin très pressant pour ces infiltrés qui préparent la guerre totale pour chasser les autochtones congolais de leurs terres afin d’y implanter les tutsis. On précise aussi que le commandant Mundonga est dans le camp de Luberizi pour le compte des criminels tutsis. Ce dernier aurait reçu déjà un cadeau de sept vaches de la part des tutsis proches de Kigali et du M-23.

6.Des hommes lourdement armés ont traversé la Rivière Ruzizi déguisés en civils avec leurs troupeaux de vaches. Ils ont monté des milliers des tentes sur les collines Marungu, Mulenge, Kagabo. D’autres groupes font leurs campements à Lwengero, village situé au sud-ouest de Kigoma dans la circonscription de Sange.

7.En outre, des sources dignes de foi ont informé Grands-Lacs Confidentiel qu’un autre groupe d’assaillants burundais évalué à 160 personnes est passé par Luberizi, le 6 septembre 2012 vers 2h00 du matin, avant de prendre le chemin des Hauts-Plateaux de la zone d’Uvira dans la même nuit.

Dans cette situation, les rapports sur l’insécurité, les crimes et l’oppression perpétrés sur le peuple congolais qui sont envoyés régulièrement aux autorités provinciales et nationales ne se rendent pas à destination même s’ils sont remis en mains propres aux autorités. Ces rapports finissent par être jetés dans la poubelle pour couper court à des tentatives de trouver des solutions aux multiples problèmes d’abus qui se posent à l’Est du Congo. Et pour cause, ceux qui gouvernent l’Est en particulier et les instances supérieures gouvernementales de la République démocratique du Congo en général sont soit des tutsis ou des agents vendus aux tutsis.

Parallèlement, GLAC confirme hors de tout doute la présence de centaines de militaires burundais dans les villages qui longent la rivière Ruzizi (dont Kimuka, Kajoro, Mwaba etc.).

Si rien n’est fait – si les Congolais en général et les habitants d’Uvira ne mobilisent pas leurs jeunes pour défendre leur terre – Le plan d’implantation des Tutsis à l’Est du Congo qui a commencé au Nord-Kivu risque de se matérialiser très rapidement. Le niveau d’alerte est rouge, le peuple d’Uvira, du Sud-Kivu et de l’Est du Congo en général doit agir vite avant qu’il ne soit trop tard.

Attention ! Attention ! La guerre est à la porte d’Uvira. Préparez-vous en conséquence.

Tous ces incidents malheureux et très dangereux se succèdent de manière irresponsable sur le territoire d’un pays indépendant pendant que les autorités de Kinshasa se comportent de manière insouciante envers ce qui se passe à l’Est du pays ; une preuve que beaucoup ont pris des somnifères de Kigali.

Le gouvernement de Kinshasa ne fait rien pour arrêter ces infiltrations. Ce silence qui frise la traitrise contre la patrie dédouble d’intensité alors que les salaires des députés et des sénateurs viennent de monter en flèche de manière exorbitante, injustifiée et irresponsable.

Erasme TAI
Rédacteur en Chef
GLAC.

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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