28/11/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

28 novembre 2013

Aujourd'hui dans la presse

28/11/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

Plusieurs sujets figurent en manchette des journaux parus à Kinshasa. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les Grands Lacs, Mary Robinson, est arrivée hier à Kinshasa, dans le cadre d’une tournée d’une semaine dans la région. Mme Robinson est arrivée de Brazzaville, pour une visite de trois jours qui la mènera à Kinshasa et Goma. La presse congolaise revient sur les raisons de cette visite, notamment le dialogue de Kampala. L’autre information du jour concerne également Kampala. L’on apprend que le Président Joseph Kabila a déclaré qu’il souhaite une conclusion des Pourparlers avant le 15 décembre. Les derniers développements de l’affaire Bemba à la CPI perturbent le fonctionnement des travaux de la Chambre. On se pose des questions sur les « bavures » policières accompagnant la répression des « kulunas ». Enfin, il y a quelques nouvelles économiques.

Mary Robinson

« Mary Robison en visite à Kinshasa ! », annonce Le Palmarès. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs, Mary Robinson, est arrivée ce mercredi 27 novembre, à Kinshasa. Elle devrait se rendre à Goma, deux jours après. Elle a entamé depuis lundi par la Tanzanie, une tournée d’une semaine dans la région, pour tenter d’appuyer les efforts de paix dans l’Est de la RDC. A Kinshasa, Mary Robinson va rencontrer mercredi et jeudi, les autorités congolaises, dont les Présidents de deux chambres du parlement et le Premier ministre, ainsi qu’un certain nombre d’Ambassadeurs accrédités en RDC.

Le Potentiel aborde la question des pourparlers de Kampala et titre : « Attaché aux Pourparlers de Kampala, Kabila souhaite une conclusion avant le 15 décembre ».
Joseph Kabila se dit confiant quant à l’aboutissement des pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23. Il estime que d’ici le 15 décembre, « une déclaration » pourra être signée pour sanctionner ces pourparlers. Selon lui, la solution à la crise passe aussi par la contribution de tous les pays de la région des Grands Lacs, écrit Le Potentiel.

Forum des As titre : « Mary Robinson en quête d’un accord entre le Gouvernement et le M23 ».
Comme le précise un communiqué de l’ONU, les discussions de Mary Robinson se concentreront sur le dialogue (pourparlers) de Kampala, la mise en œuvre des recommandations des Concertations nationales et l’appui au Mécanisme national de suivi mis en place dans le cadre de l’Accord d’Addis-Abeba. Mary Robinson entame, depuis lundi par la Tanzanie, une tournée d’une semaine dans la région pour tenter d’appuyer les efforts de paix dans l’Est de la RDC. Il s’agit, entre autres, de parvenir rapidement à un résultat négocié aux pourparlers de Kampala entre le Gouvernement congolais et la désormais ex-rébellion du M23, ainsi qu’ la mise en œuvre des engagements de l’accord cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région, ajoute le journal.

« Pourparlers de Kampala : Mary Robinson revient à la charge », poursuit La Tempête des Tropiques. Mary Robinson mettra à profit sa nouvelle visite en RDC pour s’entretenir avec les autorités congolaises et faire le point sur les Pourparlers de Kampala, les progrès dans la mise en œuvre des recommandations issues des concertations nationales récemment conclues, et l’appui au Mécanisme national de suivi établi dans le cadre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région.

La Référence Plus cite le même communiqué : « La tournée de Mary Robinson se consacre à la fois à la priorité de parvenir rapidement à un résultat négocié aux Pourparlers de Kampala entre Kinshasa et la rébellion du M23, et la mise en œuvre des engagements de l’Accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région ».

Selon L’Observateur, Mme Robinson est formelle : « Les développements enregistrés au cours du mois dernier ont apporté un nouvel espoir aux populations dans l’Est de la RDC. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire en sorte que le pays soit débarrassé de toutes les forces négatives et que la sécurité soit rétablie de façon durable. Il est maintenant urgent de faire progresser également l’agenda politique global ».

L’Avenir estime pour sa part que la tournée de Mme Robinson est une véritable croisade contre Kinshasa et en faveur du M23 et de ses mentors. Du point de vue de la Communauté internationale, pour faire reculer Kinshasa dans ses positions intransigeantes, il faut nécessairement obtenir l’implication de la Tanzanie qui est l’une des pièces maîtresses du mélodrame de l’Est de la République.

JKK et les Pourparlers de Kampala

Lors d’une conférence de presse mardi 26 novembre à Bunia, JKK s’est exprimé en ces termes : « On est toujours en contact avec la facilitation. (…) Peut-être d’ici vers le 15 décembre, on aura trouvé une solution ». De ce souhait assez mou, la presse tire l’affirmation énergique que « le Président de la République veut une conclusion des Pourparlers de Kampala avant le 15 décembre »

« Attaché aux Pourparlers de Kampala, Kabila souhaite une conclusion avant le 15 décembre », annonce Le Potentiel. Joseph Kabila se dit confiant quant à l’aboutissement des Pourparlers de Kampala entre le Gouvernement congolais et la rébellion. Il estime que d’ici le 15 décembre, « une Déclaration » pourra être signée pour sanctionner ces Pourparlers.

La Référence Plus confirme que « Joseph Kabila souhaite une conclusion avant le 15 décembre ». Le Chef de l’Etat a mentionné que la solution à la crise passe aussi par la contribution de tous les pays de la région des Grands Lacs. Selon lui, une « Déclaration va certainement suffire pour clôturer ce processus de Kampala ».

Le Palmarès soutient que « Kabila annonce la signature avec le M23 avant le 15 décembre ». « Le processus de Kampala n’est pas seulement un processus entre le Gouvernement congolais et le M23, parce que c’était une décision d’un sommet des Chefs d’Etat de la Région des Grands Lacs ensemble avec les Chefs d’Etat de la SADC », a insisté Joseph Kabila. Le Palmarès rapporte à propos des pourparlers de Kampala que le chef de l’Etat, Joseph Kabila, se dit confiant quant à leur aboutissement. Il a estimé, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue mardi 26 novembre à Bunia, que d’ici le 15 décembre, une Déclaration pourra être signée pour sanctionner ces pourparlers.

L’Observateur annonce à la Une « Goma dans la fièvre de l’attente du chef de l’Etat ». Joseph Kabila poursuit sa mini-tournée dans la partie orientale qu’il a entamée le 20 novembre par Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale. Le clou de la mini-tournée de Joseph Kabila dans la partie orientale de la RDC sera l’étape de Goma, la dernière, où se tiendra un conseil des ministres extraordinaire. L’Observateur signale que l’enthousiasme de l’accueil des villes déjà parcourues par JKK au volant de sa jeep présage ce qui l’attend à Goma, dont il n’a plus foulé le sol depuis plusieurs années.

Haro sur Kampala !

Mary Robinsn et Joseph Kabila ayant tous deux parlé de Kampala, l’occasion est belle, pour la presse, d’affirmer tout le mal qu’elle pense de ces pourparlers.

Le Potentiel estime que « Kampala consacre la fin de l’AFDL ». Au commencement de la crise de la région des Grands Lacs était l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), responsable de plus de six millions de morts enregistrés dans l’Est de la RDC, note ce journal. Toutes les rebellions qui se sont succédé à l’Est ont été créées sur ses cendres. La déroute du M23 annonce cependant la fin d’une époque ; celle en vigueur depuis la débâcle du régime Mobutu, le 17 mai 1997. Les pourparlers de Kampala, censés délivrer le certificat de décès du M23, consacrent la fin de ce qui n’a été qu’un « conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers ». Aux dirigeants de la région de bien lire les signes des temps et d’en tirer la leçon.

(Situer ses dires dans une vaste perspective historique est une bonne chose. Mais, surtout quand on invite « les dirigeants de la région à bien lire les signes des temps », il faudrait le faire en accordant un minimum d’attention à des choses aussi banales que les fats historiques et notamment leurs dates. Les « troubles de l‘Est » remontent à 1990 et poussent leurs racines encore plus haut, en partie avant l’indépendance ! Il est évident qu’ils font donc partie du contexte qu’il faut connaître pour apprécier la « guerre de l’AFDL », et il n’est pas moins évident qu’elle ne peut en être la cause. En outre, l’on passe sur une différence essentielle contrairement aux « rébellions importées », genre CNDP ou M23, l’AFDL n’est pas restée collée à la frontière rwandaise. L’on peut parfaitement avoir une opinion négative sur la présidence de Mzee LD Kabila, sans pour cela se mettre à déformer les faits. NdlR)

Il est rare que la presse congolaise écrive sur l’Est sans que l’un ou l’autre journal n’enfourche le thème des « agendas cachés ». Nous y avons doit avec l’Avenir, qui titre « Mary Robinson, son agenda caché n’ébranle pas la RDC ».
Il rapporte que la représentante du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs entreprend présentement une tournée dans cet espace géographique. « Elle veut à tout prix lancer la dernière offensive pour sauver absolument le M 23, un mouvement insurrectionnel et criminel qui est déjà mort et qui est en décomposition très avancée. En tout cas, Mary Robinson doit savoir une fois pour toutes que sa tentative est vouée à l’échec et que son agenda ne va nullement ébranler la RDC Bien que la guerre de l’Est se soit terminée par la victoire écrasante des Forces armées congolaises appuyées par la Brigade d’intervention de la Monusco, les pourparlers de Kampala tardent à être conclus », écrit L’Avenir

Politique

La Référence+ titre en manchette : « Après sa première comparution hier à la CPI, Fidèle Babala veut contester la légalité de son arrestation ».rapporte que JP Bemba, Aimé Kilolo et Fidèle Babala ont comparu mercredi 27 novembre devant la Cour Pénale International (CPI).Le député Babala a dénoncé les conditions de son arrestation, effectuée dimanche à 2 heures du matin par 30 policiers sous le regard de ses enfants.

Auteur de la question orale adressée au ministre des Affaires Etrangères, l’élu de Matadi, Fabrice Puela, a préféré la salle des spectacles à la salle des congrès, laissant ainsi les députés sur leur soif, écrit Forum des As qui titre à sa une : « Scandale hier à l’assemblée nationale, Tshibanda présent, Puela absent ! »
Raymond Tshibanda, ministre des Affaires Etrangères, devrait éclairer les députés sur l’état des lieux des négociations de Kampala. La question n’a plus été débattue. Et pour cause, le député Albert Fabrice Puela, auteur de la question orale avec débat adressée au ministre des Affaires étrangères, a été absent de la salle, mais présent au Palais du peuple, alors que le ministre avait bel et bien répondu à l’invitation de la plénière, note le quotidien. Dans ses colonnes, on peut lire : « En cette matière, la pratique parlementaire renseigne que «c’est l’auteur de l’initiative qui pose sa question pour permettre à la personne concernée de répondre. Et, c’est après la réponse de l’intéressé que s’ouvre le débat qui sera également clôturé par l’auteur de la question».

Et pour La Prospérité, c’est un « Nouvel incident au Palais du Peuple corollaire de l’Affaire Babala, avec Tshibanda qui entre, tandis que Puela quitte la salle ! ». Prétextant qu’il ne pouvait, en aucun cas, introduire sa question orale, vu que le processus d’arrestation et de transfèrement de Fidèle Balala à la CPI a été, selon lui, inconvenant. L’incident est créé sur l’autel la sempiternelle dualité majorité-opposition, explique le tabloïd.

(Cet icident, comme le retrait d’une partie des parlementaires est un nouveau coup porté à la crédibilité, non des institutions comme telles, mais de ceux qui y occupent les fonctions dirigeantes. La RDC a un Président mal élu, un gouvernement dont on se sait pas s’il est démissionnaire ou non, à moins que les ministres soient démissionnaires, mais pas le PM – ce qui est une absurdité juridique – et un Parlement qui rétrécit. Tout cela parce que l’on n’a pas voulu toucher aux « résultats » des élections du 28/11/11. Celles-ci ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)

Massacres de « kulunas » ?

L’Unicef et la Mission de l’ONU s’inquiètent des dérapages rapportés dans le cadre d’une vaste opération de la police congolaise contre les délinquants. Cette préoccupation est née après qu’ils ont «reçu, au cours de ces derniers jours, des rapports préoccupants faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants dans certaines communes de Kinshasa», a déclaré à la presse Carlos Araujo, porte-parole intérimaire de la Mission de l’ONU (Monusco). «Selon les informations reçues qui sont en cours de vérification, au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, auraient été tuées. L’Unicef et la Monusco demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises, afin de mettre fin à ces actes», a-t-il ajouté.

«Des policiers et autres agents de sécurité non autrement identifiés ont été mobilisés en vue de traquer, arrêter, torturer et parfois exécuter en public» les bandits présumés, écrit dans un communiqué le Réseau national des ONG des droits de l’Homme de la RDC (Renadhoc), qui estime à «plusieurs dizaines» le nombre de victimes. «Le gouvernement est appelé à éradiquer la criminalité urbaine (…) en utilisant les moyens et méthodes qui respectent les droits de l’Homme», et les délinquants «doivent être arrêtés, traduits en justice et condamnés à des peines proportionnelles à leurs actes de gangstérisme répréhensibles», a plaidé le Renadhoc.
L’Unicef et la Monusco appellent également à ce que des enquêtes soient menées et que les responsables de ces exactions soient jugés. Même requête chez le Renadhoc, qui demande en plus la création d’une «commission indépendante d’enquête sur les cas avérés d’exécutions sommaires» et la mise en place de «programmes cohérents» de réinsertion sociale. Les rapports d’exécutions et de disparitions coïncident «avec le début de l’opération Likofi (Coup de poing, en lingala), lancée le 15 novembre 2013 pour une durée de trois mois par les autorités congolaises, afin de juguler la délinquance urbaine», a souligné le porte-parole de l’ONU. La police de Kinshasa a lancé cette opération pour combattre le banditisme de jeunes désoeuvrés appelés «kuluna», qui depuis des années volent, agressent et tuent des habitants de la capitale congolaise. Des habitants affirment que la police s’est livrée à plusieurs exécutions de kuluna présumés. Le colonel Mwana Mputu, chef de la cellule média de l’opération, a formellement démenti mardi à l’AFP ces allégations, et souligné que s’il y avait «dérapage» il y aurait des «sanctions».

Economie

D’après l’Agence Ecofin, « le barrage de Tshala sera renforcé de 10 MW pour mieux desservir le Kasaï »
Le gouvernement du Kasaï-Oriental aidera au renforcement de la capacité de la centrale hydroélectrique de Tshala appartenant à la Minière de Bakwanga (Miba), en vue de combler l’insuffisance d’énergie électrique qui prévaut à Mbuji-Mayi depuis quelques semaines, rapporte Radio Okapi. Il aurait versé 50 000 $ à la société de commercialisation de l’électricité Enerka pour accélérer les travaux de dépannage. Déjà, des investisseurs locaux ont débloqué 3 millions $ pour augmenter la capacité du barrage Tshiala qui passera de 2 MW à plus de 10 mégawatts, sur une capacité attendue de 18 MW. « Les besoins en électricité de la Miba seraient comblés avec 10 ou 12 mégawats, l’excédent étant recherché pour renforcer l’éclairage de la ville diamantaire », précise Radio Okapi qui rappelle qu’un partenariat est en perspective entre la Miba et le gouvernement de province pour booster la santé financière la société Enerka.

La Prospérité, ainsi que a même Agence Ecofin, évoquent aussi « une ‘Usine New Look’ à la Gécamines pour davantage de cuivre et de cobalt ».
La Générale de carrière et des mines (Gécamines) s’est dotée, sur fonds propres de plus de 21 millions de dollars US, d’une nouvelle usine de cuivre et du cobalt dénommée Usine New Look, mise en marche le 22 novembre. L’usine est implantée à Kambove, au sud de la ville de Lubumbashi, à quelques encablures de l’immense gisement de cuivre et cobalt de Kanfundwa. Le nouveau concentrateur a une capacité de production de cuivre et de cobalt de 600 tonnes par jour à une teneur de 18%. Kalej Nkant, administrateur délégué général de la Gécamines, parle d’une « avancée significative » puisque le concentrateur qui existait à Kambove traitait moins de 3000 tonnes de minerai par jour alors qu’il était calibré pour traiter 4000 tonnes. L’Usine New Look est conçue par les ingénieurs de la Gécamines et a été fabriquée en Afrique du Sud. Son implantation a duré neuf mois.

© CongoForum, le jeudi 28 novembre 2013

28/11/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

Plusieurs sujets figurent en manchette des journaux parus à Kinshasa. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les Grands Lacs, Mary Robinson, est arrivée hier à Kinshasa, dans le cadre d’une tournée d’une semaine dans la région. Mme Robinson est arrivée de Brazzaville, pour une visite de trois jours qui la mènera à Kinshasa et Goma. La presse congolaise revient sur les raisons de cette visite, notamment le dialogue de Kampala. L’autre information du jour concerne également Kampala. L’on apprend que le Président Joseph Kabila a déclaré qu’il souhaite une conclusion des Pourparlers avant le 15 décembre. Les derniers développements de l’affaire Bemba à la CPI perturbent le fonctionnement des travaux de la Chambre. On se pose des questions sur les « bavures » policières accompagnant la répression des « kulunas ». Enfin, il y a quelques nouvelles économiques.

Mary Robinson

« Mary Robison en visite à Kinshasa ! », annonce Le Palmarès. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs, Mary Robinson, est arrivée ce mercredi 27 novembre, à Kinshasa. Elle devrait se rendre à Goma, deux jours après. Elle a entamé depuis lundi par la Tanzanie, une tournée d’une semaine dans la région, pour tenter d’appuyer les efforts de paix dans l’Est de la RDC. A Kinshasa, Mary Robinson va rencontrer mercredi et jeudi, les autorités congolaises, dont les Présidents de deux chambres du parlement et le Premier ministre, ainsi qu’un certain nombre d’Ambassadeurs accrédités en RDC.

Le Potentiel aborde la question des pourparlers de Kampala et titre : « Attaché aux Pourparlers de Kampala, Kabila souhaite une conclusion avant le 15 décembre ».
Joseph Kabila se dit confiant quant à l’aboutissement des pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23. Il estime que d’ici le 15 décembre, « une déclaration » pourra être signée pour sanctionner ces pourparlers. Selon lui, la solution à la crise passe aussi par la contribution de tous les pays de la région des Grands Lacs, écrit Le Potentiel.

Forum des As titre : « Mary Robinson en quête d’un accord entre le Gouvernement et le M23 ».
Comme le précise un communiqué de l’ONU, les discussions de Mary Robinson se concentreront sur le dialogue (pourparlers) de Kampala, la mise en œuvre des recommandations des Concertations nationales et l’appui au Mécanisme national de suivi mis en place dans le cadre de l’Accord d’Addis-Abeba. Mary Robinson entame, depuis lundi par la Tanzanie, une tournée d’une semaine dans la région pour tenter d’appuyer les efforts de paix dans l’Est de la RDC. Il s’agit, entre autres, de parvenir rapidement à un résultat négocié aux pourparlers de Kampala entre le Gouvernement congolais et la désormais ex-rébellion du M23, ainsi qu’ la mise en œuvre des engagements de l’accord cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région, ajoute le journal.

« Pourparlers de Kampala : Mary Robinson revient à la charge », poursuit La Tempête des Tropiques. Mary Robinson mettra à profit sa nouvelle visite en RDC pour s’entretenir avec les autorités congolaises et faire le point sur les Pourparlers de Kampala, les progrès dans la mise en œuvre des recommandations issues des concertations nationales récemment conclues, et l’appui au Mécanisme national de suivi établi dans le cadre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région.

La Référence Plus cite le même communiqué : « La tournée de Mary Robinson se consacre à la fois à la priorité de parvenir rapidement à un résultat négocié aux Pourparlers de Kampala entre Kinshasa et la rébellion du M23, et la mise en œuvre des engagements de l’Accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région ».

Selon L’Observateur, Mme Robinson est formelle : « Les développements enregistrés au cours du mois dernier ont apporté un nouvel espoir aux populations dans l’Est de la RDC. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire en sorte que le pays soit débarrassé de toutes les forces négatives et que la sécurité soit rétablie de façon durable. Il est maintenant urgent de faire progresser également l’agenda politique global ».

L’Avenir estime pour sa part que la tournée de Mme Robinson est une véritable croisade contre Kinshasa et en faveur du M23 et de ses mentors. Du point de vue de la Communauté internationale, pour faire reculer Kinshasa dans ses positions intransigeantes, il faut nécessairement obtenir l’implication de la Tanzanie qui est l’une des pièces maîtresses du mélodrame de l’Est de la République.

JKK et les Pourparlers de Kampala

Lors d’une conférence de presse mardi 26 novembre à Bunia, JKK s’est exprimé en ces termes : « On est toujours en contact avec la facilitation. (…) Peut-être d’ici vers le 15 décembre, on aura trouvé une solution ». De ce souhait assez mou, la presse tire l’affirmation énergique que « le Président de la République veut une conclusion des Pourparlers de Kampala avant le 15 décembre »

« Attaché aux Pourparlers de Kampala, Kabila souhaite une conclusion avant le 15 décembre », annonce Le Potentiel. Joseph Kabila se dit confiant quant à l’aboutissement des Pourparlers de Kampala entre le Gouvernement congolais et la rébellion. Il estime que d’ici le 15 décembre, « une Déclaration » pourra être signée pour sanctionner ces Pourparlers.

La Référence Plus confirme que « Joseph Kabila souhaite une conclusion avant le 15 décembre ». Le Chef de l’Etat a mentionné que la solution à la crise passe aussi par la contribution de tous les pays de la région des Grands Lacs. Selon lui, une « Déclaration va certainement suffire pour clôturer ce processus de Kampala ».

Le Palmarès soutient que « Kabila annonce la signature avec le M23 avant le 15 décembre ». « Le processus de Kampala n’est pas seulement un processus entre le Gouvernement congolais et le M23, parce que c’était une décision d’un sommet des Chefs d’Etat de la Région des Grands Lacs ensemble avec les Chefs d’Etat de la SADC », a insisté Joseph Kabila. Le Palmarès rapporte à propos des pourparlers de Kampala que le chef de l’Etat, Joseph Kabila, se dit confiant quant à leur aboutissement. Il a estimé, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue mardi 26 novembre à Bunia, que d’ici le 15 décembre, une Déclaration pourra être signée pour sanctionner ces pourparlers.

L’Observateur annonce à la Une « Goma dans la fièvre de l’attente du chef de l’Etat ». Joseph Kabila poursuit sa mini-tournée dans la partie orientale qu’il a entamée le 20 novembre par Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale. Le clou de la mini-tournée de Joseph Kabila dans la partie orientale de la RDC sera l’étape de Goma, la dernière, où se tiendra un conseil des ministres extraordinaire. L’Observateur signale que l’enthousiasme de l’accueil des villes déjà parcourues par JKK au volant de sa jeep présage ce qui l’attend à Goma, dont il n’a plus foulé le sol depuis plusieurs années.

Haro sur Kampala !

Mary Robinsn et Joseph Kabila ayant tous deux parlé de Kampala, l’occasion est belle, pour la presse, d’affirmer tout le mal qu’elle pense de ces pourparlers.

Le Potentiel estime que « Kampala consacre la fin de l’AFDL ». Au commencement de la crise de la région des Grands Lacs était l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), responsable de plus de six millions de morts enregistrés dans l’Est de la RDC, note ce journal. Toutes les rebellions qui se sont succédé à l’Est ont été créées sur ses cendres. La déroute du M23 annonce cependant la fin d’une époque ; celle en vigueur depuis la débâcle du régime Mobutu, le 17 mai 1997. Les pourparlers de Kampala, censés délivrer le certificat de décès du M23, consacrent la fin de ce qui n’a été qu’un « conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers ». Aux dirigeants de la région de bien lire les signes des temps et d’en tirer la leçon.

(Situer ses dires dans une vaste perspective historique est une bonne chose. Mais, surtout quand on invite « les dirigeants de la région à bien lire les signes des temps », il faudrait le faire en accordant un minimum d’attention à des choses aussi banales que les fats historiques et notamment leurs dates. Les « troubles de l‘Est » remontent à 1990 et poussent leurs racines encore plus haut, en partie avant l’indépendance ! Il est évident qu’ils font donc partie du contexte qu’il faut connaître pour apprécier la « guerre de l’AFDL », et il n’est pas moins évident qu’elle ne peut en être la cause. En outre, l’on passe sur une différence essentielle contrairement aux « rébellions importées », genre CNDP ou M23, l’AFDL n’est pas restée collée à la frontière rwandaise. L’on peut parfaitement avoir une opinion négative sur la présidence de Mzee LD Kabila, sans pour cela se mettre à déformer les faits. NdlR)

Il est rare que la presse congolaise écrive sur l’Est sans que l’un ou l’autre journal n’enfourche le thème des « agendas cachés ». Nous y avons doit avec l’Avenir, qui titre « Mary Robinson, son agenda caché n’ébranle pas la RDC ».
Il rapporte que la représentante du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs entreprend présentement une tournée dans cet espace géographique. « Elle veut à tout prix lancer la dernière offensive pour sauver absolument le M 23, un mouvement insurrectionnel et criminel qui est déjà mort et qui est en décomposition très avancée. En tout cas, Mary Robinson doit savoir une fois pour toutes que sa tentative est vouée à l’échec et que son agenda ne va nullement ébranler la RDC Bien que la guerre de l’Est se soit terminée par la victoire écrasante des Forces armées congolaises appuyées par la Brigade d’intervention de la Monusco, les pourparlers de Kampala tardent à être conclus », écrit L’Avenir

Politique

La Référence+ titre en manchette : « Après sa première comparution hier à la CPI, Fidèle Babala veut contester la légalité de son arrestation ».rapporte que JP Bemba, Aimé Kilolo et Fidèle Babala ont comparu mercredi 27 novembre devant la Cour Pénale International (CPI).Le député Babala a dénoncé les conditions de son arrestation, effectuée dimanche à 2 heures du matin par 30 policiers sous le regard de ses enfants.

Auteur de la question orale adressée au ministre des Affaires Etrangères, l’élu de Matadi, Fabrice Puela, a préféré la salle des spectacles à la salle des congrès, laissant ainsi les députés sur leur soif, écrit Forum des As qui titre à sa une : « Scandale hier à l’assemblée nationale, Tshibanda présent, Puela absent ! »
Raymond Tshibanda, ministre des Affaires Etrangères, devrait éclairer les députés sur l’état des lieux des négociations de Kampala. La question n’a plus été débattue. Et pour cause, le député Albert Fabrice Puela, auteur de la question orale avec débat adressée au ministre des Affaires étrangères, a été absent de la salle, mais présent au Palais du peuple, alors que le ministre avait bel et bien répondu à l’invitation de la plénière, note le quotidien. Dans ses colonnes, on peut lire : « En cette matière, la pratique parlementaire renseigne que «c’est l’auteur de l’initiative qui pose sa question pour permettre à la personne concernée de répondre. Et, c’est après la réponse de l’intéressé que s’ouvre le débat qui sera également clôturé par l’auteur de la question».

Et pour La Prospérité, c’est un « Nouvel incident au Palais du Peuple corollaire de l’Affaire Babala, avec Tshibanda qui entre, tandis que Puela quitte la salle ! ». Prétextant qu’il ne pouvait, en aucun cas, introduire sa question orale, vu que le processus d’arrestation et de transfèrement de Fidèle Balala à la CPI a été, selon lui, inconvenant. L’incident est créé sur l’autel la sempiternelle dualité majorité-opposition, explique le tabloïd.

(Cet icident, comme le retrait d’une partie des parlementaires est un nouveau coup porté à la crédibilité, non des institutions comme telles, mais de ceux qui y occupent les fonctions dirigeantes. La RDC a un Président mal élu, un gouvernement dont on se sait pas s’il est démissionnaire ou non, à moins que les ministres soient démissionnaires, mais pas le PM – ce qui est une absurdité juridique – et un Parlement qui rétrécit. Tout cela parce que l’on n’a pas voulu toucher aux « résultats » des élections du 28/11/11. Celles-ci ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)

Massacres de « kulunas » ?

L’Unicef et la Mission de l’ONU s’inquiètent des dérapages rapportés dans le cadre d’une vaste opération de la police congolaise contre les délinquants. Cette préoccupation est née après qu’ils ont «reçu, au cours de ces derniers jours, des rapports préoccupants faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants dans certaines communes de Kinshasa», a déclaré à la presse Carlos Araujo, porte-parole intérimaire de la Mission de l’ONU (Monusco). «Selon les informations reçues qui sont en cours de vérification, au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, auraient été tuées. L’Unicef et la Monusco demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises, afin de mettre fin à ces actes», a-t-il ajouté.

«Des policiers et autres agents de sécurité non autrement identifiés ont été mobilisés en vue de traquer, arrêter, torturer et parfois exécuter en public» les bandits présumés, écrit dans un communiqué le Réseau national des ONG des droits de l’Homme de la RDC (Renadhoc), qui estime à «plusieurs dizaines» le nombre de victimes. «Le gouvernement est appelé à éradiquer la criminalité urbaine (…) en utilisant les moyens et méthodes qui respectent les droits de l’Homme», et les délinquants «doivent être arrêtés, traduits en justice et condamnés à des peines proportionnelles à leurs actes de gangstérisme répréhensibles», a plaidé le Renadhoc.
L’Unicef et la Monusco appellent également à ce que des enquêtes soient menées et que les responsables de ces exactions soient jugés. Même requête chez le Renadhoc, qui demande en plus la création d’une «commission indépendante d’enquête sur les cas avérés d’exécutions sommaires» et la mise en place de «programmes cohérents» de réinsertion sociale. Les rapports d’exécutions et de disparitions coïncident «avec le début de l’opération Likofi (Coup de poing, en lingala), lancée le 15 novembre 2013 pour une durée de trois mois par les autorités congolaises, afin de juguler la délinquance urbaine», a souligné le porte-parole de l’ONU. La police de Kinshasa a lancé cette opération pour combattre le banditisme de jeunes désoeuvrés appelés «kuluna», qui depuis des années volent, agressent et tuent des habitants de la capitale congolaise. Des habitants affirment que la police s’est livrée à plusieurs exécutions de kuluna présumés. Le colonel Mwana Mputu, chef de la cellule média de l’opération, a formellement démenti mardi à l’AFP ces allégations, et souligné que s’il y avait «dérapage» il y aurait des «sanctions».

Economie

D’après l’Agence Ecofin, « le barrage de Tshala sera renforcé de 10 MW pour mieux desservir le Kasaï »
Le gouvernement du Kasaï-Oriental aidera au renforcement de la capacité de la centrale hydroélectrique de Tshala appartenant à la Minière de Bakwanga (Miba), en vue de combler l’insuffisance d’énergie électrique qui prévaut à Mbuji-Mayi depuis quelques semaines, rapporte Radio Okapi. Il aurait versé 50 000 $ à la société de commercialisation de l’électricité Enerka pour accélérer les travaux de dépannage. Déjà, des investisseurs locaux ont débloqué 3 millions $ pour augmenter la capacité du barrage Tshiala qui passera de 2 MW à plus de 10 mégawatts, sur une capacité attendue de 18 MW. « Les besoins en électricité de la Miba seraient comblés avec 10 ou 12 mégawats, l’excédent étant recherché pour renforcer l’éclairage de la ville diamantaire », précise Radio Okapi qui rappelle qu’un partenariat est en perspective entre la Miba et le gouvernement de province pour booster la santé financière la société Enerka.

La Prospérité, ainsi que a même Agence Ecofin, évoquent aussi « une ‘Usine New Look’ à la Gécamines pour davantage de cuivre et de cobalt ».
La Générale de carrière et des mines (Gécamines) s’est dotée, sur fonds propres de plus de 21 millions de dollars US, d’une nouvelle usine de cuivre et du cobalt dénommée Usine New Look, mise en marche le 22 novembre. L’usine est implantée à Kambove, au sud de la ville de Lubumbashi, à quelques encablures de l’immense gisement de cuivre et cobalt de Kanfundwa. Le nouveau concentrateur a une capacité de production de cuivre et de cobalt de 600 tonnes par jour à une teneur de 18%. Kalej Nkant, administrateur délégué général de la Gécamines, parle d’une « avancée significative » puisque le concentrateur qui existait à Kambove traitait moins de 3000 tonnes de minerai par jour alors qu’il était calibré pour traiter 4000 tonnes. L’Usine New Look est conçue par les ingénieurs de la Gécamines et a été fabriquée en Afrique du Sud. Son implantation a duré neuf mois.

© CongoForum, le jeudi 28 novembre 2013

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22