Udongo wa Mababu

5 novembre 2012

Au fil des jours

Les souvenirs d’un kasongolais qui est obligé à vivre loin de sa propre terre natale recueillis et mis en vers par Kakaluigi.

Udongo wa Mababu
La terre de mes ancêtres est celle de mes origines,
La terre de mes espoirs et de mes rêves,
La terre ensoleillée et chaude de mon enfance et ma jeunesse.
Une terre rougeâtre, accolée par le soleil de la savane.
Foulée par les pieds nus de milliers de mes frères et sœurs,
Baignée par l’âpre sueur de tant de mamans cultivatrices.
Cette terre qui pénètre partout au premier vent de la saison sèche
Tournant ainsi comme en danse et se pavant de couleurs dans le ciel
Pleine de curiosité elle envahit arrogamment nos maisonnettes.

Udongo wa Mababu
C’est la terre de mes ancêtres,
Cette terre de savane de Kasongo,
Où la vie simple brille souriante et simple
Caressée doucement par ses campagnes verdoyantes.

Udongo wa Mababu
C’est la terre de mes ancêtres,
Cette terre fertile et féconde de Kasongo
Riche de ses savoureux fruits des palmiers et des avocatiers,
Terre de manguiers ataviques,
Qui continuent à me racontent beaucoup histoires
D’un passé très sombre et sanguinaire
Où l’esclavage sans scrupules en avait fait son fief.
Histoires de mes frères devenus marchandise de commerce,
Vendus par des zanzibarites sur les côtes de l’océan,
Et déplacés par des charrettes de la mer vers des horizons lointains

Udongo wa Mababu,
Terre de mes ancêtres cette terre de Kasongo.
Là sur les rivages du majestueux fleuve Congo,
De bon matin j’attendais le lever du soleil
Et je me laissais caresser par la tendre chaleur de ses rayons dorées,
Pressentant ainsi des frissonnements d’os toujours immenses,
Pleins de force et de vitalités.

Udongo wa Mababu
Cette terre de mes ancêtres, cette terre de Kasongo.
Terre des soirs chagrinés, remplissant mon cœur de tristes nostalgies
En contemplent ces couché du soleil,
Où dans les ciels se dessinaient des images d’enchantements

Udongo wa Mababu
Terre de mes ancêtres, terre de Kasongo
Terre où j’ai appris à vivre et me débrouiller
Terre où j’ai pu appris par les chants des griots l’histoire de mes pères
Terre qui m’a fait grandir,
Terre de beauté infinie qui apparaît sur les faces de ses fils et de ses filles.

Udongo wa Mababu
Terre dont j’en suis fier, et que je n’oublierai jamais
De loin même, condamné à m’épanouir sur une terre étrangère,
Je souffle de cette aire fertile de Kasongo
Tout en espérant qu’un jour je me plongerai encore dans ses bras,
Afin qu’elle redevienne encore le grainier du Congo.

© kakaluigi, 5 novembre 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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