30/08/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

(CongoForum)

Est / Concertations / Divers. Le menu ne change pas. Mais aujourd’hui le volet « Est » comporte deux faces, l’une concernant les événements de Goma, l’autre les Nations unies qui accusent le Rwanda de soutenir le M23. Comme cette dernière situation amène le Conseil de Sécurité à mettre en cause l’un de ses propres membres, cela suscite un grand intérêt dans la presse, même en dehors du Congo.

Est/ONU

Les Nations unies ont intensifié jeudi 29 août l’engagement de la brigade d’intervention de la Monusco aux côtés de l’armée régulière congolaise contre les rebelles du M23. Dans le même temps, à New York, l’ONU a de nouveau accusé le Rwanda de soutenir la rébellion au cours d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la situation au Nord-Kivu. C’est le sous-secrétaire général de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, qui a fait le point jeudi, sur la situation au Nord-Kivu, au cours d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.
D’après des diplomates, Edmond Mulet a déclaré que l’ONU avait des informations crédibles sur un soutien de l’armée rwandaise au M23. Il a parlé d’infiltrations de troupes rwandaises en RDC ces derniers jours. Il a aussi accusé le M23 d’être à l’origine des tirs d’artillerie qui ont touché la ville rwandaise de Gisenyi, voisine de Goma.

Pour l’ONU, le M23 est responsable des tirs sur le Rwanda
« Le secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a confirmé à l’instant que le M23 avait tiré de manière répétée et délibérée sur des civils de Goma et sur la Monusco », a rapporté au micro de RFI Alexis Lamek, adjoint de l’ambassadeur français à l’ONU. « Edmond Mulet a également souligné que le M23 tirait sur le territoire rwandais, à partir de positions qu’ils tiennent sur le territoire de la République démocratique du Congo. Edmond Mulet a par ailleurs précisé que les seules observations de tirs qui sont effectués sur le territoire rwandais viennent des positions tenues par le M23. »

Pour le Rwanda, « une ligne a été franchie »
Selon l’ONU, les FARDC ne seraient donc pas responsables de ces tirs qui ont touché le territoire rwandais. Le Rwanda accuse pourtant l’armée congolaise. « Une ligne a été franchie. Les civils rwandais sont pris pour cibles par les forces armées congolaises. Nous ne pouvons pas tolérer cette provocation plus longtemps, et nous n’hésiterons pas à défendre notre territoire », a déclaré Olivier Nduhungirehe, ambassadeur adjoint du Rwanda à l’ONU. Dans ce contexte d’escalade militaire et verbale, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a contacté le président rwandais pour l’inciter à la retenue.

« L’ONU dénonce une nouvelle fois le soutien du Rwanda au M23 » écrit Karim Lebhour
correspondant à New York de RFI
Le sous-secrétaire général au maintien de la paix affirme que des soldats rwandais opèrent dans l’est de la RDC. Il l’a dit au cours d’une réunion très tendue du Conseil de sécurité où siège le Rwanda.
Edmont Mulet, chargé des missions de maintien de la paix y a fait un rapport extrêmement sévère. Il affirme que des soldats rwandais se sont infiltrés ces derniers jours en RDC. Il assure également que ce sont les soldats du M23 qui ont tiré des obus sur le Rwanda et non les forces congolaises.
La thèse de l’ONU est que le Rwanda cherche un prétexte pour intervenir en RDC. L’un des membres du Conseil a parlé d’une manipulation pour faire monter les tensions » et d’un « piège dans lequel il ne faut pas tomber ». Le représentant rwandais a nié ces accusations avec véhémence.
Ces tensions entre le Rwanda et les autres membres du Conseil de sécurité viennent après la mort d’un casque bleu tanzanien tué dans une attaque du M23. Le Rwanda a bloqué à trois reprises une condamnation du Conseil. Le texte a finalement été amendé, adouci et adopté ce jeudi. Le Rwanda bloque encore l’adoption de sanctions proposées par la France contre deux commandants du M23, jugeant que les preuves contre eux sont « faibles ».

Est / presse congolaise

(Du fait du décalage horaire, beaucoup de réactions congolaise concernent encore la mort d’un casque bleu tanzanien et la convocation du CS. NdlR)

Le Potentiel titre « Martin Kobler condamne fermement le M23 »
Un casque bleu a trouvé la mort le mercredi 28 aout 2013, suite à un tir d’obus lancé par le M23 sur une position des Nations unies, près des hauteurs de Kibati, au Nord de Goma, chef-lieu de la province du Kivu. La Force de la Monusco était engagée dans une action en soutien aux FARDC. Il s’agit d’un engagement visant à déloger le M23 des hauteurs à partir desquelles il pilonnait Goma. Je suis choqué par le meurtre, ce jour, par le M23, de ce soldat de la paix tanzanien », a dit Martin Kobler, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la Monusco. « Il a sacrifié sa vie pour protéger la population civile de Goma. En cette circonstance douloureuse, mes pensées vont à sa famille et à tous les membres de son unité ».
Ce casque bleu tanzanien a été tué et cinq autres blessés le mercredi 28 août dans des combats qui se déroulent près de Goma entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise appuyée par la Monusco, a indiqué le même jour le porte-parole de l’Onu, Farhan Haq, à New York. Farhan Haq a rappelé que les forces armées congolaises avaient lancé mercredi matin une opération contre des positions du M23 sur les hauteurs de Kibati, au Nord de Goma. Selon le porte-parole de l’Onu, le M23 « utilisait ces positions pour bombarder des zones peuplées ».
Les FARDC, a souligné Farhan Haq, ont engagé des hélicoptères de combats, des chars d’assaut et des troupes au sol ; tandis que les forces de la Monusco, “y compris la Brigade d’intervention“, utilisaient leurs hélicoptères et tiraient au mortier et à l’artillerie.
Pour sa part, le porte-parole de la Monusco, Madnodge Mounoubai, a expliqué que « depuis ses positions de collines de Kibati, le M23 depuis le 21 août pilonne de temps en temps la ville de Goma, mettant en danger la population civile » et tire aussi sur les installations de la mission onusienne.
«Parmi les objectifs de notre mandat, figure la défense de la population civile. Donc, nous sommes engagés aux côtés des FARDC pour les déloger de cet endroit, afin de mettre la population civile à l’abri de leurs tirs. Malheureusement, aujourd’hui, nous avons essuyé un tir du M23 près de nos sites et nous avons eu à déplorer un mort et cinq blessés », a-t-il poursuivi. La Monusco n’est pas pour autant découragée par cette perte, selon lui. « Ça fait partie de la vie des casques bleu. C’est un sacerdoce», a estimé M. Mounoubai.

Forum des As titre « Ban Ki-Moon condamne la mort du casque bleu tanzanien au Nord-Kivu »
Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, déplore le meurtre d’un casque bleu tanzanien, mercredi 28 aout, au cours des combats entre Forces armées de la RDC (FARDC) et rebelles du M23 près de Goma (Nord-Kivu). Dans un communiqué parvenu à Radio Okapi, il a condamné de la manière la plus ferme que des casques bleus aient été tués ou blessés dans cette partie de la RDC.Ban Ki-Moon présente ses condoléances et sa sympathie aux familles et aux gouvernements de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud, deux plus pays contributeurs aux effectifs de la brigade d’intervention de la Monusco. Cette brigade, dont le déploiement avait été décidé en mars dernier par le Conseil de sécurité de l’Onu, est chargée de démanteler tous les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC, dont les FDLR et le M23. Il a par ailleurs exprimé la détermination de l’Onu à prendre toutes les mesures nécessaires, en accord avec la résolution 2098 du Conseil de sécurité, instituant cette brigade, afin de protéger les civils dans l’Est de la RDC. Cette brigade a aussi mission de traquer les rebelles du M23, des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), des ADF-Nalu et les miliciens Maï-Maï qui créent l’insécurité dans le Nord-Kivu.

L’Observateur titre « Condamnant les violences provoqués à Goma par le M23 : La France déplore la mort d’un Casque bleu de la Brigade de la MONUSCO »
Dans une déclaration faite hier jeudi 29 août 2013, la France a déploré la mort d’un Casque bleu tanzanien tué le mercredi 28 août 2013, dans la région de Goma, dans l’accomplissement de son devoir. « Nous présentons nos condoléances à la famille de la victime ainsi qu’aux autorités tanzaniennes. Nous saluons l’engagement des Forces de la MONUSCO au service de la paix, dans des conditions particulièrement difficiles, notamment depuis la reprise des combats dans le Nord-Kivu. La France renouvelle son plein soutien à la MONUSCO dans la mise en œuvre de son mandat de protection des populations civiles et de rétablissement de la sécurité dans l’Est de la RDC », a déclaré le Porte-parole du Quai d’Orsay.

Le Potentiel nous informe de ce que « Hollande demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité »

Au lendemain de la mort d’un casque bleu en République démocratique du Congo, dans l’Est du pays, en proie à des violences récurrentes qui opposent les autorités congolaises aux rebelles du M23, François Hollande a réclamé, hier jeudi 29 août, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. La veille des hélicoptères d’attaque et l’artillerie de la force de l’ONU sont intervenus à Goma, dans l’Est du pays, causant la mort d’un casque bleu et faisant trois blessés. La zone est depuis une semaine le théâtre de nouveaux affrontements entre le M23, soutenu par le Rwanda, et l’armée gouvernementale congolaise, désormais appuyée par la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco). Souvent accusée d’inefficacité, la plus importante opération de maintien de la paix est donc passée à l’offensive avec le soutien de soldats sud-africains qui ont fait feu sur des postes de commandement du M23 à la frontière rwandaise. En réponse à ces affrontements, le Rwanda a accusé jeudi le pouvoir congolais de bombarder son territoire et déclaré que pareille «provocation» ne pouvait plus être tolérée, après la mort d’une rwandaise tuée par un obus.

Sous le titre « Martin Kobler à Kigali : le M23 » en débandade », Le Potentiel estime que l’étau se resserre autour du M23 qui fait face, sur le front de Goma, à une offensive d’envergure des FARDC, appuyées par la Brigade d’intervention des Nations unies. Sur le front diplomatique, Martin Kobler, le patron de la Monusco, a fait le déplacement de Kigali pour tenter de dissuader les dirigeants rwandais à rompre le lien avec le M23.
Pour lui, les preuves du double jeu de cette force négative qui oriente les obus tant vers Goma que sur le territoire rwandais vont-elles peser sur Kigali au point de l’amener à couper tout soutien au M23 ? Débandade en vue !

Non sans humour, L’Avenir annonce à la Une « Guerre de l’Est. Le Rwanda attaque le Rwanda »
Entre la Rdc et le Rwanda, c’est l’état de guerre qui prévaut, estime ce journal. Ces derniers jours, le nombre d’obus lancés à partir du Rwanda en direction de Goma ne se compte plus.
Mais le Rwanda clame toujours son innocence. Et pourtant, des journalistes étrangers réunis dans un hôtel de Goma ont vu des obus tirés de Gisenyi vers une autre localité rwandaise. Tout ceci pour faire croire à l’opinion internationale que c’est la Rdc qui attaque le Rwanda.

Le Phare, qui n’est pas en reste, écrit « Profitant de la confusion occidentale en Syrie : Kagame menace…de prendre Goma ! ».
Profitant de la situation de confusion dans laquelle baignent les puissances occidentales en Syrie, le maître de Kigali menace de prendre la ville de Goma. Il a convoqué avant-hier tous les attachés militaires et diplomates de ces puissances accrédités à Kigali pour les informer qu’il va lancer l’assaut sur le chef-lieu du Nord-Kivu. Cela pour mettre fin aux bombardements provenant de cette ville, causant des victimes au sein des populations rwandaises.

L’Avenir évoque aussi « Des centaines de soldats rwandais tués à Kibati ».
Pendant ce temps, note-t-il, le président rwandais Paul Kagame a séjourné brièvement dans la ville de Gisenyi, voisine à Goma hier jeudi avant-midi. Il y a tenu plusieurs réunions de moralisation des leaders d’opinion et responsables militaires qui gèrent directement la guerre au front en Rd Congo, aux cotés du M23. Avant de quitter la ville de Gisenyi.

Les Nations unies, dont le Conseil de sécurité se réunit d’urgence jeudi, écrit Forum des As, s’engagent de plus en plus avec leur brigade d’intervention aux côtés de l’armée congolaise dans les combats contre les rebelles du M23 près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Jeudi matin à New York, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. La nouvelle brigade d’intervention des Nations unies en RDC mène l’offensive avec son artillerie et ses hélicoptères, en appui de l’armée régulière congolaise contre le M23 au nord de Goma.

Concertations

Pour La Tempête des Tropiques, les préparatifs des travaux des concertations nationales semblent entamer leur dernier virage. L’heure est actuellement au dépôt des listes de participants à ces assises nationales. Pour ce faire, plusieurs responsables des trois composantes, à savoir la majorité politique, l’opposition politique et la société civile ont continué de défiler, hier jeudi 28 août, devant les bureaux du secrétariat technique .

Une dizaine d’ONG des droits de l’homme, dit Radio Okapi, s’opposent à l’idée de formation d’un gouvernement d’union nationale à l’issue des concertations nationales. Cette éventualité avait été évoquée pour la première fois samedi 10 août par le président du Sénat, Léon Kengo waDondo. Depuis, des voix s’élèvent dans les milieux politiques et sociaux pour appuyer ou rejeter cette perspective. Ces organisations citoyennes ont livré leur position à la presse, ce jeudi 29 août, à Kinshasa.« Il faut faire échec à ce projet macabre qui risque de déstabiliser les institutions de la République», a déclaré jeudi 29 août Me Richard Bondo, le porte-parole du collectif d’ONG des droits de l’homme.

L’Observateur annonce quje VSV rappelle aux participantes et aux participants à ces assises que le partage du pouvoir ne doit pas être à l’ordre du jour ou logé au premier rang de leurs préoccupations au risque de reléguer au second plan les vrais problèmes concernant la cohésion nationale. Curieusement, La Voix des sans voix s’étonnent de la bousculade des membres de diverses composantes à prendre à tout prix part à ces assises manifestement pour de raison de positionnement personnel et ce, au grand dam de la population congolaise qui, pourtant, attend impatiemment beaucoup de ces Concertations nationales

La Prospérité titre‘‘La Démocratie institutionnelle est profondément malade’’ en RD-Congo. Ce diagnostic, sans appel, est du Sénateur Michel Bongongo, Haut Cadre de l’UFC, parti politique de Léon Kengo wa Dondo. Elle est malade, pense-t-il, de la culture politique rd-congolaise trop marquée par la recherche effrénée du gain individuel, au détriment de celui de toute la collectivité nationale. Et, dans cette quête pour la survie et le positionnement individuels, des camps se forment, des rivalités se créent, des protagonistes se livrent une guerre sans merci : la guerre des mots et des armes, dont la violence lamine une cohésion nationale indispensable pour le développement du pays et l’accès de tout un peuple à son bien-être. Que faire ? Il faut, soutient-on à l’UFC, une solution consensuelle, à travers un dialogue entre toutes les couches sociopolitiques congolaises, dans un cadre thématiquement et géographiquement bien circonscrit. Aussi, les Concertations Nationales tombent-elles à point nommé

‘’ C’est dans le choc des idées que jaillit la lumière’’, dit encore La Prospérité. Lundi 26 août dernier au siège de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement), dans la commune de Kasa-Vubu, le choc des idées a donné un résultat différent. Des sources oculaires, dignes de confiance, il nous revient que la réunion de la plateforme de l’opposition, Forces Acquises au Changement (FAC), tenue ce même jour, s’est terminée en queue de poisson. Une divergence des points de vue entre Martin Fayulu, Président de l’ECIDé et porte étendard des FAC et Clovis Munga, Président national de la Jeunesse Républicaine, a transformé ce cadre de réflexion à un véritable champ de bousculade. Ces deux grandes personnalités ont employé les moyens extrêmes, en passant à deux doigts de se mesurer les forces physiques. La manifestation a complètement dégénéré. Personne n’a poursuivi la réunion.(…) Tout est parti, renseigne-t-on, de l’intervention de Clovis Munga, par rapport à l’épineuse question de participation ou non des Forces Acquises au Changement aux travaux des Concertations nationales

Radio Okapi nous fait savoir que « Des partis du groupe parlementaire MLC et Alliés boycottent les concertations nationales ».
A l’instar de l’UDPS et l’UNC, des partis politiques membres du groupe parlementaire MLC et Alliés ont décidé de ne pas participer aux concertations nationales, convoquées par le président Joseph Kabila. Dans une déclaration à la presse ce jeudi 29 août à Kinshasa, l’Udemo, le CRP et le Puna ont dénoncé le fait que la majorité au pouvoir s’est réservé un quota élevé à ce forum « dans le but de faire passer en force son plan machiavélique », accusant en même temps le comité préparatoire de ne pas répondre aux préalables posés par l’opposition. «Nous, nous ne pouvons pas aller soutenir quelque chose qui a été déjà flouée d’avance », a déclaré le député national Bernard Biando de l’Union des démocrates mobutistes (Udemo) de Nzanga Mobutu.

(Il est désormais bien clair que les « concertations » promises l’année dernière pour mettre fin à l’agitation qui résultait du scrutin manipulé du 28/11/11[1] et qui n’auraient pu déboucher que sur le constat de la nullité de ce cafouillis électoral ne serviront pas à cela, mais à la confection d’une « légitimité de rechange », mise sur le dos d’un « consensus national » obtenu par la Loi de l‘Entrecôte en faisant miroiter aux yeux tant des récalcitrants de la Majorité que des membres de l’Opposition qui se seront fourvoyés dans ce mauvais lieu la perspective d’une participation au gouvernement. La seule question qui reste ouverte est : le refus de participer sera-t-il suffisant pour que le caractère clownesque de la manœuvre apparaisse au grand jour ? NdlR)

Divers

Forum des As nous dit que le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque Centrale du Congo s’est réuni le mercredi 28 aout avec à la tête le Gouverneur Deogratias Mutombo Mwana Nyembo. Au cours de cette rencontre, le CPM a décidé de maintenir inchangé le dispositif de cette politique. Il s’agit du taux directeur qui est de 3% et le coefficient de la réserve obligatoire à 7% ainsi que la régulation de la liquidité via la fourchette d’appels d’offres des billets de trésorerie (BTR). Face à la bonne coordination des politiques conjoncturelles, le CPM reste convaincu de bonnes perspectives de l’économie congolaise pour le reste de l’année 2013.

Le Potentiel évoque les nombreuses révélations sur la domination de l’exportation de capitaux illicites de la RDC présentées au jury par une équipe dirigée par le ministre délégué des Finances, Patrice Kitebi Kibol. Elles ont fait mention de seulement 15 pour cent des minerais extraits du pays qui sont déclarés à la douane et les autorités fiscales par les entreprises concernées. Cela veut dire que l’État connaîtrait une perte possible de 85% des revenus. A ce propos, les autorités congolaises ont déclaré que le gouvernement a vécu un moment difficile à essayer de renverser la tendance en raison du manque d’outils techniques et de capital humain pour contrôler ces fuites, mais aussi en raison de la porosité de vastes frontières du Congo, facilitée par la persistance du conflit dans les régions riches en ressources naturelles du pays ()

Ce jeudi 29 août, d’après Radio Okapi,est le quatrième jour d’arrêt de trafic routier entre Goma-Lubero via Rutshuru. Une centaine de passagers en provenance du Grand Nord vers Goma restent bloqués à Rutshuru. Cette situation serait consécutive à une disposition de la rébellion du M23 restreignant les mouvements des civils dans toute la zone sous son occupation, entre Kiwanja et Kibumba, ont indiqué plusieurs sources locales.

Le Potentiel écrit que la peur gagne de plus en plus la population de Mahagi, après l’incursion des militaires ougandais dans cette partie de l’Ituri, en Province Orientale. Depuis quatre jours, environ huit cents ménages ont fui leurs localités pour se réfugier dans d’autres villages. En Province Orientale, les habitants de Mahagi vivent dans une psychose à la suite de la présence des militaires ougandais qui occupent leurs localités depuis le dimanche 25 août 2013. Selon des sources locales citées par radiookapi.net, environ huit cents ménages ont abandonné, depuis quatre jours, cette cité pour se réfugier dans les environs. Elles affirment que ces personnes ont fui la présence des éléments de l’armée ougandaise dans leurs localités

D’après Radio Okapi, 4 obus sont tombés mercredi 28 août dans la soirée sur la ville de Goma (Nord-Kivu), faisant un mort et douze blessés graves dans le quartier Mabanga Nord. Une habitation a été complètement endommagée dans le quartier Bujovu. aucune information officielle n’a pu être obtenue sur la provenance de ces obus. Mais tôt mercredi et tout au long de la journée, les hélicoptères de la Monusco en appui aux forces gouvernementales ont pilonné les positions des rebelles du M23 sur les collines de Kibati à une vingtaine de kilomètres de Goma.

Pour Le Soft international, en promulguant la loi sur le statut du personnel de la police, le chef de l’Etat accélère le processus de sa réforme. La loi organique portant organisation et fonctionnement de la PNC prévoit un moratoire de trois ans pour que celle-ci s’adapte aux dispositions de sa réforme. (…) Dans le cadre de la mise en œuvre du projet pilote dénommé « commissariat de référence de police », le comité de suivi de la réforme de la police (CSRP) poursuit sa campagne de sensibilisation auprès des autorités administratives, policières et judiciaires ainsi qu’auprès de la société civile. Cette campagne qui est organisée avec l’appui d’EUPOL/RDC, vise l’appropriation par ces acteurs du concept « police de proximité »

© CongoForum, le vendredi 30 août 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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