24/06/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

(CongoForum)

Plusieurs sujets se disputent la manchette dans les colonnes des journaux parus à Kinshasa. Parmi ce sujets, figure un copieux « paquet » sur l’Est, envisagé sous plusieurs angles : Kampala, déploiement de la Brigade internationale, rapports avec le Rwanda et l’Ouganda. Au chapitre des troubles en tous genres, il y a aussi l’attaque de la prison de Kasapa par les miliciens Bakata Katanga. Le Parlement, le Forum économique de Kinshasa fournissent également quelques sujets à la presse. Un certain nombre de ces sujets ont été évoqués dans une copieuse conférence de presse de Lambert Mende.

Est / Kampala

L’Avenir en parle dans les termes suivants : Arrivé à Kampala le jeudi 20 juin 2013, le ministre Congolais des Affaires étrangères n’a pas perdu de temps. Trois jours de longues rencontres, à huis-clos, avec le Facilitateur du dialogue, Crispus Kiyonga, ministre ougandais de la Défense et réunion avec les délégués du gouvernement Congolais en permanence à Munyonyo. A cette étape, Raymond Tshibanda ne cesse d’insister sur le fait qu’on n’est pas venu faire du théâtre ici. Ceci pour dire que rien n’a cependant, filtré de toutes ses rencontres marathon avec Crispus Kiyonga, le ministre Ougandais de la défense.

Le Potentiel titre « Pourparlers de Kampala : Chrispus Kiyonga consulte les délégations de Kinshasa et du M23 ».
Le facilitateur ougandais Chrispus Kiyonga a poursuivi samedi 22 juin à Kampala (Ouganda) ses consultations avec les chefs des délégations du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et de la rébellion du M23 aux pourparlers politiques. Mais, rien n’a filtré. « On n’est pas venu faire du théâtre ici », a déclaré le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, à l’issue de son entretien avec l’homme d’Etat ougandais. Arrivé jeudi 20 juin à Kampala, il a eu « trois jours de longues rencontres, à huis clos, avec le facilitateur du dialogue et une réunion avec les délégués du gouvernement congolais en permanence à Munyonyo ». Samedi 22 juin, le ministre ougandais de la défense Chrispus Kiyonga s’est entretenu samedi 22 juin 2013 avec le chef de la délégation du M23 René Abandi.

« Le temps semble vite courir afin que ce dialogue fasse un atterrissage en douceur et les déclarations deviennent rares. Personnes ne sait se livrer à des interviews hasardeuses pour ne pas révéler précocement les points qui pourront être soumis à la signature incessante de l’accord de Kampala ou autre fin sans convenances », rapporte l’envoyé spécial de Radio Kivu1 émettant à partir de la ville de Goma (Nord-Kivu ». Magloire Paluku signale que « les experts continuent aussi à se rencontrer, sans doute pour mettre la dernière main aux clauses, aucune information à glaner officiellement ». « Depuis le retour du M23 à Kampala le 10 juin 2013, le ministre Raymond Tshibanda a effectué deux voyages dans la capitale ougandaise afin de rencontrer le facilitateur et de livrer la volonté du gouvernement congolais d’en finir, afin vite, avec ses pourparlers », a-t-il constaté.
Après son retour à Kampala, la délégation du M23 a exigé le 11 juin de « finir les trois points restés en souffrance: la question de la sécurité, du social et de la bonne gouvernance et la question du mécanisme de vérification et de contrôle des frontières ». Affirmant attendre du gouvernement congolais « l’expression d’une volonté pour clore ces discussions », elle l’a invité à déclarer « zone sinistrée » la partie Est de la RD Congo et réclamé l’examen de la « question du retour des réfugiés et des déplacés de guerre ».
Du côté de Kinshasa, on refuse des « discussions interminables ». Un des membres de la délégation du gouvernement congolais, François Muamba a déclaré récemment attendre « une bonne formule » de ces pourparlers. «Nous nous félicitons qu’ils (rebelles du M23) aient compris maintenant qu’ils n’ont pas d’autres choix, eux qui sont une force négative, s’ils veulent échapper aux frappes de la Brigade (d’intervention de la Monusco) que de retourner effectivement à Kampala», a-t-il déclaré. Toutefois, a-t-il averti, « il ne s’agit pas pour nous de retourner à Kampala pour faire des discussions interminables. Il serait bon que la médiation nous propose en trois ou quatre jours une bonne formule pour clôturer cette affaire ».
Pendant ce temps, le gouvernement congolais se réjouit de la « forte augmentation du nombre de redditions des membres des groupes armés tant nationaux qu’étrangers qu’il s’agisse des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), des Forces combattantes Abancunguzi (FOCA), du mouvement du 23 mars (M23), aussi bien que divers groupes Maï-Maï, notamment les Patriotes résistants Maï-Maï (PRM) et un de l’UPCP (FPC) ».
« Le gouvernement salue cette augmentation des redditions dans les rangs des forces ciblées par la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’Onu qui a créé la brigade d’intervention. Nous continuons d’encourager tous ceux de nos compatriotes qui trainent encore parmi les forces négatives à en sortir aussi vite qu’ils le peuvent », a déclaré samedi 22 juin à Kinshasa le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga. Il a insisté sur le fait que « l’objectif du gouvernement n’est pas d’aller en guerre, car si la Brigade d’intervention peut se limiter à dissuader les forces négatives de persévérer sur la voie où elles sont engagées, nous aurons beaucoup gagné ; notamment par rapport aux pertes en vies humaines. L’option demeure triptyque : le premier axe est politique, le deuxième diplomatique. L’option militaire n’est envisagée que comme dernier recours », a-t-il souligné.

Est / Rwanda – Ouganda

Forum des As, sous le titre «Affaire 16 étudiants rwandais exilés en Ouganda, une preuve de plus contre Kagame!» et relayant des propos de Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, rapporte qu’il est une fois de plus attesté que c’est bien dans le territoire du Rwanda que se trouve la main qui arme les criminels du M23. Selon le ministre Mende, 16 étudiants rwandais ont demandé et obtenu l’asile en Ouganda, déclarant être victimes du harcèlement des autorités de leur pays pour avoir refusé de se joindre aux forces négatives congolaises du M23, rapporte ce journal.
Pour le Gouvernement de la RDC, explique Forum des As, «la nouveauté c’est que les commanditaires de la guerre contre la RDC se permettent de contraindre des étudiants rwandais à rejoindre les forces négatives après la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba engageant tous les gouvernements des pays de la région».

Notons en passant que le quotidien ougandais New Vision titre à ce sujet « It is not for Rwanda to manage Uganda’s refugee procedures » (Le Rwanda ne doit pas se mêler de la politique d’accueil des réfugiés en Ouganda).

En Belgique, Le Soir évoque également cette affaire. Tout Kigali en parle et de jour en jour les informations se font plus insistantes : des dizaines, voire des centaines de jeunes Tutsis congolais auraient été arrêtés à Goma et transférés à Kinshasa d’où l’on est sans nouvelle d’eux…Epuration ethnique, chasse au faciès, prémices de pogroms des Tutsis du Nord Kivu ? Ces informations inquiétantes méritaient vérification sur le terrain. (…) Alors que des représentants de la section « droits de l’homme » de la Monusco font chaque jour la tournée des prisons, les chargés d’informations revoient le chiffre à la baisse : « nous avons enregistré sept arrestations, parmi lesquelles deux hommes d’affaires libanais et ces suspects ont effectivement été envoyés à Kinshasa mais on ne compte aucun Tutsi congolais parmi eux… ».
D’autres sources, dûment recoupées, nous expliquent cependant le fondement de la colère de Kigali : « sept personnes ont effectivement été arrêtées, deux ressortissants du Sud Kivu, des Bashi, deux ressortissants du Nord Kivu, des Hutus, un originaire du Maniema et deux Libanais. Ces Libanais appartiennent à la famille Bakri ; ils sont les jeunes frères du dénommé « Héritier ». Ce dernier, après avoir été impliqué en 2001, dans l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, avait fui au Rwanda. La famille Bakri gère le magasin « Kivu market » qui commerce beaucoup avec le Rwanda. » D’après les enquêtes policières, ces sept suspects feraient partie d’un réseau ayant opéré des recrutements en faveur du M23 et mené des actions tentant de décourager les soldats du bataillon tanzanien.

Le ministre Lambert Mende Omalanga, nous dit l’ACP, a accusé ce week-end le Rwanda de violer l’Accord cadre d’Addis Abeba et d’entretenir ainsi les conditions de rupture de la paix dans la région de Grands lacs africains. (…) « Ce fait nous révèle qu’il n’y a plus de doute possible sur les vraie origines de la guerre que subit la RDC à l’Est de son territoire», s’est écrié le ministre.

Est / Brigade internationale, MONUSCO

L’Avenir titre « un pas du déploiement de la Brigade d’intervention de l’Onu. Plusieurs redditions des groupes rebelles signalées dans l’Est de la RDC » et commente : « Nous continuons d’encourager tous ceux de nos compatriotes qui trainent encore parmi les forces négatives à en sortir aussi vite qu’ils le peuvent. Car, si la Brigade d’intervention peut se limiter à dissuader les forces négatives de persévérer sur la voie où elles sont engagées, nous aurons beaucoup gagné ; notamment par rapport aux pertes en vies humaines », a déclaré le samedi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga, ministre congolais des Médias, des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle citoyenneté, lors d’une communication.

Ces redditions se signalent dans les rangs des Fdlr, Foca, M23, groupes Maï-Maï, Upcp,… Pour L. Mende, l’objectif de son gouvernement n’est pas d’aller en guerre. L’option demeure triptyques, à savoir : politique, diplomatique et l’option militaire qui n’est envisagée que lorsque les deux premières n’ont pas réussi, avant de se féliciter du déploiement progressif de la brigade d’intervention des Nations unies à Goma, capitale du Nord-Kivu et dans ses environs. S’agissant dudit déploiement, les éléments tanzaniens sont tous là. Sur les 3.000 éléments sud-africains attendus, plus de 2.000 sont déjà à Goma. Les éléments malawites sont attendus dans moins d’une semaine.

Forum des As signale « NORD-KIVU : Brigade : 1000 Sud-africains arrivent à Goma »

La Brigade d’intervention de la Monusco, qui est en pleine constitution, a encore pris du volume. 1000 soldats sud-africains ont fait mouvement par des transporteurs de construction américaine Hercules C-130 depuis samedi dernier. Ils ont atteint leur base opérationnelle de Goma, dans le Nord-Kivu où ils ont rejoint l’autre contingent, celui de la Tanzanie avec ses 1200 hommes qui y bivouaquaient déjà depuis un peu plus d’un mois.
Les Tanzaniens n’avaient pas croisé les bras en attendant l’opérationnalisation fin juillet de cette unité spéciale. Ils ont déjà commencé des patrouilles dans Goma et dans sa périphérie. Ce qui est normal du fait que le commandement de la Brigade dirigé par un général tanzanien est lui déjà en place et opère. Si une force s’attaque à la population, la Brigade va réagir sans attendre la constitution de toutes ses unités. Sur les 3.000 soldats qui vont constituer cette Brigade, 2.200 sont désormais en place. Il ne reste plus que 800 hommes qui viendraient du Malawi et dont l’arrivée n’est pas encore annoncée.

ACP évoque le même sujet L’Afrique du Sud a commencé à déployer des troupes en République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de la nouvelle brigade d’intervention spéciale de l’ONU chargée d’y combattre les groupes armés, a indiqué vendredi le vice-ministre des Affaires étrangères Ebrahim Ebrahim. « Les troupes sud-africaines sont en route pour la RDC maintenant », a déclaré M. Ebrahim lors d’un point de presse à Pretoria. « La Tanzanie, le Malawi et l’Afrique du Sud ont promis des troupes pour la brigade d’intervention (onusienne). Les Tanzaniens sont déjà sur le terrain », a-t-il rappelé. Les trois pays doivent envoyer 1.000 soldats chacun.

Bakata Katanga

Radio Okapi annonce « Lubumbashi : les gardiens de la prison de Kasapa repoussent une attaque des Bakata Katanga »
Des combattants Mai-Mai ont attaqué la prison de la Kasapa à Lubumbashi (Katanga) dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 juin. Les miliciens ont ouvert le feu sur les gardiens de l’établissement pénitentiaires qui ont repoussé l’attaque. Cet affrontement a duré une vingtaine de minutes. Des témoins font état d’un milicien tué, un autre grièvement blessé et un troisième capturé. Aucune évasion n’a été enregistrée.

Les mêmes sources indiquent que les miliciens se dirigeaient vers la porte d’entrée de la prison en file indienne lorsqu’ils ont été interpelés par les gardiens, informés d’une présence suspecte de civils en armes à proximité de l’établissement pénitencier. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur les gardiens. Après vingt minutes d’affrontements, les assaillants ont été repoussés sans réussir à pénétrer dans la prison. Le Maï-Maï tué avait sur lui deux grenades offensives, selon les gardiens. A en croire les mêmes gardiens, cette attaque avait pour objectif de libérer un officier de Forces armées de la RDC (FARDC), condamné le mois dernier pour détournement de minutions et armes de guerre et violation de consignes. Ils affirment avoir trouvé une tenue militaire portant le nom de cet officier emprisonné.
La sécurité a été renforcée autour de la prison de la Kasapa et la situation est calme. Les impacts de balles sur la grande porte de la prison et sur le mur d’un poste de contrôle à l’entrée de l’établissement pénitencier étaient encore visibles ce dimanche dans la matinée. Et plusieurs douilles étaient éparpillées dans le rayon de la prison, preuves de l’ampleur des affrontements. Cette attaque est la deuxième de la milice Bakata Katanga contre la prison de la Kasapa, après celle de septembre 2011 qui s’était soldée par l’évasion de Kyungu Mutanga Gédéon, chef de cette milice.

L’Avenir axe sa manchette sur cette attaque. Il titre « Echec des Bakata katanga », et souligne qu’aucune évasion n’a été constatée à la prison de Kasapa.
En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, les miliciens Bakata Katanga, équipés d’armes lourdes ont ouvert le feu sur les gardiens de cet établissement pénitentiaire. Cette attaque a été repoussée. Bilan de l’affrontement : un milicien tué, un autre grièvement blessé et un troisième capturé. Selon L’Avenir, l’attaque avait pour objectif de libérer un officier des FARDC condamné pour détournement de munitions et armes de guerre et violation de consignes.

Le Phare ne cache pas son dépit. « Bakata-Katanga : trop…c’est trop », s’indigne ce quotidien. Au regard de la montée en force de Bakata Katanga dans la province du Katanga et des atermoiements qui semblent s’observer au niveau du dispositif de défense de la ville de Lubumbashi en particulier, les ministres de l’Intérieur et de la Défense devraient fixer rapidement l’opinion intérieure sur la gestion du dossier de cette force négative, estime le confrère. Le Phare fait remarquer que lentement mais sûrement, cette force négative est en train de s’affirmer comme une rébellion toute faite contre les institutions tant provinciales que nationales ainsi que le dispositif de sécurité aussi bien local que national.

Afrikarabia rattache l’insécurité katangase à John Numbi et à l’affaire Chebeya. John Numbi est donc toujours en liberté, au Katanga, où il vit dorénavant dans les « affaires » de coltan et autres minerais. Pourtant, selon plusieurs organisations de la société civile du Katanga , John Numbi serait l’un des responsables de l’insécurité qui prévaut actuellement dans la province. Selon elles, « jeudi 21 mars 2013, un groupe de Maï-Maï Kata Katanga qui s’était évadé de l’ANR se serait réfugié dans la ferme nommée Beijing appartenant au Général John Numbi. (…) Beaucoup considèrent John Numbi comme le premier sponsor des indépendantistes katangais ; une manière de rappeler au président Joseph Kabila sa force de nuisance au Katanga, dans le cas d’une éventuelle mise en examen dans le procès Chebeya ».

Parlement

Il faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.

La Prospérité signale que 25 députés faisant partie du Regroupement de Parlementaires Patriotes Honoraires, RPPH en sigle, élus de la première législature de la troisième République (2006-2011) se sont rendus, dimanche 23 juin 2013, à la résidence de M. Evariste Boshab pour le réconforter après qu’il soit complètement blanchi au sujet des allégations de détournement d’émoluments d’anciens députés. A l’occasion, ce groupe d’élus, sous la conduite de Denis Kambayi en a profité pour déposer un cahier de réflexions auprès de celui qu’il considère comme un canal idéal pour atteindre le sommet de l’Etat.

« Félix Tshisekedi pleure son siège », rapporte AfricaNews. Selon ce journal, la guerre éclate chez les Tshitshi. Alors que Tshisekedi le père reste sur sa logique, celle de saper toutes les institutions issues des élections du 28 novembre 2011, son fils invalidé le samedi 16 juin 2013 par ses pairs, rechigne la décision de la plénière et croit à un acharnement contre sa personne.
Pour AfricaNews, Tshisekedi fils est donc accro à son mandat. Furieux, l’ex-élu de Mbuji-Mayi amorce une guerre médiatique pour dénoncer l’acharnement politique dont il ferait l’objet de la part de ses collègues députés qui ont décidé de sa radiation.

Divers

Le Potentiel évoque la troisième édition du Forum économique congolais dans l’Union européenne (FECUE 2013) sera organisée à Bruxelles, du 24 au 25 juin 2013. Cette troisième édition du FECUE se veut une vitrine internationale du gouvernement de la République démocratique du Congo. Elle sera consacrée à l’état des lieux de la politique économique de la RDC et en entend mieux faire connaître les performances. Le thème retenu pour cette troisième édition du FECUE est « Réformes économiques, opportunités d’affaires et participation de la diaspora à la reconstruction en RDC ».

Sous le titre : « La Belgique au chevet de l’économie congolaise », La République annonce que Kinshasa accueille à partir de ce lundi 24 juin jusqu’au mardi 25 juin, le Forum économique congolais (édition 2013) dans l’Union européenne (FECUE), sur le thème « Réformes économiques, opportunités d’affaires et participation de la diaspora à la reconstruction en RDC » auquel prennent part des responsables politiques congolais et belges, des milieux d’affaires, des investisseurs et opérateurs économiques du Congo et de la diaspora pour échanger leurs points de vue sur les performances économiques et les opportunités d’affaires récentes en RDC.

La République annonce qu’à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnelle (EPSP), 500 000 élèves finalistes sont attendus à l’Examen d’Etat ce lundi 24 juin pour l’édition 2013.

De son côté, Le Potentiel révèle que le ministre de l’EPSP a visité samedi 22 juin quelques centres de la ville de Kinshasa afin de se rendre compte des préparatifs de l’organisation de ces épreuves nationales. Satisfait, selon le journal, Maker Mwangu a félicité ses collaborateurs pour le travail abattu, invitant en même temps les candidats à se rendre nombreux et à temps, ce lundi, aux centres où ils ont été enregistrés.

Plus de cinq cents mille élèves finalistes des écoles secondaires sont attendus du 24 au 27 juin aux épreuves de l’édition 2013 de l’examen d’Etat en RDC. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu, affirme que des dispositions ont été prises pour que cette session d’examen se tienne même dans les zones qui connaissent des conflits armés. (Radio Okapi)

Treize ONG congolaises et internationales plaident pour que la Brigade d’intervention de l’Onu, chargée de combattre les milices et groupes rebelles dans l’est de la RDC, considère comme une priorité la protection des enfants enrôlés dans ces groupes armés. Dans un communiqué conjoint publié mardi 18 juin à Goma (Nord-Kivu), ces ONG, dont Child Soldiers International, demande qu’avant tout déploiement, les troupes de la Brigade d’intervention et leurs alliés des FARDC soient rigoureusement formées en matière de droits et protection de l’enfant. (Le Potentiel)

De retour de Kigali où il a pris part à la tripartite Rwanda-RDC-HCR sur la question des réfugiés rwandais, le ministre de l’Intérieur Richard Muyej a nié à Goma vouloir s’immiscer dans la crise au sein de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu. Certains acteurs politiques et sociaux de la province accusent le ministre de l’Intérieur de se mêler de l’examen de la motion de défiance initiée contre le gouverneur Julien Paluku. Richard Muyej a suspendu le 10 juin dernier la plénière convoquée pour examiner cette motion de défiance. Cette plénière renvoyée au lendemain n’a plus eu lieu non plus. (Radio Okapi)

Le gouvernement congolais a annoncé vendredi 21 juin à Kigali (Rwanda) que la clause de cessation du statut des réfugiés rwandais en RDC ne sera pas appliquée au 30 juin, comme le demandait le gouvernement rwandais. C’était à l’issue de la 3e réunion tripartite entre la RDC, le Rwanda et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Pour la RDC, l’application au 30 juin 2013 de cette clause, qui impliquerait la perte du statut de réfugiés des exilés rwandais en RDC, serait précipitée. Les trois délégations se sont convenues d’élaborer un plan de retour de ces réfugiés, notamment à travers un rapatriement volontaire. (Radio Okapi)

Amnesty International accuse, dans son rapport publié mercredi 19 juin, les responsables des pouvoirs publics et les acteurs privés d’exploiter gravement les creuseurs artisanaux dans la province du Katanga. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a pris acte de ce rapport et il l’a jugé non fondé. «Le rapport d’Amnesty international parle de 150 000 exploitants artisanaux dans le secteur de mines. Il est trop loin de la réalité et on se rend compte que l’ d’Amnesty international ne s’est pas livré à une enquête fouillée car en réalité nous avons 2 500 000 exploitants artisanaux », a indiqué Lambert Mende.

Il faut augmenter les moyens nécessaires à la traque des criminels. C’est l’une des recommandations qui émanent de la réunion du comité de l’Association des procureurs d’Afrique (APA) tenue à Kinshasa du vendredi au samedi 23 juin. Les procureurs généraux d’Afrique ont examiné différentes formes de criminalité notamment l’immigration clandestine, le trafic de drogue, le blanchiment des capitaux et le terrorisme. Les procureurs ont identifié les causes dont la corruption et la perméabilité des frontières. (Radio Okapi)

© CongoForum, le lundi 24 juin 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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