19/09/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

19 septembre 2013

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Les sujets exploités par les journaux parus ce jeudi à Kinshasa concernent encore une fois l’Est, les pourparlers de Kampala et les Concertations nationales qui se déroulent à Kinshasa. En dehors de ces sujets phares, les divers, notamment sociaux et économiques, sont assez abondants.

Est

Le Potentiel titre en forme de question « Que prépare Kigali ? », à propos de la forte présence militaire rwandaise à la frontière. En effet, constate ce quotidien, le Rwanda multiplie et intensifie des manœuvres militaires à sa frontière avec la RDC.
Ce mouvement massif des troupes rwandaises a été observé par la Société civile du Nord- Kivu qui n’a pas tardé à tirer la sonnette d’alarme. Que mijoterait le Rwanda après de violents combats qui ont secoué les alentours de la ville de Goma ? Pour les spécialistes des Grands Lacs, fait remarquer le Potentiel, plusieurs hypothèses pourraient sous-tendre cette attitude va-t-en de l’homme fort du Rwanda. Celui-ci voudrait anticiper sur un éventuel échec des pourparlers repris à Kampala entre son filleul de M23 et le gouvernement congolais. Ayant été l’un des initiateurs de ces discussions de la capitale ougandaise qui évoluent en dents de scie depuis leur lancement fin 2012 à la suite de la chute de la ville de Goma, il en maîtrise le déroulement et le dénouement. Il sait qu’il n’en sortirait qu’une souris et non une résolution marquée du sceau de paix, et, conscient que rien de bon ne sortirait des pourparlers de la capitale ougandaise, Kigali se prépare à la reprise de la guerre.
Quelle sera dès lors l’attitude de Kinshasa ? Le Potentiel rappelle cette déclaration faite par JKK à l’ouverture des Concertations nationales : « aucun effort ne sera ménagé pour que les réunions de Kampala aboutissent à la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire nationale, faute de quoi nos Forces armées assumeront ce devoir ». C’est tout dire.

Radio Okapi Annonce que le Bureau de coordination des affaires humanitaires est à la recherche de deux millions de dollars américains pour faire face aux besoins additionnels d’environ 150 000 déplacés de guerre dans le territoire d’Irumu en Province Orientale. C’est ce qu’a déclaré mercredi 18 septembre le chargé de communication de cette agence onusienne, Sylvestre Ntumba Mudingayi. Selon lui, son agence a enregistré depuis le 22 août dernier environ 80 000 déplacés de guerre qui vivent dans des conditions précaires à la suite des affrontements répétés entre les FARDC et les miliciens du Front de résistance des patriotes indépendants (FRPI).

Les Forces armées de la RDC (FARDC), également d’après Radio Okapi, ont repris le contrôle de cinq villages dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. Ces villages étaient occupés depuis plusieurs mois par des rebelles rwandais des FDLR et des miliciens Maï-Maï. Des sources locales indiquent que les villages de Lusuli, Vuvati, Buhenge, Kataro et Kasiki ont été repris progressivement et sans combats depuis une semaine. Les quatre premiers villages étaient occupés par les FDLR alors que le dernier était contrôlé par des miliciens Maï-Maï.

Kampala

Le Phare titre: « Cinq thématiques à Kin… 10 à Kampala ! »
Il note que les Congolais sont dans la confusion. Celle-ci est d’autant grande dans la mémoire collective que les thématiques semblent se recouper. Toutefois, constate Le Phare, certaines thématiques de Kampala font peur, notamment celles qui s’articulent autour de la transformation du M23, du retour et réinstallation des réfugiés et déplacés internes, de la déclaration de la zone sinistrée. Ce quotidien estime que le gouvernement devrait expliquer à l’opinion nationale ce que font encore ses experts dans la capitale ougandaise dans l’hypothèse où le sort du pays se jouerait aux Concertations nationales.

En effet, le porte-parole civile de la mission onusienne, Madnodje Mounoubai, a indiqué que la Monusco a reçu mandat de neutraliser les groupes armés. Si le M23 ne dépose pas les armes, il va faire face à la Brigade d’intervention.

La Prospérité, au sujet des pourparlers de Kampala, explique le rejet par la Monusco de la proposition du facilitateur qui appelle à stopper les opérations militaires contre le M23. Intervenant sur les ondes de la BBC, le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, facilitateur des pourparlers entre Kinshasa et le M23, a exhorté la Monusco à stopper les opérations militaires contre le M23.
La Monusco ne l’entend pas de cette oreille. Elle ne fait qu’exécuter les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. «La Monusco a reçu mandat de neutraliser les groupes armés… Si le M23 ne dépose pas les armes, il va faire face à la Brigade d’intervention», indique le journal citant le porte-parole de la mission onusienne.

En outre, la Prospérité, qui cite des sources proches de la société civile du Nord-Kivu, affirme qu’un commandant du M23 Innocent Kaina aurait été récemment désigné par la hiérarchie de la rébellion, pour diriger les prochaines attaques contre les positions des FARDC. Le journal croit même savoir que Kaina sera désormais en charge des fronts de Tongo, Mabenga et Rwindi, au Nord de Rutshuru, bénéficiant de l’appui de RDF et des mercenaires Erythréens.

Concertations / per diem

La République titre « Per diem…Les concertateurs désillusionnés » au sujet de la polémique relative au per diem que perçoivent les participants aux concertations nationales.
Après l’euphorie consécutive à la participation aux concertations nationales, écrit ce journal, l’heure est aux grincements des dents dans le chef des « élus » triés sur le volet pour prendre part à ces assises censées consolider la cohésion nationale.
A l’amorce de l’opération de paie mardi dernier, commente ce quotidien, la déception était à son comble sur tous les visages. La République rapporte que les concertateurs ont perçu 50 dollars américains au lieu des 400 initialement couchés sur les premiers documents de l’organisation. Le journal parle d’une couleuvre difficile à avaler par des personnes ayant nourri et caressé le rêve d’une fortune de 5 600 USD à l’issue de 14 jours. Le quotidien qui indique avoir fait la ronde dans les différents groupes thématiques le mercredi, des chaises étaient vides dans les salles alors que les concertateurs étaient loin des sites retenus.

(L’appât de l’argent facile explique certes beaucoup de choses, et notamment de quelle manière un pouvoir dépourvu de toute légitimité reposant sur le suffrage des citoyens peut se maintenir en place[1]. En RDC « perdiémiste » est en passe de devenir une profession à part entière. Mais s’il est juste et salutaire de fustiger la corruption et le recours systématique à la « Loi de l’Entrecôte », il faut aussi remarquer qu’ au Congo, gagner de façon sûre et stable assez d’argent pour mener une vie décente n’est guère possible qu’en détenant un quelconque mandat politique, fût-il temporaire comme celui de « concertateur perdiémiste ». NdlR)

Concertations nationales / les débats

D’après l’ACP, les concertateurs de la thématique « Economie, secteur productif et finances publiques » ont clôturé, mercredi, le débat général sur l’état des lieux de l’économie nationale à travers différentes interventions consacrées à la recherche des voies et moyens nécessaires pour sortir l’économie congolaise du marasme actuel. A cet effet, M. Jean Claude Muyambo, président du SCODE, a dénoncé certains maux qui rongent notre économie à savoir : la fraude douanière et minière, la corruption, le détournement des deniers publics et le pillage de la GECAMINES.

Au sujet de l’économie, il faut rappeler que le Premier ministre, Matata Ponyo, a réitéré récemment sur les antennes de Radio Okapi son engagement à poursuivre l’amélioration du climat des affaires et la position de la RDC sur le classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce rapport classe les pays du monde en fonction de la facilité d’y faire les affaires. Selon le classement Doing Business 2013 de la Banque mondiale, la RDC avait perdu une place par rapport à l’anneée 2012. Classée 181ème pays sur 185, la RDC a encore du chemin à parcourir dans l’amélioration de son environnement des affaires. « L’argent ne va que là où il n’y a pas de bruits de bottes, de tracasseries administratives, d’harcèlements, de fraudes et de corruptions. Nous y travaillons énormément», a déclaré le Premier ministre qui répondait aux questions des auditeurs dans l’émission Parole aux auditeurs consacrée au bilan de sa première année comme chef du gouvernement.« Le secteur privé reste le moteur de la croissance d’un pays », a affirmé Matata Ponyo.

Le présidium des Concertations nationales, annonce l’ACP, a visité mercredi le groupe thématique 5 qui traite des « conflits communautaires , paix et sécurité » sous la co-modération de MM Thomas Luhaka et Arsène Mwenembwe.

Il se dégage des différents exposés faits par les délégués, que ces conflits inhérents à toute société sont instrumentalisés par les politiciens en RDC. Dans le groupe thématique « Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles »,M. Michel Bongongo, co-modérateur, a estimé que les matières soumises à son groupe sont tellement sensibles qu’il faut aux concertateurs beaucoup de perspicacité et d’intelligence pour les traiter.

Toujours d’après l’ACP, les délégués aux concertations nationales, membres des Etats généraux sur la décentralisation et le renforcement de l’autorité de l’Etat, ont poursuivi mercredi leurs travaux en plénière après avoir analysé en profondeur dans les sous-commissions, les différents pesanteurs liés à la Décentralisation. Ce groupe thématique a relevé que la constitution a prévu des mécanismes de gestion des différentes structures de l’Etat au niveau de la base, mais leur fonctionnement pose problème, à cause notamment de l’absence des textes d’accompagnement et des contraintes d’ordre structurel dues en l’absence d’une réelle volonté politique de certains acteurs concernés.

L’Observateur entend des échos qui fussent de tous les horizons contournant les concertations nationales, il convient de poser, sans vergogne mais avec consistance, l’épicentrale question sur la pertinence et l’opportunité pour le chef de l’État de former un gouvernement d’union nationale impulsé et éventuellement dirigé par l’actuel président du Sénat, M. Léon Kengo wa Dondo. (…) Plutôt que de rappeler aux congolais la gestion prédatrice des dinosaures que J.C. Willame qualifie « … d’acteurs politiques réunis au sein d’une Joint-venture centrée sur le pillage… », il y a lieu de jeter un regard d’espoir sur les actions posées par le couple Kabila-Matata…

Preuve de l’isolement de Kengo, d’après La Tempête des Tropiques, des voix s’élèvent de plus en plus parmi les participants pour s’opposer à toute tentative de révision de la constitution et de formation d’un gouvernement d’union nationale. (…) Une dynamique voudrait que le gouvernement Matata II soit entièrement composé d’hommes et femmes qui n’ont pas encore siégé au gouvernement. Des voix s’élèvent également parmi les participants aux concertations pour réclamer la dissolution des Assemblées provinciales et de l’actuel Sénat et de nommer des nouveaux gouverneurs avant l’organisation des élections….

L’Avenir note que Majorité et Opposition sont divisées sur la question du découpage du territoire.
Même si la Constitution de la République prévoit 26 provinces, la matérialisation de celles-ci pose problème. Raison pour laquelle quelques délégués au groupe thématique Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat ont suggéré que le découpage territorial se fasse globalement, pendant que l’autre groupe estime que compte tenu des difficultés d’ordre logistique, le découpage devrait s’effectuer par étape

Le torchon brûle également entre la Majorité et l’Opposition dans le groupe thématique Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles. L’Opposition méconnaît tous les efforts accomplis jusqu’ici. Pour L’Avenir cette affirmation s’est révélée fausse pour une Opposition qui est reconnue, qui a un statut, mais qui peine à se trouver un porte-parole.

Divers

L’Avenir rapporte que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé hier le déploiement de la Mission d’Évaluation d’Assistance Électorale des Nations-Unies (Nam), qui se fera du 25 septembre au 4 octobre 2013 prochain. C’est ce qu’indique une note d’information de cette institution électorale nationale publiée hier. (…) Selon la note d’information, cette mission fait suite à la demande du gouvernement formulée le 31 juillet 2013 aux Nations Unies. Elle est composée de cinq personnes, et est conduite par M. Ali Diabacte, Directeur Adjoint du Département de l’Assistance Électorale (Ead).

Selon Forum des As, le Conseil supérieur de la Magistrature avec l’appui du Programme d’appui à la réforme de la justice (PARJ), financé par l’Union européenne et le Royaume de Suède, organise une session de formation fonctionnelle des juges de paix de la Cour d’appel de Kinshasa / Gombe. (…) Mme Aurore Decarnières, coordinatrice ai du Programme d’appui à la réforme de la justice a indiqué que l’appui de sa structure vise principalement à améliorer la justice de proximité.

Le projet Afrimap et l’ONG Osisa, annonce Radio Okapi, ont publié mardi 17 septembre un rapport accablant sur la gestion du secteur de la justice congolaise. Dans ce document, les deux ONG de promotion de la bonne gouvernance concluent que la RDC est encore loin d’être un Etat de droit vue la gestion calamiteuse du secteur judiciaire. Selon Me Pascal Kambala, directeur adjoint d’Afrimap, les magistrats congolais sont constamment soumis à des pressions du pouvoir exécutif. (Tiens ! On ne s’en doutait pas ! Faut-il vraiment ébranler de grands machins internationaux pour enfoncer des portes ouvertes et annoncer ce que tout le monde sait ? NdlR)

Plusieurs malades sont obligés de parcourir de longues distances dans la ville de Kinshasa pour se faire admettre en urgence dans les hôpitaux publics où est organisé le service minimum depuis le durcissement de la grève des médecins membres du Synamed. Une patiente a confié le mercredi 18 septembre à Radio Okapi avoir parcouru environ vingt kilomètres pour recevoir des soins d’urgence.

ACP annonce que le ministre de la Santé publique, le Dr Félix Kabange Numbi a, à cette occasion, présidée une matinée de validation de cette politique à l’hôtel du fleuve Congo de Kinshasa-Gombe en présence de M. Jacques Bonyoma Falanga, conseiller principal en charge du collège socioculturel du premier ministre congolais et de la représentante en RDC du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) , Mme Barbara Bentein. Les résultats de l’enquête MICS 2010 ont indiqué qu’au total, plus de 2 millions d’enfants sont affectés par la malnutrition aigüe et plus de 6 millions d’enfants souffrent de retard de croissance en RDC.

Les résultats de l’Examen d’Etat édition 2013 publiés par l’entreprise de téléphonie cellulaire Vodacom et ceux de l’Inspection générale de l’enseignement ne sont pas les mêmes dans la ville de Kikwit au Bandundu. Un lauréat se retrouve avec deux pourcentages non identiques. Six écoles sur dix visitées mercredi 18 septembre par Radio Okapi connaissent ce problème, soit 60% d’établissements scolaires de la ville.

D’après l’ACP, des investisseurs sud-africains, venus participer au forum sur « l’initiative et l’investissement » tenu lundi dernier, ont visité mardi , sous la conduite du ministre de l’industrie, petites et moyennes entreprises Rémy Musungayi Bampalla, la zone économique spéciale de Malukula pour explorer des opportunités d’investissement en RDC. Le ministre Musungayi a expliqué à ses hôtes le rôle que peut jouer la zone économique spéciale de Maluku, avant de présenter les opportunités qu’offrent l’usine de captage d’eau, le poste de transformation d’énergie pour l’ approvisionnement en électricité, et la situation géographique du fleuve Congo dans le cadre de l’industrialisation sur ce site.

Quatre boursiers congolais quittent Kinshasa dimanche, dit l’ACP, pour une formation dans le domaine immobilier à l’Université internationale de Guoji, en Chine, sur recommandation de l’entreprise chinoise Henan Guoji, qui va construire 10.000 logements à Kinshasa, a indiqué mercredi le Directeur général de l’ Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi ),Mathias Bwabwa wa Kayembe.

D’ après Le Potentiel, débutée en août 2012 et clôturé en septembre 2013 à Kinshasa et à Bujumbura, la formation au langage du cinéma d’animation «Afriqu’anim’action» a favorisé les échanges créatifs et le partage des expériences entre formateurs et stagiaires du Nord et du Sud. Le projet Afriqu’anim’action sur la formation au langage du cinéma d’animation a été un véritable succès pour son initiateur, le studio Malembe Maa. Ce, grâce au concours de plusieurs partenaires dont l’Union européenne (UE) à Bruxelles, Programme de Coopération ACP-UE d’appui aux secteurs culturels ACP (ACPCULTURES+) mis en œuvre par le secrétariat du Groupe des Etats ACP.

© CongoForum, le jeudi 19 septembre 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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