04/02/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

4 février 2013

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Pour changer un peu, la presse continue à accorder beaucoup d’attention à l’Est et à Kampala, mais d’autres éléments trouveront place dans la présente revue : troubles au Nord-Katanga, ordonnance présidentielle sur les Finances publiques, voyage du Premier ministre aux Etats-Unis, signature d’un accord aérien entre la Belgique et la Rdc, réforme de la CENI…

Est

Le Phare titre « Kampala : quand on ne sait plus ce que l’on négocie », et résume ainsi la situation : « Un jour encore, Kinshasa enfourche le cheval du discours guerrier et casse les ressorts de négociation en parlant d’éradication de la rébellion purement et simplement, grâce aux armées des pays amis, à la transformation de la mission de la MONUSCO en force de combat (…). »

Forum des As : « Pour éviter de se laisser distraire à Kampala : Kinshasa rappelle son personnel politique ». Seuls les experts congolais restent encore dans la capitale ougandaise pour discuter avec les délégués du M23.
En effet, pendant que Kigali fait fonctionner normalement son administration et s’adonne à une action de lobbying contre la RDC, du côté de Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères et d’autres officiels poursuivaient dans des négociations avec le M23 où l’on tourne carrément en rond, explique ce journal.
De plus, ces pourparlers initiés par les chefs d’Etats des Grands Lacs commençaient à peser lourd sur le trésor public. Kinshasa prend en charge toute la logistique, y compris l’intendance des rebelles du M23, précise Forum des As.
Le quotidien ajoute que même la Majorité présidentielle (MP) de Joseph Kabila tonne. Elle ne comprend pas pourquoi ces négociations vont de conciliabule en conciliabules, pour rien.
(Pour rien ? Allons donc ! Ces parlottes mettent momentanément fin à la « guerre chaude » autour de Goma, mais permettent de continuer la « guerre tiède », celle qui sème la terreur à l’abri de laqele se poursuit l’exploitation qui est le véritable but de cette guerre. La MP, comme toute la classe politique congolaise, qui en tant que classe bourgeoise participe aux bénéfices, est parfaitement au courant. Ses questions snt donc de pure rhétorique. NdlR)

Le Potentiel titre à la Une « Les faits l’attestent : le problème de la Rdc, Kagame et Museveni ».
Contrairement aux allégations véhiculées sur les antennes de la CNN par le président rwandais, Paul Kagame, écrit-il, la Rdc ne représente nullement un problème autant pour le Rwanda que pour les Grands Lacs. Bien au contraire, c’est la Rdc qui est victime des velléités belliqueuses de deux voisins. Ce sont eux le vrai problème de la sous-région. Le journal va plus loin en déclarant que l’instabilité dans la sous-région des Grands Lacs africains porte une signature : le duo Kagame-Museveni. Selon lui confrère, depuis 1996, Kagame et Museveni font de la stabilisation de la Rdc l’eesentiel de leur stratégie existentielle. Qu’aujourd’hui Kagame fasse de la Rdc un problème pour son pays, c’est le scénario-type d’un voleur qui crie au voleur.
Le Potentiel explique que depuis 1996, la RDC s’est transformée en champ d’exécution d’une stratégie existentielle pour ces deux régimes. Recrutés par des puissances d’argent du monde, les présidents rwandais et ougandais sont convaincus que le développement de leurs pays respectifs passe par la déstabilisation systématique de la RDC.

Forum des As annonce « Nord-Kivu : encore des morts à Rutshuru à charge du M23 », « La radio de la MONUSCO a encore indiqué que les passagers ont été dépouillés de leur argent et des biens qu’ils transportaient. »

Extension de la violence

Le Phare titre « Massacre au Nord-Katanga : Plusieurs corps sans vie retrouvés sur la rivière Luvua ».
Ce quotidien s’intéresse à l’insécurité dans la province du Katanga, un sujet dont il est étonnant que l’on n’ait pas parlé plus tôt dans la presse kinoise.
Le Phare note que les faits se sont déroulés il y a cinq jours. L’attention de tous et de chacun a été attirée par le « défilé » de plusieurs corps sans vie sur la rivière Luvua, dans le district du Tanganyika. Le Phare écrit« Une mission conjointe composée d’autorités du district de Tanganyika et les représentants des sections techniques de la MONUSCO doit quitter Kalemie, lundi 4 février matin, pour Manono dans le Katanga pour évaluer la situation sécuritaire dans le secteur. ». Il ajoute que même s’il est difficile de donner l’identité exacte des auteurs de ces crimes, toutes les pensées vont vers les milices armées qui pullulent dans le coin. Celles-ci n’hésitent pas à tuer, violer et piller.

L’Avenir en parle à peu près dans les mêmes termes « Katanga : Plusieurs corps sans vie retrouvés sur la rivière Luvua », « ‘C’est l’œuvre de qui ? Combien de morts il y a eu et pourquoi ?’ se demande le Commissaire de district. Il compte trouver les réponses lors de la mission conjointe avec la MONUSCO prévue le 4 février. »

Le Potentiel revient également sur cette insécurité qui semble gagner du terrain: « Après le Nord-Kivu et l’Ituri, le virus de l’instabilité atteint le Nord-Katanga et le Sud-Kivu».
Il estime que Kinshasa s’est laissé piéger, en acceptant de se mettre autour d’une table avec le M23, indexé comme force négative par les Nations unies. Ainsi, commente le quotidien, à l’instar de l’Ituri où des groupes qui y opèrent se sont regroupés dernièrement autour d’une coalition de groupes armés de l’Ituri, d’autres qui évoluent dans le Sud-Kivu viennent de faire de même en se coalisant autour d’une Union des forces révolutionnaires du Congo (UFRC). Cette coalition s’est définie comme un mouvement « politico-militaire ». Et comme s’il n’en suffisait pas, poursuit le confrère, le Nord-Katanga est en proie aux groupes armés. Alors que les négociations pour ramener la paix dans le Nord-Kivu sont toujours en panne à Kampala, indique ce journal.
Le Potentiel indique aussi que « Les tensions entre FARDC et FRPI persistent en Ituri »,
« A la suite de cette insécurité, le 1er bataillon Bangladais de la Force de la Monusco poursuit conjointement avec les FARDC les opérations de bouclage et de ratissage dans les environs de la localité de Mambasa, « afin d’y déloger les forces négatives, rassurer et protéger les populations civiles ».

(Le mécanisme d’élargissement de la violence est facile à comprendre. Au départ, il y a les élections inacceptables de 2011. Pour conforter sa position, le pouvoir de fait désire bénéficier d’un effet d’union nationale contre n ennemi commun. Il fait donc mine de vouloir arêter Bosco Naganda, ce qui déclenche les hostilités autour de Goma. L’on se garde bien d’agir comme le fera un peu plus tard le Mali et d’appeler au secours un allié fiable car il ne fau surtout pas que la guerre productive et enrichissante prenne fin. L’on se réfugie dans une médiation internationale – avec Museveni comme médiateur ! – qui organise des pourparlers sans queue ni tête. Bien sûr, le M23 met sur la table la question des élections. On lui répond que l’on ne veut pas parler de cela avec lui, que cela doit faire l’objet d’un « dialogue national », au sujet duquel l’on reste extrêmement vague.
Cette expression rappelle le « dialogue intercongolais », Sun City etc… dont on a surtout retenu qu’il y a eu alors un partage du pouvoir où les groupes armés ont obtenu de gras avantages. Dès lors, à tout hasard, des groupes armés se constituent ou s’unissent et, pour prouver leur existence, se livrent à des exactions, espérant ainsi être appelés à « aller à la soupe ». NdlR)

Elections

La Prospérité titre en manchette « Kabila devant ses responsabilités : les confessions religieuses rejettent la nouvelle loi sur la Ceni».
La direction de la nouvelle Commission nationale électorale indépendante (Ceni) doit être assurée uniquement par des personnalités apolitiques, insistent les confessions religieuses. Réunis vendredi dernier, les représentants de sept groupes religieux au nombre desquels les catholiques, protestants, musulmans et orthodoxes, ont estimé que le texte sur la restructuration de la Ceni, adopté au Parlement et soumis au Président de la République, ne donne pas de garanties suffisantes à l’indépendance, l’impartialité et au caractère non partisan de la Ceni.

Il faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.

Forum des As explique, dans son article « Les confessions religieuses invitent le président de la République à renvoyer la nouvelle loi sur la Ceni » :

« La nouvelle loi sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), telle qu’adoptée par le Parlement et soumise au Président de la République, ne donne pas de garanties suffisantes d’indépendance et d’impartialité à cette institution. Cette déclaration est des membres des confessions religieuses de la RDC qui ont plaidé pour un réexamen de ce projet de loi afin que la CENI soit composée des experts et non des acteurs politiques comme l’a pensé le Parlement. Au cours d’un point de presse tenu vendredi 1er février à Kinshasa, les confessions religieuses ont systématiquement dénoncé la politisation de cette institution d’appui à la démocratie.

L’abbé Donatien Shole, porte-parole des confessions religieuses congolaises, a déclaré que pour rendre plus crédible la Ceni, il y a lieu que cette institution soit constituée de vrais experts et que les pouvoirs de son assemblée plénière soient renforcés.
Aussi, a-t-il poursuivi, les confessions religieuses demandent que la représentation de la société civile au sein du bureau de la Ceni doit également être renforcée. Et au clergé de déclarer : « Nous demandons que le président de la République, à qui revient la latitude de renvoyer la loi au Parlement pour un approfondissement, de tenir compte des aspirations profondes du peuple congolais, en particulier la société civile qui voudrait une Ceni indépendante, autonome et neutre».
Selon les confessions religieuses, le modèle politique de la Ceni de 2011 avait remis en question la neutralité de cette institution d’appui à la démocratie.  » La Ceni avait organisé des élections présidentielle et législatives, entachées de beaucoup d’irrégularités, selon plusieurs organisations d’observation électorale tant nationales qu’internationales « , a indiqué le porte-parole des confessions religieuses.
Pour l’abbé Shole, les pouvoirs dévolus au président de la Ceni, en vertu de la nouvelle loi, portent les germes de conflits. « En même temps que le président a les attributions de représentations administratives, on donne au vice-président, qui est de la Majorité, [le pouvoir] de se charger de tout ce qui est juridique, de se charger de la commission de suivi des résultats et tout ça. Là, on risque de tomber dans une Ceni à deux têtes », a-t-il insisté. Pour les confessions religieuses, ce texte ne présente pas d’avancées significatives. Les mêmes critiques avaient déjà été formulées par la Nouvelle société civile du Congo. Dans une déclaration, samedi 19 janvier, à Kinshasa, le coordonnateur de cette plateforme d’associations de défense des droits de l’homme, Jonas Tshiombela, avait estimé que cette Ceni est « politisée à outrance ».
Il y a lieu d’indiquer que l’ensemble de la Société civile qui tient aux élections crédibles et démocratiques récuse le projet de loi sur la Ceni tel qu’adopté par l’Assemblée nationale ».

Divers

Le Palmarès rapporte « Depuis Lubumbashi : le président Joseph Kabila a promulgué la Loi des Finances pour l’exercice 2013 ».
Auparavant, le président Joseph Kabila a renvoyé au Parlement ce projet de budget 2013 pour une seconde délibération, estimant que la part allouée à la défense n’était pas conséquente. Il est indiqué que ce décret autorisant la loi des finances de l’exercice budgétaire 2013 porte sur la présentation des recettes et dépenses.

L’Avenir titre « Depuis le week-end dernier : Matata Ponyo aux Etats-Unis d’Amérique ». D’après lui, le Premier ministre Matata Ponyo effectue, pour la première fois, un voyage aux Etat-Unis d’Amérique. A New-York, le chef du gouvernement congolais va rencontrer le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, après le report sine die de la signature d’un accord-cadre sur la paix et la sécurité en Rdc.
A Washington, l’agenda du Premier ministre prévoit des échanges avec Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, qui avait manifesté sa décision de ne pas poursuivre l’appui au programme économique de la Rdc.

« La Belgique s’engage à aider les entreprises aériennes de la Rdc à sortir de la liste noire de l’Union européenne », annonce ACP.
Le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo et le secrétaire d’Etat belge à la Mobilité, Melchior Whatelet, ont signé, samedi, à Kinshasa, un accord aérien bilatéral à travers lequel le gouvernement belge s’engage à aider les entreprises aériennes congolaises à desservir à nouveau l’espace aérien européen.
Monitoring des Secteurs
Goma

Radio Télévision Mishapi Voice TV

1. Création d’une nouvelle force armée au Sud-Kivu. Il s’agit d’une coalition appelée Union des forces révolutionnaires qui veulent déstabiliser le régime de Kinshasa l’accusant de la mauvaise organisation des élections passées.

2. La concertation des forces vives annoncées par le chef de l’état se fait toujours attendre. La nouvelle société civile se dit disposée à cette concertation, a dit Jonas Tshombela. Ce forum national doit tenter contribuer à la résolution de la crise qui secoue le pays ; L’opposition se dit prête à y prendre part.

3. La présence de la milice APCLS à Pinga contraint les populations sur place à l’errance. Sur place ils sont en confortation régulières avec les milices MDC. Selon l’administrateur du territoire Mme mMrie Claire Bangwene les pourparlers se poursuivent pour tenter de mettre fin aux attaques entre ces deux groupes.

4. Les fardc se disent déterminés à mater les groupes armés en territoire de Beni et Lubero à travers les opérations Ruwenzori. Les unités fardc sont déjà déployées avec mission également de récupérer les personnes kidnappées par les groupes armés operant entre ces deux territoires.

Radio Kivu 1

1. Certain commerçants déplorent la surtaxation sur leur véhicules de transport des marchandises en provenance du territoire de Rutshuru. Les rebelles du M23 leur exigent jusqu’à 320 dollars américains avant d’autoriser l’acheminement des produits à Goma. Ceci conduit à la hausse des prix des produits à Goma. Pour les agriculteurs qui écoulent leurs produits à Goma, le prix d’un sac maïs de 25 dollars est passé à 42 dollars.

2. Au moment où la Bralima accuse les services congolais à la frontière de laisser délibérément les boissons produits à l’étranger d’inonder le marché à Goma la Direction Générale des recettes du Nord-Kivu, DGRNK s’engage à décourager cette importation. La DGRNK appelle tous ses agents à faire une surveillance rigoureuse pour décourager l’importation des produits ougandais et rwandais.

Radio Télévision Nationale Congolaise, Rtnc Goma

1. Une rencontre tripartite Sassou, Kabila, Kagame est prévue dans les prochains jours à Brazaville. C’est pour tenter de résorber la crise de l’est en proposant des nouvelles pistes. A Kampala le dialogue de sourd ne fait qu’accoucher d’une souris.

2. La société civile du Nord-Kivu accuse les fdlrs de violer 23femmes au cours de ce mois de janvier dans le groupement de Katala et Mbwavinywa et Luofu en territoire de Lubero. Omar Kavota vice-président de la société civile et porte parole de cette plate-forme appelle le gouvernement provincial à planifier les opérations contre ce groupe armé étranger en vu de la sécurisation des populations affectées. Les fdlrs Pillent les récoltes et font transporter leurs butins par les populations dans les villages qu’ils assiègent.

3. « Le journalisme pour information équilibrée et pacifique ». c’est le thème de l’atelier de 5 jours tenu à Goma en faveur des journalistes venus de Ruthsuturu, Walikale et de Goma. Il est organisé par l’Association des correspondants Syfia grands lacs.

Radio okapi antenne de Goma

1. Au Nord-Kivu : l’actualité est restée surtout marquée par l’activisme des groupes armés dans les territoires de Beni et Lubero. Des cas de tracasseries policières sur le flanc ouest du lac Edouard, ont aussi fait echo d’actualité en province. L’actualité, c’était aussi cette suspension du président du tribunal de grande instance de Goma par le 1è président de cour d’appel du Nord-Kivu.

2. Au Nord-Kivu: Trois passagers tués, quatre autres blessés, trois disparus et plusieurs biens pillés. C’est le bilan des braquages successifs sur au moins 5 véhicules des particuliers par des bandits armés, jeudi dernier dans les secteurs Busendo et Katale, en territoire de Rutshuru. La société civile locale se dit inquiète de cette montée d’insécurité sur ces axes, en grande partie sous occupation du M23.
Bukavu

RADIO MAENDELEO

1- Un mort et deux blessés graves, c’est le bilan d’un accident survenu le vendredi 1er février au niveau du feu rouge dans la commune d’Ibanda, c’est un véhicule de la MONUSCO qui percuté une moto. Des policiers de la police de la circulation routière qui étaient sur place n’ont pas réussi à amener ce véhicule de la MONUSCO au bureau de la police à Labotte. Pour cause, une foule immense de motards et étudiants qui étaient sur place voulaient à tout prix saccager le véhicule et tuer le chauffeur.

2- Sept responsables de l’église catholique et musulmane plaident pour un réexamen de la loi sur la CENI et souhaitent que cette machine électorale soit plus constituée d’experts que de politiciens, ils l’ont déclaré lors d’un point de presse a Kinshasa le vendredi 1er février. Les chefs religieux demandent que l’indépendance de la CENI soit garantie.

3- Il n’y a jamais eu de malversations financières au sein des ministères provinciaux tels que rapporté par la commission spéciale de l’assemblée provinciale, sinon le gouverneur aurait déjà sanctionné chaque ministre concerné. Déclaration du directeur de cabinet du gouverneur de province du Sud Kivu Severin Mugangu, il répond à la commission spéciale qui déclare que plus de six millions de dollars américains se serait volatilisé entre les ministères et les divisions.

4- Les FARDC mènent depuis le weekend une offensive contre les miliciens du groupe Raia Mutomboki à Punya au Maniema. Leur objectif est de déloger ces Mai Mai qui ont investi la cité minière de Kasese depuis plus de 10 jours.

5- Les membres du mouvement Bukavu Forces Vives pour la Paix ont installé hier dimanche le nouveau noyau de Kasha dans la commune de Bagira. Objectif, lutter contre l’insécurité dans cette partie de la commune de Bagira en accompagnant les agents de l’ordre dans leur travail de tous les jours. Le coordonnateur de ce mouvement Christian Wanduma a demandé à la population de Kasha d’accompagner ces jeunes dans l’exercice de leur fonction. Ces jeunes sont appelés a collaborer avec les cadres de base dans toutes les actions qu’ils sont appelés a mener.

RTNC

1-Les confessions religieuses du Congo préconisent un autre modèle de la nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante, sur les 13 membres proposés pour le bureau, la SENCO propose six issues des forces vives de la nation, dans leurs diversités, quatre de la majorité et trois de l’opposition politique.

2- Un mort et trois personnes blessées au cours d’un accident de la route, vendredi dernier dans la matinée au niveau du feu rouge dans la commune d’Ibanda. Selon le commandant du bataillon de la police de la circulation routière, le Major Makonga, une jeep de la MONUSCO a percuté une moto. Le motard est mort sur le champ et son client a été blessé à la tête. Des motards en colère ont poursuivi la jeep pour tenter de mettre la fin sur le chauffeur jusqu’au quartier général de la MONUSCO a Muhumba. C’est au cours de cette course poursuite que la jeep aurait percuté deux autres personnes. Une vive tension a été observée au QG de la MONUSCO. Il a fallu l’intervention de la PNC pour disperser les motards.

3- Le concours de magistrat stagiaire à la cour des comptes a été organisé le dimanche 3 février au chef lieu de toutes les provinces de la RDC. A Bukavu un seul candidat sur trois attendus s’est présenté au bureau de la Gestion Etude Audit et Conseil qui organise ce concours pour le compte de cette institution.

4- Plus de dix présidents des noyaux territoriaux de la société civile des territoires de Kalehe et de Mwenga sont chargés de faciliter la cohabitation pacifique entre les communautés en conflit dans les deux territoires. La section des affaires civiles de la MONUSCO les a formés en matière de transformation, de résolution et de gestion des conflits. Cette formation de 5 jours s’est achevée le samedi dernier à Bukavu.

RADIO NENO LA UZIMA

1- La circulation routière a été perturbée dans la matinée de vendredi sur l’artère principale de la ville de Bukavu. A l’origine, un véhicule de la MONUSCO a percuté mortellement un motard et blessé son client dans un accident de circulation survenu au feu rouge. Selon les sources sur place après l’accident le chauffeur a pris fuite, et est allé cogner une autre personne au niveau de la salle fiesta. La deuxième victime a été blessée au niveau du pied gauche. En colère, les motards ont voulu attaquer le quartier général de la MONUSCO, mais ils ont été maîtrisés par les forces de l’ordre. Les deux blessés ont été conduits à l’hôpital général de Bukavu. Le motard décédé laisse une veuve et deux enfants.

2- Une vingtaine de femmes vulnérables à faible revenus encadrées par le centre de formation féminine de Panzi ont reçu des brevets ce vendredi. Elles viennent de terminer une formation de dix mois en coupe et couture et en art culinaire.

3- A Uvira, une centaine de motards ont agressé l’administrateur du territoire d’Uvira le jeudi matin quand il a cogné un motard et son client. L’accident s’est produit à quelques mètres de son bureau. Ces motards réclamaient l’indemnisation de la moto et les soins aux blessés.

4- L’UNC Sud Kivu dément les rumeurs qui circulent selon lesquelles le parti soutiendrait ou collaborerait avec les rebelles du M23. Pour Amato Bahibasire secrétaire fédéral adjoint de l’UNC Sud Kivu, ce parti reste et restera pacificateur.

RADIO VISION SHALA

1- Un mort et un blessé grave, bilan d’un accident de la circulation survenu le matin de vendredi dernier sur la route feu rouge-place de l’indépendance. Selon le témoignage recueilli sur les lieux, il s’agit d’un véhicule de marque Land Cruiser de la MONUSCO qui a cogné une moto. Le motard est mort sur le champ et son client grièvement blessé a été conduit grièvement à l’hôpital général de référence de Bukavu. La même source a indiqué que l’excès de vitesse du chauffeur serait à la base de cet accident. Cet accident a causé une perturbation de la circulation. Perturbation due aux chauffeurs de taxi-motos qui réclamaient à la MONUSCO de prendre en charge les funérailles de cette victime mais de payer également un cercueil de qualité. Le calme est revenu grâce à la présence des agents de la PNC mais aussi quand leurs revendications ont trouvé gain de cause.

2- La réaction du gouverneur provincial n’a pas tarde quant a la question de malversations financières au sein du gouvernement provincial évoquées par la commission spéciale de l’assemblée provinciale en date du 29 janvier 2013. Le directeur de cabinet du gouverneur de la province a fait une mise au point le samedi dernier quant aux égards du gouvernement provincial avec les données des chefs de divisions. Severin Mugangu a fourni des éclaircissements à la question de six millions de dollars évoqués dans le rapport de la commission spéciale.

Bunia

Radio canal révélation, RCR

1. L’acquittement de Mathieu Ngudjo et l’appel de la défense de monsieur Thomas Lubanga a été au centre d’une rencontre hier dans la sale polyvalente du district en cité de Bunia. A en croire le chargé de sensibilisation de la cour pénale internationale en Ituri, maitre Nicholas Kuyaku, la défense de monsieur Thomas Lubanaga conteste le verdict et la sentence prononcé contre Thomas Lubanga tendis que Matihieu Ngudjolo a introduit une demande d’asile à la Belgique qui n’a pas encore donner une réponse.

2. Un taximan a été battu hier par des militaire FARDC parce qu’il n’avait pas le 100 franc congolais que les militaires lui exigeait comme droit de passage à une barrie que le militaire FARDC ont érigés sur la route Bunia-kasenyi.

Radio Télévision Salama, RTS

Un détenu de la zone opérationnelle de l’ituri a été attrapé entrer de voler dans une maison d’un certain aimé Muzika le 2 février dernier en cité de Bunia. Les observateurs se posent la question de savoir comment une personne en détention peut être arrêtée dehors en plein vol s’il n’y a pas la complicité des gardes de la prison.

Radio télévision nationale congolaise, RTNC

Le gouverneur de la province orientale, excellence Jean Banisa Saidi est arrivée hier à Kisangani en provenance de Lubumbashi. Il a déclaré à la presse que sa priorité est la desserte en eau et électricité pour la population de la province orientale. Il a profité de la journée d’hier pour lancer l’asphaltage de 20 kilomètres de route a travers la ville de Kisangani.
Le commissaire du district de l’Ituri en charge de la politique et administration monsieur Lambert Fataki Adroma a tenue une réunion hier sur la sécurité soutière hier. Le chef à l’intérim de la cité de Bunia monsieur Ferdinand Fimbo a dénoncé à l’occasion, le mauvais stationnement de taxi-moto a travers la cité de Bunia. Il a été recommandé aux conducteurs des taxi-moto de se procurer les plaques d’immatriculations à la direction générale d’impôts, DGI et l’assurance à la société nationale d’assurance, SONAS avant de se mettre au travail.
L’ong LIPADO a donnée une conférence de presse hier sur l’Etat de la justice dans le monde, son coordonateur a profité de l’occasion pour informer les participants sur le statut de Rome et différents procès en cours à la Haye.
L’administrateur du territoire d’Irumu monsieur Serge se réunira le 9 février prochain avec les chefs des postes d’Etat, groupement et le chef de la cité de Bunia.

© CongoForum, le lundi 4 février 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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