Éphémérides G.L. – Semaine du 6 au 12 juillet 2013

13 juillet 2013

Au fil des jours

RESUME : En RDC, la présence d’une grande partie de la force d’intervention onusienne à Goma n’a toujours pas eu d’impact sur la sécurité au Nord Kivu. À quelques km de la capitale de cette province, des accrochages ont eu lieu avec le M23, après duquel se serait rendu Laurent Nkunda, accrochages dont les origines sont confuses (RDC_2), tandis que la MONUSCO faisait face à un groupe armé local dans la foulée d’une confrontation entre la milice hutu Nyatura et le M23 (RDC_8). Ailleurs au Nord Kivu, des exactions ont eu lieu dans le territoire de Walikale dans le cadre d’affrontements entre Maï-Maï Kifuafua et Raïa Mutomboki qui occupent deux secteurs de ce territoire et se disputent une région où les creuseurs artisanaux entendent reprendre leurs activités : le chef militaire de la MONUSCO s’est engagé à prendre des « actions sérieuses » (RDC_3) (RDC_10_1) (RDC_16). Dans le territoire de Beni, où le nouveau chef militaire de la MONUSCO a également promis de dépêcher des renforts et d’où l’auteur de la brève prise de la prison a été transféré à Kinshasa (RDC_5), de violents affrontements ont opposé les FARDC à la milice ougandaise de l’ADF-NALU qui, comprenant des membres du groupe « terroriste » somalien d’Al-Shabbab dans ses rangs et opérant des recrutements intensifs dans la perspective d’attaquer l’Ouganda, occupe une agglomération proche de Beni (RDC_10) (RDC_10_2). Dans le territoire de Lubero, des meurtres et des pillages sont dénoncés par la société civile locale qui accuse des militaires, des Maï-Maï et des FDLR (RDC_4).

Au Sud Kivu, où le docteur Mukwege a reçu la légion d’honneur française en présence de la compagne du président français et de la ministre de la francophonie (RDC_6), les miliciens du groupe Yakatumba ont quitté leur lieu de rassemblement pour occuper une colline proche d’un état-major des FARDC dans le territoire de Fizi (RDC_7). Dans le territoire d’Uvira, des affrontements se sont produits entre des habitants et des policiers accusés d’avoir tué un commerçant acheteur d’or (RDC_9).

Au Katanga, OCHA a dénombré 97.000 personnes ayant regagné leur milieu d’origine à Kalemie, mais il subsiste plus de 360.000 déplacés dans cette province (RDC_11). Par ailleurs des accrochages ont eu lieu entre les habitants d’un quartier de Kalemie et les forces de l’ordre à propos de la mort d’un cambiste (RDC_12).

Toujours dans le domaine de la sécurité, le Chef de l’Etat a envoyé à la retraite de nombreux militaires et policiers dans le contexte du rajeunissement des forces de l’ordre. La question demeure posée : s’agit-il d’un signal fort dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité ou d’un habillage formel (RDC_1) ? Par ailleurs, sur le plan diplomatique, les partenaires de la RDC, qui ont apporté leur soutien à la manière dont évoluait le processus électoral (RDC_20), ont émis plusieurs signaux politiques positifs sur la RDC en dépit de l’insécurité qui reste prégnante. Tandis que la France signait avec Kinshasa un accord de désendettement d’une hauteur de plus de 100 millions d’euros (RDC_19), le ministre belge des Affaires étrangères, qui a appelé le Rwanda à négocier avec le FDLR, ce qu’il refuse catégoriquement (RWA_3) (RWA_5), estime, à l’instar de l’envoyée spéciale des N.U. Mary Robinson, qu’il y a un momentum favorable pour une solution à la crise dans l’est du Congo et une volonté des Etats de la région à mettre en oeuvre l’accord d’Addis-Abeba (RDC_21). De son côté, le ministre belge de la Coopération au développement, en visite à Kinshasa, estime que la Belgique a un « devoir moral » vis-à-vis de la RDC et déclare que celle-ci doit être mise à l’agenda international et européen : à ses dires, les coupes sombres dans le budget de la coopération n’auront pas d’impact sur la RDC (RDC_18).

Dans le domaine politique, les questions relatives à la révision de la constitution, à la concertation nationale, rejetée par la majorité de l’opposition qui s’est dotée d’un coordinateur, et au suivi de l’accord-cadre d’Addis Abeba continuent à être débattues (RDC_13) (RDC_15). De son côté, le Premier ministre se déclare une fois de plus satisfait des performances macro-économiques et sociales de son pays (RDC_14). Par ailleurs, les autorités concernées s’efforcent de tout faire pour sortir de la liste noire de l’Union européenne les compagnies aériennes congolaises (RDC_17).

En ce qui regarde le Burundi, le ministre belge des Affaires étrangères a appelé les responsables à « la plus grande prudence » dans la mise en œuvre des lois touchant aux libertés publiques, et en particulier de la législation controversée sur la presse (BUR_1).

En ce qui concerne le Rwanda, deux anciens alliés de Paul Kagame, réfugiés en Afrique du Sud, se déclarent prêts à apporter des preuves de l’implication du président rwandais dans l’attentat de l’avion présidentiel en 1994, mais on ne sait s’il s’agit de révélations ou de mystification (RWA_1). Par ailleurs, deux membres du Parlement britannique déclarent dans une tribune de presse que tant le parti travailliste que le parti conservateur ont été trop laxistes dans l’aide apportée au Rwanda (RWA_4). Dans le domaine de la justice, on signalera qu’un tribunal d’Ottawa a reconnu un Rwandais non coupable de génocide et de crimes contre l’humanité (RWA_2).

BURUNDI

Relations extérieures

(BUR_1) Belga – 9/7

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a appelé mardi les autorités burundaises à la « plus grande prudence » dans la mise en oeuvre d’un certain nombre de lois touchant les libertés publiques, comme la nouvelle législation controversée sur la presse, à deux ans des élections générales de 2015.

« J’ai attiré l’attention de Monsieur le vice-président sur le fait que nous serions très attentifs à la mise en oeuvre » de ces textes, a affirmé le chef de la diplomatie belge à l’issue d’un entretien au Palais d’Egmont à Bruxelles avec le deuxième vice-président burundais, Gervais Rufyikiri.

M. Reynders a explicitement cité les législations sur la presse, sur les asbl et sur les manifestations publiques, relayant des inquiétudes émises par la société civile burundaise et les partenaires internationaux de ce petit pays d’Afrique centrale parmi les plus pauvres au monde, mais dont la Belgique est le premier partenaire en matière de coopération. « La mise en oeuvre (de ces lois) va être un élément majeur », a-t-il ajouté, en évoquant la « forte préoccupation » que ces textes suscitent dans les parlements européen et belge et appelant les autorités de Bujumbura à « la plus grande prudence ».

Portée par le parti présidentiel CNDD-FDD, la loi sur la presse a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale le 29 avril et promulguée début juin par le président Pierre Nkurunziza, ce que la Belgique, ancienne puissance tutrice du Burundi, avait immédiatement « déploré ». Cette loi restreint la protection des sources et la publication de certaines informations sensibles, notamment en matière de sécurité nationale. Elle a été qualifiée de « liberticide » par le syndicat des journalistes burundais.

M. Reynders a par contre salué la volonté du gouvernement burundais de dialoguer avec l’opposition « pour essayer d’adopter un consensus national » – notamment sur un nouveau code électoral à l’approche des scrutins présidentiel, législatifs et communaux prévus en 2015.

Le pouvoir burundais et l’opposition ont adopté en mars dernier, sous l’égide de l’ONU, une série de mesures en vue de ces scrutins, cinq ans après le boycott du précédent scrutin. Le gouvernement et les dirigeants des 44 partis enregistrés au Burundi, ainsi que l’ombudsman (médiateur de la République) et deux anciens chefs de l’Etat ont signé ce texte de 42 points, réunis sous cinq chapitres. Il élabore notamment les grandes lignes du « cadre légal » dans lequel devront être organisés les élections et les principes gouvernant à leur « gestion et conduite ». Le texte souligne la nécessité de la mise en place d’une nouvelle Commission électorale indépendante (Ceni) et de la rédaction « consensuelle » d’un nouveau code électoral, prévoit un bulletin de vote unique et une révision périodique des listes électorales, définit les organes chargés du contentieux et propose le regroupement des divers scrutins sur une seule journée.

L’opposition avait boycotté les précédentes élections générales de 2010, laissant le champ libre au président Nkurunziza et à son parti, le Conseil national pour la Défense de la Démocratie – Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD).

RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Radio Okapi – 8/7

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila a envoyé dimanche 7 juillet à la retraite de nombreux militaires et policiers en âge avancé. Par la même occasion, le commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) a avancé en grade plusieurs autres hommes en uniforme dont certains à titre posthume.

Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, a indiqué que ces mesures inaugurent le processus du rajeunissement de l’armée afin de l’adapter aux normes dans les armées modernes. «Une première vague de militaires a été mise en retraite dans le cadre d’un des principes directeurs de la réforme qui est le rajeunissement de l’armée », a indiqué le ministre.

Alexandre Luba Ntambo a indiqué que la RDC dispose désormais d’une armée atypique dans laquelle des personnes trop âgées ne peuvent plus assumer certaines fonctions. Il a estimé que le rajeunissement de l’armée vise également à accélérer la réforme du secteur de la défense et de la sécurité comme l’a recommandé le président américain Barack Obama lors de son récent séjour en Tanzanie.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/en-bref/2013/07/08/rdc-plus-de-5000-policiers-ecartes/

http://desc-wondo.org/flash-reforme-de-larmee-kabila-envoie-un-signal-fort-note-de-jean-jacques-wondo/

http://congosiasa.blogspot.be/2013/07/promotions-in-congolese-army-precursors.html

- Kivu

(RDC_2) Radio Okapi – 6/7

Des jeunes munis d’armes blanches ont attaqué, samedi 6 juillet, les positions des rebelles du M23, à Kibati, à une dizaine de Km au Nord de Goma (Nord-Kivu). Des sources de la région indiquent ces jeunes dont le nombre n’a pas déterminé sont venus de la localité de Kanyaruchinya. Ils disent être fatigués des exactions quotidiennes des rebelles et décident ainsi de se prendre en charge.

Selon des sources concordantes, ces jeunes en colère auraient ainsi dépassé la ligne de démarcation qui sépare les Forces armées de la RDC au M23, zone où se positionne la Monusco. Les rebelles du M23 attribuent cette attaque à une coalition, FARDC-Maï-Maï.

Les responsables militaires à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, rejettent cette allégation et disent ne pas être impliqués, ni de près, ni de loin dans cette attaque contre le M23. Les Forces armées de la RDC affirment avoir toujours gardé leurs positions initiales à Kanyaruchinya.

Le bilan de cette attaque n’est pas encore disponible, mais des populations de la région se sont déplacées suite à cet accrochage. Aux dernières nouvelles, le calme serait revenu à Kibati après cet affrontement entre jeunes et rebelles du M23.

Lire aussi sous :

http://chimpreports.com/index.php/news/11221-drc-forces-attack-m23-rebels-again.html

http://socinordkivu.com/index.php/179-territoire-de-nyiragongo-laurent-n-kunda-renvoye-par-le-rwanda-au-cote-du-m23-pour-poursuivre-le-jeu-ntaganda-runiga

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/07/nord-kivu-confusion-autour-des-auteurs-de-lattaque-des-positions-du-m23/

http://www.rfi.fr/afrique/20130706-rdc-morts-accrochages-mai-mai-m23-goma-nord-kivu-monusco

(RDC_3) Radio Okapi – 7/7

En l’espace de deux semaines, plus de cinquante motards et leurs passagers ont été dépouillés de leurs biens entre les villages Musenge et Karete, à 45 kilomètres au sud-est du chef-lieu du territoire de Walikale, dans le secteur Bakano au Nord-Kivu. Les combattants Mai-Mai Kifuafua et Raia Mutomboki, qui se disputent le contrôle de cette zone depuis près de 3 semaines, sont à la base de cette insécurité, a déploré, samedi 6 juillet la société civile locale.

«Cette partie du territoire est devenue le théâtre des affrontements opposant les groupes Mai-Mai Kifuafua aux Raia Mutomboki et qui ont occasionné le déplacement massif des populations, les villages sont complètement vidés de ses habitants», a affirmé le vice-président de la société civile de Walikale, Apollinaire Mibeko. Lorsque les passagers à bord des motos passent dans cette zone, poursuit la même source, ces combattants les arrêtent et les dépouillent de tous leurs biens.

Apollinaire Mibeko sollicite le déploiement des Forces armées de la RDC pour assurer la sécurité des habitants et des passagers: «Compte tenu de cette insécurité qui est occasionnée par les deux groupes Mai-Mai, Raia Mutomboki et Kifuafua, qui se disputent le contrôle de cette partie, qui est abandonnée par les forces loyalistes. Suite à cette situation humanitaire préoccupante des populations, la société civile demande le déploiement sans condition des FARDC sur cette partie du territoire longtemps abandonnée. C’est ce qui profite aux ennemis de la paix de semer la désolation.»

L’axe Walikale–Bukavu est vital pour la population locale. C’est par cette voie que les commerçants s’approvisionner en marchandises à partir de la capitale du Sud-Kivu. Toute rupture de trafic entraîne la flambée des prix sur le marché local, comme ce fut le cas en mars derniers lorsque les Raia Mutomboki et les FARDC se sont affrontés dans les localités d’Itebero et de Likoka.

(RDC_4) Radio Okapi – 8/7

La coordination de la société civile du Nord-Kivu a affirmé avoir enregistré plusieurs meurtres, pillages et même des enlèvements des personnes dans certaines localités du territoire de Lubero la semaine dernière. Au cours d’une interview accordée dimanche 7 juillet à Radio Okapi, le vice-président et porte-parole de la société civile du Nord-Kivu, Omar Kavota a aussi décrié les menaces contre les acteurs de la société civile de Luofu.

A Katovo-Miveya, dans le groupement Musindi, des hommes armés ont tué un homme, affirment des sources de la société civile. Après ce meurtre, des objets de valeur ont été pillés dans une trentaine de maisons de cette localité. A Kamandi-Lac cette fois-ci, deux personnes ont été retrouvées mortes jeudi 4 juillet au lendemain de leur kidnapping.

La société civile accuse certains militaires, des miliciens Maï-Maï et des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) de perpétrer ces actes.

Pour Omar Kavota, la solution serait la tenue d’un dialogue social : « Jusqu’à présent les populations de Lubero attendent ce dialogue. Elles voudraient établir un diagnostic du problème récurrent dans ce territoire, et proposer des pistes des solutions à l’autorité », a-t-il affirmé. Le porte-parole de la société civile du Nord-Kivu a aussi appelé les autorités de la province et du pays à sécuriser les défenseurs des droits de l’Homme de Luofu, victimes de harcèlement, qui vivent aujourd’hui dans la clandestinité.

Le porte-parole des Forces armées de la RDC, le colonel Olivier Hamuli a promis des sanctions contre tout militaire qui se serait distingué dans cette insécurité.

(RDC_5) Radio Okapi – 8/7

Le général autoproclamé Kasereka Lianabo, alias Mandefu, présumé cerveau moteur de la récente attaque de la prison centrale Kangwayi de Beni, a été transféré dimanche 7 juillet après-midi à Kinshasa. Avant son transfèrement, ce chef Maï-Maï a déclaré qu’il avait été invité plusieurs fois à Kasese en Ouganda pour prendre part à des réunions devant permettre de planifier des attaques contre certains territoires du Kivu.

Devant le maire de Beni et le chef de Bureau de la Monusco, Kasereka Lianabo a déclaré: «J’ai été invité pour la première fois à une réunion à laquelle j’ai participé. Et j’ai rencontré un certain Kyandenga. Il me dira que c’est lui le chef et qu’il va libérer le Congo ».

Par la suite, il a affirmé avoir aussi rencontré les chefs de Kyandenga sur place en Ouganda. «Ces derniers vont m’informer qu’ils ont l’objectif de mener une guerre de libération du Kivu en occupant sept zones. Au cours de cette réunion, ils m’ont également dit que cette guerre de libération sera déclenchée au courant de ce mois de juillet», a-t-il poursuivi.

Ce chef milicien a été arrêté jeudi 4 juillet par les FARDC à Tamende, à proximité de l’Etat-major des FARDC, alors qu’il tenait une réunion de planification d’une nouvelle attaque contre la ville de Beni et d’autres positions de l’armée, a affirmé le commandant intérimaire du 1er secteur des FARDC basées à Beni (Nord-Kivu), colonel Basamaza. Il est accusé d’être le cerveau de l’attaque de la prison centrale de Beni, lundi 1er juillet. Quatre personnes avaient été tuées et deux cent quarante-quatre prisonniers s’étaient évadés au cours de cette attaque.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/09/beni-la-monusco-promet-de-renforcer-ses-patrouilles-pour-mettre-fin-linsecurite/

(RDC_6) Radio Okapi – 8/7

Le médecin-directeur de l’Hôpital général de référence de Panzi à Bukavu (Sud-Kivu), le Dr Denis Mukwege, a été décoré et élevé à la légion d’honneur de France. La cérémonie a eu lieu lundi 8 juillet dans l’enceinte de son centre hospitalier. En visite en RDC, la ministre française en charge de la Francophonie, Yamina Benguigui, a expliqué que ce prix lui est décerné grâce à son dévouement dans le traitement des femmes victimes de viol.

« C’est un déplacement pour récompenser une personne extraordinaire, vous avez entendu ces femmes qui clament leur souffrance mais qui sont débout. Et ça c’est grâce au docteur Mukwege », a affirmé Yamina Benguigui.

Le Dr Mukwege offre des soins gratuits et un suivi psychologique aux victimes de violences sexuelles dans les provinces des Nord et Sud-Kivu. Ces deux régions sont en proie aux groupes armés.

Yamina Benguigui indique que le viol est aujourd’hui utilisé comme une arme par les groupes armés. « C’est une arme qui est en train de se déployer un peu partout, il faut savoir que les soldats armés qui sont porteurs du Sida, sont payés deux fois plus cher pour violer. Donc il y a des intentions très graves et c’est vrai que cette destruction était tout à fait invisible », déclare-t-il.

La ministre française chargée de la Francophonie a décoré le Dr Mukwege en présence Valery Trieweler, la compagne de François Hollande, l’ambassadeur de France en RDC, accompagné aussi de son épouse, le gouverneur de la province du Sud-Kivu, et de quelques membres de son gouvernement, ainsi que d’autres invités.

(RDC_7) Radio Okapi – 10/7

Des miliciens Maï-Maï du groupe Yakutumba ont quitté leur centre de regroupement à Fizi, dans le Sud-Kivu, pour se redéployer dans la région de Sebele. Le chef de ce groupe, le général autoproclamé William Amuri Yakutumba, a placé son Etat-major sur une colline en face de l’Etat-major du 1er bataillon du régiment des FARDC à Sebele. Il n’y a pas de tension entre les deux groupes. L’armée craint cependant d’être prise en tenaille par ces miliciens. Elle a donné 48h à Yakutumba pour quitter ses nouvelles positions.

D’après le commandant du 1004ème régiment à Baraka, ce déploiement s’est observé depuis le 30 juin dernier dans les localités de Katenga, dans la presqu’île d’Ubuari, à Misha, à Muvimba et depuis lundi à Kaseke.

Selon le chef milicien Yakutumba, ses hommes se déploient pour fuir la menace de propagation de maladies et d’épidémies compte tenu de la promiscuité dans laquelle ils vivaient. Il affirme aussi que, vu la difficulté observée dans leur ravitaillement en nourriture par l’armée, il préfère disperser ses hommes dans la périphérie pour que Sebele seule ne supporte pas le poids de ses 1 500 combattants.

Le commandant FARDC affirme lui avoir lancé un ultimatum de 48h pour arrêter ce déploiement qui ne rentre pas dans le cadre des conventions entre ce groupe armé et l’armée.

Le chef Yakutumba avait été accueilli par les FARDC à Sebele en mars dernier, avec l’engagement de rassembler ses combattants dans ce site en attendant leur évacuation vers le centre de regroupement de Nyamununwe, en territoire de Kabare. Une cinquantaine de ses hommes s’y trouvent déjà.

(RDC_8) AFP – 10/7

Des affrontements ont opposé mercredi un groupe armé local aux Casques bleus des Nations unies près de Goma, faisant quatre blessés selon l’ONU, quatre morts selon d’autres sources. Ces tirs ont d’abord opposé des membres d’un groupe armé local des Maï-Maï Nyatura aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) cantonnés dans la localité de Kanyaruchinya, au nord de Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, selon des témoins.

Selon le porte-parole militaire du M23, le colonel Vianney Kazarama, son mouvement a contre-attaqué et a réussi à écarter les assaillants sans qu’il y ait de victime d’un côté ou de l’autre. Selon lui, les Maï-Maï ont ensuite tourné leurs armes vers les forces de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) qui s’étaient positionnées pour protéger les populations et interdire tout mouvement vers Goma, distante d’une quinzaine de kilomètres. Le responsable du M23 a affirmé que quatre personnes avaient alors été tuées par les Casques bleus, un bilan confirmé par des habitants de la bourgade auprès de l’AFP.

La Monusco a nié que l’affrontement ait fait des morts, précisant qu’il y avait seulement eu quatre blessés qui sont aux mains de l’ONU et sont soignés à Goma. « Les Casques bleus continuent de dominer le terrain et la situation est présentement sous contrôle » a affirmé le porte-parole militaire de la Monusco, le colonel Prosper Basse, lors d’une conférence de presse. Ces tirs, a-t-il affirmé, se sont produits « en application des règles d’engagement et après des tirs de sommation pour dissuader l’avancée de ces hommes armés ». Il a évalué leur nombre à 30 personnes.

(RDC_9) Radio Okapi – 10/7

Quatre policiers ont été blessés, des maisons saccagées et le marché brûlé, lors des accrochages, mercredi 10 juillet, entre les habitants de matin entre la population et les policiers à Missisi, une cité située à plus de 250 kilomètres d’Uvira au Sud-Kivu. Ce bilan est livré par des sources locales et le commandant du commissariat de la police.

Selon des sources dans cette cité, la population protestait contre la mort d’un homme tué par balle par des hommes en armes en tenue militaire dans la nuit de mardi à mercredi.

Pour manifester leur mécontentement, ils ont placé des barricades sur plusieurs routes de Missisi. Ils accusent les éléments des Forces de l’ordre d’être responsables de la mort d’un commerçant acheteur d’or vers 19 heures locales.

Face à cette situation, l’Administrateur du territoire assistant chargé des finances et le chef de poste d’encadrement sont descendus vers les manifestants pour leur demander d’enlever ces barricades. Ces derniers avaient rejeté la requête des autorités.

Pour le comandant du commissariat de la police à Missisi, après ces négociations avortées, les manifestants se sont mis à saccager des maisons d’habitants et ont brûlé le marché. Ils ont aussi attaqué le bureau du commissariat de la police par des projectiles, la même source policière. D’après lui, les manifestants ont aussi blessé quatre policiers, avant que ceux-ci ne fassent recours à des tires de sommation et des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.

La situation est revenue au calme avant-midi dans la cité de Missisi.

(RDC_10) Radio Okapi – 11/7

Des violents affrontements ont opposé les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu aux Forces armées de la RDC (FARDC) jeudi 11 juillet matin dans la localité de Kamango située à près de 80 km de la ville de Beni au Nord-Kivu. Les sources locales indiquent que les rebelles ont pris le contrôle de Kamango après y avoir délogé les militaires. De leur côté, les rebelles disent s’être retirés de Kamango alors que les responsables du premier secteur des FARDC basées à Beni affirment que les combats se poursuivent pour neutraliser les rebelles.

Les violents affrontements ont commencé à 5 heures locales et ont duré une heure, rapportent des sources locales. Selon elles, le groupe de rebelles ougandais ADF-Nalu qui ont pris d’assaut la localité de Kamango avant de l’occuper étaient lourdement armés.

Plusieurs notables contactés dans la zone ont souligné que les assaillants s’exprimaient en swahili et en arabe. Certains d’entre eux étaient habillés en soutane, et d’autres en tenues militaires, ajoutent-ils.

Les responsables du premier secteur des FARDC basées à Beni ont reconnu que ces affrontements ont bel et bien eu lieu. Mais les combats se poursuivent pour neutraliser l’ennemi, affirment-ils.

Le président de l’ADF-Nalu, Teddy Kataliko a affirmé que ses hommes et leurs alliés ont enlevé neuf personnes en se retirant de Kamango après une brève occupation. Le chef de groupement de Bawisa, sa femme et ses enfants, le commandant de la Police locale ainsi qu’un animateur de la radio communautaire de Watalinga font partie des otages.

Lire aussi sous :

http://www.irinnews.org/report/98400/drc-based-ugandan-rebel-group-recruiting-training

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2013/07/11/internationalisation-des-shabbabs-au-nord-kivu/

(RDC_10_1) Radio Okapi – 11/7

Les groupes de miliciens Maï-Maï Raïa Mutomboki et Maï-Maï Kifuafua occupent les secteurs de Bakano et de Wanyanga, en territoire de Walikale (Nord-Kivu), a indiqué mercredi 10 juillet le Bureau d’études pour le développement de ce territoire (Bedewa). Le secrétaire général du Bedewa estime que le gouvernement a abandonné ces secteurs à la merci de ces miliciens. De son côté, la Monusco a annoncé des actions sérieuses contre ces groupes armés.

Les deux groupes armés se sont affrontés dans les villages Musenge, Mifuti, Karete et Otobora entre les 20 et 26 juin derniers. Ils se disputaient le contrôle de l’axe routier Hombo-Musenge, entre Bukavu et Walikale. Au moins 90 cases ont été incendiées pendant ces affrontements et environ 3 500 ménages ont dû fuir le secteur, selon la société civile locale à Walikale.

Les deux dernières semaines, plus de 50 motards et leurs clients ont été dépouillés de leurs biens par ces combattants entre les villages Musenge et Karete, a ajouté la même source.

Le secrétaire général du Bedewa, Prince Kihangi, a invité les autorités compétentes à déployer l’armée dans ces entités. «Mais pourquoi doit-on laisser toutes ces populations sous le contrôle des groupes armés, alors que nous avons les forces armées de la République», s’est il interrogé.

Les forces de la Monusco disposent de bases dans les secteurs occupés. Intervenant depuis Goma, capitale provinciale, le commandant des Forces de la Monusco, le général Santos Cruz, a promis des «actions sérieuses» contre ces deux groupes armés, sans donner de date. «Ces Maï-Maï, qui sont en train d’opérer dans ce secteur, ne font pas que menacer la population. Ils sont également en train de remettre en cause nos réalisations au profit des populations. Rassurez-vous : nous allons prendre des actions sérieuses par rapport à cette situation», a-t-il affirmé.

Entre-temps, l’occupation par ces deux groupes armés de ces deux secteurs de Walikale perturbe le trafic sur la route nationale numéro deux, entre Bukavu, dans le Sud-Kivu, et Kisangani, en Province Orientale.

(RDC_10_2) Radio Okapi – 12/7

Les rebelles ougandais de l’ADF Nalu occupent la localité de Kamango située à environ 80 kilomètres au Nord-est de la ville de Beni depuis le jeudi 10 juillet dans la soirée. Selon des sources locales, ces rebelles ont repris le contrôle de Kamango après la fuite de la population vers le district de Bundubudio, en Ouganda voisin. Tôt jeudi, ils avaient occupé brièvement Kamango et s’en étaient retirés en promettant de revenir.

Les rebelles ADF Nalu et leurs alliés identifiés comme des terroristes Al-Shabbab se sont installés à l’intérieur et aux alentours de Kamango, indiquent des sources concordantes dans la région. Selon elles, les rebelles sont revenus investir la localité jeudi soir après la fuite de la population.

Lors de leur brève occupation de Kamango jeudi matin, les ADF Nalu avaient prié la population de quitter Kamango, Luanoli, Nobili et Kahondo, en promettant de revenir pour une opération de ratissage, soulignent ces mêmes sources.

Le président de la société civile du territoire de Beni, Teddy Kataliko indique que ces rebelles portent des turbans et possèdent un équipement moderne de radiocommunication.

Pour sa part, le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des Forces armées de la RDC au Nord-Kivu affirme que « les dispositions nécessaires sont déjà prises pour neutraliser l’ennemi ».

- Katanga

(RDC_11) Radio Okapi – 5/7

Plus de 97 000 personnes ont regagné leurs milieux d’origine à Kalemie, Mitwaba et Pweto dans la province du Katanga au mois de Mai dernier. Ces chiffres ont été rendus publics dans le bulletin d’information hebdomadaire de la semaine du 1er au 5 Juillet du Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha). Ce chiffre est le triple de celui d’Avril dernier.

Le bureau d’Ocha à Lubumbashi soutient que ce mouvement est du à l’accalmie observée dans ces zones de retour. Les données livrées par le bureau d’Ocha à Lubumbashi révèlent qu’au mois d’Avril dernier, les retournés étaient au nombre de 32.675 et qu’ils sont passés à plus de 97.000, au mois de Mai.

Le territoire qui enregistre le mouvement important est celui de Mitwaba ou les chiffres sont passés de plus 11 000 à 78 000 retournés. À Manono, Kalemie et Pweto, les chiffres sont les mêmes que le mois d’Avril.

Selon le bulletin d’information humanitaire d’Ocha de cette semaine, Mitwaba a enregistré ce mouvement de retour dans sa partie Nord et Sud suite l’accalmie observée ces derniers temps.
Malgré ce mouvement de retour, le nombre des déplacés internes au Katanga reste élevé soit plus de 368 000 personnes.

Des mouvements de déplacés sont observés à la limite entre Manono et Mitwaba où des rumeurs font état d’éventuelles incursions des Maï-Maï. Les habitants de ces villages se déplacent de manière préventive.

(RDC_12) Radio Okapi – 9/7

Une personne a été tuée et sept autres blessées, mardi 9 juillet, au terme d’un accrochage entre les habitants du quartier Kisebwe, à Kalemie (Katanga) et les forces de l’ordre. Les habitants en colère se sont révoltés contre la mort, lundi soir, par balle d’un cambiste aux environs de l’Hôtel Fizi, non loin d’un poste de garde des militaires.

Les manifestants sont allés vers 6 h. du matin couper la circulation au niveau du pont de la Lukuga en y allumant un grand feu à l’aide des pneus. Les autorités militaires et policières qui tentaient de négocier avec les manifestants ont été accueillies par des projectiles.

Un officier supérieur des Forces armées de la RDC (FARDC), un soldat et un policier ont été blessés, affirment des sources locales. C’est alors que des militaires ont tiré à balles réelles sur la foule, indiquent les témoins. «On a jeté des pierres, un militaire a tiré, les balles ont touché trois personnes», affirme un manifestant.

Deux parmi des quatre civils blessés ont été conduits au centre médical Camp marin, mais l’un d’eux a succombé en y arrivant. «Nous avons reçu deux cas, l’un est décédé sur place lorsqu’il descendait de la moto, et le second celui-ci», a affirmé le médecin-directeur du centre médical Camp Marin qui soignait un blessé.

Selon des témoins, ce cambiste est le deuxième à être assassiné dans le quartier Kisebwe en l’espace de quelques mois.

Les activités ont toute fois repris quelques heures plus tard, mais la tension reste perceptible à certains endroits, affirment des sources sur place.

Vie politique…

(RDC_13) Radio Okapi – 6/7

L’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (Apukin) plaide pour des concertations nationales inclusives, auxquelles elle voudrait apporter son expertise scientifique. Dans une déclaration rendue publique vendredi 5 juillet, elle se dit opposée à toute tentative de révision constitutionnelle. L’Apukin a par ailleurs réaffirmé sa vive préoccupation par rapport à la situation de guerre et de crise de légitimité qui prévaut en RDC.

Pour l’Apukin, la réorganisation d’une élection démocratique et crédible demeure le moyen nécessaire «pour mettre fin à la crise de légitimité» institutionnelle en RDC. Le pouvoir en place estime qu’il n’y a pas de crise de légitimité. L’opposition affirme le contraire, arguant que le double scrutin du 28 novembre, qui a consacré la réélection du président Joseph Kabila, était entaché de fraudes et de beaucoup d’irrégularités.

Lire aussi sous :

http://lepotentielonline.com/site2/index.php?option=com_content&view=article&id=1050%3Arevision-de-l-article-220-bob-kabamba-fixe-l-opinion&catid=85%3Aa-la-une&Itemid=472&lang=en

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/09/concertations-nationales-la-societe-civile-du-sud-kivu-contre-toute-violation-de-la-constitution/

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/08/rdc-la-diaspora-integrera-les-concertations-nationales-49009.html

(RDC_14) Radio Okapi – 8/7

Au cours d’une conférence de presse tenue le samedi 6 juillet dernier à Kinshasa, le Premier ministre de la RDC, Matata Ponyo s’est dit satisfait de l’action de son gouvernement à l’actif duquel il a mis « des réalisations palpables observées sur terrain ». Il s’est notamment félicité de la création de plus de 6 000 emplois depuis le début de l’année. Il a également annoncé la construction et la réhabilitation de 1 000 écoles en douze mois ainsi que la réhabilitation et l’équipement de plus de 200 hôpitaux et 1 000 centres de santé.

Matata Ponyo a aussi affirmé que son gouvernement travaillait pour relancer l’agriculture. « L’agriculture n’est plus un slogan. Nous sommes en train de mettre suffisamment d’argent dans l’agriculture. L’année passée, nous avons mis dans le paquet près de 23 millions de dollars. Nous venons de relancer DAIPN [ndlr : Domaine agro-industriel présidentiel]. En principe la première production de DAIPN devrait intervenir avant la fin de l’année », a-t-il souligné.

« Le social c’est aussi le transport », a poursuivi le chef du gouvernement qui a évoqué le lancement de la société de transport public Transco ainsi que l’acquisition de nouvelles locomotives par la Société nationale des chemins de fer.

Parmi les réalisations de son gouvernement, le Premier ministre a également mentionné la paie des fonctionnaires par voie bancaire qui, selon lui, permet aux agents de l’État de percevoir directement leur salaire sans que ce dernier ne soit ponctionné. Mais il a reconnu les difficultés qu’éprouvent certains fonctionnaires pour percevoir leurs salaires à la banque, promettant de trouver rapidement des solutions.

« Nous avons encore certains de nos compatriotes qui font des kilomètres pour aller toucher l’argent. Ça ce n’est pas normal, mais c’est des problèmes pour lesquels nous nous appliquons pour trouver des solutions dans la rapidité », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Il vaut mieux encore toucher pendant un mois, deux mois votre salaire avec un retard que de le toucher avec 20 000 francs de moins. »

Matata Ponyo s’est également réjoui de la stabilité du cadre macroéconomique. « Aujourd’hui, le fameux langage du taux du jour semble disparaître », a-t-il déclaré, évoquant la stabilité du taux de change du franc congolais. Le Premier ministre s’est également réjoui du faible taux d’inflation qui, selon lui, pourrait être inférieur à 1% en 2013 si elle se poursuit au rythme du premier semestre de l’année. Quant au taux de croissance prévu à 8,2%, il pourrait atteindre 8,8%, a-t-il estimé devant la presse.

(RDC_15) RFI – 11/7

En RDC, la plupart des partis d’opposition rejettent le projet de concertation nationale de Joseph Kabila. Le président congolais souhaite réunir les différentes couches de la société, mais ses adversaires disent non.

Pas de participation aux concertations nationales créées par le président Kabila. Les partis de l’opposition réunis depuis le week-end en conclave sont formels. Pour eux, le chef de l’Etat doit plutôt convoquer un dialogue inclusif au cours duquel tous les sujets en rapport avec la marche et l’avenir du pays doivent être abordés. Les opposants soutiennent qu’aucun article de la Constitution ne devrait être amendé à ce stade. Pour plus de garanties dans les discussions, ils demandent que le président de l’autre Congo, Denis Sassou-Nguesso joue le rôle de facilitateur.

Autre souhait exprimé au cours du conclave de l’opposition : la Monusco et Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies dans les Grands Lacs, devront jouer les bons offices dans ce processus. L’esprit de la résolution 2098 du Conseil de sécurité et celui de l’accord-cadre d’Addis-Abeba seront ainsi respectés, déclarent de nombreux opposants.

Pour plus d’efficacité dans ces actions, l’opposition a également décidé de se doter d’un coordonnateur en attendant la nomination du porte-parole, fonction prévue par la Constitution.

Lire le rapport sous :

https://www.facebook.com/notes/kris-berwouts/rapport-final-du-conclave-de-lopposition-politique-congolaise/10153015082670088

Lire aussi sous :

http://congosiasa.blogspot.be/2013/07/what-will-become-of-national-dialogue.html

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/12/rdc-lopposition-prefere-le-dialogue-national-aux-concertations-nationales/

http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/lopposition-en-rdc-rejette-les-concertations-nationales-du-gouvernement

Économie, Finance…

(RDC_16) AP – 5/7

Miners in eastern Congo are seeking to go back to work in territory that has been under a mining ban for three years and is blacklisted by U.S. legislation, according to a petition made public Friday. Their petition, which calls for mines in Walikale territory to be allowed to restart production, was signed by five cooperatives of artisanal miners as well as mine owners, traditional chiefs and other supporters.

The ban was imposed across much of eastern Congo on the grounds that minerals were funding armed groups. It extends to nearly all of the mines over an area many times the size of Walikale. Congress’s 2010 Dodd-Frank Act, which requires American companies trading in Congolese minerals to conduct due diligence checks, has reinforced the ban.

Friday’s petition says the security situation in Walikale would allow for the resumption of mining activities, whereas a continuation of the ban “risks having serious effects on security owing to increased youth unemployment.” “Local communities have succeeded in persuading some of our young people to quit the armed groups, but as there is no work in the villages they are often tempted to go back,” said Prince Kihangi Kyamwami, a traditional leader in Walikale who helped organize the petition. Kyanwami said there is no activity by armed groups at three-quarters of the mines in Walikale. “Buyers can come from China or anywhere. We have a project to build a modern village in Walikale, and any company that is interested in helping us, whether it is Nokia, Motorola or a Chinese company is welcome to a share of our minerals,” he said.

United Nations experts report that this clause has scared traders in the international market away from Africa’s Great Lakes region. The Congo project manager for the German geological institute BGR, Uwe Naeher, said last year the effects had been “devastating for livelihoods in eastern Congo.”

Last month, two Chinese trading houses re-opened in Congo’s border city of Goma, offering to export tin ore to Hong Kong, a development that seems to have prompted the Walikale petition. One of Walikale’s mines, Bisie, was at one point believed to account for most of the tin exported from eastern Congo. But an interim report from the U.N.’s group of experts on Congo published last weekend said traders today are exploiting the fact that minerals cannot be purchased legally in Bisie and are buying tin ore at a low price. “Smugglers (at Bisie) work with some of the local civil and military authorities,” the report said. “They transport the minerals at night in military vehicles to avoid check points.”

Kihangi said it would be harder to run this type of smuggling operation if the ban were lifted. “Senior authorities are profiting from the mining ban,” said Kihangi. “If Bisie was open to a large number of miners, they couldn’t control the trade the way they do now. They don’t care about the tax the province is losing.”

Jean Ruyange Njongo, the mining minister for North Kivu province, which is home to Walikale, said authorities are planning to send a validation mission to Bisie and other mines in Walikale with a view to resuming production.

(RDC_17) Radio Okapi – 9/7

Les autorités congolaises mènent depuis plus de deux mois le processus de certification des compagnies d’aviations opérant en RDC. Piloté par les experts de l’Association internationale des transporteurs aériens (IATA) en collaboration avec les experts locaux, ce processus de certification a pour objectif, non seulement, de sortir la RDC de la liste noire de l’Union européenne en matière d’aviation, mais aussi, de sécuriser le transport aérien en RDC.

Cinq compagnies d’aviation sont concernées dans un premier temps par cette vérification. Il s’agit de FlyCAA, Korongo Airlines, Air tropique, ITAB et Kin Avia. Elles sont soumises au contrôle portant sur les structures administratives, la formation du personnel navigant; bref tous les aspects de l’exploitation aéroportuaire sont examinés. «La vérification est faite sur la base de la réglementation nationale. Et la conformité est vérifiée vis-à-vis de cette réglementation, qui elle est conforme aux normes de l’OACI [Organisation internationale de l’aviation civile]», a expliqué Michel Béland, expert de l’IATA et chef de mission, vendredi 5 juillet à Kinshasa.

À la question de savoir pourquoi un tel travail ne s’est pas fait avant le lancement de ces compagnies aériennes, le ministre des Transports, Justin Kalumba, a réagi : «Maintenant nous voulons réévaluer tout pour avoir la vraie photographie de nos avions, de nos compagnies, de nos équipages. C’est un temps d’arrêt que nous avons marqué !»

C’est donc désormais du sérieux, a admis le patron de FlyCAA, Jean Marc Pajot. «C’est vrai que la documentation telle qu’elle est demandée maintenant, elle est vraiment très structurée. Donc, c’est un grand effort de mise en forme, d’harmonisation et de conformité», a-t-il déclaré.

Pour sa part, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile, Richard Nyangwile, a souligné que vingt autres compagnies d’aviation étaient aussi concernées. Et à l’issue de cette certification, toutes les compagnies non conformes aux normes internationales de navigation seront clouées au sol, a-t-il annoncé.

Aucune compagnie aérienne congolaise n’est autorisée de survol en Europe. Les responsables de l’Autorité de l’aviation civile ont reconnu que le processus pour sortir de la liste noire de l’Union européenne était long, appelant chaque compagnie à fournir des efforts pour reprendre l’exploitation des lignes européennes.

Relations extérieures

(RDC_18) Belga – 9/7

Le ministre de la Coopération au développement Jean-Pascal Labille veut remettre à tout prix la situation dans la région des Grands Lacs à l’agenda international. « Si la Belgique ne le fait pas, personne ne le fera », a-t-il insisté mardi soir à Kinshasa, à la fin de sa tournée au Congo.

La pression internationale est nécessaire pour faire bouger les choses, mais Jean-Pascal Labille est conscient que les crises comme en Syrie ou en Egypte attirent toute l’attention. La Belgique s’active donc en coulisse pour au moins mettre la question à l’agenda du conseil des ministres européens en décembre. Une pression supplémentaire de l’extérieur aiderait en effet à insuffler une nouvelle vie à la Communauté économique des Grands Lacs.

Mais le ministre veut également forcer des mesures concrètes pour améliorer le climat entrepreneurial au Congo. La Belgique veut y travailler très concrètement en collaboration avec le Premier ministre congolais Augustin Matata, en continuant à travailler à la sécurité juridique et à un système fiscal stable. Le ministre est en effet convaincu que cela peut aider à convaincre les dirigeants locaux que « les dividendes de la paix sont toujours plus élevés que les dividendes de la guerre et de la violence ». Il est conscient que « le chemin est encore long », mais dit avoir remarqué tant à Kigali, le mois passé, qu’actuellement à Kinshasa qu’il y a une « fenêtre d’opportunité » qu’il ne faut pas laisser passer.

Lire aussi sous :

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_labille-en-rdc-les-economies-a-la-cooperation-au-developpement-sans-impact-pour-le-congo?id=8042914

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/07/la-situation-de-de-la-rdc-sera-debattue-au-sommet-europeen-assure-le-ministre-belge-de-la-cooperation/

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/07/la-belgique-le-devoir-moral-de-soccuper-de-la-crise-dans-de-la-rdc/

http://www.acpcongo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=19017

(RDC_19) AFP – 10/7

La France a annoncé mercredi avoir signé avec la RDC un contrat de désendettement et développement de 106 millions d’euros.

Cet allègement de dette, pour la période 2013-2016, permettra de mettre en oeuvre des projets dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle ainsi que de l’accès à l’eau potable ou la gouvernance financière, selon un communiqué, reçu à Paris, de la ministre française de la Francophonie Yamina Benguigui, qui achevait un déplacement en RDC.

(RDC_20) Radio Okapi – 10/7

Le comité de partenariat à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a affirmé, mercredi 10 juillet, son soutien dans l’organisation des élections provinciales et locales en RDC. Cet organe a affirmé son engagement au cours de la réunion tenue à Kinshasa pour identifier les défis et définir les priorités de l’institution électorale.

La rencontre a réuni notamment les représentants du bureau de la Ceni, du Gouvernement et des organisations internationales ainsi que les ambassadeurs accrédités en RDC. Ils s’engagent à remplir certains préalables avant ces élections dont la tenue de la session inaugurale de l’assemblée plénière, la restructuration et le renforcement des capacités de la Ceni. «Les groupes thématiques sont en train d’être mis en place pour permettre de mieux profiter de différentes évaluations de processus électoraux de 2006 et 2011», a indiqué le président de la Ceni, abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu.

Représentant le gouvernement à ces assises, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, a assuré que Kinshasa ne ménagerait aucun effort pour accompagner ce processus électoral dans toutes ces étapes. «La décentralisation pour qu’elle soit effective à la base, il faut que les organes soient dirigés par des animateurs élus», a estimé le ministre.

Pour sa part, Moustapha Soumare, représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC, a salué «une sorte de synergie de vues quant à l’importance d’avoir ces élections et surtout la confirmation par les partenaires de leur soutien au Gouvernement».

Enfin toutes les parties se sont convenues de tenir régulièrement ces genres des rencontres pour permettre d’évaluer continuellement l’action de la Ceni.

(RDC_21) Belga – 11/7

L’accord-cadre signé en février dernier par onze pays de la région des Grands Lacs pour ramener la paix dans l’est de la RDC après des décennies de violences « commence à prendre forme », a affirmé jeudi à Bruxelles l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Région des Grands Lacs, Mary Robinson.

Il y a actuellement un « momentum » pour cette « question très difficile », a assuré Mme Robinson, une ancienne présidente irlandaise, à l’issue d’un entretien avec le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders ». Et nous devons bâtir là-dessus », a-t-elle ajouté au cours d’un point de presse, alors que des échéances se profilent d’ici la fin du mois, comme un débat ministériel sur la région des Grands Lacs le 25 juillet au Conseil de sécurité, sous la présidence du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et un sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) le 31 juillet à Luanda, la capitale angolaise.

M. Reynders a lui aussi souligné qu’il y a une « réelle occasion pour le moment », une « réelle volonté de faire quelque chose » parmi les Etats de la région, mais aussi dans la communauté internationale pour mettre fin à ces conflits qui ont causé des millions de morts depuis deux décennies. Il se rendra le mois prochain en RDC, à la suite de son collègue de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille, rentré mercredi d’une visite d’une semaine. « C’est le bon moment de commencer un processus » s’appuyant sur une « approche globale » à moyen et long termes envers la région des Grands Lacs et éviter une « fatigue » de la communauté internationale envers ces crises, a-t-il dit.

M. Reynders a également appelé les organisations internationales à appuyer ce processus, citant explicitement la Banque mondiale – dont le président Jim Yong Kim s’est récemment rendu dans la région en compagnie du secrétaire général de l’ONU, son compatriote Ban Ki-moon, et de Mme Robinson – afin de soutenir des initiatives de coopération régionale dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie.

Le chef de la diplomatie belge a assuré avoir décelé en RDC une « véritable volonté pour davantage de réformes » – c’est l’un des engagements pris à Addis Abeba par le président congolais Joseph Kabila, notamment en matière de restauration de l’autorité de l’Etat à l’est et de réforme du « secteur de sécurité » (armée et police) – et pour l’évaluation de ces réformes.

RWANDA

Vie politique…

(RWA_1) AFP – 9/7

Deux anciens proches du président rwandais Paul Kagame réfugiés en Afrique du Sud, dont l’un est réclamé par la justice française qui enquête sur l’attentat en 1994 contre l’avion de Juvenal Habyarimana, se disent prêts à témoigner devant les juges, dans deux entretiens à RFI.

L’ancien chef d’état-major rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa, qui accuse Paul Kagame d’être responsable de cet attentat, dit être « prêt à leur apporter (aux juges) toutes les preuves dont (il) dispose », dans l’entretien diffusé mardi par la radio française. « À l’époque j’étais responsable des renseignements militaires (de la rébellion dirigée par Paul Kagame). C’est impossible que je ne sois pas au courant de qui a mené l’attaque et de ce qui s’est passé », dit-il.

Sur le rôle qu’il aurait joué dans cet attentat qui a déclenché le génocide contre les tutsi, le général rwandais refuse de s’expliquer, disant qu’il va « en parler avec le juge ». « Être accusé, ce n’est pas la même chose qu’être coupable. Je suis accusé mais pas coupable. J’ai la conscience tranquille », dit-il.

RFI a également diffusé un entretien avec Patrick Karegeya, ancien chef du renseignement extérieur du Rwanda, lui aussi réfugié en Afrique du Sud, qui se dit aussi prêt à rencontrer les juges français. « Ces juges ne sont jamais venus vers nous. S’ils le font, nous dirons ce que nous savons », dit-il. « Nous savons d’où les missiles (qui ont abattu l’avion du président Habyarimana) sont partis, qui les a acheminés, qui a tiré », affirme-t-il.

Faustin Kayumba Nyamwasa, qui s’est réfugié en Afrique du Sud en février 2010 après avoir été accusé de corruption, est réclamé par la France et l’Espagne pour son rôle présumé dans le déclenchement du génocide au Rwanda. L’ancien chef d’état-major rwandais fait partie des neuf proches de M. Kagame initialement visés par un mandat d’arrêt international émis en 2006 par l’ancien juge Jean-Louis Bruguière.

Six d’entre eux ont été mis en examen en décembre 2010 pour « complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » par le juge français Marc Trévidic qui a repris le dossier et qui a levé le mandat d’arrêt les concernant.

Faustin Kayumba Nyamwasa et Patrick Karegeya, ainsi que deux autres anciens dignitaires rwandais exilés et passés à l’opposition, ont été jugés par contumace par un tribunal militaire rwandais pour désertion, diffamation et menace à la sécurité d’Etat et condamnés à de lourdes peines de prison.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20130708-faustin-kayumba-nyamwasa-je-suis-pret-apporter-toutes-preuves

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130709175855/rwanda-genocide-tutsis-hutusrwanda-kayumba-et-karegeya-revelations-ou-mystifications.html

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_2) Le Journal de Montréal – 5/7

Le Rwandais d’origine Jacques Mungwarere a été reconnu non coupable, au palais de justice d’Ottawa, de crimes contre l’humanité et de génocide en lien avec le massacre de la minorité tutsie en 1994 au Rwanda, vendredi. «M. Mungwarere est maintenant un homme libre», a déclaré le juge Michel Charbonneau de la Cour supérieure de l’Ontario.

Pendant plus d’un an, les procureurs de la Couronne ont tenté de prouver que M. Mungwarere était impliqué dans le massacre de Tutsis dans la région de Kibuye, à l’ouest du Rwanda. La défense a fait valoir que tous les témoins ont travaillé ensemble dès le début pour mettre Mungwarere derrière les barreaux en fabriquant des preuves contre lui. «Il y avait certainement un complot», a dit l’avocat de la défense Marc Nerenberg.

Si le juge Michel Charbonneau a souligné le manque de crédibilité dans le témoignage de Jacques Mungwarere, il a toutefois indiqué que ceux de certains témoins l’étaient également.

De son côté, le Service des poursuites pénales du Canada a fait savoir qu’il examinait la décision et disposait «de 30 jours pour décider s’il interjettera appel».

Jacques Mungwarere avait été inculpé de deux chefs d’accusation de génocide et de deux chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, en vertu de la loi canadienne sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, qui avait été adoptée en 2000.

Relations extérieures

(RWA_3) Belga – 9/7

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a implicitement appelé mardi le Rwanda à négocier lui aussi avec ses rebelles hutus réfugiés dans l’est de la RDC, une perspective que Kigali refuse en considérant que ce groupe, les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), a conservé son idéologie génocidaire.

« Il est clair que le dialogue avec toutes les forces que l’on qualifie souvent de négatives, si elles ne prennent pas les armes, si elles acceptent de dialoguer (…), c’est d’abord une priorité nationale », puis « dans la région » des Grands Lacs, a affirmé M. Reynders à l’issue d’un entretien à Bruxelles avec le deuxième vice-président burundais, Gervais Rufyikiri.

Selon le chef de la diplomatie belge, un tel dialogue n’est toutefois possible qu’avec des groupes qui « acceptent de déposer les armes » et renoncent à la lutte armée. « Une « condition peut-être pas pour entamer des discussions, mais pour aboutir » à un accord, a-t-il précisé en faisant référence à la réunion sur la situation dans la région des Grands Lacs qui s’était tenue à Addis Abeba en mai dernier sous l’égide de l’Union africaine (UA).

(RWA_4) The Telegraph – 9/7

Labour and the Conservatives have both been too soft on Rwanda aid. Aid to Rwanda should be conditional on the upholding of human rights and a no-tolerance approach to corruption, write Ivan Lewis and Ian Lucas (two members of the shadow cabinet and members of the British Parliament).

Read the full story under

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/rwanda/10167300/Labour-and-the-Conservatives-have-both-been-too-soft-on-Rwanda-aid.html

(RWA_5) Belga – 12/7

Le gouvernement rwandais ne négociera jamais avec les rebelles hutus réfugiés dans l’est de la RDC, réunis au sein des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), a affirmé vendredi l’ambassade du Rwanda à Bruxelles. Ce groupe « continue, encore et toujours, de véhiculer dans la région des Grands Lacs l’idéologie du génocide à l’origine de la mort de plus d’un million de personnes en trois mois » en 1994, a expliqué l’ambassade dans un communiqué.

Elle réagissait à des propos tenus par le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui avait implicitement appelé mardi Kigali à négocier avec ces rebelles FLDR – mais sans citer nommément ce mouvement. « Ce sujet n’a jamais été abordé lors de discussions bilatérales entre le ministère belge des Affaires étrangères (ou toute autre institution belge) et les autorités rwandaises. Nous ne sommes donc pas en mesure de confirmer si ces propos sont authentiques », a ajouté l’ambassade.

Elle cite « au contraire », l’opinion exprimée par le président de la commission des relations extérieures de la Chambre, François-Xavier De Donnea, qui a déclaré lors de sa récente visite officielle au Rwanda le 7 juillet avec une délégation de législateurs belges: « mon opinion ne changera pas, le FDLR est un groupe criminel composé de personnes qui ont commis des crimes horribles contre l’humanité ». « Ces personnes devraient être traduites en justice et le Rwanda ne doit jamais négocier avec eux », a ajouté M. de Donnea, cité par l’ambassade.

« Enfin, nous tenons à rappeler, à titre d’exemple, que même ici en Belgique et dans de nombreux pays d’Europe, aucune place n’est octroyée aux partis extrémistes dans le débat politique et social. Pourquoi exiger du Rwanda ce que l’on ne tolère pas ici en Europe, et ailleurs dans le monde? « , conclut le communiqué.

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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