01/10/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI

(CongoForum)

Les Concertations nationales et les pourparlers de Kampala restent inébranlablement vissés aux premières places du hit-parade dans l’actualité congolaise. Les principaux sujets abordés par les journaux parus ce mardi à Kinshasa gravitent autour de ces deux sujets et les articles qui les concernent sont tous marqués par une certaine perplexité. Heureusement, quelques « divers » viennet rmpre la monotonie.

.Kampala/ Est

Le Potentiel titre « Kampala : le trou noir ». (Plus perplexe que ça, tu meurs ! NdlR)
Il s’intéresse aux pourparlers de Kampala alors que le délai de 14 jours fixé par les chefs d’Etat des Grands Lacs pour leur conclusion est dépassé. Relancé il y a trois semaines par la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement de la CIRGL, écrit le journal, ce dialogue patauge toujours. Les discussions piétinent. Le Potentiel craint que ces pourparlers fassent « flop », à défaut d’un accord entre les protagonistes. Le journal estime que la dernière réunion spéciale de New York, organisée en marge de la 68ème assemblée générale des Nations unies, n’a pas non plus fait avancer les discussions dans la capitale ougandaise. Entre le M23 et le gouvernement congolais, c’est finalement le langage des sourds. Chaque délégation campe sur sa position. Pas de concession. Pas de terrain d’entente. Malgré l’accent faussement optimiste de la facilitation, commente le Potentiel, c’est le blocage.
Mais ce journal estime que la rébellion, pressée de toutes parts, est dos au mur. Pour l’instant, poursuit le quotidien, la facilitation ougandaise tente, avec la complicité de la CIRGL, de négocier un sauf-conduit en faveur des dirigeants du M23. Une couleuvre que Kinshasa a du mal à faire avaler auprès de son opinion publique. Les négociations butent notamment sur les nouvelles revendications, présentées début septembre par le M23. A Kinshasa, l’on ne se dit pas prêt à céder au chantage. Pendant ce temps, dans la capitale ougandaise, les discussions basculent finalement dans un trou noir.

En encadré, Le Poptentiel reprend l’article intitulé « L’avenir des rebelles du M23 en question à Kampala » publié par Jeune Afrique.
Selon cet article, la question du devenir des leaders politiques du M23 n’est toujours pas abordés à Kampala. Seront-ils demain à la tête de ministère à Kinshasa ou dirigeants d’entreprises publiques à travers le pays, comme ce fut le cas après les précédentes négociations entre les mouvements rebelles et le pouvoir à Sun City en 2003 ? Si le gouvernement estime que « La RDC ne devrait plus se permettre de donner une prime à ceux qui prennent les arme », du côté des rebelles, l’hypothèse n’est pas complètement exclue.

Toujours au sujet des pourparlers de Kampala, l’Avenir relaie le point de vue de la société civile du Nord-Kivu qui est opposée à l’intégration des rebelles du M23 au sein de l’armée. C’est pourtant cette intégration que propose le président ougandais Yoweri Museveni, facilitateur de ces négociations. Une telle démarche est « dangereuse » pour le pays, estime la société civile du Nord-Kivu dans une lettre adressée à Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour les Grands Lacs, et à Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC.

A propos de cette démarche en directin de l’ONU, il faut rappeler qu’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU doit se rendre en RDC puis au Rwanda en fin de la semaine, notamment pour encourager les efforts de pacification dans l’Est congolais, elle « sera à Kinshasa les 4 et 5″ octobre, « le 6 elle ira à Goma », capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (Est), et « le soir même elle continuera (sa visite) à Kigali, au Rwanda », avant de repartir aux Etats-Unis, d’après Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco à Kinshasa.

Concertations

Le Phare, régulièrement qualifié à Kin de « journal de l‘opposition », continue à porter un intérêt soutenu aux Concertations nationales. Il constate que ce forum, qui a suscité tant bien que mal l’espoir de voir la dynamique de salle « libérer » les réflexions des « Concertateurs », s’est malheureusement enlisé dans le verrouillage du débat et la politique de l’autruche.
Sous la conduite des « initiés », les participants se sont laissés embarquer dans l’endossement des « Résolutions » en contradiction avec les intérêts des masses.
(Cela revient à constater une fois de plus ce que l’on sait déjà depuis un moment. Bien qu’il y ait eu quelques tentatives en ce sens, les débats ont été trop bien encadrés, dirigés, orientés et verrouillés pour que l’on réussisse à réorienter les concertations vers ce qui aurait dû être leur unique objet : l’illégitimité d’un pouvoir établi par un cup d’Etat administratif après des électins nulles. Il faut rappeler que les élections du 28/11/11. Celles-ci ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)

Le Palmarès affirme que la grande plénière tant attendue pourrait avoir lieu ce mardi. Les conclusions des travaux, dégagées par les cinq groupes thématiques, sous forme des recommandations et pistes de solutions, ont été dûment compilées par le Présidium. Il ne restera donc plus qu’à procéder à la clôture solennelle des travaux par Joseph Kabila.

La Prospérité signale que Kengo et Minaku se sont concertés lundi 30 septembre 2013 avec les co-modérateurs des Groupes thématiques de ce Forum. Au centre des échanges, auxquels étaient associés les membres du Secrétariat technique, la mise en commun des différents rapports sectoriels établis au niveau des états- généraux.

Une fois de plus, on doit constater que, si l’on ne peut reprocher à la presse de ne pas informer sur les concertations, cette information concerne surtout… l’intendance. Nous avons su où les délégués se réunissaient, à quelle heure, ce qui leur causait des retards (souvent) ou leur faisait prendre de l‘avance (rarement), et même que le désordre régnait dans la délivrance de leurs « macarons ». Pour ce qui est des travaux eux-mêmes, des propos tenus, des textes déposés ou adoptés, l’on en a été réduit à ne connaître que les incidents – tout à fait secon,daires – qui ont fait du bruit, comme « l‘engueulade » Katumbi/Muyambo » ou à rapporter les propos de l’un ou l’autre participant que les journalistes devaient prendre, pour ainsi dire, au lasso. Ce n’est as particuler à la prese congolaise, les correspondants des grandes agences étrangères étaient logés à la même enseigne. Ainsi, quand AFP affirme « Les participants aux concertations nationales sur la crise politique, sociale et sécuritaire en République démocratique du Congo sont d’accord sur la nécessité d’une gestion consensuelle du pouvoir mais peinent à en définir les modalités en raison de profondes dissensions, a indiqué dimanche un délégué à ces assises », il s’agit de ce qu’a indiqué à l’AFP Jonas Tshiombela, président de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) et l’un des 800 délégués aux assises. « La commission a adopté les propositions de pistes de solutions et le rapport général lors d’une grande plénière », a expliqué à l’AFP l’un de ses membres, Robert Kabakela, délégué de la société civile. « Le contenu de la notion de gestion consensuelle du pouvoir divise les délégués, a indiqué M. Tshiombela. Certains veulent le partage du pouvoir, d’autres estiment qu’il faut seulement ouvrir une brèche.
Il n’est pas question de partage du pouvoir mais on a constaté que la démocratie de la majorité a montré ses limites, a déclaré M. Kabakela. Donc on a dit qu’il fallait adopter une démocratie consensuelle (…) pour éviter les frustrations qui nous ont menés dans la situation que nous connaissons, a-t-il ajouté.
Interrogé sur le concept de démocratie consensuelle, il a expliqué qu’il s’agissait d’un modèle où le camp qui gagne des élections (…) doit tenir compte des autres sensibilités, comme l’opposition, la société civile…. Ces dernières doivent être associées à la gestion de la chose publique car c’est leur pays aussi, a-t-il souligné ».
Il faut rappeler que le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, qui dirige les assises avec son homologue de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, avait annoncé le 10 août qu’un gouvernement d’union nationale sortirait de ces assises et que cette déclaration avait créé des remous dans la sphère politique.

Difficile de trouver tout cela vraiment « transparent » !

Divers

Forum des As s’intéresse aux prix des appels téléphoniques entre différents réseaux. Le journal rapporte que l’Autorité de régulation des postes et télécommunication (ARPTC) a défini une nouvelle tarification qui entre en vigueur dès ce mardi 1er Octobre. Ainsi, le prix d’un appel entre deux réseaux de télécommunication est fixé à 0,037 USD pour la période allant de 2013 à 2014; 0,034 USD pour l’année 2014-2015 et 0,031 USD pour 2015-2016. A en croire ce journal, la fixation de ce prix plancher irrite l’opérateur des télécommunication Africell pour qui cette réglementation tue la concurrence et empêche le consommateur d’opérer le choix en fonction de son pouvoir d’achat. Pour cet opérateur, « l’ARPTC n’a pas compétence de fixer le prix plancher, même pas d’interconnexion, d’autant plus que l’article 2 point (d) in fine et article 3, article 13 point 3 de sa propre décision numéro 016 (portant définition des principes d’interconnexion) disposent que le catalogue d’interconnexion c’est-à-dire l’offre tarifaire … est établie chaque année par l’opérateur (Libéralisme économie consacré par le décret-loi du 20 mars 1961 sur le prix) ».

Sur le même sujet, La République se demande « pour qui roule l’ARPTC ?». Pour lui, la nouvelle tarification fixée par l’autorité de régulation aura pour effet immédiat la révision à la hausse du tarif de communication. Même pour des non-spécialistes en la matière, écrit le quotidien, le caractère arnaqueur des décisions de l’ARPTC, émerge à la surface.

L’Agence Ecofin annonce, avec un optmismepeut-être excessif, que « l’accord de vente de l’électricité d’Inga 3 à l’Afrique du Sud (sera) bientôt scellé »
Selon un conseillerdu gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), l’accord de vente de l’électricité du barrage d’Inga 3 à l’Afrique du Sud est sur le point d’être conclu. Paraphé il y a de cela quelques semaines par chacun des ministres en charge des questions énergétiques des deux pays concernés, l’accord pourrait être scellé fin octobre à l’occasion de la venue à Kinshasa du président sud-africain Jacob Zuma pour un sommet régional. Les termes du contrat stipulent que l’Afrique du Sud achèterait 2500 MW, soit plus de la moitié de la capacité totale du projet Inga 3 (4800 MW). Quelques 1300 MW seraient destinés aux industries minières du Katanga, dont le développement de la production est limité par le manque d’énergie disponible, ainsi qu’à la population congolaise. Le projet d’Inga 3 a été pensé pour compléter les deux premiers barrages construits sur le site des chutes d’Inga, dans la province du Bas-Congo, il y a déjà plusieurs années. L’Etat, qui estime son coût total de construction entre 12 et 12,5 milliards de dollars, attend un financement de la Banque africaine pour le développement (BAD), de la Banque mondiale et de l’Agence française pour le développement (AFD). Le début des travaux est prévu en octobre 2015 pour une mise en service en 2020-2021.

© CongoForum, le mardi 1er octobre 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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