MORT ET FIN PROGRAMMEES D’UNE NATION LIBRE

9 octobre 2013

Actualités

LE DESORDRE INTERNATIONAL :
CONSEIL DE SECURITE – R.D.C., MORT ET FIN PROGRAMMEES D’UNE NATION LIBRE !

A Leurs Excellences Messieurs les Présidents et Chef du Gouvernement des Nations membres permanents du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies :

Xi Jinping, de la République Populaire de Chine, à Beijing ;
Barack Obama, des États-Unis d’Amérique, à Washington DC ;
François Hollande, de la République française, à Paris ;
David Cameron, du Royaume-Uni, à Londres ; et
Vladimir Poutine, de la Fédération de Russie, à Moscou ;

Avec l’assurance de mon profond respect et l’expression de mes sentiments les plus attristés.

Excellences Messieurs les Chefs d’État et Monsieur le Premier Ministre,

Au nom du peuple congolais tout entier meurtri, sacrifié et affligé, vivant aujourd’hui, sans parole, sans protection et sans aucune considération sur son sol, en République Démocratique du Congo, ex-Zaïre, un peuple souverain dont les droits humains inaliénables ainsi que les intérêts supérieurs de l’Éta t et de la Nation sont chaque jour bafoués, foulés aux pieds, systématiquement mal défendus par ses dirigeants actuels et jamais rétablis ou considérés par une « Communauté internationale » uniquement attachée à la poursuite de la promotion des intérêts de vos Puissances, cynique et imbue d’elle-même, qui n’a des comptes à rendre qu’à elle-même ;

Au nom de mon parti politique, le Mouvement Populaire de la Révolution, créé le 9 janvier 1991, agréé et enregistré au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation par Arrêté Ministériel n° 024-91 du 14 janvier 1991 et dont la présidence que j’en assume a été reconnue et établie par l’Arrêt n° 751 du 30 janvier 2006 de la Cour Suprême de Justice ayant statué sur la réunification de toutes les tendances observées du M.P.R., cependant toujours exclu et jamais associé ni invité à toutes les rencontres politiques prétendument nationales et démocratiques concernant l’avenir de la R.D.C. et le destin de la Nation congolaise, car indexé aussi bien par le pouvoir en place, à Kinshasa, que par cette « Communauté internationale », dont les actes, les déclarations et les omissions volontaires et involontaires vous engagent en même temps que vos pays respectifs et toute notre Organisation mondiale ;

Et, spécialement, au nom de mes co-régionnaires de l’Est de la R.D.C., qui croupissent dans les affres d’une guerre injuste et anachronique et pataugent, inconsolés et inconsolables, dans la mare boueuse mêlée de sang rouge des membres de leurs familles respectives qui coule dans ma veine comme dans les cours d’eau et se jette dans le fleuve Congo, du Nord de la Province du Katanga à la Province de l’Équateur en traversant les Provinces du Maniema, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et la Province orientale, par flots lourdement gonflés, grondant de colère et charriant des cadavres d’hommes, de femmes et d’enfants innocents, tombés sous les coups des machettes et des balles follement meurtriers de vos protégés soldats des forces armées rwandaises et ougandaises muées, pour les besoins de la cause, en forces rebelles congolaises.

Au nom donc de mon peuple martyr du Congo-Zaïre et de mon parti politique abusivement et proprement expurgé du processus de démocratisation dévoyé en cours, et au nom de mes frères et sœurs de l’Ituri, dans l’ex-Haut-Zaïre (Province orientale), du Kivu (les actuelles Province du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema) et du Nord-Katanga, veuillez, je vous le prie, Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et du Gouvernement des Nations les plus puissantes, de bien vouloir accorder à ce message quelques minutes de votre précieuse et meilleure attention.

Non seulement parce que ce message vient de l’un des dignes et vrais fils de la R.D.C., homme politique, originaire de l’Est où se joue actuellement la souveraineté de toute la Nation congolaise, un vrai congolais nourrissant, comme chacun de vous, un amour profond pour son pays.

Mais, parce que, outré par le laisser-aller des dirigeants congolais inconséquents en place qui, par ignorance, par incompétence ou par complicité traîtresses, ne font presque rien pour user des droits reconnus à l’État congolais, comme à tout État membre, par la Charte des Nations Unies pour saisir ou alerter et tenir, en tout temps, pleinement informé le Conseil de Sécurité sur la poursuite des atteintes à la paix à l’intérieur de l’ex-Zaïre et sur les agressions répétées et impunies de ce pays mien par trois pays Membres de l’O.N.U., à savoir le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, j’ai, depuis longtemps, pris le risque d’exposer ma vie et celle des membres de ma famille pour faire entendre la voix des Sans voix congolais. Et implorer votre justice, soucieux de préserver notre nature et la dignité humaines, nos valeurs propres ainsi que nos droits souverains inaliénables, ceux du peuple congolais, spécialement des populations congolaises locales, en même temps que des acquis positifs obtenus et réalisés sous les régimes précédents, en particulier sous le long règne de feu le Président Mobutu Sese Seko dont j’assume aujourd’hui la présidence de ce qui fut son parti, le Mouvement Populaire de la Révolution (M.P.R.).

Ensuite, votre meilleure attention, rassurez-vous, Excellences, je vous demande de l’accorder à ce message, pour la principale raison suivante : 17 ans après que le Gouvernement du Zaïre, l’actuelle R.D.C., vous ait saisi de l’agression dont ce pays était victime de la part des trois pays membres de l’O.N.U. ci dessus-cités, qui ont, à la fois réalisé la rupture de la paix et installé injustement mon pays dans la guerre, l’instabilité et l’insécurité voulues chroniques pour permettre l’atteinte de certains objectifs cachés et illégitimes des agresseurs et de leurs complices, l’O.N.U. n’est jamais parvenue à régler ce différend qui est avant tout un problème de droit international et de droit de la guerre et non, tel que vous l’avez dévié et laissé traiter, par amalgame funeste et inconsidéré et par travestissement de la vérité, comme un problème de politique intérieure Congo-congolais, ou encore moins un problème de politique ou de coopération économique régional.

De ce fait, étant donné, d’une part, l’incapacité des dirigeants congolais actuels d’assumer les prérogatives d’État et de prendre en charge la défense de la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire de la R.D.C., et, d’autre part, l’allégeance quasi-maladive dont ils font montre à l’égard des autorités du Rwanda et de l’Ouganda, qui ont pourtant agressé la R.D.C., décimé gratuitement les populations congolaises et continuent à multiplier, dans l’impunité criminelle, des attaques contre ce pays mien, entretenant ainsi une guerre d’usure dont les deux conséquences graves sont, à la longue : les menaces permanentes au maintien de la paix et de la sécurité internationales et l’anéantissement prévisible et déjà programmé d’une Nation indépendante, libre et souveraine, la R.D.C., ex-Zaïre, Membre de l’Organisation des Nations Unies, il m’a semblé utile et responsable, en ce moment où se tiennent les travaux de la 68è session de l’Assemblée Générale de l’O.N.U. et où le Conseil de Sécurité vient de diligenter une mission d’information en R.D.C. et dans la région des Grands Lacs, de suppléer à la carence et aux insuffisances de ceux qui dirigent aujourd’hui mon pays par défi. Pour me prévaloir, au regard des dispositions des articles 34 et 54 de La Charte de l’Organisation des Nations Unies, du droit de parler au nom de mon peuple, mal représenté, mal défendu et vivant sous la férule d’un pouvoir autoritaire d’occupation étrangère, afin de vous tenir pleinement au courant des coups fourrés qu’une organisation régionale créée pendant la Guerre, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs(C.I.R.G.L.), entièrement au service et sous contrôle des agresseurs rwandais, ougandais et burundais, en complicité avec le pouvoir en place en R.D.C. préparent contre mon pays à travers le « Dialogue entre le Gouvernement congolais et les forces rebelles du M23 » et les « Concertations nationales » qui se tiennent successivement à Kampala, en Ouganda, et à Kinshasa, en R.D.C.

Enfin, ce message, de cœur et de droit, en appelle à votre meilleure attention et à votre urgente intervention. Parce qu’il vient, permettez-moi de vous le dire sans fausse modestie, d’un Opposant politique profondément attaché àla vérité comme seule valeur et au respect du droit international comme seul principe susceptibles de conduire aujourd’hui à une paix durable en R.D.C. et dans la région des Grands lacs ; un Opposant intègre et non complaisant, de surcroît originaire de l’Est du Congo-Zaïre, conscient de l’ampleur et de la gravité des conséquences que peut avoir la Guerre actuelle sur l’avenir des humains au Congo, en Afrique et dans le monde si elle n’est pas, dès à présent, convenablement gérée et maîtrisée ; un Opposant qui ne peut donc pas se laisser distraire par des discours faussement rassurants et endormeurs des pyromanes de ladite Guerre sur le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire congolais, ni se complaire dans l’ignorance, la légèreté et l’égoïsme des chasseurs congolais des postes politiques, ou, ce qui m’est impossible, dans la méchanceté des bêtes enragées dans la jungle et l’égoïsme des criminels de guerre, sans foi ni morale, en quête– Oh, Excellences, rien que de cela ! – de la nationalité congolaise, de terres viables d’occupation et de ressources naturelles congolaises, en violation à la fois des droits des Congolais et des droits de l’homme et au détriment de la vie humaine !

I. QUATORZE ANNEES DE PRESENCE INOPERANTE DE l’O.N.U. AU CONGO-ZAÏRE.

Excellences,

Il est des moments où le bon sens et le dépit mêlés obligent l’homme responsable – vous le savez mieux que moi – de sortir de sa réserve et de dire la vérité, rien que la vérité, à la face du monde pour porter loin la voix de toute une Communauté nationale banalisée et chosifiée, la sienne, face au mépris des droits, de la vie et des intérêts de celle-ci.

Laissez-moi donc vous dire qu’en adoptant le profil bas et le double langage face aux dégâts du désordre congolais actuel et face à la cacophonie des discours et des actions que vos envoyés spéciaux et représentants font chaque jour dans mon pays depuis 17 ans contre ma Nation et mon peuple innocents, comprenant près de 70 millions d’âmes, en vue de remonter vos économies, peu importe la crédibilité de l’Organisation mondiale, l’exigence du respect des valeurs morales et des valeurs de civilisation qui fondent l’humanisme des droits de l’homme et de la démocratie véritable auquel nous sommes tous attachés, vous vous faites passer, malheureusement, pour des complices, à la fois des criminels et des violateurs impénitents et impunis des droits humains et des droits des peuples opérant dans la crise sans précédent en cours dans mon pays, et des fossoyeurs de l’ordre international en vigueur dont vous êtes pourtant les premiers garants patentés.
Excellences Messieurs les Chefs d’État et du Gouvernement des pays membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies ;

Dans mon pays, en effet, tout se passe comme si l’O.N.U., pourtant présente en R.D.C. depuis quatorze ans, avec un effectif record de près de 25 mille soldats et agents de la paix, n’existait pas et que ses buts et ses missions étaient inconnus !

Durant la seconde moitié de l’année 2011, dans ma communication « G8 et G20 : priorité Afrique. Lettre aux Présidents Nicolas Sarkozy et Barack Obama au regard de la situation en R.D.C. », et ce bien avant la pseudo-rébellion congolaise du M23, j’avais déjà dénoncé, à votre intention, la passivité et l’inaction de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO) qui venait un peu plus tôt de prendre le relais de la Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo (MONUC), qui se sont, l’une et l’autre, gravement compromises dans les affaires, les scandales et les crimes économiques contre mon pays, la R.D.C.

A ce sujet, j’avais, justement, stigmatisé « les scandales à répétition dont se rendent impun= 9ment coupables les fonctionnaires et des forces onusiennes de sécurité dans l’accomplissement de leur mission de paix en Province orientale comme dans les Provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et, dans une certaine mesure, du Maniema » au lieu de s’acquitter loyalement de celle-ci afin de parvenir, comme il se doit, à protéger les populations civiles et à sécuriser l’Est de la République Démocratique du Congo-Zaïre, en recourant, au besoin, à l’usage de la force, conformément au Chapitre VII de La Charte des Nations Unies, dont le mandat du Conseil de Sécurité, à un moment donné, lui en avait été conféré par vos bons soins.

Dois-je vous rappeler, Excellences, ce que vous savez sans doute mieux que moi, qu’en vertu de l’article premier de La Charte de l’Organisation des Nations Uniesà laquelle nous avons tous librement souscrit et au nom de laquelle vous-mêmes, ainsi que tous vos envoyés spéciaux et représentants à la recherche de la paix en vue de garantir la sécurité agissez sur le terrain, vous êtes tenus, pour « maintenir la paix et la sécurité internationales »(…), de « prendre des mesures collectives efficaces en vue de préveni r et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ».

1. Trois premières questions en rapport avec ce prescrit du 1er article de La Charte :

Au regard de cette disposition, voici ma première question : Pourquoi, depuis dix-sept ans que dure La Guerre de l’Est en R.D.C., ne condamnez-vous pas pour agression avérée les trois Nations membres de l’O.N.U., le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, dont les ressortissants, à quelque mouvance du pouvoir ou de l’opposition qu’ils appartiennent dans leurs propres pays, avaient pris orgueilleusement des armes, au nom des motifs infondés et illégitimes, et, forts de votre « soutien », de votre« compréhension » et de votre « commisération »,ont envahi, agressé et occupé un autre pays, le Zaïre, actuelle R.D.C., membre à part entière de la même O.N.U. ? N’ont-ils pas massacré et commis le génocide de ses populations, infiltré son administration et ses structures, déstabilisé son organisation politique, sociale et territoriale, détruit ses villes et pillé ses matières premières ?

Deuxième question : A quel moment vous êtes-vous posés la question de savoir si ce que la « Communauté internationale » posait comme actes et tenait comme discours dans la crise qui sévit actuellement à l’Est de l’ex-Zaïre, était ou est conforme à ce but premier de la Charte qui avait prévalu pour la création de l’O.N.U. dont vous avez la haute charge de veiller à l’orthodoxie des actions et des discours dans l’accomplissement de ses missions ?

Ma troisième question est la suivante : Depuis que, dès le lendemain de l’éclatement de la Guerre de l’Est, j’ai, le premier, dénoncé, sur la foi des arguments juridiques repris du droit de la guerre, précisément au regard des Conventions internationales de Génève et autres, l’indiscutable agression caractérisée dont mon pays était victime de la part de ses États voisins rwandais, ougandais et burundais, et stigmatisé tous les prétextes abusivement fondés sur les ridicules revendications de la nationalité congolaise par des Tutsi rwandais, ougandais et burundais, amalgamés à dessein avec vos aspirations à vous accaparer, sinon à accéder illicitement aux prétendues fabuleuses richesses minières et forestières dont regorge l’Est de mon pays, à quel moment avez-vous posé le moindre acte – encore faut-il dire lequel – condamnant fermement et tendant à réprimer cette agression ?

Aujourd’hui, qu’en dites-vous finalement à la lumière des témoignages accablants de vos propres experts de l’O.N.U. et de vos propres envoyés spéciaux et représentants personnels attestant de la présence, sur le sol congolais et dans les rangs des faux rebelles congolais, des éléments aussi bien des forces armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi que des forces armées rebelles constituées des ressortissants de ces pays opérant à l’intérieur des territoires de l’Est congolais ? Et pourquoi ne vous préoccupez-vous pas outre mesure du règlement des conflits politiques entre le pouvoir dans chacun de ces pays avec leurs rébellions pour garantir la paix en R.D.C. ?

2. Rappel de quelques faits aux origines de la crise, par devoir de vérité et de clarification.

Lorsqu’en 1995, suite aux événements sanglants survenus en 1994 entre frères ennemis rwandais, dans un livre, L’Affaire Kengo-Mukulumanya ou L’Autre Face de la Rigueur,dont, par vos chefs des missions diplomatiques respectifs auprès de l’O.N.U., vous aviez reçu des exemplaires, dénonçant la complicité entre le Premier Ministre zaïrois, Kengo wa Dondo, avec le Gouvernement du Front Patriotique Rwandais (F.P.R.) de Pasteur Bizimungu et Paul Kagame, qui s’était manifestée dans le démantèlement des camps des réfugiés hutu et tutsi venant du Rwanda afin de les pousser massivementà s’enfoncer davantage à l’intérieur du Zaïre dans l’espoir de les voir se mêler aux populations locales ainsi devenues minoritaires et ainsi parvenir à occuper des pans des terres congolaises, l’O.N.U. et ceux qui parlent en votre nom et agissent au nom de la « Communauté internationale » ont laissé faire pour permettre la réalisation des projets d’occupation, de balkanisation et de pillage des ressources de mon pays !

Au lendemain de l’éclatement de ce que j’ai appelé « La Guerre de l’Est » du Congo-Zaïre, au début de l’année 1997, peu avant que Laurent-Désiré Kabila n’accède à la magistrature suprême dans l’ex-Zaïre, j’avais dénoncé, sans aucune autre préoccupation quela recherche de la paix, une brusque et odieuse guerre d’agression, d’occupation, de conquête barbare de la nationalité zaïroise aujourd’hui congolaise et d’exploitations minières menée par une coalition des forces armées régulières venues du Rwanda et de l’Ouganda et ayant transité par le Burundi. Rien n’y fut fait !

Et, en 1998, je publiai mon Plan global de paix pour mettre rapidement fin à la crise artificielle ainsi créée en R.D.C et dans la Région des Grands lacs. Puis, en 1999 et 2000, mon nouvel ouvrage portant sur « La Guerre de l’Est » et dans lequel je reprenais leMémoire établissant et explicitant clairement les causes du conflit en R.D.C. (objectifs géopolitiques et géoéconomiquespoursuivis par les Puissances occidentales, préoccupations des Tutsi rwandais visant l’acquisition de la nationalité congolaise, griefs contre le « régime Kabila père »,prétextes ayant prévalu pour déclencher la guerre et position des commanditaires et des tireurs des ficelles occidentauxde ladite guerre), adressé quant à ce au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies et dont vous étiez également ampliataires. Mais, à cette occasion encore, vous-mêmes ainsi que ceux qui parlent en votre nom et agissent au nom de la « Communauté internationale » avez laissé faire !

Aujourd’hui tout le monde en parle sans aucune allusion à mes écrits – ce dont je n’ai cure, mais me réjouit cependant, au regard de l’adoption par tous de mes vérités– comme sources d’informations reprises, depuis lors, dans plusieurs publications et rapports tant des chercheurs de tous bords que des diplomates de par le monde. A telle enseigne que ce que l’on doit quand-même savoir ici, c’est que ce qui apparaît enfin comme une évidence maintenant ne l’était pas hier. Car, pour avoir eu le premier le courage de dire tout haut toutes ces vérités-là, j’ai été honni et banni de mon pays, mes déclarations publiques et mes écrits dans un pays prétendument démocratique m’ayant alors valu d’être mis à l’index dans la nouvelle société congolaise ! Simplement parce que ceux qui parlent au nom de la « Communauté internationale » et vous engagent ne supportent guère qu’une voix discordante ou une réflexion nationaliste, qui s’inscrit en faux contre leurs agissements abusifs et partisans et n’épouse pas leurs schémas, soit audible ou lue.

3. Trois nouvelles questions en rapport avec la Guerre de l’Est et la situation des pays voisins.

La première : pourquoi, si, par devoir de responsabilité qui vous incombe, vous voulez vraiment restaurer la paix en R.D.C., n’avez-vous jamais cherché d’abord à établir les vraies causes de la Guerre de l’Est, ne serait que pour confirmer ou infirmer les raisons aujourd’hui répandues que j’en avais dévoilées dès les premiers moments de la crise congolaise, pour ensuite édicter, en âme et conscience, des mesures appropriées et responsables pouvant y mettre rapidement fin de manière à épargner le peuple congolais de toutes les violations massives des droits humains, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et des humiliations imméritées qu’on lui fait injustement subir ?

La deuxième : pourquoi avez-vous choisi de sacrifier l’ex-Zaïre en le livrant pour servir d’exutoire aux caprices dictatoriaux et hégémoniques des dirigeants du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi que vous n’osez ni tancer ni rappeler à l’ordre de manière à les contraindre, conformément au second objectif assigné par La Charte à l’O.N.U., à se soumettre à l’obligation de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes », afin de parvenir à la restauration et à la consolidation de la paix entre leurs populations et celles du Congo ex-Zaïre ?

La troisième question enfin : pourquoi soustrayez-vous ces trois pays, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, du devoir républicain incombant à tous les dirigeants de toutes les Nations du monde de veiller à la cohabitation harmonieuse et pacifique de tous leurs ressortissants à l’intérieur de leurs territoires respectifs quels que soient leurs origines ethniques en s’employant d’abord à résoudre, s’il y en a, pri oritairement, leurs conflits et/ou différends internes par des solutions politiques internes, et ce, à l’intérieur de leurs propres pays, quitte à solliciter ensuite, le cas échéant, soit le concours et la coopération des États voisins, dans les formes diplomatiques internationalement convenues ou humainement acceptables, soit, et/ou en même temps, la collaboration d’appoint des organisations internationales compétentes suivant les règles établies du droit international ?

Et subsidiairement à cette importante question, pourquoi faire porter à la R.D.C., mon pays, le chapeau des conflits interethniques séculaires, politiques et militaires internes, rwando-rwandais, ougando-ougandais et burundo-burundais, longtemps existant entre leurs populations respectives ainsi qu’entre leurs propres groupes et organisations politiques au pouvoir et dans l’opposition, et ce dans le cadre de l’organisation politique, territoriale et administrative de chacun de leurs pays ? N’est-ce pas qu’il revient exclusivement à Kagame, à Museveni et à Nkurunziza de régler les premiers, chacun de leur côté, leurs problèmes de cohabitation sociale et politique avec leurs ressortissants qui s’opposent à eux.

Voilà pourquoi, j’avais également proposé, dans mon Plan global de Paix pour la R.D.C. et la région des Grands lacs, du 21 septembre 1998, l’organisation, notamment des « Dialogues nationaux »dans ces pays, en même temps que cela devait se faire dans mon pays.

Aussi est-il franchement dommage et regrettable que, jusqu’à ce jour, vous ayez choisi de déstabiliser un État membre de l’O.N.U., la R.D.C., de misérabiliser son peuple et de disloquer la Nation congolaise qu’ils forment en les chargeant et en les accablant, malheureusement et tout à fait injustement, des problèmes internes à d’autres pays qui leur sont totalement étrangers, dans le but et l’espoir de combler par toutes les voies répréhensibles, même immorales, votre désir égoïste et insatiable d’accumulation des ressources du capital à leur détriment.

Mais, si, comme cela saute aux yeux, les dirigeants arrogants actuels notamment du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, sur lesquels vous avez misé pour vous servir des mains gantées dans la Guerre de l’Est de l’ex-Zaïre en vue d’accéder aux ressources de mon pays par des voies détournées et criminelles, irrespectueuses des règles internationalement admises entre États civilisés, sont très limités à l’instar de leur complice qui préside actuellement aux destinées de la R.D.C., ma patrie, et si dans l’incapacité de trouver des solutions à leurs problèmes spécifiques, ils s’étaient avisés à faire appel à l’expertise véritablement congolaise bien connue, c’est très volontiers que nous aurions pu la leur fournir et même, au besoin, envisager par solidarité et humanité d’autres solutions normalement acceptables sans qu’il soit nécessaire de recourir aux armes comme ils l’ont fait, sans remords ni repentir, pour détruire mon pays et décimer mon peuple innocent et inoffensif par millions des morts allant jusqu’à commettre des génocides qui demeurent curieusement impunis !

II. DES CONCERTATIONS NATIONALES EN R.D.C ET DU DIALOGUE DE KAMPALA.

Excellences Messieurs les Présidents et le Premier Ministre des pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’O.N.U. ;

1. Du « désordre congolais ».

Dans mon récent message, « Cohésion nationale : contre la politique d’autruche, je dis et je soutiens : la R.D.C., aujourd’hui, c’est le désordre ! »,daté le 26 juillet 2013, j’ai dénoncé « le désordre congolais » qui constitue actuellement la toile de fond du« Dialogue de Kampala entre le Gouvernement congolais s et les prétendues rebelles congolais du M23 », qui se tient à l’initiative de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (C.I.R.G.L.) soi-disant visant une paix durable en R.D.C., ainsi que des « Concertations nationales »,créées et convoquées à l’initiative du Président Joseph Kabila, soi-disant pour réussir la cohésion nationale de toute la Nation contre la guerre qui dure depuis 17 ans déjà.

Pour mémoire et, à ce sujet, j’y ai indiqué, et ce de bonne foi, que :

1.1. S’agissant des objectifs de ces deux événements, le « Dialogue de Kampala »et les « Concertations nationales » :

1.2. S’agissant du « désordre congolais » et laissant entrevoir les responsabilités des uns et des autres dans la crise dite congolaise actuelle, savamment entretenue cependant par les dirigeants congolais eux-mêmes, se faisant alors complices des agresseurs rwandais, ougandais et burundais, par les dirigeants de certains pays voisins, et par la « Communauté internationale »

1.3. S’agissant de la gestion calamiteuse de la R.D.C.aujourd’hui décriée, j’ai ainsi établi la responsabilité exclusive que vos Gouvernements respectifs partagent, certes à des degrés divers, avec les dirigeants actuels de la R.D.C. ainsi qu’avec les agresseurs rwandais, ougandais et burundais dans le Désordre congolais actuel : la mauvaise gouvernance, les violations massives des droits humains poursuivant l’anéantissement de l’État congolais, la liquéfaction de la Nation congolaise et la liquidation du peuple congolais en vue de parvenir à réaliser vos desseins.

1.4. S’agissant de mon constat délivré dans ce message important sur le désordre congolais, que d’aucuns ont tenu à dissimuler à l’opinion nationale et internationale, comme, concernant celui-ci, ils vont sans doute vouloir le faire encore, surtout à l’égard de mon peuple et des vaillants résistants et combattants de la liberté congolais disséminés dans le monde, afin de les empêcher d »y trouver des raisons supplémentaires d’espérer, de poursuivre notre résistance et d’intensifier leurs luttes :
J’ai observé que la situation politico-sécuritaire, très préoccupante, qui perdure au Congo, ex-Zaïre, depuis bientôt vingt ans, malgré les innombrables atouts dont il dispose pour s’en tirer, est à la fois dû au grave déficit de leadership et du sens de responsabilité au sommet de l’État, ce pays étant toujours dirigé, pendant tout ce temps, par la majorité de la mouvance présidentielle du P.P.R.D. et alliés.
J’ai déploré que bon nombre d’acteurs politiques, toutes tendances confondues, et surtout beaucoup d’experts congolais, qui ont déjà tout perdu : la conscience nationale, l’amour de la patrie, leur dignité, leur sens d’objectivité et de l’honneur, leur intégrité morale et leur probité intellectuelle et, semblant n’avoir rien à se reprocher ni à leur autorité morale sur la manière dont ils conduisent le pays ensemble, n’aient pas hésité, pour se maintenir au pouvoir – et rien que pour cela – de recommander « au Président de la République, Joseph Kabila, Chef de l’État et garant de la Nation, de mettre fin à la cacophonie politique entretenue par les ennemis du peuple », entendez leurs compatriotes qui, dans une société démocratique, pensent autrement qu’eux et font des propositions contraires aux leurs, pour parvenir à la fin de la Guerre et à une paix véritable, qu’ils accusent de multiplier « des messes noires pernicieuses à la cohésion nationale recherchée et à la stabilité des institutions de la République en usant de ses prérogatives constitutionnelles » !
Parlant au nom de mon parti politique, le M.P.R. et en mon nom propre, j’ai répété et vivement recommandé que la situation étant gravissime, les Congolais, tous ensemble, nous nous devons d’intérioriser le mot d’ordre suivant : « pour parvenir à une paix véritable, et sauver notre pays du marasme politico-sécuritaire et économique actuelle, nous devons tous nous dépouiller de nos vieux habits et arrêter de tirer la couverture chacun de leur côté. Car, tout doit changer et jamais, on ne doit plus continuer à gérer la R.D.C. comme avant ».

1.5. S’agissant enfin de ma seule conclusion à ce message-là, j’ai me suis permis de poser, sous cinq facettes, une, et une seule question, à l’opinion nationale et internationale, dont j’attendais une, et une seule réponse :

° Première facette : Après avoir soutenu et fermé les yeux sur la déstabilisation de l’ex-Zaïre, le changement de régime et l’installation du nouveau pouvoir inféodé à l’étranger, par l’étranger et pour servir l’étranger et ses intérêts, si l’État congolais n’existe plus, à qui la faute ?
° Deuxième facette : Après avoir réalisé et soutenu l’exclusion systématique des vraies compétences nationales congolaises, expérimentées et formées dans des grandes écoles civiles et militaires pour bien tenir l’administration, la fonction publique et les services de défense nationale en mains, en particulier l’exclusion des nationaux congolais, originaires des Provinces de l’Est et du Nord-Est de la R.D.C. en procédant tout aussi systématiquement à leur remplacement par des dirigeants civils et militaires sans formation et sans expérience, si l’État congolais n’existe plus, à qui la faute ?

* Troisième facette : Après avoir institué les violences et l’impunité comme voies d’accès aux richesses d’autrui laissant faire les pillages et l’exploitation abusive et illégale des richesses du sol et du sous-sol notamment congolais sans défense ni défenseurs, ainsi que l’occupation territoriale de l’Est par et au bon vouloir des étrangers, si l’État congolais n’existe plus, à qui la faute ?

* Quatrième facette : Après avoir laissé impunis les viols des filles, des femmes mariées et même vulnérables et des femmes tout court, et après avoir refusé tout accès à leurs droits et à la protection aux autres catégories des personnes congolaises vulnérables, enfants, vieux et civils, en temps de guerre ou non, si l’État congolais n’existe plus, à qui la faute ?

* Enfin, cinquième et dernière facette : Après avoir laissé impunies l’agression étrangère de l’ex-Zaïre et l’occupation irrégulière des territoires congolais par des étrangers, après avoir favorisé l’accès des étrangers aux fonctions d’Etat, après avoir organisé l’infiltration des étrangers au sein des institutions nationales congolaises, surtout au sein des services des renseignements, de la Police nationale et de l’Armée, et après avoir organisé et laissé impunis les pillages des ressources naturelles congolaises, en particulier des minerais précieux et des terres rares, tout comme après avoir laissé impunis les massacres et le génocide des Congolais, si l’État congolais n’existe plus, à qui la faute ?

2. De la tenue cavalière des Concertations nationales à Kinshasa, en R.D.C.

Excellences Messieurs les Chefs d’État et du Gouvernement des pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies ;

Les « Concertations nationales » ont été créées, organisées et convoquées par le Président Joseph Kabila soit-disant pour susciter et garantir« la cohésion nationale » autour d’une cause qu’à juste-titre, j’avais exigé de celui-ci et de son Gouvernement de bien nommer et de bien expliciter afin d’éviter de faire tourner le peuple congolais en rond comme des bourriques poursuivant du vent.

Il me semblait bien que, posée avant l’ouverture des travaux desdites « Concertations nationales »,ma question en cinq facettes ci-dessus-rappelées, par laquelle j’avais clos mon message « contre la politique de l’autruche et le désordre congolais », et l’unique réponse que j’en attendais, à savoir que si la crise congolaise artificiellement créée et la Guerre de l’Est de l’ex-Zaïre dans laquelle la R.D.C. a été entraînée perdure, au point que l’État congolais n’existe pratiquement plus, c’est la faute aux dirigeants congolais actuellement au pouvoir et à la « Communauté internationale », étaient de nature à réveiller l’attention des premiers cités et la vôtre, et à vous inviter à prendre les choses en mains pour bien faire !

D’où, ce jour, mon interpellation, à toutes fins utiles, du Conseil de Sécurité des Nations Unies, directement, par les soins et l’entremise de vos Puissances, vous qui êtes membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies avec droit de veto, en ce moment capital où se tiennent les assises de la 68ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’O.N.U. pour l’année 2013, et où le Conseil de Sécurité entreprend une mission d’enquête ou d’information dans mon pays et dans la Région des Grands Lacs.

Alors, ceci étant, que dire aujourd’hui de ces « Concertations nationales »congolaises ?

Qu’il s’agit, une fois de plus, d’un nouveau coup fourré, d’une nouvelle trahison contre la R.D.C. et son peuple ! Beau sujet et belle occasion pour tous les Congolais de se serrer les coudes pour enfin parvenir, une fois pour toutes, à la cohésion nationale pour la défense commune d’une cause juste.

Beau sujet et belle occasion, malheureusement gaspillés, non seulement parce que ces« Concertations » ont été organisées et présidées par des dirigeants dont la légitimité est contestée, sans fibres nationalistes pour certains, et bien connus des Congolais pour ce qu’ils ont toujours été : des traîtres des droits et des intérêts du peuple, de l’État et de la Nation congolaise. Mais, surtout parce que ceux-ci ont tenu, malgré les suggestions qui leur avaient été faites en vue du réajustement de l’objet et des thèmes des « Concertations nationales », à consacrer les débats non pas sur les problèmes de fond, à savoir : les causes, les objectifs, les acteurs, les responsabilités dans la Guerre de l’Est, les remèdes pour y remédier et arrêter la guerre ainsi que les voies pour y parvenir. Mais, elles ont bien porté, sur ce que j’ai toujours appelé les épiphénomènes : de sujets qui n’abordent pas le fond des vrais problèmes du Congo et des Congolais, des sujets ordinaires de gestion courante des affaires publiques de l’État, qui n’ont rien à voir avec la fin de la guerre cruelle d’occupation et de prédation dévastatrice, qui n’arrête pas de faire des ravages, ni avec l’exigence du retour à la paix véritable, des sujets en somme relatifs à un programme d’action politique ou de campagne électorale pour un parti politique en congrès de création, de refondation, etc. !

N’est-ce pas là l’expression d’une nouvelle méprise, d’un affront prémédité, d’une nouvelle trahison que Joseph Kabila et sa majorité présidentielle viennent encore une fois de faire subir à mon peuple, faute d’un accompagnement éclairé et responsable de celui-ci par eux, tous des piètres assoiffés de pouvoir pour le pouvoir et d’argent pour l’argent, évoluant au sein des institutions nationales, tous des victimes consentantes et complices du piétinement des droits et de la souveraineté de l’État et du peuple congolais, celui-ci étant toujours maintenu dans l’ignorance de tout ce qu’ils font ? Tenez :

Certaines indélicatesses constatées dans le déroulement de ces assises, me permettent d’affirmer que ces« Concertations nationales ont été convoquées dans un but autre que la « Cohésion nationale » ! Comment ne pas le croire ?

Ce qui s’y est fait ne peut conduire à la « Cohésion nationale » visée par celui qui les a créées et convoquées, le Président Joseph Kabila. Les deux membres de leur Présidium nommés par le même Joseph Kabila, Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale, et Léon Kengo wa Dondo, Président du Sénat, ainsi que ceux qui les ont préparées, les membres de Majorité présidentielle et de l’Opposition institutionnelle sous la modération conjointe de Evariste Boshab, Secrétaire Général du P.P.R.D., parti du Président Joseph Kabila, et Thomas Luhaka, Secrétaire Général du M.L.C., parti du Sénateur Jean Pierre Gombo, deux partis politiques issus des mouvements politico-militaires créés, le premier, engendré par l’A.F.D.L., une création rwandaise prêtée par Kagame à Kabila, et le second, une création ougandaise, prêtée par Kaguta Museveni à Bemba pour remplir une seule et même mission : faire la guerre en R.D.C., semblent avoir travaillé plutôt pour conforter la désunion nationale et faire le lit de l’implosion prochaine du pays et de sa balkanisation !
2.1. Les raisons d’un Rendez-vous historique manqué !

- Première raison : Si les« Concertations nationales » de Kabila, Minaku et Kengo avaient pour but la « Cohésion nationale », la première chose à faire aurait d’abord été de s’assurer si la« Réconciliation nationale », préconisée par le« Dialogue » dit « national » ou« intercongolais » de Sun-City (en Afrique du Sud) entre les ressortissants des « ethnies » tutsi et hutu originaires du Rwanda et des ethnies et/ou tribus autochtones congolaises originaires des Provinces de l’Est de la R.D.C. avait déjà eu lieu. Et, même alors, qu’elle ait eu effectivement lieu ou non, et même si, sous le régime Mobutu elles avaient vécu en paix, après que les « ressortissants tutsi et hutu originaires du Rwanda qui vivaient au Congo-Zaïre » eurent eu recours aux armes et à la guerre pour se prévaloir de leurs revendications identitaires, endossant ainsi la responsabilité d’avoir rompu l’équilibre et la paix longtemps observées entre eux sous le mandat du Président Mobutu, il fallait, pour mieux faire, s’assurer si cette convivialité-là n’était pas à refaire !

Car, ma foi – on peut me croire ou ne pas me croire – sans une réelle et véritable réconciliation, il n’ y a pas de cohésion nationale possible.

Aussi, croire ou faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’on peut parvenir à une véritable « Cohésion nationale » en R.D.C. entre groupes socio-ethniques qui ne se parlent pas, qui ne se sont jamais réconciliées et dont ceux qui sont portés à bout des bras par leurs pays d’origine pensent qu’ils s’imposeront d’abord par les armes, puis qu’ils y parviendront par imposition des Puissances dont ils servent les intérêts illicites et abusifs, est un leurre !

Or, me semble-t-il, la « Réconciliation nationale » qui devait précéder la « Cohésion nationale » n’a été ni faite, ni sincèrement tentée en R.D.C. ! Peuvent en témoigner Joseph Kabila, son négociateur en chef aux négociations de paix de Lusaka, en Zambie, et de Sun-City et de Pretoria, en Afrique du Sud, Vital Kamerhe, et le Révérend Kuye, Président de la « Commission Paix et Réconciliation » issue de l’Accord de Paix de Pretoria ayant sanctionné ces négociations. Comme peuvent aussi en témoigner les membres de l’espace présidentiel sous la Transition du schéma 1+4 : Joseph Kabila Kabange (A.F.D.L.-P.P.R.D.), Yerodia Abdoulaye Ndombasi (A.F.D.L.-P.P.R.D.), Azarias Ruberwa Manywa (A.F.D.L.-R.C.D.), Jean Pierre Bemba Gombo (M.LC). et Arthur Z’Ahidi Ngoma (Forces du Futur), qui n’ont jamais entrepris aucune action en vue de la réconciliation dans ce sens-là !

D’où la première préoccupation du pouvoir et des organisateurs des actuelles « Concertations nationales » aurait dû être de s’employer à organiser préalablement une véritable « Réconciliation nationale »en vue de palier à cette carence dont la manifestation nous est donnée par les guerres répétitives qui sont réapparues suite au simulacre des négociations interethniques de 2004, 2007, 2008 et 2009. Surtout que l’actuelle guerre du M23 est la conséquence directe de ce genre des négociations initiées par Kabila, mal conduites et mal conclues par ses hommes de main : Ruberwa, Kamerhe, Malumalu avec le concours actif de vos Envoyés spéciaux et de vos Représentants.

- Deuxième raison : Si les fameuses « Concertations nationales » avaient pour but la« Cohésion nationale », il est évident qu’ouvertes par le Président Joseph Kabila le samedi, 7 septembre 2013, date anniversaire de la mort, le 7 septembre 1997, du Deuxième Président de la République Démocratique du Congo, et donc de la République du Zaïre, le Maréchal Mobutu Sese Seko, celui-là même qui avait donné le meilleur de sa vie pour promouvoir la paix et l’unité nationale, défendre l’intégrité du territoire national, retrouver et préserver les droits souverains de l’État et du peuple congolais, notamment sur les ressources du sol et du sous-sol congolais, et qui avait pu rassembler et galvaniser les esprits de tous les fils et toutes les filles du Congo, éveiller la conscience nationale et, grâce à celle-ci, parvenir à cimenter l’union de ceux-ci et l’unit é de toute la Nation congolaise… Autant d’éléments mémorables qui n’allaient pas d’eux-mêmes lors de notre accession à la souveraineté nationale en 1960 et qui –c’est indéniable – nous ont maintenus unis, jusqu’à l’arrivée des Kabila portés par les Rwandais, les Ougandais et les Burundais au pouvoir, et même jusqu’à ce jour. Ainsi, le deuxième signal fort, pour manifester la volonté du pouvoir de réaliser la« Cohésion nationale », aurait été, l’occasion p ermettant de faire ce qu’on n’aurait jamais pensé faire, d’accorder à sa mémoire une minute de silence !Et, ce ne serait que justice et mieux faire, de reconnaître à l’occasion – même en une seule petite phrase – le travail combien capital qu’il avait abattu à ce sujet dans un discours responsable d’ouverture des travaux consacrés à l’Unité et à la Cohésion nationale des Congolais en R.D.C. Tenter, suite aux critiques, de se rattraper après coup, en faisant adopter une résolution souhaitant le rapatriement de son corps toujours gardé à l’étranger, au Maroc, où sont toujours en exil ses anciens proches dont on ne veut pas, c’est hypocrite et grotesque !

- Troisième raison : Si l’objectif réel des « Concertations nationales » était la cohésion nationale, le troisième signe fort de la manifestation de cette volonté aurait été d’inviter les meilleurs dans leur diversité d’opinions. Non pas comme on l’a fait de manière sélective, partisane et intéressée, à la tête du client ou pour grossir les rangs, mais tous les vrais Opposants politiques et des intellectuels, des Nationaux les plus actifs qui pensent autrement que ceux du pouvoir en place, ainsi que toutes les compétences nationales avérées, jouissant en outre d’une réelle expérience et d’une certaine autorité au plan international, à même de faire avancer la recherche des solutions appropriées aux problèmes particuliers et complexes requérant perspicacité, intelligence et expérience qui se posent à la Nation !

Car, la recherche d’une solution vraie aux problèmes réels délicats déjà complexes et, bien plus encore, complexifiés à l’évidence, exigent – tous mes collègues philosophes vous le diront – des têtes couronnées. « Dans l’optique démocratique, qui est la seule conforme aux aspirations de l’humanité, et à la ligne la plus probable de son développement »,indique, à cet égard, Ernest Kahane, « c’est l’opinion éclairée des citoyens, et notamment, dans une société clivée en classes, celles des citoyens qui forment la classe la plus apte à résoudre les problèmes du moment et du futur immédiat »,qui, selon moi, compte ou plutôt devrait compter.

Dans la situation catastrophique présente en R.D.C., la « Cohésion nationale »ne devrait pas être recherchée en voulant protéger le pouvoir que l’on exerce illégitimement et persévérer dans ce que l’on a déjà mal fait, qui est mal adapté et qui ne peut conduire à la satisfaction des aspirations et de la volonté du peuple. Ni en recourant pour se donner bonne conscience au plus grand nombre de participants fidélisés et corrompus, qui n’ont rien à apporter aux débats visant le règlement d’un conflit prétendument congolais souffrant cependant d’une large internationalisation dont les enjeux inconnus et impénétrables par le commun des mortels dépassent leurs aptitudes intellectuelles.

Pour qu’elles réussissent, les « Concertations nationales »devaient bénéficier d’une réelle expertise d’hommes et de femmes aux compétences éprouvées et bien connues, capables d’apporter leurs meilleures contributions à la solution de la crise. En France, Jacques Chirac, alors Président de la République, en avait parlé usant d’une expression pleine d’humilité remarquable,« les meilleurs d’entre nous » ! Pour illustrer cette pratique courante dans vos pays, Excellences, votre ancien collègue, Nicolas Sarkozy, confronté à une forte crise de croissance au cours de son mandat, fit appel à deux des meilleurs des Français, Alain Juppé et Michel Rocard sans considération de leurs appartenances politiques à la Majorité et à l’Opposition, pour lui faire des propositions de sortie de crise. L’intérêt supérieur de la France l’obligeait.

- Quatrième raison : Si la« Cohésion nationale » était au cœur des préoccupations du trio Kabila-Minaku-Kengo, ils auraient saisi l’occasion pour inviter formellement, comme ils l’ont fait pour d’autres, l’ancien parti politique de feu le Maréchal Mobutu dont je tiens les rennes et continue à entretenir la flamme, ainsi que les anciens éléments et officiers des Forces Armées Zaïroises (F.A.Z.), aujourd’hui condamnés à galérer dans les pays voisins et en Occident, simplement parce que leur tort est d’avoir servi et défendu la Nation congolaise sous le régime Mobutu.

- Cinquième raison : Si l’objectif poursuivi par les « Concertations nationales »était la Cohésion nationale, les deux préoccupations dont il fallait débattre pour mieux cerner ce sujet et dont devaient découler les différents sous-thèmes ne pouvaient qu’être : d’une part « Comment remédier au déficit de légitimité de pouvoir »et, d’autre part, « Comment mettre fin à la guerre et à l’insécurité persistantes qui font rage à l’Est de l’ex-Zaïre » ? C’est cela que j’avais suggéré et conseillé au Président Kabila en lui demandant, dans mon message sur « le Désordre congolais », de reprendre son ordonnance créant les« Concertations nationales » et de bien circonscrire et préciser sa pensée.

Il est à cet égard déplorable que, pour n’avoir pas suivi ce conseil, les « Concertations nationales » n’ont pas été l’occasion de faire des choix devant ordonner les actions tendant à mettre fin à la Guerre et à organiser l’agenda national des actions pour l’avenir, après s’être interrogé sur le sens profond des actions et des activités des gouvernants depuis le début de la Guerre de l’Est, ne s’étant attachées qu’à faire des résolutions et recommandations,pour la plupart, copiées de celles des anciens Congrès mobutistes du M.P.R., Parti-C9tat, et de la Conférence Nationale Souveraine (C.N.S.) !

Des recommandations et résolutions sans prise directe, aujourd’hui, avec l’impératif de clarifier d’abord la situation dramatique présente, d’avoir ensuite l’initiative et la sûreté qui conviennent aux actions visant à parvenir à la paix véritable – actuellement laissées aux Chefs d’État des pays agresseurs de la R.D.C. et à la « Communauté internationale » complice, indifférente à l’égard de nos tragédies et de nos souffrances et sourde aux cris des victimes congolaises – oubliant qu’il est de notre responsabilité et de notre conscience personnelles de ne pas nous dessaisir de nos droits, de notre être et de notre avoir, pour les donner aux autres, encore moins à ceux qui sont prêts à nous les ravir, à nous néo-coloniser et même à nous subjuguer comme hier.

Car, pour éviter de nous laisser gouverner par les aléas de l’histoire, nous devons garder l’initiative, en même temps que, nous le savons bien entendu, nous devons être disposés à demeurer ouverts envers et pour les autres, quel que soit notre état de d’esprit.

- Sixième raison : Par ailleurs, si l’objectif des « Concertations nationales »congolaises était la « Cohésion nationale », pourquoi n’a-t-on pas conçu et élaboré leur calendrier de telle sorte que son importance ne put être ombragée par ceux d’autres forumcomme « Atelier du Gouvernement pour ceci »,« Dialogue de Kampala pour cela » qui, entretemps, ont focalisé l’attention de l’opinion et se sont partagés certains Cadres capables d’éclairer les participants sur telle ou telle autre question ?

- Septième raison, enfin : Pourquoi, si cet objectif était important, même si les« Concertations nationales » sont une affaire indubitablement intérieure de la R.D.C., néanmoins qui, étant donné le Désordre consécutif aux interférences et ingérences extérieures, surtout des acteurs et activistes étrangers intéressés bien connus et identifiés, visibles et invisibles, n’a-t-il pas bénéficié, pour leur garantir une certaine neutralité, de la conduite et de l’encadrement d’une personnalité dûment mandatée par l’O.N.U. et d’une ou deux autres personnalités étrangères choisies sur la base de leurs compétences et de leur intégrité morale et intellectuelle afin d’éviter des dérapages ou des débordements catastrophiques susceptibles d’entraîner en R.D.C. et, on ne sait jamais, dans la sous-région des Grands Lacs, en Afrique et dans le monde, une large et profonde rupture de paix aux conséquences catastrophiques imprévisibles ?

2.2. Duplicité et trahison du Gouvernement Kabila et Matata en faveur des pays agresseurs de mon pays, la R.D.C. :

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et du Gouvernement des pays membres permanents du Conseil de Sécurité,

Au terme de l’article 69, alinéa 3, dela Constitution de la R.D.C., du 26 février 2006, telle que modifiée à ce jour, le Président de la R épublique « …assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux ».

Permettez-moi de vous rappeler que c’est le 26 juin 2013, que le Président Kabila a pris son Ordonnance portant création des « Concertations nationales »,prétendument en vue de réunir « toutes les couches socio-politiques de la nation », afin de « réfléchir, d’échanger et de débattre en toute liberté et sans contrainte, de toutes les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et d’étendre l’autorité de l’État sur tout le territoire national en vue de mettre fin au cycle de violences dans l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde ». Il avait expliqué, le 15 décembre 2012, que la « Cohésion nationale »« postule un patriotisme qui ne s’accommode d’aucune justification de trahison ». Dont acte !

Mais, à peine avait-il créé ce forum des « Concertations nationales », à la fin du mois de juin 2013, qu’il a aussitôt autorisé, au début du mois de juillet 2013, son éternel Ministre des Mines depuis sept ans, Martin Kabwelulu du Parti lumumbiste (PALU), l’homme qui, en complicité avec le Directeur Général du Cadastre minier depuis près de dix ans, Jean Félix Mupande, a cédé, vendu et/ou attribué toutes les Concessions et les droits miniers des Nationaux congolais aux firmes étrangères d’obédience rwando-ougandaises et aux multinationales qui financent la Guerre à l’Est, à se rendre à Kigali, au Rwanda, pendant que les Congolais, naïfs et distraits, se berçaient d’illusions et se bagarraient pour prendre part aux travaux desdites Concertations,afin d’y finaliser la cession du droit et du pouvoir de certification des minerais congolais provenant de l’Est de l’ex-Zaïre au profit des pays membres de la C.I.R.G.L. !

Comment un dirigeant responsable, aimant son peuple et son pays peut-il galvauder la souveraineté de son État en confiant, en vue de leur commercialisation, la responsabilité de certifier les minerais qui y sont produits à ceux qui n’ont jusqu’ici rien fait d’autre que les piller ? N’est-ce pas que par cet acte le Président Joseph Kabila viole le prescrit ci-dessus repris de la Constitutionsur lequel repose sa magistrature suprême ? Pour quelle raison a-t-il choisi de dépouiller l’État congolais de son pouvoir souverain d’exercer au nom du peuple congolais le contrôle sur les ressources de son sol et de son sous-sol, arraché de la puissance coloniale belge de haute lutte par le président Joseph-Désiré Mobutu depuis 1966 ? Ne s’agit-il pas là d’un acte prémédité de haute trahison posée pendant que les Congolais étaient bien tenus dans la distraction par le duo Kengo et Minaku aux « Concertations nationales » d’importance nulle et de nul effet ?

Bien plus grave, n’est-ce pas, non plus, curieux que presque toute notre presse nationale et tous les politiciens présents sur la scène politique, dont le plus grand nombre encensent quotidiennement les réalisations de la « Révolution de la modernité » par le Gouvernement Matata à tout bout de champ et de façon souvent irraisonnée et intempestive, n’aient pas pu ou bien relevé, ni assez dénoncé, un fait aussi grave, l’aliénation de notre souveraineté sur nos ressources minières en dilution de notre indépendance économique, ou peut-être l’ont-ils fait timidement ?

Il me semble bien que c’est, dans la même optique, en application d’un plan secret conçu pour vider mon pays de la quintessence de son droit souverain de gestion et de contrôle des exploitations et de la production de ses matières premières, plus précisément de ses ressources minières, pétrolières et forestières, que le pouvoir actuel, incompétent et complice, a détourné et reconverti l’immeuble du Centre du Commerce International du Zaïre (C.C.I.Z.) en un hôtel de luxe pour délinquants et autres jouisseurs, pompeusement appelé Hôtel du fleuve, au lieu de le réhabiliter conformément à sa destination première, que le vrai nationaliste congolais, l’ancien Président Mobutu Sese Seko, celui-là même qui avait reconquis et redonné aux Congolais leur souveraineté naguère confisquée et détenue par la Puissance coloniale belge, en édictant et en promulguant, en 1966, dès le lendemain de son accession à la magistrature suprême, la Loi Bakajika ? Selon cette loi, « le sol et le sous-sol congolais appartiennent à l’État ». Et le C.C.I.Z., le World Trade Center du Zaïre, avait été créé pour servir de support administratif et technique spE9cialisé au contrôle du flux commercial des produits congolais sur le marché international de manière à garantir l’indépendance économique du Congo-Zaïre, et son immeuble construit pour abriter ses bureaux.

L’acte ainsi posé par le Gouvernement de Joseph Kabila au profit du Rwanda et des multinationales qui font et alimentent la guerre économique en R.D.C., indique clairement pourquoi ce beau projet du C.C.I.Z. avait toujours été saboté par ceux qui n’ont jamais voulu voir l’ex-Zaïre devenir maître de sa production des ressources naturelles et de leur commercialisation !

Je me demande alors si, en dessaisissant la R.D.C. du droit de certification des minerais produits sur son sol, le pouvoir en place en R.D.C., sert ou dessert les intérêts du Congo et des Congolais, s’il travaille pour la promotion et la sauvegarde des souveraineté nationale congolaise et si, par conséquent, il est vraiment à sa place dans mon pays ?

C’est, en effet, à se demander si un tel pouvoir mérite la confiance du peuple congolais et/ou des partenaires étrangers sérieux avec lesquels, pourtant, les vrais Congolais sont disposés et en mesure de conclure proprement des accords responsables de coopération inter-étatique et/ou des affaires légalement et mutuellement avantageuses entre privés nationaux et des partenaires privés étrangers, sans courir le risque de les voir un jour faire l’objet d’une remise en cause citoyenne et populaire de mes compatriotes ?

2.3. Naïveté, ignorance ou complicité : l’Opposition institutionnelle dans la nasse piégeant le Congo et les Congolais.

Comment ne pas s’en étonner ? Comment, d’une manière générale, l’importante frange de l’Opposition congolaise qui s’était réunie en conclave, du 6 au 11 juillet 2013, à Kinshasa, était-elle ou s’était-elle « convaincue que la paix ne peut-être ramenée en R.D.C. qu’avec la mise en oeuvre par toutes les parties prenantes, y compris le Chef de l’État congolais, des engagements découlant de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 et de la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 27 mars 2013 » ?

Comment cette Opposition institutionnelle fait-elle de l’amalgame entre un Accord régionalqui relève des engagements de ses parties signataires et une Résolution du Conseil de Sécurité prise en accomplissement de la mission classique de l’O.N.U. visant le maintien de la paix et de la sécurité internationales ? L’Accord-cadre d’Addis-Abeba était-elle la condition nécessaire sans laquelle le Conseil de Sécurité, au vu de la persistance des menaces au maintien de la paix et de la résurgence de l’insécurité toujours grandissante au Nord-Kivu, pouvait ne pas décider, par sa Résolution 2098, du renforcement des forces de la paix présente s en R.D.C. ?

Comment cette Opposition institutionnelle s’attache-t-elle à l’application du fameuxAccord-cadre d’Addis-Abeba pendant que ceux qu’il est censé lier ne s’y réfèrent pas eux-mêmes démontrant par-là qu’il avait été conclu seulement pour flouer les Congolais et garantir la main-mise de la prétendue « Communauté internationale »sur les richesses et autres ressources de la R.D.C., objet premier du complot international, comme je n’ai jamais cessé de le dénoncer, à la base de la Guerre contre l’ex-Zaïre ? Regardez :

- le Président Joseph Kabila de la R.D.C., qui n’a jamais sollicité ni obtenu l’aval du souverain primaire suivant les canaux constitutionnels appropriés pour initier et conclure expressément, en temps de guerre, un tel accord pouvant aliéner ad vitam aeternam notre souveraineté nationale, piégeant du coup notre propre peuple, et qui l’a pourtant signé, n’en a pas le même entendement que son Opposition ! Et c’est peut-être pourquoi il s’est passé de sa revendication en convoquant et en organisant avec ses complices internes les « Concertations nationales » à leur manière !

- le Président Paul Kagame, qui en est l’un des treize signataires et des premiers bénéficiaires de ses retombées espérées positives, ne le respecte pas du tout. Et le foulant aux pieds et/ou marchant complètement dessus, n’ayant aucun intérêt a réaliser la paix en R.D.C., n’a pas cessé d’intervenir dans le conflit de l’Est dans lequel il continue, sans désemparer, à planifier et, par ses Généraux et par les troupes de ses forces régulières, à diriger les opérations militaires du M23 dont il pourvoit également à la logistique, notamment dans ses offensives répétées contre la Ville de Goma et les différentes localités du Territoire de Rutshuru en vue de l’occupation des espaces de terre de certains territoires du Nord-Kivu ! N’est-ce pas qu’en témoignent les preuves irréfutables qu’en détiennent le Experts et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo-Zaïre (M.O.N.U.S.CO.) ?

Pourquoi, nonobstant l’existence de ce fameux Accord-cadre, Paul Kagame continue-t-il à amasser ses hommes des troupes et à positionner ses armes lourdes tout au long de la frontière congolo-rwandaise ?

Et pourquoi le Gouvernement Matata du Président Kabila ne réagit-il pas ?

- Le Président Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, cet autre signataire de l’Accord-cadre du 24 février 2013, dont cependant les forces armées régulières multiplient des incursions agressives inadmissibles en Territoire de Mahagi, dans le District de l’Ituri, en Province orientale. Selon les dénonciations de l’Evêque catholique de la place et des chefs traditionnels des Groupements et Localités locaux, elles ont déjà, non seulement déterré et déplacé des bornes frontalières délimitant l’ex-Zaïre et l’Ouganda, mais sont aussi passées à la vitesse supérieure ayant déjà commencé la construction des maisons sur le sol de nos aïeux, à l’intérieur de nos frontières nationales !

Pourquoi, nonobstant l’existence de ce fameux Accord-cadre, ces nouveaux faits d’agression de notre pays et d’occupation de certaines parties de notre pays, notamment de la Provinces orientale, de la Province du Nord-Kivu et de la Province du Sud-Kivu, des faits qui portent très gravement atteinte à l’intégrité du territoire national congolais, ne provoquent-ils pas une quelconque réaction vigoureuse des dirigeants ou des membres des institutions nationales qui se prévalent d’en être constitutionnellement garants ou d’en avoir la charge d’y veiller ?

Il y a un peu plus d’un an et demi déjà, depuis que le Vatican, par son Agence Fides, avait dénoncé ouvertement, le 19 mars 2012, le plan d’invasion, de dépeuplement du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et sans doute de certains territoires de la Province Orientale pour installer d’autres populations venant de l’étranger. Et moi-même j’avais alors mis en garde contre la « la proche orientalisassions »de l’Est de la R.D.C. comme conséquence de la politique pratiquée et poursuivie par les Présidents Paul Kagame et Yoweri Museveni visant à y installer des colonies tutsi rwando-ougandaises.

Qu’attend donc la « Communauté internationale » pour prendre sans délai des mesures adéquates et responsables pour prévenir et empêcher l’apparition, au cœur de l’Afri que, d’un nouveau foyer des tensions internationales semblable à celui qui oppose depuis 40 ans Juifs et Palestiniens au Moyen-Orient et déchire le Monde ?

Pourquoi, les institutions nationales congolaises, en l’occurrence, « Président de la République »,« Assemblée nationale » et « Sénat » réunis en « Congrès », « Gouvernement » agissant par le Premier Ministre Matata Ponyo et ses Ministres des Affaires Etrangères, de la Défense nationale et de l’Intérieur et Décentralisation entre autres, se retrouvant face à d’aussi graves faits engageant la responsabilité de l’État, laissent-ils des acteurs nationaux non-étatiques agir en leur lieu et place ? La défense de l’intégrité du territoire national est-elle de la responsabilité d’un religieux, fut-il Évêque, d’un Administrateur de Territoire ou d’un Chef traditionnel local qui ont rempli leur devoir en les alertant ? Incompétence ? Malvoyance ? Irresponsabilité ? Complicité et/ou Trahison ?

Dans ces conditions, pourquoi l’Opposition congolaise, qui ne privilégie dans son combat que le poste de Président de la République à l’horizon 2016, alors que la maison R.D.C. est entrain de brûler, n’a-t-elle pas osé conditionner sa participation au remplacement des thèmes prévus pour les « Concertations nationales » par l’inscription des tels sujets cruciaux pour l’avenir de notre payset, surtout, de notre souveraineté nationale, que des pays voisins malveillants envers nous s’amusent à torpiller et à malmener sans susciter une réplique déterminée et rigoureuse de Kabila et de Matata, de Kengo et de Minaku, de Boshab, de Luhaka, de Ruberwa, etc. contre eux ?

Et pourquoi nos institutions nationales sont-elles si léthargiques ? Pourquoi le Gouvernement congolais et l’Opposition congolaise en général, à l’exception de mon parti le M.P.R. et des vrais Combattants de la liberté de la Diaspora congolaise, n’osent-ils pas désigner clairement et impliquer ouvertement et formellement le Rwanda et l’Ouganda comme responsables directs de la rupture de la paix en R.D.C. et dans la Sous-région des Grands Lacs ? Et pourquoi ne pas s’attaquer alors de front au mal incarné par Kagame et Museveni, deux Chefs d’État arrogants, mégalomanes et criminels non repentis dans la sous-région des Grands Lacs, qui ont engagé sans leur aval leurs peuples dans une Guerre injuste et follement atroce contre leur voisin, la R.D.C., mon pays, sachant bien qu’à la longue, les conséquences de cette Guerre pourront être néfastes contre ces populations voisines ?

De ce qui précède, il est donc clair qu’en conditionnant sa participation à l’application de ces deux textes, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2098du Conseil de Sécurité, l’Opposition politique congolaise fait preuve d’amalgames, dans la mesure où les deux textes ne sont pas de même nature ni de même portée juridique quand bien même ils auraient été négociés dans le même but, celui de la recherche de la paix. Tant il est vrai que, pour imposer la paix rompue par une guerre dévastatrice et ravageuse d’agression, d’occupation arbitraire du territoire congolais et de pillage massif des ressources naturelles d’une Nation souveraine, membre de l’O.N.U., par d’autres Nations membres de la même Organisation, le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’avait pas impérativement besoin d’un tel Accord régional. Pas du tout !

Aussi, en s’appuyant sur l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour conditionner sa participation aux« Concertations nationales », l’Opposition politique congolaise avait-elle été entraînée à se laisser prendre dans la nasse en cul de sac qui lui était posée ainsi qu’au peuple congolais tout entier par leurs vrais ennemis à travers ledit Accord.

2.4. De l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013

Ce que l’Opposition congolaise, et le peuple congolais avec elle, devraient bien savoir, s’ils ne le savent pas encore, c’est que l’Accord-cadre d’Addis-Abeba n’est pas le fait de l’O.N.U., et ne peut, comme je le démontre un peu plus loin, être invoqué devant l’un ou l’autre organe de l’Organisation des Nations Unies que si certaines conditions sont bien remplies. Je l’ai déjà dit, sans être entendu. Je le redis et je le soutiens.

C’est d’ailleurs dans ce sens et pour cette raison que tous les communiqués de la « Communauté internationale », et notamment du Secrétaire Général de l’O.N.U., rappellent toujours que ceux qui l’ont signé ont« l’obligation de respecter leurs engagements ».

A ce sujet, que le peuple congolais et la Communauté internationale se rassurent : je n’ai pas étudié le droit international, le droit humanitaire et le droit constitutionnel international à Liège, en Belgique, d’où sont sortis par le passé des constitutionnalistes aujourd’hui décriés dont les études et les propositions ont influé négativement dans la crise congolaise actuelle, d’abord concernant le projet de Constitution soumise au référendum en 2006, puis pour la révision constitutionnelle ayant précédé les élections controversées de novembre 2011 et récemment encore autour de l’idée d’une nouvelle révision constitutionnelle prêtée à Kabila en vue des prochaines élections présidentielles.

Mais, j’ai commencé, après plusieurs autres études universitaires et postuniversitaires, à Kinshasa, dans mon pays ; puis à Strasbourg, en France ; à Genève, en Suisse ; et à Tunis, en Tunisie. Et, suite à un heureux hasard du destin, j’ai acquis une bonne et longue expérience politique et administrative comme grand commis de l’État et comme diplomate de carrière. C’est dire que mon entendement de l’Accord-cadre que je livre ici n’engage que moi.

Pour moi donc, aucune disposition de la Charte des Nations Unies, à moins de me tromper – ce dont vous voudrez bien m’excuser à l’avance – ne conditionne la restauration et/ou le maintien de la paix et de la sécurité internationales, par l’aliénation des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels d’un peuple souverain ou d’un État indépendant. Pas plus qu’aucune disposition de la même Charte ne les conditionne par la mise en exploitation, de quelque manière que ce soit, des ressources géologiques, minéralogiques et minières, et forestières d’un État souverain sans son accord, surtout pas par ceux qui, en violation massive des droits de l’homme et des peuples et en violation flagrante des buts et principes de l’O.N.U., malmènent sa souveraineté et lui font injustement, gratuitement ou constamment la Guerre.

Je suis personnellement fondé dans cette position par le fait que notre Constitution mondiale– je veux dire La Charte des Nations Unies – va même plus loin lorsqu’elle dispose et précise en son article 41 que si la prolongation d’un différend est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales, le Conseil de Sécurité peut plutôt prendre des mesures allant jusqu’à suspendre les relations économiques et diplomatiques entre les parties. Comment alors peut-on croire ou faire croire au peuple congolais que c’est en remettant les clés de l’exploitation de ses ressources minières, forestières, pétrolières et gazières entre les mains de ceux qui le tuent et le massacrent, violent ses filles et ses femmes, occupent ses terres, poursuivent impunément une Guerre injuste contre lui et n’ont aucune considération ni envers lui, ni à l’égard de ses droits et libertés, qu’il parviendra à une paix durable ?

Si, dans mon entendement, la paix dans l’Est de la R.D.C. devait provenir par la cession des droits économiques de la R.D.C. aux agresseurs, ce serait, franchement, une aberration contre le bon sens, qui aboutirait, malheureusement, à créer irresponsablement un précédent absolument fâcheux aux conséquences imprévisibles dans les relations internationales. D’autres pays disposant, à l’instar de mon pays, d’abondantes ressources devront s’attendre au même sort dans les jours, les semaines, les mois et les années à venir.

Quant à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013,je dois dire que La Charte des Nations Unies, ne s’oppose, en effet, en aucune de ses dispositions, à l’existence d’accords ou d’organismes régionaux dès lors que ceux-ci sont« destinés à régler les affaires qui, touchant au maintien de la paix et de la sécurité internationales, se prêtent à une action de caractère régional ». Cela, à une double condition :

la première est « que ces accords ou ces organismes et leur activité soient compatibles avec les buts et les principes des Nations Unies »(article 52.1). Permettez-moi, déjà sur ce point, pour me faire bien comprendre, d’expliciter que ce n’est pas parce que la C.I.R.G.L. ou tout autre organisme régional ou une association quelconque, pour des raisons de calendrier de ses membres ou de facilité des contacts, tient une réunion de revue de ses actions au siège de l’Union Africaine ou de l’Organisation des Nations Unies, qu’il engage celle-ci ;
la deuxième veut qu’un traité ou accord international conclu par un Membre des Nations Unies soit« enregistré au Secrétariat et publié par lui »(article 102.1). D’où cette précision qui suit immédiatement,« aucune partie à un traité ou accord international qui n’aura pas été enregistré (…) ne pourra pas l’invoquer devant un organe de l’Organisation »(article 102.2). Autrement dit, s’il n’est pas conforme et enregistré, un tel accord est de nul effet.

Mais bien au-delà de cette double condition, il me faut préciser, au regard de ce qui se passe en R.D.C. et dans la sous-région africaine des Grands Lacs, les quatre faits ci-après :

que l’existence d’un organisme régional, comme la C.I.R.G.L., et/ou la conclusion d’un accord régional, comme l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, ne soustrait ni n’exempte pas l’O.N.U. de l’obligation qui lui incombe, de« réprimer toute agression » (article 1.1) d’un État, en l’occurrence la R.D.C., par un autre, en l’espèce le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi (agissant directement par les éléments de leurs forces armées régulières ou indirectement par les rébellions ou les milices constituées de leurs ressortissants), d’où quelle vienne et quel(s) qu’en soi(en)t le(s) motif(s) ;
que l’intervention de l’O.N.U. peut avoir lieu « à tout moment de l’évolution d’un différend »(article 36) « dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales » (article 34) pour « recommander les procédures et les méthodes d’ajustement appropriées »(article 36), spécialement ici, selon moi, pour apporter, à défaut d’intervenir directement, les correctifs nécessaires aux actions déjà entreprises ou aux accords mal négociés et mal conclus ;
qu’il ait été ou non enregistré au Secrétariat, un accord régional, selon moi, ne peut empêcher l’O.N.U. de remplir son mandat,surtout si cet accord n’est pas conforme aux mécanismes constitutionnels prévus par un État signataire et hypothèque la souveraineté nationale de celui-ci, et de ce fait est incompatible avec les buts et les principes poursuivis par l’O.N.U. ;

  • autrement dit, l’existence d’un accord régional ne dédouane ni ne dispense pas l’O.N.U. de sa responsabilité de redresser, au besoin, les impairs qu’il porte, et l’invalident de plein droit, afin de le recadrer et de le conformer aux dispositions de La Charte.

    Je suis, en effet, de ceux qui pensent fermement qu’il ne sied pas que l’O.N.U. s’accommode d’un accord dolosif, abusivement conclu au mépris, d’une part, du droit international et, d’autre part, du droit constitutionnel et de la souveraineté d’une Nation libre, compromettant, de surcroît, l’avenir de celle-ci en plaçant son peuple devant un fait accompli et en le maintenant dans l’ignorance.

    Ceci dit, l’ « Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région », du 24 février 2013, comme son titre l’indique bien, est donc, à mes yeux et à ce stade, un engagement personnel conclu par le Président Joseph Kabila, au nom de la République Démocratique du Congo, avec des partenaires, qui ne sont pas seulement ceux de la sous-région des Grands Lacs, mais de la Région, sans autre précision, et impliquant d’autres Nations du monde au bon motif, peu importe, de ramener la paix dans son pays en leur ayant fait malheureusement des promesses et des concessions secrètes qu’il a voulu accorder à cette fin aux autres parties et témoins intéressés audit Accord, ses partenaires potentiels !

    Quoi qu’il en soit, cet Accord me paraît abusif et irrélevant, premièrement, parce qu’il amalgame, d’une part, exigence de mettre fin à la Guerre pour parvenir au rétablissement de la paix et au maintien de la sécurité en R.D.C., qui relève des missions spécifiques de la R.D.C. en collaboration avec l’O.N.U., et coopération économique, qui relève des droits souverains des États, d’autre part.

    Deuxièmement, il me paraîtincompatible avec les buts et les principes des Nations Unies.Parce qu’en intégrant le concept de coopération économique pour réprimer une agression arm= 9e, cet Accord dénie à la R.D.C. son droit de conclure librement et souverainement des accords de coopération bilatérale et multilatérale avec des partenaires de son choix, conformément à ses lois et règlements en vigueur.

    Et troisièmement, parce qu’il met sur le même pied d’égalité et décrète abusivement et sans discernement la traque des milices confusément qualifiées de« forces négatives », à savoir les milices d’auto-défense populaire véritablement congolaises d’une part,et les forces rebelles du M23 avec des milices pro-rwandaises apparentées bénéficiant des appuis en hommes et matériels du Rwanda et de l’Ouganda, d’autre part.

    Pourtant, « aucune dispositionde La Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de Sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales »(article 51). Il est donc clair que les vrais « Maï-maï »,ne devraient pas faire l’objet des mêmes traitements que les agresseurs du M23.

    Ces considérations me paraissent d’autant plus fondées que ce fameux Accord-cadre n’invoque nulle part une quelconque disposition du droit international ni ne se réfère à aucune résolution du Conseil de Sécurité ou recommandation de l’Assemblée Générale sur base de laquelle il aurait été conclu. Si bien que le Secrétaire Général de l’O.N.U. n’y avait apposé sa signature qu’en tant que témoin et la seule mention de la MONUSCO (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo) qui y a été faite, l’a été non pas pour invoquer ou engager l’O.N.U., mais juste pour dire qu’ « elle fera partie de la solution, et continuera à travailler en étroite collaboration avec le Gouvernement de la République Démocratique du Congo ». C’est tout dire ! Dont acte ! N’est-ce pas ? Et, au fait,

    Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et le Premier Ministre des pays membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies,

    Y a-t-il, parmi vos pays et vos peuples, un seul qui consentirait à souscrire à un tel Accord, même en cas de capitulation face à l’ennemi ? Aucun ! C’est bien clair et net.

    Parce que dans le monde actuel, aucun pays, aucun peuple digne et libre, ne peut avaliser, conclure ou ratifier un tel accord le dépouillant de ses droits souverains et légitimes sur l’exploitation de ses ressources naturelles, sauf si ce n’est qu’en application des dispositions constitutionnelles dont je sais qu’il y en avait dans la Constitution de la République du Zaïre sous le Maréchal Mobutu et qu’il y en a dans l’actuelle de l’actuelle R.D.C. Aussi en suis-je à me demander pourquoi a-t-on toujours évité de conclure avec ce pays, l’ex-Zaïre, des Accords respectueux des textes des lois et règlements en vigueur, au point de préférer la Guerre et ses atrocités aux négociations directes pour ce faire ? Et pourquoi Joseph Kabila personnellement n’a-t-il pas eu à recourir avant tout aux mécanismes prévus par la Constitution pour ce faire !

    Il est pourtant clair, en tout cas en ce qui me concerne, qu’aucun pays ne peut choisir de mettre ses institutions et son peuple devant un fait accompli comme Kabila l’a fait. A ce sujet, et pour illustrer ce point de vue, je pense, au titre d’exemple, que, pour rien au monde, les États-Unis d’Amérique, qui disposent pourtant de la même minéralogie et d’immenses ressources minières dont l’on crédite exagérément mon pays en de quantités industrielles équivalentes, sinon par endroits supérieures, ne peuvent consentir à les partager inconsidérément ou cyniquement, encore moins sous la menace de la force ou l’effet de la malice, avec d’autres pays. Que ceux-ci soient leurs voisins ou membres d’une même sous-région ou région qu’eux, que ceux-ci les soumettent à une guerre injuste et cruelle ou que, s’y mêlant, la« Communauté internationale » les soumettent en plus sous une abusive pression diplomatique, rien ne peut avoir raison de leur détermination, que je suppose farouche, à défendre leurs droits, leur souveraineté et leurs intérêts.

    En général, tous les peuples du monde, sont jaloux de leur être et de leur avoir, jaloux de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ont et leur appartient en propre, tout en sachant parfaitement bien qu’au nom de la mondialisation et du commerce international mieux organisés, tous devraient se prédisposer à pouvoir et à savoir en même temps partager. Solidarité humaine oblige !

    Mais dans le monde, il n’y a pas que l’ex-Zaïre et les États-Unis que je viens de donner en exemple qui disposent des matières premières et autres ressources fabuleuses. Tous les pays en ont, certes à des degrés divers. Mais ailleurs, on n’agit pas comme des irresponsables le font en R.D.C.

    J’en conclue qu’en négociant en catimini un tel Accord, qui n’est rien d’autre que la matérialisation d’un engagement personnel à confier, sans l’aval du souverain primaire qu’est le peuple congolais, l’exploitation et la commercialisation des ressources minières, forestières et pétrolières congolaises à ses partenaires – même privilégiés– pour des raisons que lui seul connaît, et en s’employant, après coup, à vouloir faire adhérer les Congolais à ce projet liberticide et souverainecide à travers ses fameuses« Concertations nationales », sans aucune explication, pour enfin permettre aux parties contractantes de le viabiliser et de le conformer aux yeux de l’O.N.U. afin qu’il nous soit opposable, à nous Congolais, le Président Jos eph Kabila se comporte en bradeur de la souveraineté nationale congolaise et en complice des agresseurs de la R.D.C., ex-Zaïre.

    Et lorsque, pour sa part, Vital Kamerhe, Président de l’Union pour la Nation Congolaise (U.N.C.), refuse, toujours par tactique de repositionnement à raison des intérêts occultes qu’il défend, de prendre part à ces« Concertations nationales » et entreprend aussitôt une tournée euro-africaine auprès des signataires dudit Accord-cadre leur faisant part de son intention de succéder à Kabila pour leur garantir son application, il se manifeste comme un alter egode Kabila. Il est un autre soi-même Kabila, s’emploie à flouer les Congolais pour noyauter leurs intérêts nationaux au profit de ceux des étrangers ! C’est comme qui dirait « chasser le naturel, il revient au galop » ! C’est bien dommage !

    Car, sur ce chapitre, Monsieur Kamerhe vient même de franchir allègrement le pas que Kabila s’est jusqu’ici gardé de faire : il préconise, lui, des « Nouvelles concertations nationales », non pas pour mieux faire, mais pour y associer et intégrer – que l’on se le tienne pour dit – les rebelles du M23, dont tout le monde sait qu’ils sont à plus de 80 % des ressortissants rwandais, des militaires des forces armées régulières du Rwanda, et que, selon les enquêteurs même de l’O.N.U., ils ont commis et continuent à commettre des crimes des guerre et des crimes contre l’humanité en R.D.C. ! Des étrangers en somme !

    2.5. Du Dialogue de Kampala entre le Gouvernement congolais et le M23

    Dans ma « Lettre à mon ami François Mwamba et aux Délégués congolais présents à Kampala »,j’avais exigé du Gouvernement congolais d’arrêter ces négociations de la honte et de la capitulation qu’ils poursuivaient avec le M23, une rébellion faussement congolaise. Pour la raison principale suivante : dans sa lettre adressée, le 11 janvier 2013, au Secrétaire Général de l’O.N.U., Ban-Ki-Moon, le Président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, lui-même médiateur de ces pourparlers, venait précisément de confirmer que la guerre que mène le M23 à l’Est de la R.D.C. était justifiée par le besoin maintes fois exprimé depuis longtemps par des Tutsi (du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi) d’acquérir la nationalité congolaise, et que faute d’y parvenir, elle se poursuivra, par intermittence jusqu’à son obtention, de gré ou de force !

    A mon sens, autant il est impensable, en cette période charnière entre le XXème et le XXIème siècles, que des ressortissants d’un quelconque État ou des personnes étrangères détentrices d’une quelconque nationalité, fassent la guerre, tuent, pillent, violent et « génocides » des populations en Amérique ou en Europe pour acquérir, par toutes voies de fait illicites, la nationalité étasunienne, française ou britannique par exemple, autant il est, ou devrait être, dès lors, inconcevable et tout à fait inadmissible qu’après un tel aveu d’importance, après un témoignage aussi capital de la non-congolité des membres du M23, l’une des parties aux négociations de Kampala, provenant d’un Chef d’État doublé de Président de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs qui, de surcroît, en assume la médiation, la « Communauté internationale » des temps présents et le Gouvernement congolais de Kabila et de Matata s’entêtent, tout le temps comme des malvoyants, des malentendants et des « mal-inspirés », à poursuivre ces négociations illégitimes, infondées et de la honte !

    Le Président Museveni a ainsi établi– tout à son honneur sur ce point – que le « Dialogue de Kampala » se déroule entre le Gouvernement congolais et des étrangers notoires en quête de la nationalité congolaise, c’est-à-dire entre des Congolais et des Rwandais, entre un État agressé la R.D.C. roulé comme dans la farine par ses dirigeants, et le Rwanda, un État agresseur, agissant par ses ressortissants et des officiels autoproclamés Congolais et organisés en une fausse rébellion congolaise ! Au vu et au su de tout le monde !

    Aussi est-il étonnant que la C.I.R.G.L., comme vos Envoyés spéciaux et vos Représentants dans la Région des Grands Lacs tiennent un langage et des discours inappropriés et indélicats traitant d’égal à égal un État souverain, la R.D.C., et une fausse rébellion, le M23, en lieu et place du Rwanda et même de l’Ouganda ; prennent des initiatives abusives, manifestement contraires aux prescrits des dispositions pertinentes de La Charte des Nations Unies soit-disant pour parvenir à dénouer la crise artificielle dans laquelle a été injustement entraînée mon pays en vue de la réalisation des objectifs à caractère géoéconomiques inavouée par les pays voisins et la « Communauté internationale », allant jusqu’à proposer des solutions biaisées irrespectueuses des droits élémentaires et de la souveraineté du peuple et de l’État congolais !

    Plus grave et troublant, c’est que les Congolais ne comprennent pas comment vos Envoyés spéciaux et vos Représentants, au mépris des témoignages existants, ont pu considérer des forces d’agression étrangère pourtant bien connues comme majoritairement constituées des ressortissants étrangers tels que dénoncés par les différents rapports d’enquête de l’O.N.U., des étrangers identifiés notamment comme rwandais et même ougandais ou encore somaliens, comme une rébellion congolaise interne opposée au pouvoir congolais en place, allant jusqu’à proposer au Gouvernement et au peuple congolais la tenue d’un« Dialogue politique » entre un État et un peuple souverains et le M23, une organisation mafieuse des va-t-en guerre tutsi et autres étrangers !

    Qui ne sait que ces faux rebelles congolais se sont illustrés et continuent à s’enorgueillir d’avoir commis et de continuer à commettre des crimes odieux et exécrables, même contre l’humanité, qui demeurent malheureusement impunis ?

    Qui, veux-je savoir, peut me dire s’il aurait été sensé, respectueux de la morale et de l’humanisme des droits de l’homme ou respectueux de La Charte des Nations Unies, de demander aux États-Unis par exemple, d’engager un« Dialogue politique » avec Al-Qaïda au lendemain de l’horrible et impardonnable attentat de World Trade Center, que cette organisation terroriste avait perpétré le 11 septembre 2001, à New York, faisant près de cinq mille morts ?

    Et si c’est non ! Pourquoi veut-on que le peuple congolais, qui pleure plus de six millions de ses enfants impitoyablement massacrés et déplore les viols massifs ainsi que les atteintes à la dignité de ses femmes, et le Congo-Zaïre profondément déstabilisé, pillé, occupé jour et nuit par des escadrons de la mort constitués, selon les enquêtes de l’O.N.U., de ressortissants rwandais du M23, de Kagame et de Museveni, puisse engager des négociations politiques et sécuritaires avec ces voisins agresseurs impunis et non-repentants ?

    Les postes de responsabilité au sein des institutions politiques nationales, de la fonction publique, des services de renseignements, de la Police nationale et de l’Armée, tout comme l’accès aux ressources naturelles et aux richesses nationales congolaises sont-ils, au nom de quelle paix et de quelle morale citoyenne, religieuse ou républicaine, à offrir en primes aux criminels de grand chemin sans remords et non-repentants ?

    Ceci dit et posé, rassurez-vous, Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et du Gouvernement des pays membres permanents du Conseil d Sécurité, nous autres Congolais, nous ne sommes pas comme eux, qui croient qu’on ne peut régler des problèmes nés ou existant entre les hommes ou les États qu’en cultivant la haine, en recourant à la force aveugle comme des bêtes ou des êtres sans raison, en violant les droits et les lois établis et en ayant la gâchette facile pour ôter la vie !

    Personnellement, je suis, comme la plupart des mes frères et sœurs congolais, inoffensif et non belliqueux. Nous sommes capables de passer l’éponge et de bien pardonner afin que, tous ensemble, dans la paix retrouvée, strictement dans le respect des principes du droit international, en particulier de justice et de l’égalité souveraine de nos peuples et de nos États, et dans la convivialité de nos identités et de nos différences, nous repartions du bon pied avec tous nos partenaires économiques et avec tous nos voisins pour mieux garantir nos droits souverains et nos intérêts réciproques. Car, vous le savez, les Congolais, d’une manière générale, nous ne sommes ni fourbes ni rancuniers comme eux, mais nous savons encaisser et pardonner. Et c’est, d’ailleurs, pour cela peut-être que l’on ne nous prend pas au sérieux et que l’on se permet de faire du n’importe quoi chez nous.

    III. POUR CONCLURE

    Permettez-moi, Excellences Messieurs les Présidents et le Chef du Gouvernement des États membres permanents du Conseil de Sécurité, de redire ici, en guise de rappel, ma conclusion à « Ce que je pense de la bataille toponymique actuelle en Afrique du Sud et de l’Appel de Thabo Mbeki aux Africains contre les Occidentaux à la lumière des idéologies de l’Authenticité et de la Conscience noire », un texte que d’aucuns n’avaient pas hésité, en décembre 2011, à qualifier, d’ « Appel à l’éveil de la Conscience africaine ».

    Paraphrasant l’ancien Président français Nicolas Sarkozy qui venait de déclarer, dans son discours de commémoration de l’armistice de la Guerre de 1914-1918, le vendredi 11/11/2011, à 11 heures, que « on ne construit pas la paix en renonçant à se défendre », une idée que j’ai reprise et mieux précisée, à l’intention des dirigeants de Kinshasa et de tous ceux qui engagent la « Communauté internationale » et l’engagent, et ce suivant mon entendement, en concluant ainsi mon texte :

    « On ne construit pas la paix ni la démocratie en renonçant à se défendre », ou mieux encore sur un autre plan, « on ne démocratise pas ou ne développe pas un pays en massacrant sa population, en le livrant à l’occupation et à la domination étrangères », et « on ne développe pas la coopération ni ne construit pas la paix en organisant le pillage systématique des richesses d’un pays en refusant de le défendre » ! Trois sentences, un conseil somme toute, dont tous nous devons prendre acte, les uns et les autres, Africains et Occidentaux, vous qui me lisez et moi ».C’était le 13 décembre 2011, soit un an et trois mois avant la signature du fameux Accord-cadre d’Addis-Abeba, le 24 février 2013.

    Je savais, comme vous, Excellences, cela va sans dire, et comme tous les dirigeants sérieux d’autres États, que l’une des plus importantes recommandations pour parvenir au développement durable de l’humanité, est d’ « arrêter l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables »,ce pourquoi je me bats pour dénoncer et empêcher la prédation dans mon pays afin de préserver les ressources de la R.D.C. et de parvenir à leur gestion saine et responsable au profit non seulement des générations présentes, mais surtout de nos enfants et des générations futures.

    Voilà aussi pourquoi, Excellences, en conclusion de tout ce qui précède, je recommande vivement, au nom du peuple congolais, qu’il vous plaise de bien vouloir prendre acte de ce qui suit :

    le peuple congolais dénonce la pou rsuite des négociations en cours entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et la rébellion du M23 et les révoque ;
    le peuple congolais dénonce avec force les agressions répétées de la République Démocratique du Congo par ses pays voisins indécrottables, ici nommément cités : le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi ; et, par vos soins, demande vivement au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies de bien vouloir les condamner clairement et fermement afin d’être à même de tirer sans atermoiements funestes ni injustices inconsidérées les conséquences de cette condamnation qui s’impose pour parvenir à une paix juste, véritable et durable en R.D.C. et dans la Région ;
    le peuple congolais déplore la guerre en cours à l’Est de l’ex-Zaïre et la déstabilisation de la République Démocratique du Congo par tous les pays qui, directement ou indirectement, en tirent profit et souhaitent que la situation demeure ainsi afin de leur permettre de continuer à accéder, sans droits et/ou par des voies détournées, à ses ressources naturelles ; et les exhorte à recourir aux voies de droit, en l’occurence aux négociations bilatérales ou multilatérales, établies pour conclure par voie diplomatique des accords de coopération économique respectueux de la souveraineté des États parties et mutuellement avantageux ;
    le peuple congolais rejette par conséquent l’Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région, vicié, dolosif, abusif et anachronique, signé à Addis-Abeba, le 24 février 2013 ;
    le peuple congolais, en tout état de cause, ne peut s’accommoder d’une paix octroyée au mépris de la souveraineté nationale congolaise en échange des richesses nationales de la République Démocratique du Congo, ce qui, non seulement est contraire aux dispositions de La Charte des Nations Unies, mais serait pour l’avenir du monde et de l’humanité un fâcheux retour aux temps préhistoriques et coloniaux et un mauvais précédent dans les relations internationales ;
    le peuple congolais dénonce l’utilisation subtile de l’O.N.U. et de ses institutions spécialisées pour servir de rampe de lancement aux nouvelles expéditions d’anciennes puissances coloniales tendant à recoloniser économiquement des États indépendants faibles, fussent-ils leurs anciennes colonies ;
    le peuple congolais s’en remet par conséquent aux diligences du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin qu’en application du droit international bien respecté, la crise congolaise connaisse enfin une paix conforme aux buts et principes proclamés et adoptés par toutes les Nations libres et éprises de justice, inscrits dans La Charte des Nations Unies.

    Puissiez-vous, Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et du Gouvernement des pays membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, vous sentir désormais pleinement saisis par le peuple congolais à travers ma présente requête et vous obliger à demeurer activement concernés par tout ce qui se passe dans mon pays pour que par votre action et par votre accompagnement le peuple congolais recouvre tous ses droits, retrouve la paix et accède enfin à la dignité humaine et au développement véritables.

    Puissent les Chefs d’Etat et des Gouvernements de toutes les Nations membres de notre Organisation, impliquées ou non, par devoir ou par solidarité, à rechercher les voies et moyens de mettre rapidement fin à la crise artificielle congolaise, intérioriser les vérités ici distillées et agir suivant les vœux du peuple congolais ci-dessus exprimés.

    Au nom du peuple congolais tout entier, spécialement au nom de toutes les familles congolaises qui, dans cette ignoble et injuste Guerre de l’Est, ont perdu : qui un être cher, épouse ou époux, enfant, père ou mère, parent ou ami ; qui un bien, meuble ou immeuble ; les uns ou les autres des raisons de vivre, de croire ou d’espérer, je dis merci, à tous ceux qui la présente interpellation verront et voudront bien alors se joindre à nous, en nous assurant de leurs diligentes interventions, notamment en mettant leurs voix et leurs actions au service de la libération du peuple congolais, de la protection de la vi e et de la paix.

    Au nom du peuple congolais, je dis, en particulier – mieux vaut tard que jamais –Merci à ceux qui nous ont à ce jour déjà témoigné de leur amitié, ceux qui, prenant leur courage en mains, ont brisé la glace les premiers et tenu, par ces temps difficiles que traverse mon pays, à manifester urbi et orbicette amitié et leur solidarité envers nous en appelant, le 26 décembre 2012, dans le quotidien Le Monde, l’Organisation des Nations Unies à « remplir son mandat » en R.D.C.

    Avec votre permission et par devoir de gratitude, je m’en vais citer leurs noms : Muhammad Ali, fondateur du Muhammad Ali Center ; Robert Badinter, ancien président du Conseil Constitutionnel ; Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie ; Jacques Chirac, ancien Président de la République Française et président de la Fondation Jacques Chirac ; Rosario Dawson, comédienne ; Jonathan Demme, réalisateur ; Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal et Secrétaire Général de la Francophonie ; Eve Ensler, auteur et créatrice des V-Day ; Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix 2011 ; Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France ; Angélique Kidjo, Chanteuse ; Claude Lanzmann, écrivain et réalisateur ; Federico Mayor, ancien directeur général de l’Unesco ; Denis Mukwenge, gynécologue, prix des droits de l’Homme des Nations Unies ; Thandie Newton, comédienne ; Erik Orsenna, écrivain ; Atiq Rahimi, écrivain ; Jean Christophe Ruffin, écrivain ; Mahamat Saleh Haroun, réalisateur et Valérie Trierweiler, ambassadrice de la Fondation Danielle Mitterrand et compagne du Président François Hollande de la République française.

    Bienconnues de mes compatriotes congolaises et congolais, ces illustres personnalités ont agi, en donnant de la voix, au lendemain de la chute de la Ville de Goma le 20 novembre 2012 et du début du « Dialogue de Kampala » pour soutenir notre cause, celle du peuple congolais martyr que porte sans ambages ni faux-fuyants ma présente interpellation. S’ils avaient été entendus par les dirigeants congolais et par la « Communauté internationale », le Conseil de Sécurité des Nations Unies aurait mis fin à ce « Dialogue insensé de Kampala » et après avoir repris les choses en mains, aurait déjà sifflé la fin de la récréation, du show du trio Kabila-Kagame-Museveni et de la Guerre de l’Est, et alors seulement les « Concertations nationales » organisées pour débattre des sujets ordinaires auxquels elles viennent de se pencher auraient un sens.

    Enfin, aux médias nationaux congolais et internationaux du monde libre ayant à cœur d’aider le peuple congolais à se tirer de cette mauvaise passe et à s’en sortir, je demande, au nom du peuple congolais muselé, de répercuter ce message afin de permettre au plus grand nombre d’hommes et de femmes libres et justes d’y accéder et d’adhérer à notre cause afin qu’ils puissent y réfléchir, eux aussi, et par solidarité agissante, nous venir en aide. Car, je sais que seuls les Congolais ne peuvent rien. Mais, j’ai foi que c’est avec l’appui de tous que tous ensemble nous pouvons parvenir à tourner rapidement la page de cette passe difficile de l’actuelle Guerre de l’Estqui n’honore ni l’humanité ni la civilisation actuelles.

    Car, tout, malgré des plaies béantes de la Guerre, n’est pas totalement perdu, puisque nous avons – Dieu merci – encore un peu plus d’intelligence et d’expérience et suffisamment d’énergie et de lucidité nécessaires pour reprendre la main, sauver les meubles, parer à l’inéluctable et engager la R.D.C., l’Afrique et l’humanité, enfin libérées d’une gouvernance mondiale dévoyée, chaotique et criminalisée vers des destins meilleurs pour tous dans le concert des peuples et des Nations libres.

    MUKULUMANYA wa N’GATE ZENDA
    Président du Mouvement Populaire de la Révolution
    Ancien Ministre des Affaires Etrangères

  • À propos de kakaluigi

    Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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