26/08/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

(CongoForum)

La plupart des journaux parus ce lundi à Kinshasa font leurs titres sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. L’affaire des tirs d’obus en provenance du Rwanda tombés sur la ville de Goma continue à défrayer la chronique dans les journaux congolais. A côté de cette information, on y trouve également des informations sur les concertations nationales et la signature d’un accord militaire entre la Rdc et l’Afrique du Sud.

Est / Les faits

La situation qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo préoccupe au plus haut point les pays frontaliers. C’est ce qui justifie, entre autres, le mini-sommet qui se tient à Luanda, capitale de la République d’Angola. Avec la reprise des combats entre le M23 et les FARDC et les conséquences néfastes qui en résultent, les Congolais attendent de ces assises des déclarations engagées dans lesquelles les participants exprimeraient certainement leur ferme volonté de mettre fin au foisonnement des groupes armés dans le Kivu.(…). Ce sommet a abouti à la signature, par les ministres des Affaires étrangères de trois pays, d’un mémorandum d’entente tripartite sur l’établissement dialogue et de la coopération entre les gouvernements respectifs (Le Potentiel)

Des obus sont à nouveau tombés sur Goma samedi 24 août alors que les combats ont repris il y a trois jours au nord de la ville entre les rebelles du M23 et l’armée régulière congolaise, désormais appuyée par les Casques bleus de la Monusco. Les Casques bleus se sont engagés aux côtés de l’armée suite aux tirs de roquettes et obus tombés dès jeudi sur les faubourgs Goma. (RFI)

La chute des obus sur Goma, avec mort d’hommes, aura été la goutte qui a fait déborder le vase. Le Rwanda a été le premier à lever le ton, prétextant une attaque à partir de la RDC. La réplique de Kinshasa n’a pas tardé. Devant la presse réunie en son cabinet, Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement, a dénoncé un « agenda de certains cercles à Kigali » visant la déstabilisation du Kivu et la balkanisation de la RDC. Entre les deux capitales, c’est désormais l’escalade verbale prélude du choc frontal. (Le Potentiel)

Selon les premières indications fournies par des experts, a indiqué Lambert Mende, porte-parole du gouvernement (…) le plus grand nombre des tirs à la roquette provenaient du territoire de la république du Rwanda (…) »Le gouvernement de la RDC invite les Nations Unies et la Cour Pénale Internationale à traiter de ces faits comme des crimes de guerre selon le droit international » a déclaré le ministre congolais des médias avant d’exhorter ses compatriotes à se rendre à l’évidence que le régime de Kigali par la rébellion du M23 continue de caresser un projet sur la ville de Goma (L’Observateur)

Depuis quelque temps, l’insécurité se porte bien dans la localité de Pinga. Les affrontements entre le groupe Maï-Maï Tcheka et les éléments de l’APCLS en est la cause principale. La situation sécuritaire n’est pas toujours rassurante à Pinga, une localité située dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Depuis plus de trois mois, la population civile de cette localité vit dans une psychose la plus totale créée par les combattants du groupe Maï-Maï Tcheka et les éléments de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) du chef de guerre Janvier Kalahiri.Les organisations humanitaires et des droits de l’Homme déplorent l’aggravation des violations des droits de l’Homme à Pinga à la suite d’affrontements entre deux milices (le Potentiel)

Plus de 30 miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Cobra Matata ont péri au cours des combats qui les ont opposés, vendredi 23 août, aux Forces armées de la RDC (FARDC), à Nombe, à 40 km au Sud de Bunia, en Ituri (Province Orientale). Des sources de la région indiquent que trois militaires ont trouvé la mort et sept autres ont été blessés au cours de ces affrontements. L’armée régulière a réussi samedi à déloger les assaillants sur la colline de Bhiva où ils avaient constitué un verrou. (Radio Okapi)

Un groupe d’hommes armés non identifiés a attaqué samedi 24 août quatre villages dans les chefferies de Kakwa et de Kaliko dans le territoire d’Aru en Ituri (Province Orientale). Ils ont incendié toutes les cases dans les villages de Kilife et d’Orinva qui sont vidés de leurs habitants, selon la société civile locale. Ces assaillants ont finalement été délogés pat les FARDC de ces deux localités. Le bilan des affrontements entre les deux parties n’est pas encore disponible. Ces hommes armés ont surgi samedi matin aux villages d’Orinva et de Kilife. Ils ont quadrillé ces villages avant d’ouvrir le feu, d’après la société civile. Les FARDC qui étaient en petit nombre n’ont pas résisté à l’assaut de ces hommes armés. Elles se sont retirées ensuite au village d’Inji à près de 2 kilomètres. (Radio Okapi)

L’armée rwandaise a accusé la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir à nouveau bombardé son territoire et averti qu’elle ne resterait pas indéfiniment sans réagir. « Ces bombardements continuels et insensés de l’armée congolaise sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a déclaré dans un communiqué publié vendredi soir le porte-parole de l’armée rwandaise, le général Joseph Nzabamwita(…) »Les Forces rwandaises de défense demeurent préparées à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population », a-t-il affirmé, estimant que ces tirs n’étaient  » pas accidentels ». « Les actes de provocation qui mettent en danger les vies de citoyens rwandais ne resteront pas sans réponse indéfiniment », a-t-il poursuivi, tout en soulignant que Kigali demeurait « engagé et actif dans la recherche d’une solution durable » (Jeune Afrique)

Le M23 a adressé samedi une lettre ouverte au secrétaire général des Nations unies accusant Kinshasa de bombarder les populations et demandant à Ban Ki-moon de former une commission d’enquête indépendante. »Le gouvernement congolais a décidé de tirer au mortier des obus dans la ville de Goma causant mort d’hommes et créant un climat de désolation parmi les habitants », a affirmé le président du mouvement, Bertrand Bisimwa, dans ce document transmis à l’AFP. Des obus, dont la provenance n’a pas toujours été déterminée et est l’objet de polémiques, ont été tirés en direction de plusieurs quartiers de Goma habités par des civils, faisant quatre morts jeudi et deux samedi. (Jeune Afrique)

Le porte-parole du M23, Amani Kabasha y indique que dans l’après-midi de ce jour, « l’aviation de la coalition gouvernementale (FARDC-FDLR) a largué plusieurs bombes sur deux villages, Buvunga et Katale », en territoire de Rutshuru. « Le bilan provisoire fait état de 12 personnes tuées dont des femmes et des enfants ainsi qu’une trentaine de blessés », note le texte. « D’autres bombes ont été larguées par la même aviation sur la localité de Kibumba causant la mort de 4 personnes dont deux enfants âgés de 3 et 4 ans et deux adultes, une femme et un homme en âge très avancé ». Le Mouvement d’espérer qu’au regard de ces « crimes », la Monusco va « condamner ces agressions conduites contre la population civile » et « retirer son soutien à la coalition FARDC-FDLR ». A défaut, le M23 dit se réserver le droit « de tirer ses propres conclusions et prendra officiellement position dont il assumera les conséquences ». (Congo Indépendant)

Le ton vient d’être donné par le nouveau Représentant spécial du secrétaire général de L’ONU, l’Allemand Martin Klober qui, accompagné du commandant de la Brigade d’intervention, a visité la ligne de front vendredi dernier et a donné des instructions formelles au commandement de la Monusco d’intervenir, donc d’user de la force contre le M23. Il est encore plus incisif lorsqu’il ordonne à ce que cette opération soit appuyée par des hélicoptères d’assaut de la Monusco et toute son armada sophistiquée qui doit entrer en action contre le M23.A Goma, Klober calme la population en disant qu’il comprend bien leur réaction qui est bien justifiée, mais il lui demande de faire confiance à la Monusco. «Car cette fois-ci la guerre est lancée contre le M23. Nous ne laisserons pas impunis les auteurs de ces obus qui ont fait mort d’homme», a-t-il assuré aux Gomatraciens sur un ton tout aussi martial. Le Représentant spécial a aussi fait savoir que la Monusco a installé un verrou autour de Goma pour empêcher le M23 de rééditer son aventure de novembre 2012 (Forum des As)

L’envoyée spéciale de l’Onu pour les Grands Lacs, Mary Robinson, a dénoncé samedi 24 août les attaques « inacceptables » contre des civils et des casques bleus dans l’Est de la République démocratique du Congo, appelant à éviter une escalade de tensions. Dans un communiqué, elle se dit «très préoccupée» par la reprise des combats autour de la ville de Goma (Nord-Kivu). Deux obus, tirés à partir des positions du M23 le samedi, sont tombés dans le quartier de Ndosho, faisant trois morts, plusieurs blessés et provoquant d’importants dégâts matériels dans la capitale provinciale du Nord-Kivu. Trois casques blessés ont également été blessés. (Radio Okapi)

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a visité ce dimanche 25 août dans un hôpital militaire de Goma les soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les casques bleus de la Brigade d’intervention rapide de la Monusco blessés au front à Kibati au cours des affrontements avec la rébellion du M23. Il a tenu à exprimer sa compassion et sa solidarité envers ces victimes de la guerre, qu’il a appelé: «Héros qui se battent pour restaurer la paix au Nord-Kivu». (Radio Okapi)

Le commandant de la force de la Monusco, général Carlos Alberto Do Santos Cruz, qualifie de crime de guerre le fait de tirer des obus sur la population civile. Il l’a déclaré samedi 24 août au cours de la conférence de presse qu’il a animée à Goma conjointement avec le patron de la Monusco, Martin Kobler, après des tirs d’obus qui ont tué trois personnes dans la ville. Selon un communiqué de la Monusco, deux obus, tirés par le M23, sont tombés dans le quartier de Ndosho, faisant trois morts, plusieurs blessés et provoquant d’importants dégâts matériels. En colère, la population est descendue dans la rue pour protester contre ces actes de violences. (Radio Okapi)

La force de l’ONU dans l’est de la RDC a été accusée dimanche d’avoir tué deux civils à Goma en tirant sur une foule de manifestants qui reprochaient aux Casques bleus de ne pas protéger la population des attaques rebelles.Ces accusations surviennent alors que la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) a annoncé samedi la mort de « deux manifestants », sans préciser les circonstances de leur décès. Le responsable de la Monusco, Martin Kobler, a demandé dans un communiqué « l’ouverture d’une enquête » par la police de la RDC et celle de la Monusco. (Jeune Afrique)

« La Convention des Fédéralistes pour la Démocratie Chrétienne (COFEDEC) est compatissante et fort sensible aux souffrances qu’endure la population du Nord-Kivu depuis plus de deux décennies. Toutefois, compte tenu de la situation particulière du moment, la COFEDEC exhorte la population au calme afin de ne pas tomber dans le piège des manipulateurs, ennemis du peuple, qui cherche à diviser la population du Nord-Kivu et ainsi arriver à réussir leur projet de balkanisation de notre pays ».C’est la teneur de la déclaration politique de la Convention des Fédéralistes pour la Démocratie Chrétienne (COFEDEC), faite à l’issue d’une importante réunion de son directoire national tenue la semaine dernière à Kinshasa au siège social du parti, dans la commune de Limete, sous la direction de son président national, l’honorble Venant Tshipasa Vangi Sivavi, élu du territoire de Lubero. (La Tempête des tropiques)

Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé hier dimanche avoir retiré son personnel basé à Goma. « Notre personnel a reçu instruction de quitter la zone dans la nuit » de samedi à dimanche « par mesure de précaution », a déclaré à l’AFP un porte-parole du Foreign Office à Londres (Le Potentiel)
Le haut commissaire-adjoint de l’Onu aux droits de l’homme, Flavia Pansieri, a indiqué, samedi 24 août, que «les habitants de Mambasa ont le droit de vivre dans la quiétude comme tous les citoyens du monde loin des exactions dont les violences sexuelles». Elle l’a dit à l’occasion de la remise à l’Etat congolais du bâtiment du commissariat de la Police spéciale de protection de l’enfant et de la femme, à Mambasa, à 260 km de Bunia, chef-lieu de l’Ituri (Province Orientale). (Radio Okapi)

Est / Commentaires de la presse

Le Potentiel sous le titres « Kigali veut pousser Kinshasa à la faute » revient sur les tirs d’obus qui ont fait des victimes à Goma. Pour le journal, ces obus sont partis vraisemblablement à partir du territoire rwandais. Ce qui, selon le quotidien, constitue une provocation de Kigali pour « pousser Kinshasa à la faute afin de se faire un prétexte en vue de concrétiser son plan de déstabilisation du Kivu et de balkanisation de la République démocratique du Congo ».
Depuis jeudi, rappelle le Potentiel, plusieurs obus sont tombés à Goma. Une source onusienne a précisé qu’au total 11 obus sont tombés en deux temps et ont touché les quartiers Katindo, Murara, Munzenze et le Nord de l’aéroport. Quatre personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, avait indiqué, pour sa part, le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, dont les troupes de la Brigade spéciale d’intervention se battent, aux côtés des Forces armées de la RDC, explique le journal. A Kinshasa, le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, n’est pas allé par quatre chemins pour accuser le Rwanda d’être, une fois de plus, au centre des événements qui se passent autour de Goma. Esseulé, proche de l’isolément, le régime de Kigali sent sa chute venir, commente le quotidien pour qui le Rwanda a choisi d’user de la politique de la terre brûlée pour, une fois de plus, faire chanter les grands de ce monde en leur démontrant qu’il est incontournable dans toute initiative relative au retour de la paix en RDC et dans les Grands Lacs. En s’inscrivant dans ce schéma incendiaire pour l’ensemble de la région des Grands Lacs, analyse encore le confrère, Kigali veut pousser Kinshasa à la faute, à savoir faire une déclaration de guerre qui l’aiderait à arracher un pan du territoire de la RDC qu’il a toujours convoité : le Nord-Kivu.

La Prospérité relève les dénis du gouvernement rwandais. Cette fois-ci, rapporte ce journal, le récital démenti du pyromane rwandais n’est pas venu de la voix de Louise Mushikiwabo, la Ministre des Affaires Etrangères, désormais célèbre pour ses contrevérités sur l’implication de son pays. Ayant perdu toute crédibilité, commente le quotidien, elle est restée sans voix depuis la reprise des hostilités le mercredi 21 août dernier. Le ton est venu plutôt d’un certain Joseph Nzabamwita, porte-parole de l’armée rwandaise, le même jour du drame qui a ravi la vie à au moins quatre civils congolais. Comme si cela ne suffisait pas, poursuit la Prospérité, l’officier rwandais prête le qualificatif agresseur à la RD. Congo en soutenant : « il est pour le moins étrange qu’un pays (RDC) qui agresse le Rwanda et endommage ses édifices se permette des allégations mensongères et dégradantes. Peut être s’agit-il seulement de trouver des excuses pour justifier leur agression ».

La République titre « Kagame tue à Goma ».
Une fois de plus les Congolais comptent leurs morts gratuites dans la ville de Goma, déplore ce journal pour évoquer « L’affaire des tirs d’obus en provenance du Rwanda tombés sur la ville de Goma ». Des innocents sauvagement fauchés par la soldatesque rwandaise dépêchée sur le territoire congolais par le président Paul Kagame, explique ce journal. Trois morts dans un premier temps, sans anticiper sur le sort des blessés admis dans les formations médicales locales, précise notre confrère qui par dénonce par ailleurs : « Comme par la passé l’intervention de la Monusco se circonscrit en un appui logistique aux Fardc ; une rengaine déjà trop distillée et qui cultive désormais le doute quant à la pertinence de la présence de cette mission sur le sol congolais ».

L’Avenir titre « Crime de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à Goma. Les Nations Unies et la CPI interpellées . La Rdc attend des explications du Rwanda ». Il rapporte aussi que « Selon les experts, le plus grand nombre de tirs provenaient du territoire rwandais. Et il ne peut que s’agir du crime de guerre au regard du droit international. Une situation qui doit interpeller non seulement les Nations Unies, mais aussi la CPI ».

De son côté, Forum des As revient sur la visite des sénateurs américains à Goma. Le journal indique que pour ces parlementaires, la solution à la crise dans cette partie du pays est avant tout politique. Nombre d’observateurs, note le journal, se demandent encore si la solution politique devrait être privilégiée après l’échec des pourparlers de Kampala et au moment où les FARDC bénéficient désormais du soutien de la Brigade d’intervention de la Monusco sur le terrain. Car, indique-t-on, faire la promotion de la solution politique au moment où la dernière initiative de la coalition M23-Rwanda a montré ses limites, contribue à apporter une période de répit à ce duo et de voler à son secours pendant que les FARDC ont repris du poil de la bête.

Le Phare titre « Rdc une solution politique, un vieux refrain », au sujet de cette déclaration des sénateurs américains en séjour en Rdc. « Pendant que le commun des mortels de Congolais croit qu’il y a lieu de mettre sur la table à la fois des actions politique, diplomatiques et militaires, un discours autre que celui-là passe mal et fait penser à la mise ne route du fameux schéma de la balkanisation du territoire national, sur fond des négociations suivies des concessions de tous ordres à faire au M 23 et ses parrains », relève Le Phare.

L’Observateur estime également que la position des sénateurs américains n’est ni nouvelle ni originale. Seulement, au regard de tout ce qui s’est déjà passé dans la région, tranche le quotidien, on est en droit de se demander si la proposition, une fois de plus, d’un schéma politique comme seule voie de sortie de cette crise n’est pas trop simpliste. Le Rwanda, tout le monde le sait, n’a jamais respecté les engagements, déjà nombreux, qu’il prend en ce qui concerne la guerre qui sévit dans la partie orientale de la RDC. Quelle garantie peut-on donner aujourd’hui que le Rwanda se départira de son entêtement ? s’interroge ce journal.

Est / MONUSCO

Dans le contexte actuel, il est d’un grand intérêt de savoir comment la presse perçoit la Monusco.

L’Avenir titre « Mort de deux manifestants à Goma. La MONUSCO demande l’ouverture d’une enquête ».
« La force de l’ONU dans l’Est de la Rdc a été accusée dimanche d’avoir tué deux civils à Goma en tirant sur une foule de manifestants qui reprochaient aux Casques bleus de ne pas protéger la population des attaques rebelles ».
Ces accusations surviennent alors que la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco) a annoncé samedi la mort de « deux manifestants », sans préciser les circonstances de leur décès. Le responsable de la Monusco, Martin Kobler, a demandé dans un communiqué « l’ouverture d’une enquête » par la police de la Rdc et celle de la Monusco. Sur place, des témoins ont affirmé que les deux manifestants avaient été tués par des tirs de Casques bleus uruguayens dont la caserne était sur le point d’être envahie.
« Ce sont les Casques bleus uruguayens qui ont tiré sur notre groupe, deux personnes sont mortes sur le coup et quatre ont été blessées et dépêchées à l’hôpital », a assuré à l’AFP l’un de ces témoins, Augustin Matendo. Selon une source militaire occidentale jointe par l’AFP, soucieuse de garder l’anonymat, « le détachement uruguayen a été débordé par la foule qui tentait d’entrer dans son campement et a tiré pour la disperser ». Mais aucune confirmation n’a pu être obtenue auprès de l’ONU.
Dimanche, la situation semblait calme au nord de Goma, cinq jours après la reprise des affrontements entre les forces armées et les rebelles du M23. Le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée, a affirmé à l’AFP qu’elle n’avait « pas cédé un mètre carré de terrain » depuis mercredi.

Selon des témoins à Goma, trois personnes ont été tuées samedi matin par la chute d’un obus sur un faubourg. Et la tension s’est alors accentuée dans la ville déjà frappée, jeudi, par des tirs d’obus qui avaient fait quatre morts. Sous le coup de la colère, la capitale du Nord-Kivu s’est enflammée pendant quelques heures. La population a pris à partie la Monusco, lui reprochant sa passivité. Toutes les boutiques ont été fermées et des manifestants s’en sont pris aux véhicules des Nations Unies qui ont été contraints de rentrer dans leurs casernes.
De son côté, l’ONU a précisé dans un communiqué que des obus « tirés à partir des positions du M23″ samedi étaient tombés près des positions de la Monusco et qu’il y avait eu « trois blessés parmi les Casques bleus ». « Cet acte des éléments du M23 ne saurait être toléré, et toute attaque contre les populations civiles et les Nations Unies constitue un crime de guerre », a assuré le chef de la Monusco. Un peu plus tôt, il avait déjà promis que les « agressions contre les populations civiles » ne resteraient « pas impunies ».
Devant la dégradation de la situation, le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé dimanche à Londres avoir retiré son personnel basé à Goma, « par mesure de précaution ». Des organisations non gouvernementales ont aussi recommandé à leurs représentants de rejoindre Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, a-t-on appris auprès de certains de leurs représentants. A New York, Mary Robinson, émissaire de l’ONU pour les Grands Lacs, a jugé « inacceptables » les attaques contre des civils et des Casques bleus, appelant à éviter une escalade.

L’ACP titre « Manifestation de la population contre la mort de trois personnes tuées par des obus à Goma »
La population de la ville de Goma, capitale de la province du Nord Kivu est descendue dans la rue pour manifester sa colère contre la mort de trois personnes tuées et de cinq autres blessées dans des explosions d’obus tirés par le M23 samedi 24 août à l’ouest de cette ville. Selon le maire Nasoon Kubuya, deux premiers obus sont tombés simultanément dans le quartier Ndosho, détruisant une habitation sur l’avenue Lulua, à côté de l’institut Nyabushongo, vers Kajed. Une femme de 37 ans et un garçon de 14 ans ont été tués. Un troisième obus est tombé à Rusayo, dans la zone de Mugunga, faisant plusieurs blessés. Pour Nasoon Kubuya, toutes les dispositions ont été prises pour encadrer les manifestants afin éviter les débordements. «Nous sommes en train de demander à la population de garder son calme, de rester serein, de ne pas paniquer, ni céder à la manipulation ou commettre des actes de vandalisme, parce que si nous créons des troubles dans la ville, nous risquons de laisser la place à l’ennemi», a-t-il expliqué.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, qui séjourne à Goma depuis vendredi, a dit comprendre la colère de la population. «Pour nous, une personne tuée est un mort de trop pour la population du Nord-Kivu. Et je comprends donc parfaitement votre douleur, à laquelle moi-même personnellement et la Monusco compatissons», a-t-il affirmé. «Je vous annonce que nous allons répondre fermement et énergiquement pour faire taire ce canon. Je vous demande alors de laisser la Monusco faire son travail car c’est la seule façon de nous aider à faire revenir la sécurité dans et autour de Goma, ainsi qu’au Nord-Kivu en général». Le chef de la Monusco a tenu à présenter ses profondes condoléances aux familles des victimes de ces bombardements. Il a aussi appelé la population au calme et à la sérénité, afin de «ne pas céder à la provocation qui renforcerait les ennemis de la paix». Dans un communiqué publié après ces explosions, le chef de la Monusco a fermement condamné ces attaques, affirmant à nouveau le «soutien indéfectible la Monusco aux Forces armées de la RDC». Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu a promis que ces agressions contre les populations civiles ne resteront pas impunies et que la Monusco mettrait tout en œuvre pour protéger les populations civiles

Forum des As titre « Cédant à la pression de la population : La Brigade de la MONUSCO entre enfin en action ».
Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, est en pleurs. En deuil. Depuis vendredi soir jusque samedi matin, une pluie d’obus s’est déversée sur ses quartiers les plus peuplés causant une flopée des morts et des dizaines de blessés. Ces obus criminels viennent indiscutablement du Rwanda qui, par cet acte, a délibérément décidé d’agresser la RDC, ce qui n’est pas la première fois depuis 1996.
Au vu des dégâts de samedi avec les 4 cadavres, la population, folle de rage, a spontanément manifesté dans les rues de la ville touristique en larmes et s’en est prise à la Monusco dont elle a caillassé des engins jusqu’à l’intervention de la Police. La situation est catastrophique. Tout au long de la semaine, il y a eu des manifestations à Beni pour pousser la Brigade de la Monusco à entrer en action, ce qui aurait éviter cette situation catastrophique imposée par le Rwanda à la ville. Auparavant, c’était à Goma même qu’on avait tué des Casques bleus qui étaient lapidés pour les mêmes raisons.
Malgré toutes ces manifestations de la population, la Brigade de la Monusco n’a jamais agi, au point qu’on s’interroge légitimement sur le bien-fondé de sa présence au Nord-Kivu où elle assiste en observateur aux souffrances infligées par le M23 aux populations civiles de la partie occupée. C’est révoltant. L’attaque de Goma par des obus tirés à partir du territoire rwandais vendredi et samedi dernier, survient après la reprise des hostilités sur la ligne de front à Kibati, à 15km de Goma où le M23 avait attaqué les positions des Fardc à l’armement lourd mercredi et jeudi dernier.
Les loyalistes ont riposté seuls sans l’appui de la Monusco qui a, là aussi, adopter la piètre posture d’observateur. Mais, avec la colère de la population qi risquait de chasser tout simplement cette Monusco à coups de pierres, surtout après la pluie d’obus déversée sur Goma, la mission onusienne a radicalement changé de position. Elle a enfin lâché la Brigade d’intervention pour appuyer les Fardc dans des opérations contre le M23. On parle enfin de la traque contre le M23.
Le ton vient d’être donné par le nouveau Représentant spécial du secrétaire général de L’ONU, l’Allemand Martin Klober qui, accompagné du commandant de la Brigade d’intervention, a visité la ligne de front vendredi dernier et a donné des instructions formelles au commandement de la Monusco d’intervenir, donc d’user de la force contre le M23. Il est encore plus incisif lorsqu’il ordonne à ce que cette opération soit appuyée par des hélicoptères d’assaut de la Monusco et toute son armada sophistiquée qui doit entrer en action contre le M23.
A Goma, Klober calme la population en disant qu’il comprend bien leur réaction qui est bien justifiée, mais il lui demande de faire confiance à la Monusco. «Car cette fois-ci la guerre est lancée contre le M23. Nous ne laisserons pas impunis les auteurs de ces obus qui ont fait mort d’homme», a-t-il assuré aux Gomatraciens sur un ton tout aussi martial. Le Représentant spécial a aussi fait savoir que la Monusco a installé un verrou autour de Goma pour empêcher le M23 de rééditer son aventure de novembre 2012.
La Brigade d’intervention de la Monusco entre en action de la bouche même de Martin Klober. Il a fallu pour cela beaucoup de sacrifices dans la population. Comme, par exemple, tous ces obus qu’on aurait pu évité si la Brigade avait fait son travail dès son déploiement depuis bientôt deux mois. Mais, il y avait trop de faux-fuyants venant des officiels onusiens qui continuaient à s’opposer à l’option militaire de l’éradication des forces négatives comme prescrit dans la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU. Avec ce nouveau développement, fini donc l’option politique qui a donné ses limites avec des négociations sans fin à Kampala au moment où, sur le terrain, le M23 prépare la guerre chaque jour, les événements de Kibati de mercredi et jeudi dernier et l’attaque par obus de Goma en sont la preuve patente. Mais, ce qu’il faudra éviter à tout prix, c’est que la Brigade ne se cantonne qu’à la défense de la seule ville de Goma, comme elle se prépare à le faire. Alors que ce que la population lui demande, c’est uniquement d’appliquer les prescrits de la 2098 et donc d’aller au-delà, c’est-à-dire dans la traque du M23 comme l’a bien annoncé le Représentant spécial . Tout le monde souhaite à ce que ces propos ne soient un simple effet d’annonce prononcés sous l’influence des événements de Goma.

Le Potentiel titre « Martin Kobler colle les infractions de crime de guerre au M23 », expliquant que « Le chef de la Monusco, l’Allemand Martin Kobler, est monté au créneau. Les obus sur les civils et les casques bleus constituent un crime de guerre, a-t-il dit ».
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Martin Kobler, tape du poing sur la table, chargeant le M23 pour les actes barbares posés contre la population civile et les Casques bleus. Le chef de la Monusco déplore ainsi la mort de deux manifestants à Goma, le 24 août 2013. Après que des obus furent tombés dans la périphérie de Goma, tuant une fillette de 14 ans, une manifestation monstre a été organisée. Les manifestants ont porté le corps sans vie de cette fillette au bureau local de la Monusco. La police qui a tenté d’empêcher la progression de la marche s’est vite trouvé déborder.
Selon des sources, des Casques bleus uruguayens auraient ouvert le feu sur les manifestants pour se défendre et défendre les installations de la Monusco, tuant deux manifestants. Selon les mêmes sources, des locaux de la Monusco auraient été saccagés. Sur les événements de la journée du 24 mars, à Goma, la Monusco a demandé l’ouverture d’une enquête conjointe conduite par la Police de la RDC et celle de la Monusco. Entre-temps, les combats se sont poursuivis entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles du Mouvement du 23 mars, jusqu’hier. La Monusco confirme l’engagement de la Brigade spéciale aux côtés des FARDC qui ont donc apporté un appui à l’armée régulière.
Selon radio Okapi, la Brigade spéciale aurait apporté son concours « avec tous les moyens à sa disposition ». La radio onusienne affirme par ailleurs que « des obus, tirés à partir des positions du M23, sont tombés près des positions de la Monusco, occasionnant trois blessés parmi les Casques bleus ».
L’ire du représentant spécial du secrétaire des Nations unies en RDC, chef de la Monusco, ne s’est pas fait attendre. Dans un langage martial, Martin Kolber déclare : « Je tiens à souligner qu’en aucun cas cet acte des éléments du M23 ne saurait être toléré, et toute attaque contre les populations civiles et les Nations unies constitue un crime de guerre ». Le mot est lâché : « Crime de guerre ». Cette infraction imprescriptible colle, désormais, à la peau du M23 qui éprouvera du mal à s’en débarrasser.
Les dirigeants du mouvement rebelle voient la terre se dérober sous leurs pieds. Les portes de la Cour pénale internationale, où se retrouve Bosco Ntaganda, vont se refermer sur les dirigeants du M23. L’issue de l’enquête que mèneront conjointement la Monusco et la police congolaise n’entrevoit pas la possibilité d’une éventuelle innocence du M23. Il va de soi que les soutiens du M23 dans la région se retrouvent également dans la même situation que ce mouvement rebelle.
La CPI, généralement prompte à réagir, garde un mutisme déroutant face à l’évolution et la flagrance des faits. La diplomatie congolaise est invitée à redoubler d’ardeur pour parvenir rapidement à une condamnation de Kigali dans son aventure meurtrière au Nord-Kivu.

Concertations

« Rapport du Groupe de contact des concertations nationales/Majorité extraparlementaire : Crispin Kabasele et consorts invitent Kabila au rejet en bloc » titre La Prospérité. C’est un son de cloche complètement discordant que font résonner des partis politiques membres de la Majorité présidentielle dite Extraparlementaire, considère-t-il avant d’évoquer: « Dans une déclaration politique, cette autre branche de la famille politique du Chef de l’Etat demande à leur Autorité morale de reporter à une date ultérieure, la tenue des Concertations nationales. Plusieurs raisons militent en faveur de la démarche de ces formations politiques. Entre autres, le rapport du groupe de contact mis en place par le Présidium et qui à leur avis, n’aurait pas augmenté sensiblement le nombre de participants. Au contraire, il a accentué l’exclusion de certaines couches sociopolitiques nationales. Ce que ce journal considère comme un blocage

Les concertations nationales devraient démarrer très bientôt. Au stade actuel, la convocation de ce forum national n’est dépendante que du président de la République, Joseph Kabila, auprès de qui, le présidium devrait transmettre les recommandations approuvées, ressorties lors des travaux du groupe de contacts. Ce dernier s’est penché pendant près de cinq jours sur les travaux préparatoires des concertations nationales et a remis son rapport final depuis le jeudi 22 août au présidium constitué de Léon Kengo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale pour approbation. (Le Potentiel)

Ce ne sont pas les concertations nationales qui donnent lieu à la formation d’un gouvernement d’union nationale. Il n’en est pas du tout question. Car, seule l’institution Président de la République, sur pied du mandat qui lui a été conféré par le peuple, est en mesure de le faire’’. Cette déclaration est celle de Lambert Mende Omalanga, Porte-parole du gouvernement et ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté. Il l’a dit au cours du point de presse organisé par lui, en son cabinet ministériel le vendredi, 23 août 2013. (La Prospérité)

 » Les groupes armés en activités dans les provinces de l’Est de la RDC, y compris le M23, ne sont pas invités aux Concertations nationales. Nous n’allons pas nous asseoir à la même table des Concertations nationales avec des gens qui tuent nos compatriotes dans l’Est du pays. Seuls ceux qui ont quitté les forces négatives pour réintégrer la vie civile peuvent y être acceptés s’ils en émettent le souhait « , a annoncé vendredi 23 août à Kinshasa le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga, porte-parole du Gouvernement, dans un point de presse. S’agissant précisément du M23, il a indiqué que « les pourparlers de Kampala sont suspendus à la note-synthèse du médiateur ougandais qui a reçu les deux drafts du Gouvernement congolais et du M23 « . Il n’est donc « pas question du M23 aux Concertations nationales « , a-t-il insisté. (Forum des As)

C’est un son de cloche complètement discordant que font résonner des partis politiques membres de la Majorité Présidentielle dite Extraparlementaire. Dans une déclaration politique parvenue à La Prospérité, cette autre branche de la famille politique du Chef de l’Etat demande à leur Autorité Morale, le Raïs, de reporter à une date ultérieure, la tenue des Concertations Nationales. Plusieurs raisons militent en faveur de la démarche de ces formations politiques. Entre autres, le rapport du groupe de contact mis en place par le Présidium et qui, à leur avis, n’aurait pas augmenté sensiblement le nombre de participants. Au contraire, il a accentué l’exclusion de certaines couches sociopolitiques nationales. De la prise de décision par consensus, la MP Extraparlementaire fustige une méthode antidémocratique et conflictuelle qui, généralement, est à la base de nombreux blocages. (La Prospérité)

Certains partis de la famille politique du chef de l’Etat, réunis au sein de la MP extraparlementaire, constatent dans leur déclaration politique (ci-dessous), que le rapport du groupe de contact mis en place par le présidium n’a pas augmenté sensiblement le nombre de participants, a accentué l’exclusion de certaines couches sociopolitiques nationales, a opté pour le consensus, un mode de décision antidémocratique et conflictuel à la base de nombreux blocages. Ils s’inquiètent, entre autres, du fait que les Concertations Nationales sont de nature à liquider la « Libération du 17 Mai 1997 » et marquent le retour en force des Mobutistes et des Néo-Mobutistes disséminés à travers la Majorité, l’Opposition et la Société civile. (Forum des As)

La MP Extraparlementaire demande à Joseph Kabila de rejeter en bloc le Rapport du Groupe de contact mis en place par le Présidium et de nommer, dans l’entretemps, un Facilitateur Congolais neutre choisi parmi les personnalités nationales en vue de préparer, dans la sérénité, les Concertations Nationales pour la simple raison qu’à ses yeux, l’actuel Présidium a échoué. Enfin, elle invite le Président de la République, Autorité Morale de la Majorité Présidentielle, à veiller à la participation sans exclusive de tous les Partis Politiques signataires de la Charte de la MP aux Concertations Nationales. Elle insiste, enfin, sur le quota de 30 % qui doit être réservé aux femmes congolaises par chaque composante aux Concertations Nationales. (La Prospérité)

Les Forces acquises au changement (Fac)/Opposition menacent de boycotter les concertations nationales. Elles accusent la Majorité présidentielle d’empêcher le président du Sénat, Léon Kengo, l’un de deux membres du présidium de ces assises, de « travailler correctement ». Pour cette plate-forme, le président du Sénat est le représentant de l’opposition au sein du présidium. Le modérateur des Fac/Opposition, Lisanga Bonganga, qui a participé aux travaux préparatoires des concertations nationales accuse la Majorité présidentielle de vouloir tout contrôler. (Radio Okapi)

La ligne rouge tracée au sein des Forces acquises au changement (FAC) tout comme à l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE) face aux concertations nationales, peine-t-elle à être respectée. C’est du moins ce qu’on observe actuellement à l’ECIDE qui vient de suspendre son secrétaire national en charge de l’implantation et mobilisation politique du parti, Serge Welo Omanyundu (Le Potentiel)

Le parti de Vital Kamerhe, UNC continue de camper sur sa position de ne pas participer aux concertations nationales ainsi qu’à un éventuel gouvernement d’union nationale qui pourrait en être issu. Les raisons de cette positions ont été expliquées aux cadres de base, des militants et quelques députés nationaux et provinciaux de l’UNC présents à une matinée politique de restitution organisée vendredi dernier à la représentation fédérale du parti située dans la commune de Barumbu à Kinshasa. (L’Observateur)

Soucieux de jouer leur rôle régulateur qui prône le compromis sans verser dans la compromission, les partis se réclamant de la plate-forme des centristes ont tenu une réunion le 14 août 2013 et ont, à cette occasion, décidé d’adresser un mémorandum au secrétariat technique des Concertations nationales. Dans ce document remis au secrétariat technique le 19 août, cette plate-forme déplore son omission sur la liste de la composante « classe politique » devant prendre part au forum convoqué par le tandem Léon Kengo – Aubin Minaku. (La Tempête des Tropiques)

Le coordonnateur de l’opposition extra-parlementaire, Gaston Dindo, plaide pour que la diaspora soit suffisamment représentée aux concertations nationales, initiées par le chef de l’Etat Joseph Kabila. «Nous savons très bien qu’il y a une crise de confiance entre la diaspora et les autorités de notre pays mais on aimerait qu’elle soit suffisamment représentée», a-t-il indiqué, samedi 24 août. Pour éviter les frustrations, Gaston Dindo a proposé que les places réservées à ces assises soient partagées de manière équilibrée entre composantes: majorité, opposition et société civile. (Radio Okapi)

La Fédération nationale des personnes vivant avec handicap (FENAPHACO) déplore l’injustice’’ dans la répartition du quota des participants aux Concertations nationales. Le groupe de contact ne leur a accordé que deux sièges, sur les 686 participants retenus à ces assises, selon elles. La FENAPHACO s’attendait à plus car, en République Démocratique du Congo, les personnes vivant avec handicap se comptent à plus de 9,1 millions, soit 11% de la population congolaise. Alors que les autres composantes bénéficient de plus de 100 membres, les personnes vivant avec handicap estiment qu’elles sont toujours marginalisées et exclues des cadres où se dégagent les grandes décisions du pays. Elles invitent Kengo et Minaku désignées par Joseph Kabila au présidium au terme de son Ordonnance 013/78 portant création du Forum sur les Concertations nationales, à revoir à la hausse leur quota. (La Prospérité)

Les trois différentes Sociétés civiles de la province notamment la Société civile forces vives, la nouvelle Société civile congolaise et la Société civile du Kongo-Central se sont réunies dans la salle de réunions de Nzo A Nsalasani de Matadi le samedi 17 août courant. Et ce, en prévision de prochaines concertations nationales initiées par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila.L’on retiendra qu’au menu de cette entrevue qu’avait présidée le président de la Société civile forces vives, un appel pathétique à la réconciliation de toutes les Sociétés civiles de la province a été lancé. (L’Observateur /7 sur 7)

Cent délégués vont représenter la société civile congolaise aux concertations nationales. Mais le projet de règlement intérieur de ce forum ne dit rien sur la répartition de ce quota entre les délégués de la société civile de Kinshasa et ceux des provinces. Du coup, ces derniers craignent que Kinshasa ne s’approprie tout ce quota et ont menacé lundi 25 août de boycotter ce forum. A Kinshasa, le groupe de contact de cette structure continue à revendiquer la revue à la hausse de son quota. Le coordonnateur provincial de la société civile du Bas-Congo et porte-parole des coordinations provinciales, Valentin Vangi, se dit indigné de constater que le projet de règlement intérieur ayant déterminé la répartition des quotas n’a rien prévu pour la société civile des provinces. Il dénonce ce qu’il considère déjà comme une exclusion des provinces à ces concertations (Radio Okapi)

(Plus ça va et plus s’installent le désordre et la division, et il est devenu presque certain que les « concertations » n’aborderont en rien la question qui pourtant est à l’origine de leur convocation : le manque de légitimité d’un pouvoir installé « au culot » après des élections invalides. Il faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)

Divers

L’Avenir titre « La Rdc et l’Afrique du Sud signent un accord de coopération militaire ».
Jeudi 22 août 2013, Joseph Kabila a assisté, à Harare, à l’investiture du Chef de l’Etat zimbabwéen Robert-Gabriel Mugabe, réélu pour un mandat de cinq ans, indique ce journal. Samedi 17 et dimanche 18 août 2013, le Chef de l’Etat a pris part à Lilongwe, au Malawi, au 33ème sommet ordinaire de Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), au cours duquel la Présidente du Malawi, Joyce Banda, a succédé au Chef de l’Etat mozambicain, Armando Fernando Guebuza, à la tête du Bloc économique et régional de la SADC.
Au cours de ce sommet, Mme Maite Nkoana-Mashabane et MM. Raymond Tshibanda et George Rebelo Pinto Chicote, respectivement ministre des Affaires étrangères de l’Afrique du Sud, de la Rdc et de l’Angola ont apposé leurs signatures au bas d’un mémorandum d’entente sur l’établissement d’un mécanisme tripartite pour le dialogue et la coopération permanente entre les gouvernements de l’Afrique du Sud, de la Rdc et de l’Angola, souligne L’Avenir.

A la même occasion, annonce encore L’Avenir, nous apprenons que l’Angola, la Rdc et l’Afrique du Sud ont signé vendredi un accord de coopération militaire devant permettre la formation des forces de sécurité congolaises, à l’issue d’un sommet de leurs chefs d’Etat à Luanda.
Signé par les ministres des Affaires étrangères des trois pays, cet accord définit la coopération entre les parties dans le domaine de la formation des forces armées et de la police de la République démocratique du Congo (Rdc), qui cite l’agence de presse angolaise Angop, notant en outre que « L’accord aborde, dans le domaine économique, des questions relatives aux ports de Lobito en Angola et de Durban en Afrique du Sud, tout autant que le barrage hydro-électrique d’Inga en Rdc ».

L’élaboration du budget, conformément à la nouvelle loi de finances s’avère exigeante, estime Le Potentiel. Plusieurs étapes sont prévues. Pendant six jours, les services gestionnaires de l’Etat sont dans l’obligation de participer aux conférences budgétaires (…)« Ces 6 jours des conférences budgétaires s’inscrivent dans la nouvelle vision du gouvernement qui envisage une meilleure prise en compte des politiques publiques, la rationalisation du contenu du budget et l’amélioration de sa présentation en recettes comme en dépenses. Ainsi que le veut la nouvelle loi de Finances publiques ». Le Budget qui sera désormais pluriannuels constitue un plan d’action. Il s’agit donc d’un programme qui s’étale sur plusieurs exercices. D’où l’urgence de lui octroyer un caractère participatif dans son élaboration à travers l’implication de tous les services de l’Etat.

L’Observateur annonce que le séminaire de formation des membres du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a clos ses travaux le jeudi 22 août à Safari Beach, commune de la N’sele où ils se sont déroulés pendant onze jours, du 12 au 22 août. Ledit séminaire s’est déroulé en deux phases : la formation sur le leadership, la prévention et la gestion des conflits électoraux; et l’imprégnation et la planification stratégique de la Céni. In fine, à l’issue de ces sessions plénières qui se sont déroulées à huis-clos, deux outils essentiels ont été adoptés, à savoir : l’architecture institutionnelle de la Céni et la feuille de route du cycle électoral 2013-2016. Ce projet de feuille de route, précise le communiqué final, n’est pas à confondre avec un calendrier électoral.

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© CongoForum, le lundi 26 août 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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