03/09/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI

3 septembre 2013

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Le report des Concertations nationales prévues ce mercredi 4 septembre à cause du sommet des Chefs d’Etat de la Cirgl ce jeudi 5 courant à Kampala, la situation dans l’Est, la rentrée scalaire et la panne du réseau Airtel suite à un incendie sont les informations exploitées par les journaux parus ce mardi à Kinshasa.

Concertations

Prévues pour le mercredi 4 septembre, l’ouverture des Concertations nationales est reportée au samedi 7 septembre. Un report justifié, selon la presse, par la tenue d’un Sommet des pays de la CIRGL le jeudi 5 septembre à Kampala.

L’Observateur annonce à la Une : « Contre toute attente, les Concertations nationales reportées au 7 septembre prochain ». Des sources proches du Présidium, l’on a appris hier lundi 2 septembre 2013 que les Concertations nationales ne se tiendront plus à partir du mercredi 4 septembre 2013. La nouvelle date retenue est celle du samedi 7 septembre 2013. Jusque hier dans la soirée, rien ne prédisait la tenue de ces concertations dans quelques jours. La seule nouvelle qui circulait était celle du report de ce forum. Personne, même pas un membre du directoire et bureau préparatoire n’était en mesure de donner les raisons du report de ces Concertations nationales.

La politique de la chaise vide ne paie pas, d’après L’Avenir. En effet, le hall du Palais du peuple connaît un engouement depuis l’annonce de la tenue des Concertations nationales. Cependant, l’imbroglio plane encore dans le chef de certains partis politiques de l’Opposition. Une frange des élus de l’UDPS à la chambre basse du parlement a annoncé sa participation aux Concertations nationales. Le leitmotiv de ces élus de l’UDPS consiste avant tout à sauvegarder l’unité de la Rd Congo, la mère patrie avant tout intérêt égoïste. Christian Badibangi, un des ténors de l’Opposition et président national de l’Union socialiste congolaise l’a compris et n’entend pas rester en marge. Le pouvoir, on l’arrache démocratiquement et la politique de l’autruche est suicidaire pour tout homme politique qui aspire à la direction de la Rd Congo.
« A partir du 3 septembre à minuit, seules les personnes porteuses d’un badge auront accès au Palais du peuple. Les Concertations repoussées au samedi 7 septembre », fait savoir L’Avenir. Dans un communiqué signé par Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, et co-présidents du Présidium aux Concertations nationales, ils portent à la connaissance du public que, conformément à l’article 2, alinéa 2 du Règlement intérieur des Concertations nationales, que les lieux où se tiennent les travaux de celles-ci, leurs organes et services, sont soustraits à la présence du public et de toute personne non invitée. En conséquence, explique L’Avenir, à partir de ce mardi 3 septembre à minuit, l’accès au Palais du peuple sera réservé aux délégués des Concertations nationales, aux membres du Secrétariat technique, aux membres des Cabinets politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat désignés, aux personnels des banques ainsi qu’à une catégorie restreinte du personnel du Palais du peuple. Ainsi, toute personne autorisée sera porteuse d’un badge ou d’un macaron dûment approuvé et lui délivré par le Secrétariat technique, en pleine coopération avec les services d’ordre et de sécurité.

Radio Okapi annonce que, contrairement à la plupart des partis d’opposition, le Mouvement de libération du Congo (MLC) participera aux concertations nationales. Le secrétaire général de ce parti, Thomas Luhaka l’a déclaré dimanche 1erseptembre. Deux jours auparavant, des partis politiques membres du groupe parlementaire MLC et Alliés signaient une déclaration commune pour annoncer leur boycott de ce forum. «Je confirme que le MLC va poursuivre sa participation au sein des concertations nationales. Et il y va non pas pour un partage équitable et équilibré du pouvoir, mais pour donner les points de vue de la population », a déclaré le secrétaire général du MLC.Thomas Luhaka a par ailleurs dénoncé des « procès d’intention » contre son parti :«Le MLC, c’est quand même cinq ans de rébellion. On n’a pas fait la rébellion pour venir toucher des per diem. Et je ne veux pas dire ici les offres qu’on nous faisait à l’époque pour arrêter la révolution que nous essayions de faire. Deuxièmement : depuis 2006, ça fait déjà sept ans que nous sommes dans l’opposition. […] Les gens qui ont besoin d’argent ne vont pas tenir cinq dans la rébellion, sept dans l’opposition ici à Kinshasa.»

Toujours dans les couloirs du Palais du peuple, nous apprenons dans L’Avenir que le Parti travailliste (PT) de Stève Mbikayi du Groupe parlementaire UNC et alliés est favorable à participer aux concertations. Il se dit prêt de participer entant que parti travailliste et en tant que cartésien. Pour lui, si on ne participe pas on fait quoi après ? Se prononçant sur le refus de Tshisekedi, il dira que vu l’âge de ce dernier, il ne peut plus assumer les charges d’Etat, mais il entend mourir dans son radicalisme en se constituant un mythe autour de lui.

Radio Okapi annonce que le meeting des Forces acquises au changement (Fac), un regroupement de l’opposition, prévu dimanche 1er septembre au stade Vélodrome de Kinshasa n’a pas eu lieu. La rencontre des opposants a été empêchée par les éléments de la police déployés autour du stade, selon le coordonnateur des Fac Martin Fayulu. Il dénonce l’arrestation d’un cadre de son parti. Au cours d’un point de presse, Martin Fayulu a dénoncé l’intolérance politique en RDC:« Aujourd’hui, on vient d’arrêter Jean Félix Senga, notre secrétaire exécutif permanent. Mais, nous ne pouvons pas baisser les gants. La liberté de manifester, la liberté de se réunir ; toutes ces libertés sont garanties par la constitution.»

« Quelle analyse la classe politique congolaise fait-elle des Concertations politiques en vue ? » se demande Forum des As. Il semble que tout le problème est là. Et, c’est justement la réponse à cette question qui résume l’essentiel des divergences entre les acteurs d’une certaine aile de l’Opposition politique et ceux de la Majorité. Les uns pensent que ces Concertations nationales devront impérativement déboucher sur un nouvel ordre politique. Autrement dit, de nouvelles institutions avec de nouveaux dirigeants. Genre Dialogue national de Sun City en 2002 en Afrique du Sud. Avec à la clef, la formation d’un Gouvernement d’union nationale. Toujours du côté de l’Opposition politique, un autre courant de pensée (inique ?) perçoit déjà l’ombre de la Conférence nationale souveraine (CNS) de 1992. Les partisans de ce camp réclament une nouvelle Transition à l’issue de cette rencontre nationale. Une table rase dont seuls ses auteurs détiennent les secrets. De l’autre côté de la Majorité présidentielle au pouvoir, les deux approches semblent être battues en brèche.  » Les Concertations nationales pour les uns et le dialogue politique pour les autres, ne doivent être ni un remake de Sun City ni un remix de la Cns « . Ce point de vue des dignitaires de la Majorité présidentielle semble rencontrer l’assentiment de certains acteurs de l’Opposition institutionnelle. En l’occurrence le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.

Le Potentiel titre « Kampala bouscule le calendrier de concertations nationales ». Ce journal indique qu’Un sommet extraordinaire de la CIRGL, auquel Mary Robinson et bon nombre de diplomates prendront part, s’ouvre le jeudi 5 septembre à Kampala.
Pas besoin de dessin pour comprendre que les pourparlers entre le gouvernement et le M23, en panne depuis plusieurs semaines, vont être réchauffés au grand dam des concertations nationales dont le calendrier est du coup bousculé par la solution politique version communauté internationale, souligne Le Potentiel.

Le Palmarès titre : « Report inévitable des concertations nationales ».
L’évidence des concertations semble avoir bousculé plusieurs gros intérêts au sein de la Communauté internationale et dans la région des Grands Lacs, note ce journal qui constate: « On dirait que le Sommet de Kampala a été convoqué pour tenter de court-circuiter les Concertations nationales. Et, alerte –t-il, les Congolais doivent refuser toute distraction ».

Forum des As titre à la une «Report des concertations nationales, le CALCC invite le Présidium à discuter avec des forces significatives»
Initialement prévu pour le 4 septembre, le début de ce forum pourrait être reporté au 7 septembre. Le journal rapporte que le Conseil d’apostolat des laïcs chrétiens catholiques dénonce le déséquilibre dans la répartition des quotas, le manque de transparence et d’objectivité dans la désignation des participants, le refus de rendre les décisions obligatoires et opposables à tous.

D’entrée de jeu, écrit La Prospérité, Clément Kanku Bukasa a déclaré que les préparatifs des Concertations nationales sont mal partis. Ceci du fait que les listes de participants tombent sur la table du Présidium à compte goûte. « Je crains qu’il y ait des petits soucis dans la mesure où les invitations ne sont pas encore lancées, je suppose que les macarons ne sont pas encore établis, les gens qui doivent venir de l’étranger ne sont pas encore arrivés et jusque-là, ils ne sont pas en possession de leurs listes qui doivent déterminer ceux qui sont invités à ces assises. Ceux de l’intérieur, c’est le même cas », a-t-il dit.Parlant des objectifs à atteindre au cours de ces travaux, il a souligné que c’est la cohésion nationale qui est plus recherchée. Et d’ajouter qu’à voir les préparatifs, il n’y aura pas une véritable cohésion pour la seule raison qu’une partie de la population n’est toujours pas intéressée.

Mais le titre principal de La Prospérité est « Concertations nationales : les Laïcs Catholiques prônent le report ! ». Il rapporte pour sa part que «Plusieurs raisons justifient cette prise de position tranchante du Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo, CALCC ». La Prospérité rapporte que les laïcs catholiques prônent le report. Le CALCC prévient que ces assises, telles qu’elles s’organisent, ne seront pas véritablement un espace de dialogue ouvert et franc. Par contre, elles risquent d’être une simple consultation, sinon un bureau conseil.
En effet, cite-t-il, dans un communiqué de presse publié lundi 2 septembre 2013, il est relevé, entre autres, un déséquilibre dans la répartition des quotas des participants qui devrait être équitable entre la majorité présidentielle, l’opposition et la société civile. La non-participation de plusieurs forces politiques et sociales du pays, notamment, les principaux partis politiques de l’opposition et des organisations très crédibles de la société civile. Le manque de transparence et d’objectivité dans la désignation des participants. Conséquence, souligne-t-on, une composante aussi importante de la Nation comme les confessions religieuses, est réduite à n’y envoyer que douze personnes et l’Eglise catholique qui est la principale force sociale du pays, n’a droit qu’au même nombre de délégués qu’une ONG qui regroupe une centaine de membres.

La Prospérité écrit par ailleurs, évoquant ce même document de cette structure des laïcs catholiques : « Le CALCC prévient que ces assises, telles qu’elles s’organisent, ne seront pas véritablement un espace de dialogue ouvert et franc. Par contre, elles risquent d’être une simple consultation, sinon un bureau conseil. Prenant le peuple à témoin et, pour éviter la précipitation, le CALCC recommande carrément le report desdites concertations, si vraiment leur objectif est de renforcer la cohésion nationale. Le CALCC conseille, par ailleurs, au Présidium de prendre plus de temps aux discussions avec les forces sociopolitiques significatives. Au sujet de thématiques, le Conseil réaffirme l’exigence de centrer les concertations sur les questions fondamentales de la vie de la Nation, à savoir : les valeurs spirituelles, morales et éthiques ».
« A notre humble avis, il ne sert à rien de perdre du temps et des moyens à discuter des questions pour lesquelles les solutions avaient déjà été formulées dans divers forums. Dans tous les domaines de la vie nationale, rappelle-t-il, il existe de très beaux et bons textes qui ne demandent que leur application », rapporte encore La Prospérité.

Le Guide titre «Tout est reporté au 7 septembre ». Initialement prévu pour demain mercredi 4 septembre prochain, c’est finalement le 7 septembre que débuteront les concertations nationales. La réunion extraordinaire de la Cirgl qui se tiendra ce jeudi 5 septembre à Kampala d’une part, certains soucis protocolaires et organisationnelles, de l’autre auraient favorisé ce report.

(De report en ajournement, de procrastination en temporisation, de fichaise en baliverne et de radotage en balivernes, le pouvoir joue l’usure et compte bien, petit à petit, arriver à son but : se faire légitimer par une « concertation nationale, à défaut de l’avoir été par les urnes. Il faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été, pour tout observateur impartial : NULES. On les a organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)

Est

« Sauf empêchement de l’un ou de l’autre : Kabila face à Kagame ce jeudi à Kampala », signale La Tempête des Tropiques. Une occasion pour Joseph Kabila de faire entendre sa voix, face à Paul Kagame, concernant l’appui de ce dernier aux forces du M23 qui ont une fois de plus allumé le feu à l’Est de la RDC… Raison pour laquelle, d’ailleurs, à en croire le Ministre des Médias et Porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, les Concertations nationales annoncées pour demain mercredi 4 septembre au Palais du peuple, ont été repoussées au samedi 7 septembre.

Le Potentiel annonce qu’un sommet extraordinaire de la CIRGL, auquel Mary Robinson et bon nombre de diplomates prendront part, s’ouvre le jeudi 5 septembre à Kampala. Pas besoin de dessin pour comprendre que les pourparlers entre le gouvernement et le M23, en panne depuis plusieurs semaines, vont être réchauffés au grand dam des concertations nationales dont le calendrier est du coup bousculé par la solution politique version communauté internationale. Annoncée pour le mercredi 4 septembre, l’ouverture des concertations nationales devient de plus en plus hypothétique. Un nouveau report – le 7 septembre – vient d’être annoncé. Il serait justifié par l’ouverture le 5 septembre d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Joseph Kabila y est annoncé. De même que l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies dans la sous-région, Mme Mary Robinson, celle-là même qui, la première avait trouvé à redire sur l’Ordonnance portant création et fonctionnement des concertations nationales.
Selon François Muamba, il est attendu de la médiation ougandaise «une troisième proposition acceptable» Les chefs d’Etat de la CIRGL sont attendus le jeudi 5 septembre 2013 à Kampala pour le 7ème sommet extraordinaire de leur organisation. Précédant les événements, le coordonnateur du Mécanisme national de suivi a planté le décor : « Quelle est la pertinence d’une présence physique à Kampala alors que la méthodologie de travail est l’échange des documents ? ». Pour François Muamba, la participation de la RDC est conditionnée par « une troisième proposition acceptable de la médiation ». L’incapacité de la médiation ougandaise à produire ce document de synthèse jette le doute sur la suite, pense Le Potentiel.

L’armée rwandaise, d’après Radio Okapi, a discrètement renforcé sa présence sur la frontière entre le Rwanda et la RDC. Des habitants de la ville rwandaise de Gisenyi ont constaté des mouvements militaires “inhabituels” mais discrets aux abords de la cité. Des blindés, des hommes et du matériel militaire ont été aperçus en train de converger vers des positions à la frontière avec la RDC, selon des témoignages que l’AFP a recueillis auprès des habitants. « J’ai vu cinq tanks et des armes lourdes transportées par de gros camions passer près de chez moi. J’habite au bord de la route. Je n’en avais jamais vu avant. Ils sont partis en direction de la frontière », a confié à la même source une habitante du village Ruzini, à environ 15 km au nord de Gisenyi.
Radio Okapi annonce aussi que 7 combattants du Mouvement du 23 mars (M23) ont été présentés par les FARDC le lundi 2 septembre en fin de matinée aux médias locaux et internationaux à Goma. La cérémonie a eu lieu au bureau des renseignements de la 8è région militaire. Selon le porte-parole des FARDC, colonel Olivier Hamuli, trois de ces combattants dont un officier ont été capturés lors des derniers affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 dans le secteur de Kibati. Les quatre autres se sont rendus aux militaires congolais dans les secteurs de Mushaki et Goma. « Celui-ci a été capturé le mercredi 28 août. Les deux ici ont été capturés le vendredi 30 août juste avant que les M23 ne puissent être défaits des Trois antennes de Kibumba et sur la colline de Mujoga », a indiqué le colonel Hamuli en présentant les trois capturés.

Le Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de Justice RDC pense que l’armée congolaise prévoit d’attaquer “dans un futur proche” une position clé de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) située à une trentaine de kilomètres de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris lundi auprès d’un officier supérieur. La situation est “calme pour le moment” mais une offensive sur Kibumba est prévue “dans un futur proche”, a déclaré lundi matin à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un officier supérieur de l’armée. Il a ajouté que les positions de l’armée les plus proches de Kibumba étaient à “plus ou moins deux kilomètres” de cette ville. Des informations contradictoires avaient circulé, en fin de semaine dernière: l’armée avait affirmé être entrée dans Kibumba tandis que les rebelles assuraient tenir la ville.

La Prospérité annonce « Une délégation costaud (sic), constituée des émissaires de l’Union Africaine, des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union Européenne, séjourne en République Démocratique du Congo. Conduite par Mary Robinson, l’Envoyée spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, cette délégation était hier, à l’étape de Goma ». Elle inscrit cette visite dans le cadre d’une tournée dans la Région des Grands Lacs, alors que sur le terrain des opérations militaires, ce sont les FARDC, avec l’appui de la brigade de la Monusco, qui ont pris l’option sérieuse de reconquérir quelques territoires sous contrôle des rebelles du M23. La Prospérité estime que dans les Grands Lacs : Mary Robinson réactive la dynamique politique. Le quotidien indique que cette tournée intervient alors que sur terrain les FARDC, avec l’appui de la brigade de la Monusco, sont en train de reconquérir quelques territoires sous contrôle du M23. C’est aussi au moment où les pourparlers de Kampala sont en panne sèche, la médiation étant incapable d’apporter des solutions idoines et à quelques jours de l’ouverture de la session extraordinaire de la CIRGL, à Kampala.

En visite dans les Grands Lacs, écrit Radio Okapi, l’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour cette région, Mary Robinson, s’est rendue le lundi 2 septembre à Goma dans l’Est de la RDC où il a invité le M23 à cesser la violence et à déposer les armes. L’ancienne présidente irlandaise a été reçue par le gouverneur du Nord-Kivu avec qui elle a discuté de la crise qui sévit actuellement dans cette province. Les rebelles du M23 et les militaires congolais appuyés par la brigade d’intervention de la Monusco se sont violemment affrontés ces derniers jours au nord de Goma. « C’est clair que le M23 doit cesser avec cette violence, il doit désarmer comme le conseil de sécurité [de l’Onu] a demandé », a plaidé Mary Robinson, ajoutant qu’il fallait également envisager une solution politique à la crise dans l’Est de la RDC.
L’envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson séjourne à Goma depuis lundi 2 septembre. Elle est venue «vivre la réalité de ce qui s’est passé à Goma, elle-même». Son séjour intervient après des affrontements entre l’armée congolaise soutenue par la brigade d’intervention de la Monusco et les rebelles du M23 dans le Nord-Kivu. Elle se rendra du 4 au 7 septembre en RDC, en Ouganda et au Rwanda pour soutenir les efforts diplomatique en faveur de la paix dans l’Est de la RDC et la région des Grands Lacs.

Forum des As écrit que le Gouvernement congolais, réagissant aux accusations de la ministre rwandaise Louise Mushikiwabo des Affaires étrangères sur les bombes tombées sur le territoire rwandais, réaffirme sa responsabilité de protéger la population congolaise. Les propos de Louise Mushikiwabo, selon lesquels  » cette provocation ne peut plus être tolérée, nous n’hésiterons pas à défendre notre territoire » n’a pas du tout enchanté la RDC qui considère ces prétextes comme un moyen pour Paul Kagame de vouloir tout simplement officialiser sa présence militaire sur le sol congolais. Le Gouvernement de la RD Congo, qui note que  » les autorités du Rwanda ont multiplié ces derniers jours les menaces d’entrer en guerre contre la République démocratique du Congo en guise de représailles à de prétendus bombardements répétés du territoire de leur pays par les FARDC « , a réaffirmé, vendredi 30 août, sa  » responsabilité de protéger la population congolaise « . Le général Joseph Nzabamwita de l’armée rwandaise a allégué, dans un communiqué, que  » cinq obus ont atterri vendredi après-midi dans plusieurs villages rwandais frontaliers de la RDC et leur trajectoire laisse penser qu’ils ont été tirés depuis les positions des FARDC près de Mutaho « , un village situé à environ 20 km au nord de Goma (Nord-Kivu).

Parlant au nom de la population du Nord-Kivu, Julien Paluku, cité par L’Avenir, estime que les pourparlers de Kampala sont inopportuns étant donné que c’est le M23 lui-même qui a brisé l’élan en choisissant l’option militaire le 14 juillet dernier. A ce sujet, faute d’une offensive militaire, la population du Nord-Kivu attend purement et simplement la dissolution de ce mouvement terroriste (M23)A l’heure qu’il est, les engins de la guerre ainsi que les troupes rwandaises sont fortement amassés le long de la frontière rwandaise de la Grande barrière vers Kibumba, précisément à Kabuhanga en territoire rwandais et sur une partie du territoire congolais. La même population s’interroge aujourd’hui sur le silence de la Communauté Internationale face à l’attroupement des forces de l’armée rwandaise et des chars à la frontière, alors qu’il n’y a pas de guerre déclarée entre les deux pays.

Le chef de cité de Bunia en suspension, Serge Lossa, annonce Radio Okapi, a été arrêté samedi puis acheminé dimanche 1er septembre à Kinshasa par des militaires congolais. Il serait accusé d’être complice du chef milicien Cobra Matata que les FARDC combattent depuis plusieurs mois dans la chefferie de Walendu Bindi en Ituri (Province Orientale). Accusation qu’aucun officiel n’infirme ni ne confirme à Bunia et que les proches de l’incriminé rejettent. Des témoins de l’incident rapportent que Serge Lossa a été arrêté samedi dans un restaurant de Bunia pendant qu’il s’entretenait avec un journaliste.

D’après Radio Okapi également, plus de sept mille déplacés venus de la localité de Mutarule vivent dans des conditions difficiles dans la cité de Sange, province du Sud-Kivu, depuis deux semaines. Ils manquent de nourriture et d’abris. Le chef de la cité de Sange a déploré cette situation lundi 2 septembre. Il a tendu la main à sa « hiérarchie et aux ONG » pour assister ces personnes. Ces déplacés avaient fui la localité de Mutarule après le meurtre d’une dizaine de personnes le jeudi 15 août par des hommes armés non autrement identifiés.

Le Rwanda amasse chars et blindés à la frontière avec la RDC. Ce qui fait dire au journal Le Potentiel que la chute de Kibati est une victoire des FARDC qui déstabilise politiquement Kigali. La chute de Kibati ouvre de nouvelles perspectives pour la reconquête par les Forces armées de la RDC des territoires contrôlés encore par le M23. Coincé de toutes parts, le M23 cherche à relancer les pourparlers de Kampala pour se frayer une issue de secours. Pendant ce temps, son parrain, le Rwanda, peine à faire adhérer la communauté internationale à sa machination, commente Le Potentiel.

(Lorsqu’une guerre, civile ou étrangère, éclate dans un pays voisin, il est tout à fait normal que l’on envoie des troupes à la frontière, et même que l’on mobilise. Quand la France et la Prusse se sont battues en 1870, la Belgique a dépêché une « armée d’observation » à sa frontière Sud, et en 40/45, les Suisses ont mobilisé par précaution. Loin d’être « discrets », – vous avez déjà entendu le moteur d’un char d’assaut ? – les Rwandais ont jeté le masque. Puisqu’on ne mobilise pas quand la situation est normale, mais qu’on le fait lorsqu’elle peut être dangereuse, les mouvements de trupe rwandais reviennent à avouer que la situation est dangereuse pour le Rwanda… quand le M23 prend des baffes. Un aveu gros comme… un char d’assaut. NdlR)

Rentrée scolaire

Le Potentiel titre « Matata préside la rentrée scolaire 2013-2014 à partir de l’EP Mvundu réhabilitée »,
Ce journal confirme : « La rentrée scolaire 2013-2014 a eu lieu hier 2 septembre, conformément au calendrier scolaire ». Il explique que le Premier ministre Matata Ponyo s’est rendu à l’EP Mvundu située dans la commune de Kimbanseke où il a donné le go de cet événement tout en rappelant que L’EP Mvundu a été totalement réhabilitée dans le cadre du projet PRRIS financé par le gouvernement congolais. Par ailleurs, écrit Le Potentiel, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu, a précisé que les élèves de Goma (Nord-Kivu) et des localités environnantes ne reprendront les cours que le 9 septembre. La situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu s’est dégradée avec les affrontements en cours entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23.

Le Guide titre : «Les élèves de l’Epsp ont renoué lundi avec l’école ». A Kinshasa, écrit ce journal, il n’est un secret pour personne que tous les enfants de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp) n’ont pas été lundi à l’école, comme cela se fait chaque année. Selon ce journal, «Très peu d’enfants ont eu l’opportunité de terminer les achats de tout ce que les écoles exigent ». Il ajoute que « Les enfants des fonctionnaires, seule catégorie de salariés qui résistent tant soit peu, puisque payés régulièrement, ont passé des vacances chez d’autres membres de famille, question d’augmenter la chance d’atrapper ce qui n’est pas toujours facile chez ses parents ».

Divers

L’Agence Ecofin annonce qu’« un incendie a interrompu le réseau Airtel ».
Durant le week-end dernier, les abonnés de l’opérateur de téléphonie mobile Airtel de la commune de Limete, à Kinshasa, ont rencontré beaucoup de problèmes pour entrer en communications avec des proches ou des contacts d’affaires. Et pour cause, le réseau de télécommunications de l’entreprise a été interrompu suite à un incendie qui s’est déclaré dans ses installations techniques au quartier Kingabwa.
Le sinistre a été jugé accidentel par les responsables d’Airtel qui déplorent d’énormes dégâts matériels évalués à des centaines de milliers de dollars. Les pertes se comptent aussi en manque à gagner, souligne Dandy Yela, le responsable de la communication de la société de téléphonie mobile. «Quand nos abonnés n’arrivent ni à appeler, ni à recevoir des appels, ou envoyer des SMS ou à naviguer sur Internet, les dommages se chiffrent en milliers de dollars ».
Airtel a annoncé qu’elle s’attelait à restaurer la communication dans cette localité et que les abonnés qui ont perdu du crédit de communication seront dédommagés.

© CongoForum, le mardi 3 septembre 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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