(CongoForum)
Le rendez-vous manqué entre Etienne Tshisekedi, le Président du parti d’Opposition l’UDPS et le Chef de l’Etat congolais/Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, le samedi, est en Une de la presse d’aujourd’hui. Les contestations de l’Opposition, à la suite de la désignation, le week-end dernier, des membres du comité tripartite « Majorité-Opposition, Société civile », chargé de coordonner les travaux des préparatifs des Concertations nationales, sont aussi à la Une des journaux de ce lundi. Un sondage révèle le peu d’appétit de la plupart des Congolais pour un gouvernement d’Union nationale. Cela s’accompagne d’un léger semis de « divers », aux aussi politiques
Le rendez-vous manqué
Le Potentiel titre « RDC : la rencontre entre l’Opposant Tshisekedi de l’UDPS et le Président congolais Denis Sassou à Brazzaville a échoué ».
Alors que la vedette du président congolais l’attendait au beach Ngobila, le Président du parti d’Opposition Union pour la démocratie et le progrès (UDPS), Etienne Tshisekedi, ne s’est pas rendu samedi 17 août à Brazzaville pour rencontrer le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, suite à «un empêchement sérieux», a expliqué son directeur de cabinet, Albert Moleka, sans donner plus d’explications.
Des sources proches de Limete, quartier général de l’UDPS, rapportent que Tshisekedi n’a pas apprécié la présence, en même temps qu’il devait se trouver à Brazzaville, de quelques émissaires du président Kabila. Ce qui, indiquent-elles, aurait justifié le report. Sans doute, Etienne Tshisekedi n’a pas apprécié la démarche du président Dénis Sassou N’Guesso qui pense certainement parvenir à un tête-à-tête entre Kabila et Tshisekedi pour décanter la voie qui mène aux concertations nationales. En attendant quelques reglages d’ordre protocolaire, ces sources n’excluent pas un prochain déplacement de Tshisekedi à Brazzaville; un déplacement qui ne pourrait être programmé qu’apès la fête nationale gabonaise, précisent-elles ajoute encore Le Potentiel.
Selon Le Phare : « Un émissaire d’Etienne Tshisekedi (a été) reçu par Denis Sassou Nguesso ». Le Directeur de cabinet et Porte-parole du Président de l’UDPS-Opposition en RDC, Albert Moleka, porteur d’un message d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a été reçu samedi à Brazzaville, en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso.
Le Phare titre encore en manchette « Tshisekedi-Sassou : les dessous des cartes « .
Selon Albert Moleka, directeur de cabinet de l’autorité morale de l’Udps, cité par ce journal, le sphinx de Limete a connu un empêchement sérieux et les détails de cet empêchement étaient consignés dans la lettre qu’il a remise le même samedi au Chef de l’Etat du Congo d’en face. Le contact n’est pas pour autant rompu, a expliqué le Moleka, avant d’indiquer que les deux parties pourraient se convenir d’une nouvelle rencontre entre les deux personnalités. De nombreux analystes politiques sont d’avis que le report à la dernière minute du déplacement de Brazzaville, n’est pas le fait du hasard et qu’il devrait cacher des dessous des cartes. Par courtoisie et élégance, aucune des parties ne se permettrait d’étaler, sur la place publique, les raisons majeures du changement brusque de l’agenda de Tshisekedi. Mais, l’on pense que l’UDPS n’a pas suffisamment vu clair dans la démarche de la classe politique au pouvoir à Kinshasa et l’Opposition parlementaire qui considère le Président Sassou tantôt comme un simple accompagnateur de la carte, tantôt comme un médiateur neutre.
L’Avenir titre à la Une « Concertations nationales : Tshisekedi sèche Brazzaville : il aurait eu un empêchement d’ordre personnel » sur le rendez-vous manqué entre le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi et le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville. Be quotidien rapporte que l’opinion a appris avec surprise que le « Sphinx de Limété » n’avait pas fait le déplacement comme prévu, alors que toutes les dispositions protocolaires étaient prises de l’autre côté du fleuve Congo pour son accueil. Le jour même du rendez-vous, poursuit le journal, il aurait envoyé son secrétaire particulier et ou conseiller politique, Albert Moleka à Brazzaville pour expliquer au président Sassou que le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne pouvait venir à cause d’un empêchement d’ordre personnel, rapporte le journal.
Devant la presse, celui-ci a dit qu’il ne pouvait pas donner les détails qu’il a réservés au président congolais, et que ce rendez-vous était reporté à une date ultérieure suivant l’agenda de Denis Sassou Nguesso qui s’est rendu dimanche 18 août à Bangui en RCA pour l’investiture du président Michel Djotodia,.
Selon L’Avenir, ce rendez-vous manqué aurait déçu le président Sassou Nguesso. Le journal rapporte que des sources proches de la présidence de la République de la rive droite, on indique que ce dernier n’a pas du tout apprécié qu’on lui brûle la politesse juste le jour indiqué. Pour ceux qui connaissent très bien le « lider maximo » de l’UDPS, le fait qu’Etienne Tshisekedi ne se soit pas rendu à Brazzaville même pour « un empêchement d’ordre personnel » ne constitue pas une surprise. Simplement parce que le leader de ce parti veut rester dans sa logique dont il est si jaloux. Et cette catégorie de personnes pense qu’il ne s’y rendra jamais. Ou à la rigueur, si jamais il s’y rendait, c’est pour une formalité qui ne sera jamais une avancée pour les Concertations nationales, renchérit L’Avenir.
« Tshisekedi- Sassou : rendez-vous renvoyé sine die ! », fait savoir La Prospérité. Ainsi, après entretien avec le Président de la République du Congo, il a souligné que la rencontre entre ces deux personnalités se tiendra dans les prochains jours. Moleka a indiqué que pour Etienne Tshisekedi, le Président du Congo-Brazzaville est un frère. Ainsi, avec cette déclaration, doivent déchanter, tous ceux qui caressaient le rêve de voir le « lider maximo » bronché au sujet des Concertations nationales parce que se profile l’idée de la formation d’un Gouvernement.
La Tempête des Tropiques rapporte la réaction de l’UDPS : « Report de la rencontre Tshisekedi-Sassou Nguesso : L’UDPS fait une mise au point ». Dans un communiqué rendu public hier dimanche 18 août 2013, signé par Augustin Kabuya, Porte-parole adjoint de l’UDPS, le parti de l’Opposition radicale s’étonne des informations aussi bien mensongères qu’injurieuses véhiculées dans la presse pour justifier la rencontre Etienne Tshisekedi wa Mulumba et le numéro « Un » du Congo/Brazzaville Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo Brazza, prévue pour le samedi 17 août. (…) L’UDPS met en garde toutes les personnes physiques ou morales qui ont diffusé des informations mensongères voire injurieuses à l’endroit de son leader.
Contestations du comité tripartite
« Concertations nationales : Commission paritaire : Déjà des contestations », note Le Phare. La Commission paritaire mixte Majorité-Opposition-Société civile chargée de mettre la dernière main à l’organisation des Concertations nationales a démarré ses travaux le samedi 17 août 2013, sur fond de contestation. Des problèmes de représentation ont surgi dès le départ dans la délégation de l’Opposition, qui aligne pour la circonstance: José Makila, Lisanga, Bonganga, Bofassa Djema, Ilgele Ifoto, Efole, Ruberwa, Pr Mampuya, Elaïs Mulungula, Thomas Luhaka, Kanku et Me Gérard Kamanda. Jean-Baptiste Bomanza, remplacé au tout dernier moment par Clément Kanku.
Le Phare reprend les propos du président du comité des sages du Cadre de concertations de la Société civile, Jean-Marie Ntantu Mey qui a invité les différents responsables des structures de la Société civile à ne pas aller en ordre dispersé à ces travaux. «En déposant au bureau du présidium des Concertations nationales différentes listes des membres de la Société civile devant prendre part à cette messe, on a donné l’occasion au présidium de s’imposer sur le choix des délégués à opérer. Une erreur monumentale qu’on pouvait éviter étant donné que la Société civile a le pouvoir de s’organiser pour envoyer des délégués répondant aux profils de ceux qui sont sensés débattre pour l’intérêt de la nation», a déclaré Jean-Marie Ntantu Mey, cité par Le Phare.
A la question de savoir comment contourner cette imposition, Ntantu Mey explique: «Il faut d’abord retenir que le présidium n’intervient, dans ce cas de figure, que lorsqu’il se trouve devant plusieurs listes issues d’une composante. Avant la désignation des membres du Comité préparatoire des Concertations nationales, j’ai, à maintes reprises, prodigué des sages conseils aux roitelets de la Société civile, mais hélas! Ces conseils n’ont servi à rien. Et la conséquence est que le présidium a dû choisir d’autorité les délégués de la Société civile au Comité préparatoire », a déclaré Ntantu Meyi au Phare.
Pour La Tempête des Tropiques : « Concertations nationales : Kengo mine l’organisation ». C’était un véritable scandale le samedi 17 août au Palais du peuple, quand certains politiciens ont eu vent de la composition de la commission préparatoire des Concertations nationales. C’est surtout le quota de la composante « Opposition politique » qui soulève des récriminations. Du secrétariat technique à la commission préparatoire mise sur pied, l’un des politiciens les plus rusés de la RDC n’entend pas faire de cadeau, surtout pas à ceux qui peuvent dresser des obstacles sur sa route. Sans nul doute que, dans ce plan, les radicaux de l’Opposition ne seront pas épargnés. Au nombre desquels le « lider maximo » de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, le leader des Fonus, Joseph Olenghankoy et bien d’autres acteurs politiques jugés proches d’eux, affirme Le Phare. Ce schéma viserait, selon le journal, à écarter Etienne Tshisekedi, Joseph Olenghankoy et d’autres proches de la 10ème rue Limete [renvoie à l’UDPS dont le siège est situé sur cette rue] seraient exclus.
Forum des As dénonce de son côté : « Avec la désignation des membres de l’Opposition à la commission préparatoire : Concertations nationales : le plan Kengo en marche ». Plusieurs observateurs, à la vue de la composition de la délégation de l’Opposition à la commission préparatoire, soutiennent que le plan Kengo est désormais en marche. Car, les douze délégués de l’Opposition politique semblent être acquis à la cause de l’homme dit autrefois de la rigueur.
Selon L’Avenir : « Désignation des membres de la tripartite. J. Olengankoy et L. Kengo à couteaux tirés ». En effet, comme le Présidium des Concertations recevaient tous les acteurs politiques afin d’avoir leurs avis quant à la tenue de ces assises, le tour était arrivé pour Olengankoy. Et à l’occasion, il proposa la constitution de la tripartite réunissant la Majorité présidentielle, l’Opposition et la Société civile. Cette idée fut acceptée à la grande satisfaction de tout le monde. Informé de la composition de la liste de l’Opposition politique, Olengankoy dit être victime d’une cabale montée de toutes pièces par Léon Kengo pour l’écarter des Concertations nationales, pendant que ce dernier a été le géniteur de l’idée d’une tripartite.
« Concertations nationales en RDC : les FONUS dénoncent la régionalisation et tribalisation à outrance du groupe de contact », rapporte aussi Le Potentiel. La désignation des membres du groupe de contact pour le compte de l’Opposition politique aux Concertations nationales, constitués de 12 délégués, dont 6 de la seule province de l’Equateur, 2 du Sud-Kivu, 2 du Kasaï Occidental, 1 du Maniema et 1 du Bandundu, a été dénoncée par le Député national Emery Okundji, des Forces Novatrices pour l’Unité et la Solidarité ( FONUS), au cours d’un entretien dimanche 18 août 2013 avec la presse.
L’élu de Lubefu a fustigé le caractère non représentatif de cette désignation en ce que les provinces du Katanga, du Bas-Congo, la ville province de Kinshasa, le Kasaï Oriental et la Province Orientale, en ce moment où la cohésion des filles et des fils des 11 provinces qui constitue actuellement la RD Congo, soient carrément oubliées, poursuit Le Potentiel.
« Comité préparatoire des Concertations nationales : Thomas Luhaka et Evariste Boshab déposent leurs conclusions aujourd’hui ! » révèle pour sa part La Prospérité. Désignés modérateurs, le samedi 17 août dernier, Thomas Luhaka et Evariste Boshab déposent, sauf changement de dernière minute, ce lundi 19 août, au bureau du Présidium, les conclusions des travaux du Comité préparatoire des Concertations nationales
Sondage
Parlant toujours des Concertations nationales, L’Observateur présente un sondage fait dans le cadre de ces travaux : « Concertations nationales: 62% des Congolais opposés à l’idée d’un gouvernement d’union nationale ». 62% de la population congolaise sont opposés à l’idée de la formation d’un gouvernement d’union nationale à l’issue des Concertations nationales dont la tenue est presque imminente, alors que 23% sont favorables et 15% se sont abstenus. Ce qui ressort d’une récente enquête réalisée par l’Institut « Les Points ». Pourquoi mettre en place une autre équipe gouvernementale alors que l’actuelle, sous la houlette de Matata Ponyo, tire bien son épingle du jeu ? s’interrogent-ils.
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Affaires électorales
L’on se rappelle que les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
Il en faut plus pour perturber les resnposables congolais qui continuent la préparation de ftures élections basées sur les mêmes principes tordus.
Les experts de la CENI et de la Division électorale de la Monusco, annonce Le Potentiel, ont dernièrement terminé la collecte des coordonnées GPS dans les sites de vote de Kinshasa.Les experts de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de la Division électorale de la Monusco ont dernièrement finalisé la collecte des coordonnées GPS dans les sites de vote de la ville de Kinshasa. C’est ce qui ressort d’une note d’information de cette institution citoyenne et de la Mission des Nations unies en RDC, sur l’actualité du processus électoral dans le pays.Selon la source, il s’agissait des sites de vote qui n’avaient pas été visités en avril 2013, lors de la première phase de l’opération.
Quant à l’agence Belga, elle titre « RDC: bientôt un calendrier des futures élections »
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) congolaise doit présenter d’ici fin août une « feuille de route » pour l’organisation des prochains scrutins – locaux, provinciaux et présidentiel – prévus dans les prochaines années en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué son président, l’abbé Apollinaire Malu-Malu. »La priorité des priorités, c’est d’organiser les élections locales » qui devront être d’ »une très grande exigence », a-t-il affirmé à quelques journalistes mardi en marge de la visite du chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, à Kinshasa. La RDC doit, pour « ancrer la démocratie », organiser des municipales, urbaines et locales, déjà maintes fois reportées, pour boucler par le bas le cycle électoral entamé en juillet 2006 par le haut. L’abbé Malu-Malu a été désigné en juin dernier pour diriger le bureau de treize membres de la Céni, dont la précédente équipe dirigeante s’était décrédibilisée en organisant les scrutins présidentiel et législatifs controversés du 28 novembre 2011. Cet ecclésiastique avait présidé la précédente Commission électorale, la CEI, qui a à son crédit l’organisation nettement plus réussie – mais avec un très important soutien international – des élections de 2006. L’abbé Malu Malu et la Céni préparent une « feuille de route » pour l’organisation de prochains scrutins, en donnant la priorité aux élections locales, sans doute fin 2014, et la prochaine présidentielle de 2016, avec un financement émanant cette fois principalement du gouvernement congolais. Le calendrier précis dépend encore d’une série de contraintes, comme le budget qu’octroiera le gouvernement, a précisé le président de la Céni.
Est / Insécurité / Monusco
D’après Radio Okapi, Le nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, s’est engagé à apporter une solution à la crise sécuritaire au Nord-Kivu. Il l’a affirmé samedi 17 août à Goma, au sortir d’un entretien avec le vice-gouverneur du Nord-Kivu et le président de l’Assemblée provinciale.«C’est important de résoudre le problème des groupes armés, de restaurer l’autorité de l’Etat et de remplir notre mandat avec toute vigueur. Je vous promet de m’occuper des problèmes du Kivu, de Goma et des groupes armés avec toute ma vigueur», a déclaré le représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies en RDC au cours de sa première visite au Nord-Kivu.
Le Potentiel titre « L’avenir de la RDC : un tournant décisif de la politique américaine dans les Grands Lacs africains ».
Il considère que le communiqué du Département d’Etat américain daté du 21 juillet dernier a manifestement remué les esprits des Congolais. En effet, les USA ont, enfin, reconnu formellement une évidence de plus d’une décennie : la RDC est victime de l’agression rwandaise. Au regard des prescrits de la Charte constitutive de l’ONU, le Rwanda devrait, en marge de la récente réunion de haut niveau du Conseil de sécurité, être sérieusement blâmé, à défaut de subir des sanctions prévues en cas d’actes d’agression. C’est une simple Déclaration – document dénué de toute contrainte sur les parties prenantes – qui a sanctionné cette séance de travail, renvoyant dos à dos Rwandais et Congolais. En effet, les nébuleuses FDLR ont autant que le fameux M23 attiré l’attention du Conseil. D’où, les exhortations faites aux uns et aux autres de respecter leurs engagements pris dans l’«accord-cadre».
Des hommes armés non autrement identifiés, écrit Le Potentiel, ont tué onze personnes jeudi 15 août dans la soirée à Mutarule-Katekama dans la province du Sud-Kivu, selon des sources locales. Selon elles, les assaillants ont blessé cinq personnes et incendié deux maisons. Sept autres personnes sont portées disparues.Les jeunes de cette localité de la plaine de la Ruzizi ont manifesté leur colère vendredi 16 août dans la matinée. Ils exigent la démission des autorités militaires qu’ils soupçonnent d’avoir un lien avec les auteurs de ces meurtres. Les manifestants ont déposé huit corps des victimes dont trois hommes, une femme et quatre enfants, à côté des barricades érigées à Mutarule-Katekama, localité située à 40 km au Nord de la cité d’Uvira.
D’ après Radio Okapi, de nouveaux affrontements ont éclaté samedi 17 août à l’aube entre les Forces armées de la RDC et un groupe de miliciens Maï-Maï dans la plaine de la Ruzizi, à Uvira (Sud-Kivu). Selon des sources locales, ces Maï-Maï ont attaqué le 1005e régiment de l’armée basé à Nyakabere, avant d’être repoussés vers les collines de Mutarule. Aucun bilan n’est encore disponible. (…)ces miliciens, qui appartiendraient au groupe Maï-Maï Bede,un chef milicien qui opère dans la plaine de la Ruzizi, ont attaqué la position des FARDC. Certaines sources affirment que ce chef milicien avait planifié cette attaque, notamment en invitant les habitants de son fief à évacuer les lieux. ()
Le gouvernement du Sud-Kivu, repris par Radio Okapi, a annoncé samedi 17 août la mise en place d’une commission pour enquêter sur la dizaine de meurtres perpétrés deux jours plus tôt à Mutarule-Katekama, dans la plaine de la Ruzizi, en territoire d’Uvira. Après ces meurtres, des jeunes avaient étalé les corps de huit victimes sur la route reliant la cité d’Uvira à Bukavu, exigeant la présence des autorités territoriales et provinciales avant de les enlever. Le ministre provincial de l’Intérieur a assuré que cette route sera dégagée après les obsèques des victimes, pris en charge par son gouvernement.
La société civile du Nord-Kivu, d’après Radio Okapi, accuse le M23 d’avoir kidnappé jeudi 15 août son coordonateur dans le territoire de Rutshuru, Saïdi Kasongo. Cette organisation citoyenne affirme que son membre a été amené vers une destination inconnue. La famille biologique de Saïdi Kasongo rapporte que ce dernier vivait dans la clandestinité à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, où il avait trouvé refuge depuis quelques temps.
Le Potentiel annonce qu’environ 47 éléments, issus de différents mouvements rebelles, encore actifs dans la province du Nord-Kivu, se sont rendus, du 5 à nos jours, à la Force de la Monusco, les Forces armées de la République démocratique du Congo et aux bureaux de la section DDRRR déployés au Nord-Kivu, notamment à Nyanzale, Mugunga, Sake, Nyamilima, Kitchanga, Kiwanja et Katale. Selon la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), il s’agit de quatre combattants des Forces démocratiques de Libération du Rwanda-Forces combattantes Abacunguzi (FDLR-FOCA), avec deux armes AK-47 et des munitions.Il y a aussi trois éléments des Patriotes résistants congolais (PARECO) et dix-huit combattants de divers groupes Maï-Maï. Ces derniers se sont rendus avec trois armes AK-56 et neuf autres types AK-47, ainsi qu’une importante quantité de munitions.
Le colonel déserteur Richard Bisamaza se dirige vers le village de Mangurejipa dans le territoire de Lubero en compagnie d’une centaine d’hommes lourdement armés et en tenue des Forces armées de la RDC (FARDC), indiquent des sources locales, reprises par Radio Okapi et par Le Potentiel. Ils sont arrivés le jeudi 15 août à Biakato, une localité de la Province Orientale. Le village de Mangurejipa, situé à 60 kilomètres de la ville de Beni, est considéré comme le bastion de Maï-Maï du général autoproclamé Lafontaine Sikuly
Onze organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme du territoire de Walikale, relayées par Radio Okapi, déplorent l’aggravation des violations des droits de l’homme à Pinga à la suite d’affrontements entre deux milices. Elles exigent l’intervention des autorités congolaises et de la communauté internationale pour venir en aide aux milliers de personnes en proie aux combats qui opposent dans cette cité des combattants du groupe Maï-Maï Tcheka et de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) du chef de guerre Janvier Kalahiri. Ces organisations font notamment état des viols des femmes et des filles ainsi que des cas de tortures et de mutilations.
À Lubumbashi cette semaine, d’après RFI, la Monusco a remis à leurs familles 82 enfants qui faisaient partie de la milice Kata Katanga, celle qui avaient investi la ville de Lubumbashi en mars 2013. Contrairement aux adultes qui ont été mis à la disposition de la justice et transférés à Kinshasa, ces jeunes mineurs avaient été confiés à l’Unicef pour leur réinsertion.
Divers
« Du 17 au 18 août 2013 : Joseph Kabila a pris part au 33ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Sadc ».Joseph Kabila est arrivé samedi en début de matinée à Lilongwe, au Malawi, en vue de prendre part, aux côtés de ses pairs, du 17 au 18 août, au 33ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe(SADC), annonce L’Avenir. Il a été accueilli à sa descente d’avion à « Kamuzu international airport », par l’honorable Khumbo Kashal, Vice-président de la République du Malawi. M. Tshibanda Ntunga Mulongo, ministre des Affaires étrangères, francophonie et coopération internationale ; Mme Wivine Mumba, ministre de la Justice et M. Roger Shulungu, vice-ministre aux Finances ont également salué le Chef de l’Etat à son arrivée dans la capitale du Malawi.
L’Observateur écrit que la République du Congo a célébré le 15 août 2013, le 53ème anniversaire de son indépendance. Cette fête n’est pas passée inaperçue en République démocratique du Congo où l’ambassade de ce pays à Kinshasa, a organisé une grande réception au restaurant » Le Palais » situé au quartier GB dans la commune de Kintambo.La cérémonie riche en couleurs était présidée par l’ambassadeur de la République du Congo à Kinshasa, Son Excellence Clément Yandoma en présence des invités de marque parmi lesquels le 1er vice-président du Sénat, l’honorable Edouard Mokolo Wa Pombo, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, l’ambassadeur de la République de Corée à Kinshasa, Hosung Lee et d’autres chefs de missions diplomatiques accrédités en République démocratique du Congo.
Depuis 2002, selon L’Observateur, l’économie congolaise a renoué avec la croissance interrompue voilà plus d’une décennie. Entre 2002 et 2008, l’augmentation des biens et services a été de 5% en moyenne. Elle s’est t repliée à 2,9% en 2009 en raison de la crise financière internationale. Entre 2010 et 2012, elle s’est établie en moyenne à 7%. Les prévisions la situent à 8,2% en 2013. Ainsi, non seulement la croissance se maintient, mais aussi et surtout, elle s’accentue et se renforce en dépit d’une conjoncture internationale difficile, incertaine et hostile.
Le Phare explique que le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) et l’intersyndicale des syndicats de l’EPSP tiennent à une rentrée scolaire apaisée, fixée conformément au calendrier scolaire 2013-2014, à la date du 02 septembre 2013. Cette préoccupation était au centre de la rencontre qui a eu lieu dans la grande salle de conférences du cabinet de l’EPSP, le samedi 17 août 2013.(…) le gouvernement s’est investi pour que tous les enseignants soient payés avant le 02 septembre 2013. Il a aussi signalé qu’il a été décidé que les banques qui se trouveront dans l’incapacité de payer les salaires des enseignants sur un territoire déterminé, d’ici le 20 août 2013, puissent obligatoirement remettre les salaires à la Caritas-Congo ASBL avant cette date pour que tous les territoires soient servis dans le délai.
La RDC, annonce Le Phare, vient d’élaborer un rapport sur l’état de sa politique énergétique. C’est dans le cadre de « l’Initiative Energie pour tous en 2030 » que ce rapport a été réalisé. A cet effet, un atelier de partage et de validation technique sur l’énergie durable pour tous a été organisé, sous le thème « Evaluation rapide et analyse des Gaps de la RDC » à l’intention de quelques experts dudit secteur(…)Car, le pays s’est engagé à répondre positivement à la Résolution 65/151 de l’Assemblée générale des Nations Unies pour l’année 2012, définie comme «Année internationale de l’énergie durable pour tous». A cet effet, la République Démocratique du Congo s’était décidée à mettre en œuvre cette politique mondiale en lançant l’opération «Construction de mille villages modernes» ce qui veut dire des villages ayant des ressources potentielles et permanentes en eau et électricité, a martelé Bruno Kapandji Kalala, ministre des Ressources Hydraulique et Electricité
Le Potentiel s’intéresse e à la Société nationale d’électricité (SNEL) et à la Banque mondiale dans l’exécution du projet PMEDE qui bat de l’aile depuis 2008. « Réhabilitation des turbines à Inga au point mort : la Snel et la Banque mondiale au banc des accusés ». En cause,la firme Fitchner sur qui les deux institutions précitées accordent une confiance aveugle et suspecte pour réhabiliter ces turbines est incapable de continuer son projet. Présentement, souligne-t-il, les travaux de réhabilitation des groupes -11-14-15-21-22 et 27 des centrales des glissements dans le cadre du PMEDE incombe solidairement à la Snel et à la Banque mondiale. Les glissements dans les travaux, financés par la Banque mondiale sur le site d’Inga, ne semblent émouvoir personne. Alors que la capacité d’Inga devait passer de 700 à 1300 MW d’ici à l’an 2012, la SNEL et la Banque mondiale sont présentement dans l’incapacité de justifier ce dépassement. Elles ne savent même pas produire un état d’avancement susceptible de tenir dans un temps court.
Radio Okapi constate « seules 3 sur 33 institutions auditées respectent les procédures des marchés publics »
Trois institutions seulement sur l’échantillon de trente-trois ont respecté le processus de passation et d’exécution des marchés publics en RDC, pour la période allant du 28 octobre 2010 au 31 décembre 2011. Il s’agit de la Cour suprême de justice, le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP), a indiqué l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) dans un rapport publié sur son site le 12 août.
Trois autres structures, le cabinet du Premier ministre, le ministère du Genre et celui de l’Urbanisme et habitat, n’ont pas communiqué les dossiers de marchés. Et des rapports de carence ont été établis en conséquence.
Parmi les vingt-sept autres institutions qui ont « gravement violé les dispositions réglementaires et institutionnelles », l’ARMP cite entre autres le Bureau central de coordination (BCECO), la cellule des infrastructures, la Congolaise des hydrocarbures (Cohydro) et l’inspection de la Police nationale congolaise (PNC) et plusieurs ministères.
L’autorité de régulation avait confié au cabinet Grant Thorton Sénégal, audit et conseil, la mission de vérifier la conformité du processus de passation et d’exécution des marchés publics en RDC. La quasi-totalité des marchés publics conclus pendant la période sous examen n’ont pas respecté le processus de passation et d’exécution des marchés publics en RDC, indique le rapport.
D’octobre 2010 à décembre 2011, 956 marchés ont été conclus pour une valeur de plus de 788 million de dollars. Mais, l’audit a porté sur un échantillon de 255 marchés conclus pour près de 705 millions de dollars américains.
Ce document est accablant pour les autorités contractantes de la commande publique, des personnes habilitées à signer, au nom de l’Etat congolais, un contrat de prestation de service ou de fournitures avec une tierce partie.
Il révèle des insuffisances dans le chef de ces autorités en matière de procédure de passation et d’exécution des marchés publics, ainsi que des défaillances dans l’archivage des dossiers, des données statistiques non fiables, des lenteurs importantes dans la mise en valeur des projets, des dépenses effectuées en dehors des procédures, et l’incapacité de certains acteurs du système de passation des marchés publics.
Mais l’audit note surtout avec amertume que certains responsables procèdent aux paiements des travaux exécutés avant même la certification des services rendus.
© CongoForum, le lundi 19 août 2013









19 août 2013
Aujourd'hui dans la presse