LETTRE OUVERTE A L’ABBE’ MALUMALU

30 juin 2013

Au fil des jours

Mon cher confrère dans le Sacerdoce,
Citoyen et prêtre de Dieu,
Monsieur l’Abbé Apollinaire Malumalu,

Je m’excuse de vous déranger, je m’excuse aussi de prendre un peu de votre temps. Ce que vous écris ne veux pas être une reproche, mais seulement un acte de charité de correction fraternelle que ce même Jésus Christ que nous appelé au sacerdoce et que nous suivons, nous indique comme chemin possible à ceux qui poursuivent les mes objectifs d’apôtres et de ministère.
La situations socio politique et ecclésiale du Congo vous la connaissez mieux que moi, étant un enfant du pays et je me limite de vous la brosser, mais une chose me préoccupe et me fait comme manquer ce souffle d’espérance qui jusqu’aujourd’hui m’a poussé à me faire voix des sans voix et à lutter contre le mal qui ronge inexorablement ce grand pays qui est le Congo.
Le couché du soleil de 53e anniversaire de l’indépendance du Congo s’approche et c’est sur cette journée que s’appuie ma réflexion que j’attire votre aimable attention.
Je pense que vous même vous préoccupez de la détresse d’insécurité qui verse une bonne partie des populations congolaises surtout dans l’Est du pays, là où sont vos origines, là où pour plusieurs années j’ai travaillé comme missionnaire.

Je ne me suis senti jamais ni un étranger, ni supérieur. J’ai trouvé toujours des hommes et femmes capables, intelligents, sages , qui malgré la pauvreté, avaient su réussir à bien se débrouiller. Une chose que je porte dans mon cœur comme un immense trésor est la patience incommensurable . Monseigneur Munzihirwa me disait toujours toute fois que je lui posais la question: « Comment ca va », il me répondait: « Ca ira ».
Mon cher confère,
C’est sur les acquis de ce dernier temps que je voudrais m’entretenir avec vous, et prendre un peu de votre temps, pour faire ensemble une honnête et véritable réflexion. Je voudrais, si vous me le permettez. vous rappeler, vos engagements vis-à-vis de l’Eglise catholique du Monde entier. et du Congo en particulier.
J’avais appris, avec un grand soulagement, que les Evêques du Congo et le Saint Siège, vous avaient défendue de « reprendre en main » le siège de la présidence de la CEI. Mais hélas ma joie a eu une très courte duré, car après un petit bout de temps j’ai lu la dépêche de votre nouveau consentement au sommet de la CEI.
J’étais désorienté , comme le sont pas mal de citoyens et citoyennes de ce Grand Congo; pas seulement les catholiques, mais aussi les membres des autres religions confondues.
Et je demande alors: Mais les Evêques du Congo et le Saint Siège sont revenu sur leur nette et non équivoque décision de ne pas vous permettre de prendre en main cette prestigieuse fauteuil et de la laisser dans les mains des laïcs?
Quels sont le jeux politiques qui sont pu intervenir ? Le Droit Canonique et le Concile Vatican II n’admettent aucune exception dans ce domaine pour les prêtres et les consacrés.
Est-ce que les Evêques du Congo peuvent légiférer contre l’Eglise Universelle? Mais pourquoi ne pas sentir ce malaise qui s’aperçoit dans tous les communautés ecclésiales catholique de l’Est? L’église a tout travail à faire, ne pas pas continuer à lier des compromis avec le pouvoir.
Et voila, encore une foi, l’Eglise et vous, mon cher confrère, n’avez pas eu le courage de se mettre à l’ écart
Mon cher confrère, personne niera que votre précédente expérience au sommet de la CEI, permettez-moi ma sincérité et ma franchise, n’a pas manqué de nuages sombres et noires qui avaient discrédité l’Eglise Catholique auprès de l’opinion publique. Avons-nous oublié tout cela?
L’Eglise se doit être libre, libre de prêcher et de dénoncer, libre d’enseigner et de réprimes. L’Eglise pour défendre les droits de l’homme et de la femme, l’Eglise è là pour la justice, la paix, la vérité et l’honnêteté.
Mon cher confère,
Je vous remercie pour tous les bienfaits que vous avait accompli tout au long de votre « service » au sein de la CEI les années écoulées. Notre état de consacrés nous oblige à faire et à témoigner autrement, à nous occuper de la « res publica  » autrement.
J’aime l’Eglise du Congo, et parce que je l’aime que je voudrais qu’elle soit libre d’annoncer l’évangile d’amour de Jésus Christ. Aujourd’hui dans la liesse du souvenir de l’indépendance, je voudrai enfin vous dire de prendre au sérieux les enseignement du Pape François, qui, jour après jour, s’efforce de pousser la hiérarchie à un purification et a une conversion.
Jamais trop tard pour revenir en arrière et obéir.
Merci pour votre attention et heures fête de 53 ans d’indépendance.
Kakaluigi @ gmail.com, ce 30 juin 2013 à 18h.00

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Inscrivez vous

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22