LA DÉMOCRATIE EN PÉRIL EN RDC : A CAUSE DE SES OPINIONS
LE SECRÉTAIRE FÉDÉRAL ADJOINT DE L’UNC/SUD-KIVU EN DANGER DE MORT
Amato Bayubasire Mirindi arrêté, torturé avant d’être relâché !
Le Baromètre du 18 octobre 2012
Décidemment, la démocratie naissant en République Démocratique du Congo continue a piétiné. Même les extrémistes sont d’avis que cette démocratie est en péril au pays. Le cas de monsieur Amato Bayubasire Mirindi étonne plus d’un observateur. Secrétaire Fédéral Adjoint de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de la province du Sud-Kivu chargé de la mobilisation, animation et propagande, il a été arrêté le dimanche 15 octobre 2012 le soir vers 21 heurs dans un restaurant alors qu’il suivait avec ses amis le match de football entre la RD.Congo et la Guinée.. De là, il sera conduit brutalement au cachot de l’ANR sans être informé du motif de son arrestation.
Il est important de signaler que peu avant le match sus évoqué, aux heures matinales, Amato Bayubasire Mirindi a participé à une émission de débat sur une radio de la place, « Radio Maendeleo : paix et développement » où le président national de son parti, UNC, l’Honorable Vital Kamerhe a participé en direct par téléphone depuis Kinshasa à la même émission avec les autres co-débateurs des autres partis politiques de la majorité comme de l’opposition ainsi que de la société civile. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ses opinions sur le sujet du jour lui ont valu toute sa valeur humaine au point certains oiseaux de mauvais augures ont saisis cette opportunité pour le diaboliser aux yeux de l’opinion publique.
De la torture au cachot en passant par un interrogatoire nocturne et musclé, Amato Bayubasire Mirindi, a été libéré dans la matinée du lundi 15 octobre après intervention des cadres de son parti politique. L’on se rappellera que dans cette émission, Amato Bayubasire a pris parti des propositions faites par le leader de son parti Vital Kamerhe pour résoudre cette question de la guerre à l’est de la RDC : c’est ce qui justifie cette assertion : « quand une famille veut discuter de la grossesse de sa fille, elle invite tous les enfants et ferme portes et fenêtres, parce que la fille risque de vous annoncer que c’est papa ou son ami chez qui papa l’avait amené qui l’a rendu grosse ».
Quoique les doutes persistent autour de son arrestation, il n’en demeure pas moins vrai que jusqu’à ce jour la victime garde encore les traces de ces tortures. Voilà comment l’intolérance se porte bien en RD.Congo. La balle se trouve dans le camp de qui de droit.
Danny Musangu.









19 octobre 2012
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