29/11/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

29 novembre 2012

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Deux sujets dominent l’actualité dans les colonnes des journaux parus ce jeudi à Kinshasa. Il s’agit encore largement de la crise à l’Est de la RDC. Et c’est sur les révélations du porte-parole du gouvernement sur les pillages dont le M23 se serait rendu coupable à Goma que les journaux reviennent notamment. Le passage du Premier ministre Matata Ponyo à l’Assemblée nationale est lui aussi largement commenté. Il faut d’ailleurs noter que ces deux sujets s’interpénètrent en partie, car il a été largement question de Goma au Parlement.

Goma

Le Potentiel titre «La situation sécuritaire à Goma demeure tendue et volatile»,
«A suite de la prise de Goma, le 20 novembre 2012 par les éléments du M23, la situation sécuritaire est demeurée tendue et volatile au Nord-Kivu durant la semaine écoulée. Le poste opérationnel de la Force de la MONUSCO déployée à l’aéroport de Goma, continue de renforcer ses positions défensives autour de l’emprise aéroportuaire par le déploiement de plusieurs véhicules blindés qui conduisent sans relâche des patrouilles de jour comme de nuit ; dans le but de dissuader toute attaque du M23».

Le Phare annonce que «La rébellion du M23 amorce son retrait de Goma»,
«Madnodje Mounoubai, Porte-parole de la MONUSCO, dans le pays à l’AFP «On a vu des mouvements du M23 dans les deux sens : des véhicules sont partis vers le Nord, en direction de Kibumba, avec 124 personnes, mais on a vu aussi des véhicules arriver à Goma avec 129 personnes». «Est-ce qu’il s’agit de regroupements avant de ressortir? On ne sait pas», a-t-il ajouté».

Une nouvelle rencontre sous l’égide de la CIRGL est annoncée dans les tout prochains jours à Kampala, rapporte Le Potentiel. Cette fois-ci, des leaders de la Majorité, de l’Opposition et de la société civile sont associés aux discussions. Des sources du ministère des Affaires étrangères qui ont livré cette information au Potentiel sous le sceau de l’anonymat indiquent que l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 aura lieu incessamment. Il est donc hors de question de mettre, face à face, sans témoin le gouvernement et le M23. Le timing des travaux est également chronométré à quinze jours.
Le Potentiel estime que les parties en présence dans cette crise devront mettre en avant-plan l’intérêt supérieur du pays en lieu et place de leurs propres, légitimes soient-ils. Pas de compromissions qui pourraient conduire à remettre en question l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

Le Phare relève au sujet du retrait des rebelles du M23 du chef-lieu du Nord-Kivu que « le M23 garde les clefs de Goma ». Le discours de Runiga et Makenga est clair : les territoires du Nord-Kivu qu’ils contrôlent depuis le mois d’avril 2012 ne relèvent plus des autorités de Kinshasa. Le refus du M23 de remettre au pouvoir en place à Kinshasa les « clefs » de la ville de Goma est révélateur de la volonté de ses responsables de conserver les « territoires occupés ».
Le Phare, fort de l’expérience du passé, affirme que le M23 mettra l’occupation de Goma à profit pour infiltrer le plus possible la villa.

L’Avenir: titre « Goma observe le retrait des rebelles »

Il indique que d’après le porte-parole militaire du mouvement, le colonel Sultani Makenga, le retrait des troupes, entamé mercredi, pourrait être terminé d’ici vendredi. L’Avenir ajoute qu’outre la pression diplomatique, une autre raison pourrait expliquer le départ des militaires. Selon certaines sources, dans le cadre de la « force neutre » que les pays de la région ont convenu de déployer deux compagnies de militaires tanzaniens sont attendues incessamment à Goma, tandis que les forces armées congolaises, basées à Minova, sur la route de Bukavu, menacent elles aussi de faire mouvement. Le retrait des militaires suscite d’ailleurs bien des contradictions au sein du mouvement rebelle, note le quotidien. Certains combattants, stimulés par la victoire, auraient voulu étendre leurs lignes jusqu’à Bukavu, au Sud-Kivu, et, dans le Nord Kivu, jusqu’à Beni.
Depuis Kinshasa, rapporte l’Avenir, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a déclaré que ces véhicules volés, jeeps et camions semi-remorques, avaient été emportés au Rwanda et que des stocks de minerais qui avaient été saisis par les services de l’Eta. Ces pratiques rappellent la mise à sac du Kivu, opérée lors de la première ou la deuxième guerre du Congo, lorsque les forces ougandaises et rwandaises avaient, par avions entiers, rapatrié les butins saisis au Congo, commente le journal.

Forum des As parle aussi de la sonnette d’alarme que tire le Gouvernement et titre : « Des crimes à charge du M23 à Goma ! ».
FdA rapporte que, selon Lambert Mende, des dizaines de véhicules et de camions remorques sont dédouanés à vil prix avec la bénédiction des rebelles du M23. De même que le charroi automobile affecté par le Gouvernement à l’Office des Routes pour la construction et la réfection du réseau routier du Nord-Kivu n’est plus visible à Goma, indique ce quotidien. Le Gouvernement congolais dit enregistrer plusieurs plaintes en provenance de Goma où » plusieurs résidences officielles et privées, entrepôts et véhicules d’entreposage de carburant, véhicules 4 x 4 officiels et privés, ont été systématiquement pillés avant d’être emportés vers une destination inconnue hors du territoire de la RDC « . Kinshasa reconnaît que les rebelles du M23 ont forcé sans succès les coffres forts de la Banque centrale du Congo à Goma, rapporte Forum des As.
A ces crimes économiques détaillés par le porte-parole du Gouvernement, s’ajoute la catastrophe humanitaire. En effet, aux dires de Lambert Mende, les affrontements militaires voulus par le M23 sont à la base de 64 morts parmi les civils alors que 300.000 personnes sont exposées à l’errance, aux intempéries, aux maladies, privées de nourriture, d’eau potable, de soins médicaux, note le quotidien.

(Lambert Mende a aussi déclaré que ces véhicules volés, jeeps et camions semi-remorques, avaient été emportés au Rwanda et que des stocks de minerais qui avaient été saisis par les services de l’Etat ont eux aussi traversé la frontière.. Et l’on est amené à se poser la question : ce « hold up » ne serait-il le but final de l’opération « Goma » ? La sortie des minerais a été gênée par obstacles divers. Il est notoire que Ntaganda n’était pas au Kivu « parce qu’il était indispensable à la paix » mais bien parce qu’il était le principal «aiguilleur» des trafics illicites de minerais.. Une preuve de plus que la guerre n’est qu’un élément de la production).

Assemblée nationale

Les activités de l’AN ont été quelque peu occultées, au début de cette semaine, par les événements de Goma. L’on peut rattraper le retard pris alors en résument ainsi les choses : Les députés nationaux ont adopté la loi de finances 2013 au pas de course mardi et se sont engueulés hier à propos de Goma, si copieusement que la séance a failli dégénérer en pugilat.

La commission ECOFIN a opéré des réaménagements internes en augmentant les prévisions des recettes du projet de loi de finances 2013 à 7 milliards 469 millions de Fc. Comparées aux recettes soumises à l’Assemblée nationale par le gouvernement, il se dégage un écart positif de l’ordre de 495 milliards de Fc. Les députés qui ont approuvé les conclusions de ce rapport ont examiné en procédure d’urgence (débat mis en sursis) le rapport de la Cour des comptes relatif à l’exécution du budget 2011, préalable pour adopter le projet de loi de finances 2013.
Au cours d’une plénière marathon, hier mardi 27 novembre à l’Assemblée nationale, les députés nationaux ont adopté article par article le projet de loi de finances pour l’exercice 2013, après avoir approuvé les conclusions du rapport de la commission Economique, financière et contrôle budgétaire (ECOFIN-CB) relatif à ce projet de loi.
Après examen des prévisions présentées par le gouvernement chiffrées en recettes à 7,503 milliards de Fc, la commission a opéré des réaménagements internes pour répondre à certains équilibres, conformément aux orientations de la plénière. Comparées aux prévisions des recettes adoptées par la commission ECOFIN-CB à savoir 7 469 194 019 427 Fc, il se dégage un écart positif de l’ordre de 495 227 211 621 Fc.
Et selon le président de la commission, étant donné que le niveau des recettes globales inscrites aux prévisions de la loi de finances de l’année 2013 a augmenté, il va de soi que le niveau des dépenses soit également revu à la hausse dans les mêmes proportions, afin de maintenir l’équilibre budgétaire.
La commission a réparti les recettes additionnelles aux investissements en termes d’infrastructures de base, aux divers projets d’investissement, à la défense et sécurité, aux interventions sociales, économiques, culturelles et scientifiques dont la Miba et Kilomoto à raison de 5 milliards de Fc par entreprise, à la CENI, au recensement général, à l’agriculture et développement rural et aux érosions sur le site de l’Université de Kinshasa.
Par ailleurs, la commission formule des recommandations à l’Assemblée nationale, au gouvernement, à la Banque centrale du Congo et aux régies financières dans le but de rationaliser les secteurs des recettes et des dépenses.

Le consentement dont les membres du gouvernement ont fait montre lors des travaux en commission sur l’augmentation des recettes de l’Etat est critiqué. Pour le député national Henri-Thomas Lokondo, le gouvernement donne l’impression de cacher des recettes.
« Grâce à la sagacité de la commission, seulement pour les mines, le gouvernement a consenti au niveau de la commission de relever les prévisions de 153 milliards à 195 milliards de Fc. Pour le ministère de l’Intérieur, le gouvernement a consenti d’augmenter les recettes d’ 1 milliard à 85 milliards. Mêmement pour les PTT de 59 milliards à 264 milliards Fc. Egalement pour la DGRAD, elle qui a réalisé un exploit en apportant 3 milliards de recettes additionnelles. Comment le gouvernement a-t-il pu consentir quelque chose qu’il n’imaginait pas, il y a quelque deux ou trois semaines avant? Je crois que quelque fois le gouvernement dissimile les recettes ou il ne sait pas bien chercher les recettes », indique le député Henri-Thomas Lokondo.
Ce dernier s’insurge aussi contre l’indisponibilité de certains membres du gouvernement lors des travaux de la commission. « Comment expliquer que les membres du gouvernement puissent se rendre indisponibles au moment où on est en train d’examiner le budget de l’Etat ? Quel est le travail qu’un ministre peut faire qui soit plus important que le budget de l’Etat ? Cela démontre que la gouvernance n’est pas juste. C’est pourquoi j’ai demandé qu’on ajoute comme recommandations la redynamisation de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des finances pour le contrôle général de l’Etat. Il faut maintenant auditer l’Etat », déclare-t-il.

De son côté, le député national Didace Pembe regrette ce qui est présenté comme contribution pour le secteur de l’environnement. « Le sens de mon intervention c’est que par rapport à ce qui était attendu, le ministère de l’Environnement n’a réalisé que 31% ; ce qui est vraiment très faible. Et l’ECOFIN l’a obligé à fournir un effort et cet effort c’est de l’ordre de 0,7% qui représente 33 000 dollars. Qu’est-ce que 33 000 dollars pourraient faire dans un budget d’un pays comme la RDC. C’est pourquoi, je me suis insurgé pour dire qu’il y a un problème d’homme. Il y a un problème de compétence, il y a un problème d’audace, il y a un problème d’innovation que nous n’avons pas.
Ce problème d’innovation, au lieu de se cantonner au microcosme, je pense que la taxe carbone pourrait amener un peu plus d’argent à la RDC. Je pense aussi que plus d’offensive par rapport à ce que notre forêt rapporte en termes de l’équilibre climatique pourrait nous rapporter davantage l’argent. Aussi, avons- nous ici le ministère de l’Environnement qui délivre les autorisations d’ouverture de fonctionnement ainsi de suite. Comptez le nombre d’immeubles nouveaux que nous avons construits en RDC. Comptez le nombre de sociétés et d’établissements qui sont ouverts chaque jour. Où va cet argent ? C’est pour cela, je dis : il y a un problème d’homme », affirme-t-il. A en croire ce député, la piste de sortie afin de promouvoir le secteur du tourisme et maximiser les recettes, c’est la privatisation des parcs nationaux. « Cela va rester le patrimoine congolais mais la gestion assurée par les privés », soutient-il.

Des préoccupations sur les moyens dégagés afin de soutenir l’armée nationale en guerre et de faire face au drame humanitaire du Kivu ont aussi été soulevées.
Le débat clos, un autre s’est ouvert. C’est sur le rapport de la Cour des comptes relatif à l’exécution du budget de l’Etat de l’exercice 2011. Un préalable avant l’adoption de la loi de finances pour l’exercice 2013, conformément à la loi des finances publiques. Après la présentation de ce rapport par la commission, le débat est mis en sursis pour des raisons de poursuite d’investigation

Toujours au sujet de la guerre dans l’Est du pays, La Prospérité titre : « Majorité-Opposition : Matata insiste sur la cohésion nationale ! ».
Ce quotidien revient sur la plénière du mercredi 28 novembre à l’Assemblée Nationale. La Prospérité rappelle que le Premier Ministre s’est longuement expliqué sur les causes endogènes et exogènes de la guerre qui sévit actuellement dans l’Est de la RD. Congo devant les Députés Nationaux. Il en a donné tous les détails notamment, sur la genèse des rébellions, nées généralement de l’indiscipline et de la mutinerie, les multiples guerres d’agression dont celle-ci n’est qu’une énième, dans la série noire des souffrances imposées par certains Etats voisins tels que le Rwanda, au peuple congolais.
Le Premier Ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement de la République, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Commandant Suprême des Forces armées, de rendre disponible les moyens nécessaires, de réorganiser la chaîne de commandement mais, surtout, de mettre sur pied une nouvelle stratégie permettant aux FARDC de se pourvoir en un véritable bouclier, pour la défense de la patrie, indique La Prospérité.
»Il est requis de nous tous un sens élevé de dignité et de solidarité nationale. Nous devons donc taire nos ambitions personnelles et privilégier la défense des intérêts supérieurs et inaliénables de la nation’’. Tel a été l’appel de Matata aux Députés de la Majorité et de l’Opposition ainsi qu’à l’ensemble de la nation, conclut le quotidien.

« Matata divise les députés », souligne Le Phare. Ce quotidien signale que la plénière s’est achevé dans la confusion. Pendant que les populations de l’Est, premières victimes des affres de la nouvelle guerre, attendent de ses élus des recommandations fermes pour mettre fin à leur tragédie qui dure depuis plus d’une décennie, les députés ont préféré offrir un spectacle désolant au public. La séance a été renvoyée à une date ultérieure, les députés étant divisés sur l’opportunité d’ouvrir les débats sur la situation de l’Est à la lumière de l’exposé présenté par le Premier ministre.

Le Potentiel, qui fait état de la même confusion, note que dans une surchauffe démesurée, les deux camps (Majorité et Opposition) ont failli en venir aux mains, obligeant ainsi le président de l’Assemblée nationale à suspendre la séance.
La situation de l’Est étant une question d’intérêt national, Le Potentiel estime que les députés devraient mettre de côté le clivage politique en vue de privilégier la cause nationale.
Pour une question aussi sensible que celle de la guerre qui a causé d’énormes dégâts, la représentation nationale devrait laisser Matata Ponyo répondre aux différentes préoccupations des députés nationaux.

Sous le titre « Matata éclaire l’Assemblée nationale », L’Avenir fait remarquer cependant que l’interpellation de Germain Kambinga a été rejetée pour vice de forme par la plénière, le président de l’Assemblée nationale ne s’est pas arrêté là. En bon démocrate, il a quand même fait venir le Gouvernement pour éclairer la religion des députés. Et cela, lorsqu’on sait que si l’interpellation avait abouti, il fallait respecter le délai de huit jours pour faire venir le Premier ministre.
Même si l’invitation était adressée au Gouvernement, le Premier ministre s’est déplacé en personne, par respect pour l’Assemblée nationale. Il a fait un exposé qui a mis tout le monde d’accord, surtout que sous d’autres cieux, cette communication du chef du Gouvernement n’appelle pas de débat.

Les tragiques événements de l’Est servent à sonner l’appel au grand rassemblement patriotique autour du drapeau. Le pouvoir compte visiblement obtenir ainsi, à la faveur d’un sentiment d’urgence, un soutien qu’il ne peut tirer d’une légitimité démocratique qui lui manque. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
C’est peu après les élections, alors que les commentaires négatifs tombaient de partout, que JKK a brusquement décidé un retournement des alliances. De fin 2008 à fin 2011, la thèse officielle était que le Rwanda était un allié, que tous les ennuis venaient du FDLR et que Ntaganda était indispensable à la paix. Subitement, le Rwanda devenait un ennemi et il fallait arrêter Bosco Ntaganda. Cela prenait dans le sens du poil l’opinion congolaise et la communauté internationale. Mais il ne pouvait échapper à personne que cela allait rallumer la guerre, d’autant lus qu’au lieu d’arrêter Ntaganda par surprise, on annonça à grand bruit l’intention de le faire. Le bandit n’a bien sûr pas attendu les gendarmes ! Comment ne pas en retirer l’impression que le pétard qui a éclaté à Goma a été allumé volontairement et en connaissance de cause par le pouvoir, en vue, précisément, de créer la psychose d’urgence nationale dont il s’efforce, maintenant de profiter. Il lui sera maintenant facile de prétendre que « l’opposition tient le même langage que le M23 ».

Embargo et MONUSCO à gogo…

À la suite de la conférence de presse hebdomadaire la MONUSCO, plusieurs informations concernent celle-ci et plus largement l’ONU et l’action internationale au Congo.

Selon toute apparence, l’on amis une insistance particulière à rappeler une vérité que nous avons déjà répétée bien des fois dans la RP : il n’y a pas d’embargo sur les armes à destination de la RDC.

L’Observateur : «Cinglante mise au point de la MONUSCO : Aucun embargo sur les armes ne pèse sur la RDC»,
«Pour justifier notre incapacité symptomatique à bâtir une armée suffisamment forte, à même de défendre valablement l’intégrité territoriale nationale, le raccourci est vite trouvé, le pays est sous embargo d’importation d’armes, a-t-on l’habitude de claironner. Il n’en est rien. Le Porte-parole de la MONUSCO, a mis en mal cette imposture intellectuelle, entretenue même par de hautes autorités du pays, suivez mon regard, en affirmant sans équivoque, hier mercredi 28 novembre au cours du point de presse hebdomadaire conjoint des Nations Unies que, la RDC n’est pas sous l’embargo d’importation ou d’achat des armes lui imposée par le Conseil de sécurité des Nations Unies. « L’embargo sur les armes contre la RDC a été levé depuis 2008″, a insisté le porte-parole de la mission onusienne».

La Référence Plus : «M. Mounoubai : La RDC n’est pas sous embargo d’achat d’armes»,
« ….le Porte-parole a souligné que l’embargo sur les armes a encore été modifié depuis mars 2008 et ne s’applique qu’a toutes les entités non gouvernementales et a tous les individus opérant en RDC. En précisant cette fausse information qui apparaisse même au projet des recommandations de l’Assemblée nationale face à la crise de l’Est, le porte-parole civile de la MONUSCO a souligné que l’embargo concerne les forces négatives».

Radio
Okapi titre « La RDC n’est pas sous embargo d’armes, précise la Monusco ». La République démocratique du Congo (RDC) n’est pas sous embargo lui imposée par l’Onu, a précisé mercredi 28 novembre le porte-parole de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), Madnodje Mounoubai, au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies. Selon lui, la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu impose cette interdiction d’achat d’armes est imposée aux groupes armées opérant sur le sol congolais. « Ce pays n’est pas sous embargo des Nations unies. L’embargo avait été décidé par le Conseil de sécurité des Nations unies en 2003 et il a été levé en 2008 », a affirmé Madnodje Mounoubai. Le porte-parole de la Monusco a indiqué que l’embargo frappe les groupes armés et non le gouvernement congolais. « Il y a un embargo sur les armes à destination de la RDC. Cela ne concerne que les groupes armés et non le gouvernement congolais. Il y a quand même des règles qui régissent la vente des armes. Nous avons vu des armes défilées (sic !)ici sur le boulevard à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC. On ne fabrique des armes au Congo. Elles ont été achetées quelque part », a ajouté Madnodje Mounoubai pour apporter des éclaircissements sur le malentendu entretenu sur cette question.

Le Conseil de sécurité des Nations avait imposé un embargo d’armes en RDC le 28 juillet 2003 en adoptant la résolution 1493. Cette mesure concernait les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le territoire du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, et aux groupes qui ne faisaient pas partie de l’Accord accords global et inclusif. L’accord global et inclusif a été signé à Sun-City en Afrique du Sud. Les signataires s’étaient engagés à mettre fin aux hostilités dans la partie Est de la RDC et de passer à une transition de 2003 à 2005 avant l’organisation des élections en 2006. Les parties prenantes à ce dialogue sont : Le gouvernement / Le MLC / Le RCD/Goma / Le Le RCD /KML / Le Le RCD /N et les Maï-Maï. Le 31 mars 2008, cet embargo a été levé au regard de la résolution 1807 intitulé « fin de l’embargo d’armes sur le gouvernement de la RDC ».
Cette disposition est ainsi libellée dans son paragraphe A, alinéa 2 : « …Les mesures sur les armes, précédemment imposées (…) ne s’appliquent plus à la fourniture, à la vente ou au transfert au gouvernement de la République démocratique du Congo d’armes et de matériel connexe ni à la fourniture d’une assistance ou de services de conseil ou de formation ayant un rapport avec la conduire d’activités militaires destinés au gouvernement de la RDC ».

D’autres commentaires consistent en critiques à l’encontre de la MONUSCO

Dans son éditorial, le journal La Référence Plus émet de sérieuses critiques sous le titre «Ça ne sera qu’une accalmie»,
«Ce qui signifie que toute negociation utile ne peut se faire qu’avec le maitre d’ouvrage qui doit être cherché du coté de Washington et de Londres qui ont recruté le Rwanda. Toute autre démarche, comme ce le cas présentement, ne favorisera qu’une accalmie précaire. De même solliciter le mandat de la MONUSCO ne suffit pas. Car, il n’y a pas grand-chose à attendre de ces Casques bleus qui se sont «familiarisés» avec les minerais, les femmes, les boites de nuit. Ceux-là n’ont plus le moral à des actions d’envergure. Il faut des hommes nouveaux».

« Trop facile de crier haro sur la Monusco », écrit de son côté Colette Braeckman du Soir. « Face au désastre militaire, politique et humain que représente la chute de Goma et la reprise de la guerre au Kivu, l’unanimité est facile : chacun s’emploie à crier haro sur la Monusco, la Mission des Nations unies chargée de stabiliser le Congo. Censés empêcher que la ville tombe aux mains des rebelles, les Casques bleus auraient dramatiquement échoué et, de tous côtés, on exige désormais que leur mandat soit, une fois de plus, durci et renforcé. La réalité est cependant plus complexe que le simple constat d’échec : indispensable partenaire de la force onusienne, il se confirme que l’armée congolaise est minée de l’intérieur. Au fil des accords de paix successifs garantissant l’impunité, elle a été infiltrée par des personnages douteux, liés à des réseaux mafieux internes ou à des forces étrangères. Il a fallu qu’un rapport d’experts le mette nommément en cause et l’accuse d’avoir vendu des armes pour que le chef de l’armée de terre, le général Amisi, numéro deux des forces armées, soit enfin suspendu par le président Kabila. Aux côtés d’un tel allié, que pouvait faire l’ONU ?
Par ailleurs, aucun pays occidental n’entend fournir de troupes à la Monusco, ce qui oblige les Nations unies à recruter en Inde, au Népal, au Pakistan, des hommes qui n’ont aucune affinité avec l’Afrique centrale et surtout aucune envie, quel que soit le mandat de leur mission, de mettre leur vie en danger. Dans le cas de la Belgique, les conclusions de la commission Rwanda recommandent de ne plus envoyer de troupes dans nos anciennes colonies. Pourquoi faut il que la lâcheté qu’a représenté le retrait des 500 Casques bleus belges qui se trouvaient à Kigali en 1994 justifie, aujourd’hui encore, une autre lâcheté, l’abandon des Congolais ? Car si des militaires belges pouvaient être déployés au Kivu, dans le cadre ou non des Nations unies, ils pourraient certainement y tenir un rôle dissuasif, dotés qu’il seraient d’un capital de confiance et d’une capacité de renseignement bien supérieurs aux atouts dont ils disposaient en Afghanistan.
Et même si la Belgique refuse toujours de déployer des hommes au sol, pourquoi ne fournit-elle pas à l’ONU l’appui de ses drônes, des engins qui pourraient photographier la frontière entre le Rwanda et le Congo, avec bien plus d’efficacité qu’une hypothétique « force neutre » ? »

Monitoring des Secteurs

Goma

Radio Télévision Mishapi Voice TV

1. Il n’est pas question que la Monusco sécurise les bateaux sur le lac-Kivu. Déclaration du Chef de bureau Monusco Bukavu hier. C’était au cours d’un café de presse ou il répondait à la demande des armateurs du lac-Kivu d’escorte les bateaux entre Bukavu et Goma. Selon la Monusco, il est de la responsabilité du gouvernement congolais à pouvoir sécuriser les armateurs dans le trafic sur le lac. Les armateurs ont formule d’être sécurisé sur leur trafic entre Goma et Bukavu pour mettre fin à la carence des produits vivriers pour desservir Bukavu.

2. Aucune agence des nations unies n’a cessé de fonctionner depuis la prise de Goma par le M23. Déclaration de Medard Lobota associé de Ocha en RDC, ; c’était lors du point de presse hebdomadaire de la Monusco à Kinshasa hier. Les humanitaires ont poursuivi leur assistance aux personnes déplacées après des combats à Goma et ses environs. Certaines agences ont même renforce leurs personnel comme c’est le cas pour le PAM, a ajouté, Medard Lobota.

Radio Kivu 1

1. Le président du M23 Jean marie Runiga a dit hier que si le M23 quitte Goma c’est par respect des chefs d’états de la CIRGL qui ont imposé à ses militaires de retourner à 20 km de Goma. Et si Kabila reprends la guerre le M23 reviendra. Le président du M23 l’a dit à l’issu d’une marche de soutien organisée à Goma hier par les associations locale en soutient au M23. Le M23 reste convaincu que Kabila n’a pas remporte les élections de novembre 2011 a-t-il poursuivi. Et plusieurs observateurs dont la Cenco en ont témoigné. Jean Marie Runiga veut donc un dialogue inclusif pour décider de qui a gagné ces élections ; Si non, a- il adresse aux manifestants, « comme déjà avec Tshisekedi et Kabila qui ont tous prêté serment à Kinshasa, chacun se réclamant avoir remporté les élections, et avec la présidence du M23 à Goma, il faut organiser d’autres élections pour mettre a la tête du pays un président démocratiquement élu. » Sur le chapitre de droit de l’homme, Serge Maheshe, Namujimbo et Chebeya tues en Rdc, le président du M23 se demande pourquoi les assassins n’ont jamais été arrêtés. Et à propos du pretendu soutient du Rwanda au M23 et les allégations de balkanisation, Runiga répond que seul le dialogue inclusif va mettre la lumière sur ces questions.

2. A Goma, les lamentations s’amplifient sur la fermeture des banques dans la ville de Goma. Les operateurs économiques sont même incapables de dédouaner leurs marchandises. Les tenanciers de magasins ne peuvent pas vendre non plus.

3. La RDC n’est pas sous embargo d’achat d’armes. L’embargo lui imposé par les nations unies en 2003 avait été levé en 2008. C’est ce qu’a répondu le porte parole des nations unies au cours du point de presse hebdomadaire des nations unies hier. L’ambarho est cependant maintenu pour les groupes armes et les milices locales.

Radio télévision communautaire tayna, RTCT

· 200 à 300 manifestants de la société civile ont marché hier pour soutenir le M23. Le point de chute de la marche était la Monusco où ils ont remis un memo. Sur les calicots ont pouvait lire notamment le dialogue inclusif. Cependant les autres manifestants ne savaient pas le pourquoi de la marche à laquelle ils avaient été conviés. Certains élèves et étudiants et autres débrouillards ont affirmé qu’ils ont été remballés à bord des bus et déposés au rond point Signers d’où est parti la marche des manifestants M23.

Radio Télévision Nationale Congolaise, Rtnc Goma

· Date butoir ce jeudi du retrait du m23. Jusque hier certaines observateurs affirmaient voir des signes de retrait des militaires M23 ; D’autres affirment avoir vu le regroupement des troupes à Saké hier. Pour le chef du département de communication du M23 Bertrand Bisimwa la dernière position militaire M23 était au delà de Kirolirwe et ils vont progresser pour se retirer au delà de 20 km de Goma.. La police M23 va rester pour sécuriser la ville et le M23 demande que le gouvernement fasse sa part de contrat. Le repli M23 sera vers la localité de Kibati à 2o km au nord de Goma et notre police va rester pour sécuriser la ville avec l’administration que nous avons appuyée et qui va rester ici pour s’occuper de la population.

Bukavu

RADIO MAENDELEO

1- C’est en principe ce jeudi que les troupes des rebelles du M23 doivent quitter la ville de Goma. Selon le porte-parole Vianney Kazarama de ce mouvement rebelle, les M23 ont commencé à évacuer son matériel militaire depuis mardi pour se repositionner dans ces anciennes bases à Rutshuru. Il a indiqué que le matériel militaire et les équipements médicaux sont acheminés depuis le mardi dans les anciennes bases du mouvement à Rutshuru. Les habitants de certains quartiers de Goma affirment que certains hôtels et maisons de particuliers qui hébergeaient les rebelles ont été vidés la nuit dernière. Vianney Kazarama a annoncé que le gros des troupes qui occupaient les localités de Ngungu, Mure et Mushaki , ainsi que des collines de Muremure dans le territoire de Masisi a été regroupé le mercredi a Sake 27km a l’ouest de la ville de Goma. Le retrait ne sera effectif qu’a partir de ce jeudi indique-t-il précisant que c’est a Kibumba a 30km au nord de la ville de Goma que son mouvement établira son état-major général. Des sources au sein des FARDC affirment que les rebelles effectivement à se retirer de certaines zones dans le Masisi depuis hier. Pendant ce temps le gouvernement congolais les accusent de piller la ville de Goma.

2- La situation sécuritaire à Minova reste sous contrôle, le moral des militaires est au beau fixe après le passage du chef d’état-major en fonction de la force terrestre le Gal Francois Olenga. Déclaration du commandant de la Brigade du Sud Kivu de la MONUSCO le Gal Khalid Javed. C’était lors du café de presse que la section des affaires politiques de cette mission onusiennes a organisé mercredi 28 novembre à son quartier général à Muhumba. L’activité confirmait le mandat de la mission et le développement politique et militaire au Sud Kivu depuis l’occupation de la ville de Goma par les militaires du M23. Le commandant Khalid a précisé que le Sud Kivu comptait 5212 militaires de la MONUSCO qui viennent en appui technique et logistique aux FARDC. Ces militaires effectuent des reconnaissances militaires aériennes, des surveillances maritimes et autres patrouilles dans le cadre du plan de sécurisation de la ville de Bukavu(…) Selon le chef de Bureau l’organisation onusienne était engagée dans le combat en appui aux FARDC , aussitôt que les FARDC ont quitté la ligne de front la MONUSCO n’avait d’autres options que de s’occuper de la protection de la population civile, Aliou Sene a rappelé que la MONUSCO n’est pas en guerre contre les M23 de part son mandat. Mais aussi, elle n’est pas là pour remplacer les FARDC.

3- Le gouvernement provincial du Sud Kivu a distribué des téléphones portables avec des cartes SIM aux chefs de quartier et cadres de bases pour faciliter la communication et réduire l’insécurité dans la ville selon le gouverneur de la province. Pour lui, ces appareils permettront aux cadres de bases d’entrer en contact avec les services de sécurité en cas d’attaque dans l’un ou l’autre quartier. Les bourgmestres des trois communes, les maires et les maires-adjoint avec certains membres du gouvernement provincial ont pris part à cette cérémonie. Les cadres de bases ont été satisfaits par ce geste et ont demandé au gouvernement provincial de continuer à les accompagner.

RTNC

1- Le retrait du M23 de Goma et du territoire de Masisi est annoncé pour aujourd’hui, jeudi. Selon le M23 l’heure est au regroupement des troupes à Sake, à 27 km à l’ouest du chef lieu de la province du Nord Kivu. Ce retrait est consécutif à la recommandation du sommet de la CIRGL tenu le weekend dernier à Kampala.

2- Le mandat de la MONUSCO et le développement politique et militaire au Sud Kivu depuis l’occupation de Goma par les rebelles du M23, cette préoccupation a été au centre d’un café de presse animé par le chef de Bureau de la MONUSCO Sud Kivu Aliou Sene hier mercredi 28 Novembre. Au cours de cette séance, Aliou Sene a précisé que la MONUSCO est préoccupée par la dégradation des conditions de sécurité dans les provinces de l’est de la RDC. Une situation caractérisée notamment par des attaques des groupes armés et des agressions contre les soldats de la paix et le personnel humanitaire. Une situation qui aggrave l’accès humanitaire aux zones de conflits où vivent des populations civiles vulnérables et dans la nécessité. A cette occasion le nouveau commandant de la Brigade de la MONUSCO du Sud Kivu le Gal Khalid Javed a demandé aux agents humanitaires des Nations Unies de reprendre leurs activités a Minova et a Sake pour venir en aide aux déplacés de guerre du Nord Kivu. Le Gal Khalid a ajouté que la MONUSCO appuie les éléments des FARDC en logistique et en ration alimentaire afin de les encourager a barrer la route aux rebelles du M23 dans leur intention de progresser sur Bukavu.

RADIO NENO LA UZIMA

1- Pour faciliter la communication dans la ville de Bukavu le gouvernement provincial a distribué des téléphones portables à des cadres de bases ce mercredi 28 novembre. En cas de problème sécuritaire les cadres de bases communiqueront avec les autorités provinciales. C’est aussi une façon d’améliorer le climat sécuritaire dans la province. Des cartes de crédits seront payées par la province au réseau téléphonique CCT.

RADIO TELEVISION VISION SHALA

1- La MONUSCO n’a pas échoué lors de la prise de la ville de Goma par les rebelles du M23, ces propos sont du General de la Brigade de la MONUSCO au Sud Kivu, lors d’un café de presse organisé ce mercredi 28 novembre 2012 au quartier général de Muhumba. Khalid Javed estime que c’est au gouvernement de la RDC qu’il incombe en premier chef d’assurer la sécurité sur son territoire. La MONUSCO soutient, mais ne remplace pas les FARDC au moment d’un quelconque affrontement avec les rebelles a-t-il ajouté (…) A la question de savoir si les casques bleus pouvaient escorter les bateaux sur le Lac Kivu en vue d’approvisionner la ville de Bukavu en denrées alimentaires qui se fait rare depuis l’occupation de Goma. La MONUSCO a tout simplement dit que c’est au delà de son mandat. Rappelons que la MONUSCO est une force de maintien de la paix et non une armée de guerre martelé le Gal de Brigade Sud Kivu de la MONUSCO.

2- « pas de négociation avec les M23 cela prouverait la légitimité de ce mouvement au cas où il y aurait négociation comme dit lors du sommet des pays membres de la CIRGL à Kampala. » C’est l’une des recommandations du bureau de coordination de la société civile du Sud Kivu. Cette recommandation est ressortie dans sa réunion hebdomadaire. Selon le vice-président Descartes « L’armée congolaise ne doit pas être divisée par les accords. »

RADIO OKAPI BUKAVU

1- Des voyageurs en direction de Lugushwa dans le territoire de Shabunda rapportent qu’ils ont été pillés par un groupe de combattants hutus rwandais \FDLR. Ces actes se sont produits à 4 km de Kakemenge successivement lundi et mardi passé.

Information confirmée par la société civile de la région qui indique aussi que 3 femmes ont été emportées dans la forêt de Miasa et Nyangulube .Elles ont été enlevées dans les villages de Kazuza ,Kakolokelwa,Kenene et Kyatelwa.

2-Echanger sur le mandat de la Monusco et le développement politique et militaire au sud Kivu depuis l’occupation de la ville de Goma. C’est le but de la tenue ce mercredi d’une conférence de presse au quartier général de cette mission onusienne à Muhumba. Plusieurs médias du Sud Kivu ont pris part active à cette rencontre. La section des affaires politiques et la Brigade du Sud Kivu était à l’honneur pour expliquer les efforts consentis par la mission face à la situation sécuritaire actuelle.

3- Certains enseignants ont connu une retenue entre 5.500 et 11.000FC pour achat chequier.

Les enseignants se réfèrent à la parole d’honneur de leur directeur provincial du service de paie.

Il leur avait dit lors du lancement de l’opération de la bancarisation, je cite:<> Ainsi l’intersyndical de l’Epsps sud-kivu demande au gouvernement de rompre le contrat avec Rawbank et orienter les enseignants concernés dans d’autres banques. Aussi demandet-ils à Rawbank de rembourser sans condition toutes les sommes perçues et retirées sans consentement des enseignants. Nous avons eu de la peine à atteindre les autorités de Rawbank.

4- L’intersyndical du sud-kivu a organisé une journée de réflexion ce mercredi à Bukavu sur la révision de certains articles du code du travail du 16 octobre 2002.Cela dans la perspective des préparatifs des assises du conseil national du travail prévues à Kinshasa du 3 au 5 décembre prochain .Au cours de la rencontre de ce mercredi il a été relevé que ce code du travail en vigueur depuis 10 ans n’est plus commode actuellement et nécessite une certaine réforme ..

5- L’église évangélique luthérienne au kivu \ELKI en sigle dénonce la facturation fantaisiste de la Regideso.

Dans une lettre adressée au gouverneur de province le représentant légal de cette église basée à Panzi considère que les factures sont forfaitaires et varient entre 55 et 110 dollars dans quatre différents ménages .. L’esprit de la lettre stipule qu’il n’est pas possible qu’un abonné à usage domestique puisse consommer par mois ,200 mètres cube d’eau. Le signataire demande aux organisations de droit de l’homme et des consommateurs à dénicher et décourager les agents qui sèment la zizanie et la haine entre les abonnés.La regideso n’a pas été joignable.

6- La section DD3R de la Monusco Bukavu a rapatrié 11 sujets rwandais ce mercredi .

Parmi eux 6 ex-combattants ,le reste étant leurs dépendants en majorité des femmes et des enfants. Ils sont venus de Ziralo à Kalehe ,Kashehe à Kabare ,de Kalemie au Katanga et de Kilembwe à Fizi.

© CongoForum, le jeudi 29 novembre 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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