Le paludisme descend du gorille

2 juin 2013

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Le paludisme descend du gorille

Voilà qui ne va pas arranger les affaires du gorille, déjà bien menacé dans son habitat naturel. Pour la première fois, un consortium international de chercheurs vient de démontrer que ce grand singe est à l’origine d’une des maladies humaines les plus meurtrières au monde, le paludisme.
Cette découverte, qui fait la couverture de la revue Nature (datée du 23 septembre), est l’aboutissement d’une vaste étude visant à reconstruire l’arbre phylogénétique du parasite Plasmodium falciparum, responsable chez l’homme de la forme la plus courante de la maladie. Elle démontre que le gorille constitue en Afrique un réservoir animal du paludisme. Que c’est lui qui a contaminé les humains, et non l’inverse. Et que l’infection est très répandue chez certaines de ses populations.
‘Jusqu’à un passé très récent, le dogme était le suivant : l’homme est le seul porteur du parasite P. falciparum, et son vecteur est le moustique Anopheles. Ce n’est que depuis deux ans que ce dogme a commencé à se fissurer, et que l’on s’aperçoit que cette infection parasitaire concerne aussi les grands singes’, explique le médecin épidémiologiste Eric Delaporte, dont l’équipe est cosignataire de cette étude à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et à l’université de Montpellier. En août 2009, une autre équipe avait en effet isolé, chez des chimpanzés du Cameroun et de Côte d’Ivoire, un parasite de composition génétique suffisamment proche du nôtre pour laisser penser qu’il en était l’ancêtre. Une controverse aujourd’hui balayée par la concordance génétique quasiment parfaite mise en évidence entre le parasite humain et celui du gorille.
L’agent infectieux du paludisme ayant été identifié chez l’homme il y a plus de cent ans, pourquoi avoir attendu si longtemps pour se pencher sur son éventuel homologue animal ? Parce qu’on ne dispose que depuis peu d’outils moléculaires suffisamment puissants pour mener ce type d’études. Et surtout parce qu’il n’est pas si facile de réunir des données épidémiologiques chez les animaux dans leur milieu naturel. Obtenir des échantillons sanguins sur des animaux sauvages est absolument impossible sans les blesser, voire risquer de les tuer

Zadain

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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