RENTREE EXPLOSIVE DE TSHISEKEDI A KINSHASA

11 mars 2013

Non classé

Le Phare, lundi 11 mars 2013

Le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès
Social (UDPS), Etienne Tshisekedi, a regagné Kinshasa hier dimanche 10
mars 2013 en provenance de l’Afrique du Sud. Son meeting de vérité à
la Place du Cinquantenaire, en face du Palais du Peuple, n’a pu avoir
lieu, comme initialement prévu.

En effet, dès les premières heures de la matinée, le site était
interdit d’accès au public par un dispositif sécuritaire impressionnant. Quant à la partie Est de la ville, de Limete à l’aéroport international de N’Djili, des barrières érigées par des jeeps de la police étaient visibles tous les cent mètres sur le boulevard Lumumba, dans le but de décourager toute progression des militants de l’UDPS et des partis alliés.

Limete: le retour des barrières

Sur la 10me rue à Limete, les policiers qui avaient disparu pendant
plus de deux semaines, après le voyage du président de l’UDPS, sont
revenus en force pour boucher toutes les voies d’accès vers la
permanence de ce parti et la résidence d’Etienne Tshisekedi. Quelques
combattants qui ont tenté de se rassembler à la permanence de la rue
Zinnias ont été chassés comme des chiens galeux.

La plupart des motos appelées communément « wewa » prises en location par des cadres et combattants de l’UDPS afin de faire partie du
cortège du vieux opposant, ont été confisquées par les policiers dès
qu’elles s’engageaient sur le boulevard Lumumba, la principale et
l’unique route menant vers l’aéroport international de N’Djili.

Pluie, gaz lacrymogènes, matraques, balles…

Au siège de L’Ecidé, non loin de la Place du Cinquantenaire,
plusieurs acteurs politiques de l’Opposition regroupés au sein des FAC
(Forces Acquises au Changement), ont pu tout de même s’organiser à
leur manière pour se rendre à Ndjili-Aéro et réserver un accueil digne
à celui qu’il considère comme le véritable vainqueur des élections du
28 novembre 2011.

Fayulu, Vuemba, Puela, Mabanga et autres membres de cette plate-forme politique ont dû braver les barrières policières, les gaz lacrymogènes et les tirs à balles réelles accéder au site aéroportuaire de N’Djili, toute présence des proches de Tshisekedi à l’aérogare ou au Salon d’honneur étant interdite.

Tout au long du parcours vers l’aéroport, il y avait des scènes
insupportables de répression et bavures policière contre de paisibles
citoyens mobilisés pour aller accueillir pacifiquement leur leader.
ont improvisé un point de presse devant l’aéroport au cours du quel,
Ces membres des Fac, témoins directs des violences policières sur des
civils, ont dénoncé cette dérive dictatoriale du pouvoir en place.

Des opposants indignés

Fayulu a estimé qu’un tel dispositif sécuritaire pour empêcher le
meeting de Tshisekedi était plus approprié à l’Est du pays où l’armée
congolaise est souvent mise à mal et humiliée par des forces
négatives, dont le M23, un pion du Rwanda.

Pour sa part, Vuemba a indiqué que cette répression était la preuve
que le 28 novembre 2011, le peuple congolais avait effectivement
choisi Etienne Tshisekedi et ceux qui dirigent le pays pour le moment,
le font par défi. Fabrice Puela a quant à lui déploré ces pratiques dictatoriales qui remettent en cause la cohésion nationale lancée par l’autorité morale de la majorité présidentielle et l’accord-cadre conclu dans la capitale Ethiopienne.

Joseph Mabanga s’est dit écœuré par les actes de violences dont été
victimes de nombreux compatriotes sortis pour soutenir leur leader
mais loué le courage du peuple congolais qui a démontré à la face du
monde que la victoire des forces du changement est certaine. Après ce point de presse, ces ténors des FAC ont dû affronter pendant quelques heures une barrière des policiers avant finalement d’accéder à l’enceinte de l’aéroport de Ndjili.

Ndjili-Aéro : no man-s land

Aussitôt après leur entrée, les policiers ont pourchassé tous ceux
qui se présentaient dans le périmètre de l’aéroport de N’Djili, même
les journalistes venus couvrir l’événement.

C’est dans cette atmosphère surchauffée et de chasse à l’homme que le
Boeing transportant l’opposant historique a atterri sur le tarmac de
l’Aéroport international de Ndjili, aux environs de 13 heures.

Très en forme, coiffé de son képi traditionnel appelé « Muniere », le
sphinx de Limete s’est retrouvé pratiquement seul au Salon d’Honneur
de l’aéroport de Ndjili. Le comité d’accueil de douze personnes, pour
lesquelles l’UDPS avait pourtant payé des droits d’accès, n’ont pu y
avoir accès, en dépit de la présentation des preuves de paiement de la
taxe requise à cet effet. -0-

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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