10/09/13 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI

11 septembre 2013

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Les principales informations du jour sont l’adoption à l’unanimité du règlement d’ordre intérieur des concertations nationales et la reprise des pourparlers de Kampala.

Concertations nationales

La première plénière de concertations nationales s’est tenue lundi 9 septembre au Palais du peuple. Mais Radio Okapi aura de la peine à informer son public sur le déroulement de ces travaux, faute d’accréditation. Son équipe de reporters a mené toutes les démarches requises auprès des organisateurs des concertations nationales pour obtenir ses accréditations. Sans succès.

Le Palmarès écrit « Alors que le strict respect du délai s’impose, Concertations : le cafouillage plombe le démarrage des travaux ».
Il révèle que la presse et la société civile constituent les deux queues traînantes qui menacent de gâcher la grande rencontre nationale au Palis du peuple. Qu’à cela ne tienne a indiqué le journal, le règlement d’ordre intérieur des Concertations a été communiqué aux participants et que par ailleurs, cinq sites ont été retenus pour abriter les travaux des différents thématiques.

Forum des As titre : « Concertations nationales : les choses sérieuses commencent ». Après leurs ouvertures samedi dernier par JKK, les travaux des Concertations nationales ont effectivement commencé lundi 9 septembre. Pour ce premier jour des travaux, les délégués de différentes composantes se sont retrouvés dans la salle des Congrès du Palais du peuple pour le démarrage de ces assises d’intérêt national. Ce go effectif des assises a permis aux participants de prendre acte du Règlement intérieur des Concertations nationales. Ce, après que le coordonnateur adjoint dudit Forum a donné lecture de ce document préalablement élaboré par le comité préparatoire du reste était composé des délégués issus de la Majorité présidentielle, de l’Opposition politique et de la Société civile.
A l’occasion de la séance présidée par les deux membres du présidium à savoir Aubin Minaku, speaker de l’Assemblée nationale et Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat, les délégués sur les cinq sites choisis pour le déroulement des travaux des états généraux. Il s’agit des salles de Conférences internationales et de spectacles du Palais du peuple, de conférence de Royal hôtel, de l’hôtel Invest de la RTNC et celle d’Africana Palace. Chaque site, a souligné Aubin Minaku, correspondra à un groupe thématique, a noté ce quotidien.
Les décisions seront toujours prises par consensus et en cas de divergences persistantes, il est recommandé aux membres de tous les groupes thématiques de recourir au présidium, a martelé cet organe, relayé par le journal. Forum des As indique que la journée du lundi a été mise à profit pour la mise en place d’un comité chargé de vérifier les listes de toutes les composantes en vue de valider les mandats de tous les délégués.
La loi sur l’amnistie, quant ç ,elle, relève, bien entendu, du Parlement. C’est en ces termes que le co-président du Forum national, Kengo, a éclairé hier lundi 9 septembre la lanterne des délégués aux travaux des assises nationales. Kengo a fait savoir que l’examen de cette loi sera la priorité du Parlement qui sera en session ordinaire dès le 15 septembre en cours. « Avant l’examen du projet de budget, les parlementaires s’attèleront tout d’abord au vote de la loi sur l’amnistie », a indiqué le président du Sénat et co-président du présidium des Concertations nationales.

RFI s’intéresse à cette loi d’amnistie évoquée par Joseph Kabila à la fin de son discours, et constate qu’il faudra attendra la rentrée parlementaire, en octobre. Mais la grâce présidentielle pourrait intervenir très rapidement, même si, par le passé, des annonces de grâce n’ont pas été suivies d’effets. Nombre d’élus nourrissent sans doute l’espoir de recouvrer la liberté à la faveur de cette grâce ou d’une amnistie. Citons le député Mohindo Nzangi, condamné le mois dernier à trois ans de prison ferme pour avoir critiqué les autorités et la Monusco sur une radio locale du Nord Kivu. Son parti, le Mouvement social de renouveau (MSR) – qui participe aux concertations – avait un temps boudé la majorité présidentielle suite à sa condamnation. Eugène Diomi Ndongala, député et président de la Démocratie chrétienne, est lui poursuivi pour viol sur mineurs. Des actes qu’il a toujours nié avoir commis. Son procès, maintes fois repoussé, a été reprogrammé au seize septembre. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi, affirme que quinze de ses membres demeurent incarcérés, la plupart ont été arrêtés en marge de manifestations contre le processus électoral de 2011. Citons aussi le pasteur Fernando Kuthino. Souffrant, il purge une peine de dix ans de prison. Enfin il y a bien sûr les présumés coupables de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, qui avaient été écartés de l’amnistie en 2006.

La plénière des concertations nationales tenue hier lundi, endosse le Règlement intérieur élaboré lors des travaux de groupe de contacts, constate Le Potentiel. L’étape suivante, celle de la validation des listes de délégués risque de perdurer. Des listes seraient entachées d’irrégularités, sans compter que la délivrance des macarons s’effectue à pas de tortue du côté du stade des Martyrs. Les délégués aux concertations ont pris acte du Règlement intérieur devant régir ce forum national. C’était au cours de la première plénière convoquée hier lundi 9 septembre dans la salle des Congres du Palais du peuple. Ce document avait déjà fait l’objet de chaudes discussions lors des travaux préliminaires. Il fixe les règles relatives aux modalités d’organisation et de fonctionnement des concertations nationales et précise les questions à débattre dans le cadre des thématiques retenues, le nombre et les critères de désignation des participants.

L’Avenir raconte qu’après l’ouverture des travaux des Concertations nationales le samedi 7 septembre dernier, il était question hier, au Palais du peuple, de l’audition du Règlement intérieur régissant ce grand forum national. Après que le Coordonnateur du Secrétariat technique en ait révélé l’économie, tirée essentiellement de l’Ordonnance présidentielle les créant, les participants ont pris acte de ce texte structuré autour de 29 articles, tel qu’élaboré par le groupe de contact et décidé par le Présidium.(…) Mais avant que cette lecture soit faite, Kengo wa Dondo avait expliqué que c’est suite à l’harmonisation des listes des participants, cas des concertateurs de la Société civile, que la séance a dû commencer peu après l’heure initialement prévue. Ce qui mérite une bonne excuse, selon certains participants.

Un « front anti-concertations  » ?

Dans son discours inaugurant les travaux des concertations nationales, rappelle Radio Okapi, Joseph Kabila, a invité samedi 7 septembre les absents à rejoindre ce forum, tout en leur garantissant la liberté d’expression. Il a appelé «tous ceux qui hésitent encore à venir participer à ce forum et à apporter leur contribution ». « Il est reconnu aux délégués aux concertations nationales l’immunité de parole, sous réserve bien-entendu du respect des lois, de l’ordre public et des bonnes mœurs ainsi que consacré dans notre constitution». Il a aussi annoncé la libération conditionnelle de certains prisonniers afin, dit-il, de décrisper la situation. Déjà, l’Union nationale de Vital Kamhere a décliné cette invitation, qualifiant ces assises de mascarade politique.

Jeune Afrique y voit une manœuvre de positionnement de Kamerhe en vue des Présidenteilles de 2016. « À s’y prendre aussi à l’avance, certains pourraient craindre un faux départ… Pas lui. Vital Kamerhe, l’ancien président de l’Assemblée nationale, autrefois proche de Kabila, affiche ses ambitions pour 2016. (…)Vital Kamerhe a donc encore trois ans pour se forger la stature de principal opposant au camp présidentiel. Une éventuelle condamnation de Jean-Pierre Bemba, qui comparaît devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, ne pourrait que lui profiter. Et d’ici là, Étienne Tshisekedi, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), seul autre grand parti à refuser tout dialogue avec le pouvoir, aura 84 ans. Kamerhe ne désespère pas d’obtenir son soutien : “J’ai besoin de l’aide de tous et de la bénédiction des aînés comme lui.” “ Il ne suffit pas de boycotter ces concertations pour espérer un soutien de Tshisekedi”, répond Valentin Mubake, conseiller politique du président de l’UDPS.

«La seule solution à la crise politique en RDC passe par un tête-à-tête direct entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi ainsi que par une grâce présidentielle envers tous les détenus politiques», a affirmé l’opposant Jean-Claude Vuemba, président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR). Au cours d’un point de presse lundi 9 septembre au siège de son parti à Kinshasa, il a estimé que pour résoudre la crise qui secoue le pays, on ne devrait pas se voiler la face. Le MPCR estime qu’«il y a une crise politique majeure entre Monsieur Kabila et Monsieur Tshisekedi », depuis le scrutin du 28 novembre 2011, qui a consacré la réélection du président Joseph Kabila. Le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Etienne Tshisekedi, qui a toujours contesté cette réélection, s’est autoproclamé président de la République, rappelle Radio Okapi. (Les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)

Le Potentiel estime que les formations politiques de l’Opposition qui ont boycotté les concertations nationales initiées par Joseph Kabila ne tarissent d’initiatives pour faire entendre leur voix. A l’issue des échanges faisant référence à la déclaration de l’Opposition du 1er juillet dernier et aux résolutions du conclave de l’Opposition politique tenu, du 6 au 11 juillet 2O13, les partis politiques présents ont décidé de la création d’une synergie des forces sociopolitiques dénommée « Coalition pour le vrai dialogue en RDC ». L’annonce a été faite, le vendredi 6 septembre, au Palais du peuple, par le secrétaire général de l’UNC, le député national Jean-Bertrand Ewanga, entouré de ses pairs et autres signataires. Selon le secrétaire général du parti de Vital Kamerhe, la Coalition pour le vrai dialogue (CVD) a comme objet l’exigence de la tenue du vrai dialogue national inclusif avec l’accompagnement de la communauté internationale, conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février et de la Résolution 2098 du 27 mars de l’année en cours.

Ce week-end, dit La Prospérité, l’Udps et alliés de Samy Badibanga, l’UNC de Vital Kamerhe, le Mlc représenté, ici, par Jean-Lucien Bussa, Martin Mukonkole, …se sont engagés sur une nouvelle voie, celle qui enrichit la scène politique congolaise, avec une nouvelle coalition. Sur la liste, il y a déjà trente-six signatures récoltées dans les principales formations politiques diamétralement opposées à l’initiative du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, convoquant le Forum pour les Concertations nationales. Après mûres réflexions, cette coalition exige, en effet, ce que ses co-sociétaires appellent ‘’vrai dialogue’’. Ils promettent de se battre ainsi jusqu’à la moelle épinière, pour l’arracher, haut la main, après ces concertations nationales dont ils contestent d’avance, les résolutions et recommandations. Décidément, l’on tend vers une nouvelle bipolarisation du paysage politique, au lendemain de ces concertations nationales, sous le présidium assuré par le duo Kengo-Minaku. L’affaire de l’article 220 de la Constitution, avec à l’avant-plan, l’opposition farouche à toute révision constitutionnelle, y est considérée comme l’épine dorsale qui ferait qu’un jour, le vase dérobe, si jamais les concertateurs se trompaient de thématiques.

Est et Kampala

Le Potentiel titre « Alors qu’elle a promis de dire toute la vérité à Kagame : à l’étape de Kigali, Mary Robinson esquive les vraies questions de la région ».
A Kinshasa, l’envoyée spéciale de Ban Ki-Moon avait promis de dire « toute la vérité » à Paul Kagame, le président rwandais, lors de son passage à Kigali. Mais le journal fait observer qu’au cours de sa rencontre avec le président rwandais, il n’y a eu aucune déclaration de la part de Robinson disant la vérité à Kagame. L’ émissaire de Ban Ki-Moon s’est montrée assez vague concernant les accusations de l’Onu à l’égard du Rwanda.

Radio Okapi annonce que l’ultimatum des chefs d’Etat des Grands Lacs pour la reprise des pourparlers entre le gouvernement et le M23 a expiré ce lundi 9 septembre. Mais les discussions ne pourront reprendre que mardi. La délégation rebelle se trouve déjà dans la capitale ougandaise tandis que celle du gouvernement congolais est en route pour Kampala. «Tous les membres de notre délégation sont ici, où une première phase de pourparlers, lancée en décembre, avait été suspendue en mai dernier sans réelle avancée», a affirmé à l’AFP le chef de la délégation du M23, René Abandi. Les chefs d’Etat de la Conférence internationale sur les Grands lacs (CIRGL) ont exigé jeudi lors d’un sommet extraordinaire à Kampala que les discussions entre le gouvernement et le M23 soient “conclues dans les 14 jours”, après sa reprise.

Le Phare titre « Rendez-vous à Kampala ce mardi : guerre des nerfs entre Kinshasa et le M23 ».
Selon ce journal, les enchères ont pris à l’ascenseur à Kampala pour la simple raison que le coordonnateur du comité de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, François Mwamba a laissé entendre qu’il n’est pas question d’accorder une quelconque amnistie aux membres du M23, ni de les intégrer dans les institutions de la République ou l’armée. A son avis, explique le journal, les revendications de ce mouvement rebelle ont déjà été vidées. S’exprimant sur le même registre, Bertrand Bisimwa, chef militaire du M23 a posé deux préalables au désarmement : l’éradication des Fdlr et le rapatriement de tous les réfugiés tutsi congolais vivant en Ouganda, au Rwanda et au Burundi.

Le Potentiel titre à la Une « Eventuelle impasse à Kampala : irréalistes conditions de Kigali à travers le M23 ».
En principe, les pourparlers de Kampala reprennent aujourd’hui mardi 10 septembre. Sauf blocage de dernière minute. C’est sur insistance des participants au sommet extraordinaire tenu dernièrement dans la capitale ougandaise que le gouvernement congolais et les rebelles du M23 vont, de nouveau, se mettre autour d’une table pour régler les différends qui les opposent. Ils ont été pratiquement sommés de faire taire le langage des armes et de reprendre le dialogue. Le gouvernement congolais attend une proposition de la médiation ougandaise qui doit conclure les pourparlers de Kampala, renseigne le journal en ligne de radio Okapi, qui cite le coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, François Muamba, qui participe aux pourparlers de Kampala comme expert du gouvernement. Le M23, dit-il, vient d’administrer une nouvelle fois la preuve qu’il est un va-t-en guerre et que la reprise des pourparlers de Kampala lui sert de trêve avant la relance des hostilités. C’est ce qui ressort de nouvelles conditions qu’il pose pour accepter de déposer les armes.
Il s’agit de la neutralisation des Fdlr et du retour des réfugiés tutsis congolais du Rwanda. Non seulement c’est irréaliste et inacceptable par Kinshasa mais encore, c’est la confirmation du rôle de filleul de Kigali que joue le M23. Il a endossé le sempiternel argumentaire que son parrain a toujours embouché pour justifier sa présence militaire chez son voisin et dont le soubassement est la balkanisation dudit voisin.

AfricaNews titre « Non désirés à Kinshasa et battu sur le front : Des Rwandais dans la délégation du M23 à Kampala ».
D’après ce quotidien, des personnes bien identifiées comme ayant la nationalité rwandaise et ayant ou continuant à exercer des fonctions dans l’appareil militaro-politique de Kagame sont en effet dans cette délégation.Il s’agit notamment de François Ruchogoza, ancien militaire de l’armée rwandaise, Jean-Baptiste Gasominari, rwandais, Oscar Balenda, jeune frère du sénateur rwandais Balinda, encore actif au parlement de son pays, Bisimungu Masogera, militaire actif de la Rdf, etc.

La Prospérité titre « Kampala : le M23 dévoile son agenda totalement étranger ! »

Ce journal explique que le M23, poussé dans son dernier retranchement par la supériorité tactique des Forces armées de la République Démocratique du Congo, appuyées par la Force de la Monusco, n’a pu tenir longtemps militairement. Il ne doit sa survie qu’aux pourparlers de Kampala. Et, là-bas, les hommes de Sultani Makenga et de Bertrand Bisimwa dévoilent un cahier des charges revendiqué jadis par le Rwanda et l’Ouganda. «Nous sommes prêts à désarmer à deux conditions. Premièrement, que soit réglée la question des FDLR et, deuxièmement, le retour des réfugiés congolais qui vivent dans des camps », au Rwanda, en Ouganda et au Burundi, a déclaré Bertrand Bisimwa, Chef politique de cette rébellion. Peupler le Nord­-Kivu des refugiés Tutsi qui se trouveraient au Rwanda, en Ouganda et au Burundi, voilà en résumé ce que veut Kigali via le M23, résume le journal. La Prospérité remarque en effet que le semblant des revendications de bonne gouvernance ou encore des grades au sein des FARDC ont subitement disparu. Car, la hiérarchie militaire congolaise avait catégoriquement refusé cette intégration massive des rebelles.

Prévues pour reprendre hier lundi, pour une durée de 14 jours maximum, écrit Forum des As, les négociations de Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 ne reprendront qu’aujourd’hui mardi, la délégation de Kinshasa n’ayant pu atteindre la capitale ougandaise qu’hier dans la soirée. Mais auparavant, le chef politique du M23, M. Bertrand Bisimwa, a tenu une conférence de presse à Bunangana, pour fixer l’opinion sur la position de son mouvement par rapport à la reprise des négociations. Réagissant à la déclaration de Mary Robinson qui, dans un communiqué officiel de l’Onu, a exclu toute possibilité d’intégration des rebelles du M23 dans les Fardc et encore moins une quelconque mesure d’amnistie pour ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité. Bisimwa réplique que le M23 ne désire pas intégrer les Fardc qui ne sont pas une armée attirante, et encore moins de faire partie des institutions politiques de la Rdc. Il soutient que les rebelles sont prêts à déposer les armes mais à deux conditions: la première est que le gouvernement mette immédiatement fin à l’existence des FDLR. La deuxième est le retour de tous les réfugiés congolais qui vivent en Ouganda, au Rwanda et au Burundi. Ce que Bisimwa a caché et qui est connu de tous, c’est que ces réfugiés dont le M23 exige le retour immédiat ne sont pas n’importe lesquels. Mais ce sont les Tutsi qui ont fui les différentes guerres dans les Kivu et qui se sont réfugiés dans des pays limitrophes. Avec ces conditions qui ne sont pas authentiquement du M23 mais qui sont dictées par Kigali, l’ombre de Paul Kagame plane sur les rebelles congolais aux négociations de Kampala.

L’Avenir aussi parle des pourparlers de Kampala et titre : « les travaux reprennent aujourd’hui ».
Ce journal note qu’il revient à la médiation ougandaise de présenter une proposition d’accord aux deux délégations, qui auront ensuite quatorze jours maximum pour en discuter. Ce n’est qu’après qu’il présentera la synthèse consensuelle attendue de ces textes et qui doit faire l’objet d’un accord final à signer par les deux parties. Il fait savoir que le dernier groupe de la délégation du gouvernement congolais aux pourparlers de Kampala est arrivé lundi 9 septembre en Ouganda. Et ce, pour répondre au vœux des chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) qui ont insisté pour que les pourparlers reprennent aujourd’hui et qu’ils soient conclus dans une période maximale de quatorze jours durant lesquels les forces en présence sont appelées à observer un maximum de retenue afin de permettre au dialogue d’être rapidement conclu. Il sied de souligner que les deux parties se retrouvent après plusieurs mois d’interruption des négociations et de violents combats entre les forces armées congolaises (FARDC) et les combattants du M23 près de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu dans l’Est du pays. Concrètement, la balle est dans le camp de la médiation ougandaise qui doit présenter une proposition d’accord aux deux délégations, précise L’Avenir.

Ce journal revient aussi sur la dernière attaque du groupe de rebelles et titre « Territoire de Rutshuru : un braquage du M23 fait deux morts et plusieurs blessés à Rukoro »/ L’information a été livrée à L’Avenir par la Société civile de la province du Nord-Kivu. Le fait s’est produit vers 8 heures locales, le matin de la journée de lundi 9 septembre. Un véhicule de marque Fuso, avec à son bord une trentaine de passagers et de marchandises, a été braqué par un groupe d’élments-M23, à hauteur de Kikoro sur l’axe Bunagana.
Le M23 planifie de nouvelles attaques, affirme encre L’Avenir. Ce quotidien affirme avoir appris la tenue jeudi dernier à Gisenyi (au Rwanda) d’une rencontre ayant mis au tour d’une table de hauts officiers de l’armée rwandaise (RDF) et ceux du M23 (dont les Colonels Makoma, Vianney Kazarama ainsi que d’autres caciques de ce mouvement rebelle. L’objectif ultime de cette rencontre était de planifier la relance de nouvelles hostilités, de nouvelles attaques contre les positions des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Il en résulte déjà que les éléments du M23 creusent en ces jours des trous de fusiliers sur la Colline Hehu (en Groupement de Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo), signe avant-coureur illustrant les préparatifs d’une prochaine attaque, révèle ce journal.

Selon L’Avenir qui dit tenir cette information de la Société civile de la province du Nord-Kivu, vers 8h locale, le matin de la journée de lundi 09 septembre 2013, un véhicule de marque Fuso, avec à son bord une trentaine de passagers et de marchandises, a été braqué par un groupe d’éléments-M23, à hauteur de Kikoro (3 km de Rutshuru/Burai), sur l’axe Bunagana. Afin de contraindre le véhicule à s’arrêter, les assaillants ont tiré en rafale sur le Fuso : deux personnes ont trouvé la mort sur le coup et plusieurs autres s’en sont tirés grièvement blessés. Les malfrats ont à l’occasion ravi de l’argent, des bijoux, des portables et d’autres marchandises. Les blessés sont admis pour l’instant à l’Hôpital Général de Rutshuru. Les autres véhicules, en partance pour Bunagana, qui venaient derrière le Fuso braqué viennent de replier sur Rutshuru, les commerçants et autres usagers de la route craignant pour leur sécurité. La Société Civile du Nord-Kivu qui déplore ces actes attire l’attention du Gouvernement et de Nations Unies sur le genre d’hommes avec qui on veut engager les pourparlers à Kampala. La population du Nord-Kivu qui traverse au quotidien cette barbarie du M23 ne saurait saluer cette messe avec les criminels.

Selon Radio Okapi, les habitants de Rodo, une localité située à la frontière congolaise avec l’Ouganda, vivent dans la psychose depuis l’incursion, le 25 août dernier, de militaires ougandais dans leur village à Mahagi (Ituri). Ces militaires avaient détruit le poste douanier congolais de Rodo avant de retourner chez eux, six jours plus tard. Plusieurs habitants avaient abandonné leurs maisons et ne sont toujours pas revenus. La rentrée scolaire n’a pas eu lieu non plus. Le village de Rodo est situé à 18 kilomètres de Mahagi centre face à l’Ouganda. Les troupes ougandaises sont entrées en terres congolaises pour détruire le poste douanier de cette cité qu’ils ont assiégée pendant une semaine. Selon les autorités locales, plus de 1000 habitants ont fui dans d’autres villages. Bien que les envahisseurs se sont retirés, près de la moitié des habitants n’est pas revenue chez elle.

Divers

L’Avenir annonce qu’un nouveau rapport Doing Business doit être publié le mois prochain. Après la réalisation de nombreuses réformes touchant spécifiquement à ce secteur, la Troïka a exhorté le ministre délégué aux Finances à maintenir le contact avec l’équipe de la Banque mondiale, en vue de la prise en compte des avancées enregistrées dans certains domaines, comme résultante de la mise en œuvre des réformes. Comme chaque lundi, le Premier ministre Matata Ponyo a présidé la quarante-unième réunion de l’exercice 2013 de suivi de la situation économico-financière du pays

L’Observateur s’intéresse à la CPI. La Cour pénale internationale, qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a ouvert des enquêtes dans huit pays, tous africains, avec une trentaine d’inculpés. Depuis son entrée en fonction en 2003, la CPI n’enquête que sur des pays africains, alors que les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, les motifs contre lesquels elle poursuit les personnes, sont commis aussi bien en Afrique que dans d’autres continents du monde. Ce qui lui vaut des critiques, notamment de l’Union africaine, qui l’accuse de mener «une sorte de chasse raciale». Le Procureur de la CPI a ouvert des enquêtes en République démocratique du Congo (juin 2004), en Ouganda (juillet 2004), au Darfour au Soudan (juin 2005), en République centrafricaine (mai 2007), au Kenya (mars 2010), en Libye (mars 2011), en Côte d’Ivoire (octobre 2011) et au Mali (janvier 2013), tous des pays africains, pour des allégations des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’auraient commis des personnalités politiques et militaires de ces pays. Plus d’une vingtaine seraient visées par des mandats d’arrêt lancés par la juridiction internationale.

L’insécurité se porte bien dans la partie septentrionale du Katanga, estime Le Potentiel. A la base, la résurgence d’activités de différents groupes armés dans cette zone de la province cuprifère. Des informations en provenance du Nord-Katanga ne sont pas rassurantes. Elles font état de la résurgence d’activités de différents groupes armés Maï-Maï écumant encore cette partie de la province cuprifère. Selon la Monusco, la situation sécuritaire demeure « volatile » et « imprévisible » dans les zones situées au Nord de la province du Katanga, suite aux exactions commises par ces forces négatives. Le commandant adjoint du groupe armé Maï-Maï Gédéon Bakata-Katanga s’est rendu dernièrement à Monga, un village situé à 165 km au Sud-ouest de Manono, en compagnie de dix-huit enfants soldats, dont cinq filles. Les mineurs transférés à Manono ont été remis à l’UNICEF pour leur prise en compte. Les groupes armés ne sont pas seulement actifs au Nord du Katanga, mais ils opèrent aussi au Nord et Sud du secteur 2 de la province.

D’après Radio Okapi, les chefs des groupements de Kabongo wa Tshila, Kanyuka et Bena Kalambayi sont gardés, depuis quatre jours, au cachot de l’Agence nationale des renseignements (ANR) du territoire de Ngandajika (Kasaï-Oriental). Des sources concordantes affirment qu’ils sont poursuivis pour avoir confisqué les accessoires des tracteurs agricoles de l’Etat, destinés aux travaux champêtres dans le territoire de Ngandajika. Ces tracteurs ont été remis aux opérateurs économiques et autres agriculteurs qui exploitent de grandes superficies dans cette contrée. Le directeur de cabinet du gouverneur du Kasaï-Oriental affirme que ces chefs traditionnels ne sont pas à leur premier forfait. Ils auraient, selon lui, menacé la semaine dernière les travailleurs d’un opérateur économique qui voulait investir dans leurs entités.

L’Avenir annonce que l’atelier débattant de la vulgarisation de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et sécuritéen République démocratique du Congo, s’est ouvert hier à Caritas-Congo, obligeant le gouvernement congolais à se conformer à cette résolution. Au total, vingt-cinq participants sont en train de réfléchir sur comment propager cette résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur toute l’étendue congolaise afin de rendre l’égalité des sexes, des droits égaux pour les femmes et l’importance de l’influence des femmes en politique, sécurité et développement, possible en Rdc. S’exprimant à cet effet, la représentante de l’Onu-Femme en Rdc, a indiqué que cette session de vulgarisation de la Résolution 1325 est un processus important pour avoir des ressources humaines, utiles à cette mise en œuvre. Mme Françoise Ngendahayo, a ainsi invité les participants à apporter toute l’attention nécessaire. Car, dit-elle ; « vous porterez la responsabilité de la situation de la femme congolaise à travers le suivi que vous serez appelés à assurer dans les différentes provinces ».

© CongoForum, le mardi 10 septembre 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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