16/02/13 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE SAMEDI

16 février 2013

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

L’organisation en 2019 de la Coupe d’Afrique des Nations (Can), la problématique du dialogue national, le déploiement des drones dans l’est de la Rdc, etc, autant des sujets déjà traités dans la presse de la semaine, que l’on nous sert réchauffés…

‘Dialogue national’

(La situation quant à ce « dialogue national » annoncé dans le discours de Nouvel An de JKK reste toujours aussi floue. Il est manifeste que des expressions sonores comme « cohésion nationale » ou « respect de l’ordre constitutionnel » signifient en réalité « reconnaissance du pouvoir établi » et « acceptation des ‘résultats électoraux’ de 2011 ».
Il y a en RDC une crise liée, non aux institutions, mais à ceux qui en occupent les postes à responsabilité. Et cela, tout simplement, parce que la Constitution repose sur l’idée que lesdits postes auront des titulaires désignés par des élections honnêtes, et qu’elles ne l’ont pas été. Mais précisément, dans le vocabulaire de la Majorité, « pas de crise institutionnelle » veut dire « pas de remise en question de la mascarade électorale ».
Il faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Un « dialogue » qui ne se baserait pas sur l’acceptation de la réalité, à savoir que les élections de 2011 ont été NULLES, qu’il n’y aura JAMAIS de résultats électoraux acceptable sans recensement national et sans une CENI dépolitisée ne sera jamais qu’un achat à grand spectacle, par la distribution de postes lucratifs, de complices supplémentaires pour ce coup d’état dont le principal ressort consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Les distorsions du langage ne sont cependant pas le privilège du camp gouvernemental. Si celui-ci parle de « l’ordre institutionnel » ou « constitutionnel » pour défendre ses postes usurpés, pour une partie de l’Opposition « vérité des urnes » se prononce « Tshisekedi président » alors que RIEN ne peut sortir d’une élection NULLE. Proclamer la victoire d’un candidat, quel qu’il soit, c’est tenter le même coup de force que l’on reproche à JKK, à ceci près que, ne disposant pas comme lui de la force, on ne tombe pas dans le crime, mais dans le ridicule.
Une autre partie de l’opposition acceptera sans doute un « replâtrage » par application de la « Loi de l’Entrecôte ». L’obstination des uns et la vénalité des autres empêcheront une remise en question fondamentale des « élections à corps électoral inconnu » et permettront une soi-disant « concertation » qui n’aboutira qu’à un statu quo, c’est-à-dire au maintien de la même situation pour les élections de 2016. NdlR)

Le Potentiel consacre sa manchette au dialogue national. « C’est mal parti », constate ce quotidien. Il relève qu’à peine lancée, l’idée du dialogue ne fait plus l’unanimité. Dans l’opposition, on crie déjà à l’imposture. Tous récusent les initiateurs des consultations préliminaires initiées par certains ténors de la Majorité présidentielle.
Selon Le Potentiel, la confusion est telle qu’aucune lisibilité sur l’effectivité de la tenue des concertations voulues par le chef de l’Etat ne pointe à l’horizon. Cacophoniques, les débats avant le dialogue offrent l’image d’une société écartelée entre des intérêts extrêmement divergents. La partie risque d’être un pari trop risqué.

Amba Wetshi, sur Congoindependant aborde la question des élections truquées par un autre bout dans son article « Pouvoir : Quand les Balubas du Katanga s’entredéchirent ! »

« Pour avoir fustigé «l’ingratitude» de «Joseph Kabila» devant quelques notables balubakats réunis, le mercredi 6 février, au bâtiment du 30 juin à Lubumbashi, Daniel Mulunda Ngoy Nyanga, ancien conseiller spirituel du « raïs » et président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), s’est fait houspiller par Nday Ngoy Matembo, le tout-puissant président national de l‘association socioculturelle Buluba – i – Bukata. Sur un air de «je te tiens, tu me tiens par la barbichette… », Nday use des menaces à peine voilées à l’encontre de Mulunda. On peut gager que la diffusion de ce document sur la toile ne peut profiter qu’au « pasteur » .
«Je ne connais pas cette lettre !». L’homme qui parle s’appelle Nday Ngoy Matembo. Il est le président national de l’association socio-culturelle Buluba-i- Bukata (Balubakat). C’est la réponse qu’il a donnée à l’auteur de ces lignes qui l’a joint au téléphone à Lubumbashi, dans la matinée du mardi 12 février. La question était simple : confirme-t-il l’authenticité d’une correspondance qu’il aurait adressée à Daniel Mulunda Ngoy en date du 8 février 2013? Curieusement, le président Nday a répondu par la négation sans chercher à connaître le contenu de ladite missive. Bizarre !
De quoi s’agit-il ?
Depuis la tenue de l’élection présidentielle et des législatives du 28 novembre 2011, le tout-Kinshasa politique bruissait des rumeurs selon lesquelles le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), Daniel Mulunda Ngoy Nyanga, un proche parmi les proches de «Joseph Kabila», avait des «états d’âme». L’homme donnait à ses interlocuteurs l’impression de frôler la «neurasthénie». Et pour cause ? A l’intérieur comme à l’extérieur du pays, des voix se sont élevées pour chapitrer les tripatouillages ayant émaillé ces consultations politiques. Lors du XIVè sommet de la Francophonie, tenu en octobre dernier, à Kinshasa, le président français François Hollande est allé jusqu’à subordonner sa présence à des réformes structurelles à opérer au niveau de cette institution d’appui à la démocratie. Mulunda, le « gourou », se serait-il senti «lâché» par son «filleul spirituel» ?
«Ingratitude»
Mercredi 6 février, les Lushois vaquent tranquillement à leurs occupations. C’est le jour choisi par Mulunda pour organiser une rencontre avec des personnalités lubas du Katanga. Lieu : le bâtiment du 30 juin. Le «Pasteur Daniel» ne serait pas allé par le dos de la cuillère en clamant son amertume face à ce qu’il appelle «l’ingratitude» de «Joseph Kabila» à son égard. L’homme est resté néanmoins muet sur la nature du «service» qu’il aurait rendu au « raïs » et pour lequel il attendait une certaine «reconnaissance» voire une rétribution.
Informé, le président Nday Ngoy Matembo est littéralement tombé de sa chaise. Aussi, s’est-il empressé de prendre sa plus belle plume pour signifier à Mulunda «quelques observations». Dans une lettre n°30/PT/BIB/2013, datée du 8 février 2013, Nday d’alterner la douceur et la menace. «(…), vous êtes, note-t-il, un digne fils Luba, vous avez travaillé dans le cadre et à la tête de la Ceni pour conserver en famille le pouvoir suprême que Mzee Laurent-Désiré a conquis et légué à son fils biologique Joseph Kabila Kabange. (…), vous avez conduit le processus électoral à bon port en dépit de nombreuses difficultés rencontrées à la grande satisfaction de notre communauté de Buluba-i-Bukata à qui vous avez évité l’humiliation grâce à l’élection de Joseph Kabila Kabange. Le peuple luba tout entier vous restera à jamais reconnaissant.»
«Conclave»
Il n’est pas sans intérêt d’ouvrir la parenthèse pour rappeler ce «conclave» organisé début février 2011 à Kamina, District du Haut Lomami, dans la province du Katanga. Tous les bonzes balubakat étaient présents. C’est le cas notamment du gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, du «général» John Numbi Banza, des députés Jean Mbuyu et Vicky Katumwa, de Célestin Mbuyu Kabango alors ministre des Hydrocarbures, du président de l’Assemblée provinciale du Katanga Gabriel Kyungu wa Kumwanza et de l’actuel procureur général de la République (PGR) Flory Kabange Numbi. Sans omettre le sénateur Luhonge Kabinda Ngoy. Pour la petite histoire, celui-ci était PGR lors de l’investiture de «Joseph Kabila», un certain 26 janvier 2001. Ce haut magistrat ne s’est pas empêché de commettre un «faux public» dans le réquisitoire de prestation de serment qu’il a lu lors de cette cérémonie. «Attendu que l’examen par l’organe de loi du dossier personnel de Monsieur Joseph Kabila, général-major, révèle que ce dernier est Congolais d’origine, de père et de mère et qu’il est né à Hewa Bora II, Collectivité de Lulenge (…)», peut-on lire. Un seul point était à l’ordre du jour de cette rencontre : élaborer des stratégies pour assurer la victoire de «Joseph Kabila Kabange» au scrutin présidentiel. On ferme la parenthèse.
«Réparer la honte…»
Après avoir soufflé le chaud, le président Nday de souffler le froid en commençant par regretter que Mulunda ait préféré laver les linges sales non pas en famille mais dans un «cadre hétérogène du bâtiment du 30 juin». Il critique au passage le président de la Ceni d’escompter des «dividendes» pour un service rendu «dans l’intérêt de notre communauté». Et de poursuivre : «Le président Kabila est pour notre communauté une mine d’or très précieuse que nous devons tous protéger quelles que soient ses erreurs». Adoptant un ton comminatoire, Nday Ngoy lance : « Quid alors des accusations qui me parviennent de Kinshasa selon lesquelles vous avez abusé de vos pouvoirs en vous servant indûment de la caisse de la Ceni ? Certains députés accusent le président Joseph Kabila d’être trop large à votre endroit parce que, selon eux, votre place est en prison et non en liberté (…)». Le président Nday d’inviter le «serviteur de Dieu» qu’est le pasteur Daniel à «consolider le ministère de la réconciliation» en réparant «devant tout le monde la honte» qu’il a infligée à son «frère le président Kabila». Copie de cette correspondance a été adressée à Jean-Claude Masangu et célestin Mbuyu Kabango en leur qualité respective de délégué spécial de Buluba-i-Bukata et de président de cette

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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