29/01/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

29 janvier 2014

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Plusieurs sujets se disputent la manchette des journaux parus ce mercredi à Kinshasa, notamment le rapport final du Groupe d’experts de l’Onu sur la RDC. En contrepoint avec cert examen, différents articles commentent les rapports RDC/USA et la question de la loi d’amnistie. La commission Ecofin de l’Assemblée nationale, après examen approfondi du projet de la loi des finances de l’exercice 2014, émet sur la viabilité de la BCC une opinion sans appel: il y a péril en la demeure. «La situation alarmante aussi bien patrimoniale que financière de la Banque centrale du Congo est au point où l’Etat doit accroitre son intervention pour éviter la faillite à l’institut d’émission congolais… ». Les transfusions gouvernementales ne sont pas de nature à consolider la tendance générale des prix. Le Sénat, de son côté, s’est occupé du gaz du Lac Kivu, quant à sa mise en valeur mais aussi quant aux dangers qu’il représente. Le tout est servi nappé d’une bonne louche de « divers ».
Rapport des experts de l’ONU
L’Avenir consacre au rapport final du Groupe d’experts sur la RDC sa manchette à la Une en forme d’affiche électorale « Victoire éclatante de Joseph Kabila ».
Ce journal rapporte que le Groupe d’experts recommande aux gouvernements rwandais et ougandais de procéder à l’extradition des membres congolais du M23, conformément aux mandats d’arrêt internationaux, et de mener des enquêtes sur les personnes qui ont fourni un appui au M23 à partir du Rwanda et de l’Ouganda et d’engager des poursuites contre elles.
Le même Groupe recommande également aux multinationales de faire preuve d’une diligence raisonnable dans leurs achats de minerais dans la région des Grands Lacs, et d’investir dans des systèmes de traçabilité.

RDC/USA
Les Etats-Unis d’Amérique, nous dit Radio Okapi, encouragent les présidents africains à respecter leurs mandats constitutionnels. L’envoyé spécial de Barack Obama dans la région des Grands Lacs, Russ Feingold, l’a affirmé mardi 28 janvier dans une conférence de presse à Kinshasa. (…) En RDC, le président Joseph Kabila a été réélu en 2011 pour un second et dernier mandat de 5 ans au regard de la constitution. « Les élections bien sûr de 2011 étaient assez sérieusement viciées. Elles ne répondaient pas aux normes d’élections transparentes et équitables », a par ailleurs estimé Russ Feingold. (C’est peu dire puisque les élections du 28/11/11 ont été tut simplement NULLES. Elles ont été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. NdlR)
Russ Feingold a souligné que les Etats-Unis d’Amérique soutiennent le respect de la constitution actuelle de la RDC dans l’organisation d’ici 2016 de prochaines élections qu’il souhaite libres, transparentes et équilibrées.
Les Etats-Unis d’Amérique, dit encore la même source, s’opposent à toute tentative de réorganisation des rebelles du M23. Russ Feingold, l’envoyé spécial de ce pays pour la région de Grand lacs, l’a déclaré mardi 28 janvier à Kinshasa. Ce mouvement a été militairement défait par les FARDC au début du mois de novembre dernier. « Nous nous opposons énergiquement à toute tentative du M23 de se réorganiser. (…) Nous essayerons de voir de prêt s’il y a quelque preuve que ce soit concernant le M23, s’il essaie de recruter les nouveaux membres », a-t-il affirmé. Concernant la loi d’amnistie en cours d’examen au parlement, Russel Feingold a jugé que cette amnistie ne devrait pas seulement être appliquée aux personnes impliquées dans des groupes armés. Cette loi a été votée jeudi 23 janvier au Sénat. Elle porte sur des faits insurrectionnels, des faits de guerre et des infractions politiques. La loi indique que toute personne, auteure, co-auteure ou complice des faits infractionnels commis sur le territoire de la RDC au cours de la période allant du 1er juillet 2003 au 20 décembre 2013, est éligible à l’amnistie.

AFP ajoute que Washington a exhorté mardi la République démocratique du Congo à muscler son programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des membres de milices ayant décidé d’abandonner la lutte armée. Les Etats-Unis « pressent la RDC de continuer à renforcer ses efforts destinés à la mise en œuvre du processus DDR », a déclaré l’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs et la République démocratique du Congo, Russ Feingold, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

Forces internationales

RFI annonce que la MONUSCO devrait aider l’armée congolaise à combattre les rebelles ADF-Nalu, ce qu’elle avait jusqu’ici refusé. C’est désormais ce que prévoit un document stratégique que doivent examiner, vendredi 31 janvier, les onze Etats signataires de l’accord-cadre pour la paix en RDC adopté en février 2013. Dans ce document que s’est procuré RFI, la brigade d’intervention de la Monsuco est par ailleurs encouragée à combattre les rebelles hutus rwandais FDLR. L’ONU souhaite aussi que le Rwanda et la RDC respectent plus scrupuleusement leurs engagements.

D’après Radio Okapi, la MONUSCO apporte son appui « logistique et tactique » aux militaires congolais dans les opérations menées contre les rebelles ougandais des ADF. La précision a été donnée lundi 27 janvier par le porte-parole militaire de la mission onusienne, le lieutenant-colonel Félix Basse lors d’une conférence de presse à Goma. « En plus de l’appui logistique et tactique dans les opérations contre les ADF, une unité de la brigade d’intervention de la MONUSCO est en train d’opérer sur l’axe Mbau-Eringeti et le contingent népalais est engagé en appui aux FARDC sur l’axe Mbau-Kamango ».

« Les deux priorités de la MONUSCO sont de répondre au problème posé par les ADF-Nalu, et au problème des FDLR. Elle y travaille. C’est le mandat de la brigade d’intervention de la MONUSCO, et lors de leur dernier sommet à Luanda en Angola, les pays membres de la conférence des Grands Lacs l’ont encouragé à mener à bien cette mission », explique l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, d’après. RFI.

Le Royaume de Belgique, rappelle l’ACP, est plus qu’engagée sur la poursuite des unités de la brigade commando de réaction rapide au sein des FARDC, a, en substances, assuré le colonel Steeve Vermeer, attaché militaire à l’ambassade belge en RDC. Se livrant à la presse à la sortie d’une visite de politesse au gouverneur Julien Paluku du Nord-Kivu, l’officier belge séjourne en ville de Goma pour apporter un soutien moral aux deux unités Commando (le 321e et 322e bataillon) qui ont bénéficié de la formation conjointement assurée par des instructeurs belges et congolais à Kindu.
Amnistie
Le Phare note au sujet de la loi sur l’amnistie que c’est un cas de conscience pour les juristes. En effet, constate ce quotidien, le débat sur la loi d’amnistie générale fait rage tant au niveau du parlement que dans les salons politiques.
Selon des sources généralement crédibles, deux camps s’opposent à ce sujet. L’un soutiendrait que cette loi ne sera appliquée qu’aux compatriotes ayant combattu dans les rangs du M23, tandis que l’autre est convaincu qu’une loi est avant tout une disposition de portée générale et doit s’appliquer à tous ceux qui ont été condamnés à des peines de privation de liberté. Dans le cas d’espèce, cela concerne particulièrement les atteintes à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat à l’issue des procès visiblement politiques car sentant à dix lieux le règlement des comptes. A en croire ce confrère, certaines personnalités comme le pasteur Kutino, Diomi Ndongala, Firmin Yangambi, pour ne citer qu’elles, devraient être éligibles à cette loi d’amnistie.
Gaz du Kivu au Sénat

L’Avenir nous informe de ce que deux ministres du Gouvernement Matata Ponyo, en l’occurrence celui des Ressources hydrauliques et Electricité et celui de l’Environnent ont répondu hier mardi 28 janvier à la chambre haute du parlement à la question d’actualité du sénateur Hamuli Kitsa relative à l’inexploitation du gaz méthane du Lac Kivu. Le Ministre des Ressources hydrauliques et Electricité a justifié que si le gaz méthane du Lac Kivu n’est pas encore exploité, c’est pour plusieurs raisons : Premièrement, le gouvernement n’a pas une connaissance exacte du lieu où se trouve ce gaz et sa quantité. (…) La deuxième raison tient lieu au contexte géographique et international, le lac Kivu se retrouve encastré entre deux pays (RDC et Rwanda).

Le Potentiel titre « Risques environnementaux de concentration des gaz naturels : Bavon N’sa Mputu éclaire les sénateurs ».
La forte concentration des gaz naturels dans le lac Kivu suscite bien des interrogations sur les risques environnementaux que pourraient occasionner cette concentration qui inquiète déjà les populations riveraines. Répondant à une question d’actualité lui posée par le sénateur Hamouli Kitsa, le ministre de l’Environnement, Bavon N’sa Mputu Elima, a éclairé les membres de la Chambre haute du Parlement sur cette problématique, affirmant que le gouvernement est à pied d’œuvre pour trouver des solutions propres et idoines qui tinssent de cette réalité.
Très méthodiquement, le ministre Bavon N’Sa Mputu, a, dans sa réponse, exposés sur quatre axes principaux recoupant toutes les questions liées à problématique cette forte concentration des gaz naturels dans le lac Kivu. Pour ce qui est de l’évaluation des risques environnementaux qu’encoure la population de Goma, les études menées par les scientifiques prouvent que les eaux du lac Kivu renferment d’importantes quantités de gaz dissous, dont le méthane (85%) et le gaz carbonique (15%), faisant craindre une explosion gazeuse.
Ce qui causerait, selon le rapport des scientifiques, la mort par asphyxie d’un nombre incalculable des populations riveraines, une tragédie humaine à la quelle s’ajouterait également la destruction des écosystèmes, a indiqué le ministre s’appuyant sur le rapport des scientifique recrutés par son ministère.
Des mouvements géologiques ou volcaniques pourraient aussi perturber les eaux profondes du lac Kivu pour laisser échapper les gaz. Seulement voilà. Face à ce risque d’explosion gazeuse, les solutions ne manquent pas. Le ministre de l’Environnement indique dans sa réponse qu’il est « opportun d’exploiter le gaz méthane dans ce lac pour prévenir et désamorcer tout risque d’explosion par la baisse de la pression totale des gaz dissous ».
Et d’ajouter : « Le méthane étant un gaz détonateur d’explosion, son extraction sécuriserait les eaux du lac Kivu et minimaliserait les risques d’explosion ».
C’est en prévision de l’extraction du méthane dans le lac Kivu, que le ministre a porté à la connaissance des sénateurs, la mise en place d’une commission interministérielle chargée d’élaborer un cahier des charges pour l’exploitation de ce gaz, en tenant compte des obligations environnementales en la matière.
Pour le suivi de cette exploitation, a signalé également Bavon N’sa Mputu, « une cellule technique de surveillance du lac Kivu, qui regorgera des experts qualifiés et formés pour le maintien de la stabilité des zones du lac, sera bientôt mise en place ».
Parallèlement au début de l’exploitation du méthane, le ministre de l’Environnement a révélé aux sénateurs, le début du processus de dégazage du Golfe de Kabuno, situé au Nord-ouest du lac Kivu.
Par ailleurs, l’exploitation unilatérale des gaz par les Etats riverains est susceptible de modifier le comportement normal du lac. D’où, la nécessité pour la RDC, le Rwanda et le Burundi de mettre en place une organisation sous-régionale, dénommée Autorité du bassin du lac Kivu et de la rivière Ruzizi, chargée de promouvoir la coopération énergétique, a fait savoir le ministre de l’Environnement, qui souligne par ailleurs que « la valorisation du gaz méthane constituent un facteur déterminant de développement énergétique à grande échelle et durable pour la sous-région des Grands Lacs ».
Finances et BCC
Le Potentiel titre « BCC : situation financière et patrimoniale alarmante ».
Il rapporte que la situation alarmante aussi bien patrimoniale que financière de la Banque centrale du Congo est au point où l’Etat doit accroître son intervention pour éviter la faillite à l’institut d’émission congolais. Tel est le verdict de la commission Ecofin de l’Assemblée nationale, après examen approfondi du projet de la loi des finances de l’exercice 2014. Pour cette structure technique de la chambre basse, son opinion sur la viabilité de la BCC est sans appel : il y a péril en la demeure. Les transfusions gouvernementales ne sont pas de nature à consolider la tendance générale des prix et à assurer une stabilité durable. Ce cri d’alarme vise à éviter de se complaire à des solutions cosmétiques. Il dit notamment :
« Un touriste étranger arrivant en République Démocratique du Congo pour la première fois se sent aux États-Unis d’Amérique ! Le dollar américain, qui y circule librement, est devenu la monnaie la plus utilisée dans les transactions commerciales sur l’ensemble du territoire. Dans les magasins, les prix sont affichés en dollars, les paiements des biens et services s’effectuent en dollars, les dépôts bancaires sont principalement libellés en dollars, et la majeure partie des transactions des cambistes arpentant les rues porte sur des opérations de change de la monnaie nationale contre du dollar et de l’euro.
Le marché parallèle de change principalement animé par des femmes cambistes, est localement surnommé le « Wall Street », nom inspiré par la place financière de New-York aux États-Unis d’Amérique. La clientèle de ce marché parallèle de change, très diverse, mêle à la population locale des trafiquants, des officiels, des diplomates et des fonctionnaires internationaux. Le bradage de la monnaie nationale s’y produit quotidiennement, au v u et au su de tout le monde. Personne, parmi les acteurs de ce marché, ne semble trouver son existence anormale, ou critiquable, pour le fonctionnement adéquat d’une économie de marché et pour le développement du pays ! Un touriste étranger pourrait séjourner trois mois dans la capitale ou dans n’importe quelle région du pays sans devoir accepter une seule fois la monnaie nationale, le Franc congolais, car le dollar américain est répandu et préféré dans les hôtels, les restaurants, les transports, les services publics, et même dans les petites alimentations des quartiers populaires.
De l’avis des experts, 95 pour cent des dépôts bancaires et de la masse monétaire sont en dollar américain, ce qui ne laisse qu’une place très marginale à la monnaie nationale. La dollarisation s’est si largement répandue et si durablement enracinée dans le pays que la population s’y est habituée au point que le gouvernement et la Banque centrale ne font plus que très peu d’efforts pour y mettre fin. Les quelques mesures prises contre la dollarisation (dont l’introduction récente des billets de grosses coupures de 1000 Fc, 5000 Fc, 10.000 Fc et 20.000 Fc) restent sans effet.
Ce constat soulevé la question de la pertinence de la Banque Centrale du Congo et de son efficacité lorsqu’elle prend des mesures de politique monétaire et intervient sur le marché de change. Rarement les hommes politiques congolais ne se prononcent sur l’efficacité de la Banque Centrale du Congo, le sujet étant considéré tabou dans le pays. Cette attitude est encouragée par la tradition qui fait que la banque centrale réagit toujours violement contre tout article dans la presse qui ose critiquer ou mettre en doute l’efficacité de ses politiques. Cette tradition semble être brisée cette fois-ci par l’Assemblée nationale à l’ occasion de ses commentaires sur le projet de la loi des finances 2014.
La situation alarmante de la Banque Centrale du Congo (BCC) reprise dans le rapport de l’ECOFIN de l’Assemblée nationale laisse entrevoir le doute sur la capacité réelle de la BCC à conduire une politique monétaire crédible.
La situation catastrophique de la Banque Centrale du Congo (BCC) figure parmi les considérations données par la commission économique financière et contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale. Cette commission technique qui a enrichi le projet de loi de finances de l’année en cours, avant le vote intervenu le mardi 21 janvier, a, dans son rapport approuvé en plénière, noté : « la situation alarmante aussi bien patrimoniale que financière de la Banque centrale du Congo est au point où l’Etat doit accroitre son intervention pour éviter la faillite à l’institut d’émission congolais… »
Le diagnostic sans complaisance et qui parait tout de même fatal pour l’équipe en place à la Banque Centrale du Congo appelle quelques commentaires et constats. Pour des observateurs avertis, la Banque Centrale du Congo n’est pas réaliste lorsqu’ elle présente au public congolais la stabilité du cadre macroéconomique comme étant un acquis provenant de sa politique monétaire alors que sa propre situation est jugée alarmante tant sur le plan patrimonial que financier.
De ce point de vue, il y a lieu de se questionner si dans un tel environnement, la BCC peut-elle réellement conduire une politique monétaire crédible. Aussi, la Banque Centrale du Congo est-elle réaliste lorsqu’elle affirme avoir le contrôle de la situation monétaire et de la politique alors que la dollarisation a atteint 95 % de l’économie, et par conséquent ne laissant à la monnaie nationale, le Franc Congolais, qu’un rôle marginal dans les transactions commerciales en République Démocratique du Congo ?
S’il ne faut que s’en tenir aux inquiétudes de la commission ECOFIN de la Chambre basse du Parlement, il faut également se demander si la Banque Centrale du Congo est-elle réaliste lorsqu’ elle affirme accumuler des réserves en devises de 1,7 milliards de dollars américains alors qu’en même temps, il y a accumulation continue de la dette intérieure que l’ Etat ne peut payer par manque de ressources financières suffisantes nécessaires au service de la dette publique ?
C’est ici qu’il faut comprendre le rôle que doit jouer l’Etat. En principe, il ne doit pas continuer à subventionner la Banque centrale du Congo si celle-ci n’est pas en mesure de se restructurer pour mettre fin à ses pertes chroniques qui s’accumulent depuis plusieurs années et sont devenues une taxe sur les ressources publiques.
Il est de notoriété publique, que dans tous les pays du monde, les banques centrales dégagent du bénéfice provenant de leurs opérations bancaires. A cet effet, l’Assemblée Nationale et le Senat ne devraient pas accepter d’utiliser les ressources publiques et le budget de l’Etat pour éponger les pertes d’exploitation de la Banque Centrale du Congo sans exiger de celle-ci un plan de restructuration responsable avec des indicateurs de performance clairs et précis.
Comment le public congolais peut-il ainsi croire que l’institut d’émission est sur la bonne voie, si l’on ne peut pas lui donner des réponses claires et responsables aux questions ci-dessus soulevées ! cette interrogation est d’autant plus pertinente lorsqu’on constate que, malgré les déclarations répétitives à l’occasion de la tenue des réunions mensuelles du comité de politique monétaire sur la stabilité du cadre macroéconomique justifiant le maintien du dispositif monétaire, le pouvoir d’achat des congolais (qui devrait être la finalité ultime des politiques économiques et monétaires du pays) ne s’améliore pas du tout, soulevant ainsi le débat fond sur l’efficacité des politiques économico-financières du gouvernement et de l’institut d’émission.
Les concertations nationales qui viennent de passer sont-elles pu répondre aux questions que soulève la situation préoccupante et alarmante de la Banque Centrale du Congo ? A cette question, le même rapport de l’ECOFIN charge, dans l’ensemble, le gouvernement de la République de la manière la claire et directive possible : « Le gouvernement n’a pas pris en compte dans le projet de loi de finances sur le plan politique de manière substantielle, la nouvelle donne politique portée par les résolutions des dernières concertations nationales ». Pour une fois, l’Assemblée nationale s s’est prononcée sur la situation alarmante de la Banque Centrale du Congo dont on cherche désormais à éviter la faille ».
Forum des As titre «Encore des imposteurs œuvrant au nom de la présidence de la République» à propos d’une « spécialité congolaise » qui doit contribuer notablement à ce que les finances du pays aillent mal : l’escroquerie commise en invoquant mensongèrement la qualité de membre des services de la Présidence. Forum des As rapporte que, malgré de nombreuses traques des personnes physiques ou morales opérant indûment au nom de la présidence de la République, la liste de ces imposteurs ne cesse de s’allonger. Hier [mardi], poursuit-il, le cabinet du président de la République, via un communiqué lu sur la RTNC, a dénoncé le travail abattu, en son nom, par l’agence de communication «SOBIGAF» qui déclare « indûment » avoir été mandatée par la présidence pour « diverses prestations ». Cette agence aurait publié un «Agenda officiel de la présidence de la République», révèle le journal, assurant que ses responsables seront obligés de présenter des documents attestant qu’ils ont gagné un quelconque marché sur la production de «l’Agenda officiel de la présidence de la République», mais aussi de prouver qu’ils ont obtenu mandat pour agir au nom du chef de l’Etat, sous peine de subir la rigueur de la loi.
La Prospérité signale dans ce même registre des finances qui vont mal et du budget trop étroit que Samy Badibanga propose trois réformes profondes. Le président du Groupe parlementaire Udps & Aliés estime que face à la modicité du Budget national, résultat selon lui de l’échec de la mise en œuvre des réformes dans les finances publiques et dans le secteur des ressources naturelles, trois principales réformes devraient être entreprises en vue d’atteindre un budget de 20 milliards en trois ans. Il propose la taxation à taux unique ; une régie unique des impôts et enfin un fonds national de développement alimenté par les revenus des matières premières. Dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique, le député invite à s’inspirer des recettes à succès d’autres pays, en instaurant :
- La taxation à taux unique, parce que trop d’impôt tue l’impôt et parce que les impôts illisibles rapportent peu ;
- Une régie unique des impôts pour mieux collecter les impôts, tout en mettant en place un taux unique de taxation ;
- Un fonds national de développement, alimenté par les revenus des matières premières, pour financer le développement national.
Divers
La République aborde la question de l’insécurité dans la province du Katanga, signalant des Rwandais parmi les «Bakata Katanga» ! Citant des sources concordantes, le journal rapporte la présence de ces soldats étrangers parmi les miliciens Bakata Katanga aperçus dans la périphérie de la ville de Lubumbashi, et qui prépareraient une « rébellion » intégrant des personnalités congolaises du Katanga et du Kivu. «Très précisément sur la rive gauche de la rivière Kafubu, donnant l’impression que ces miliciens se seraient aménagés une base arrière sur le sol de la République de Zambie, frontalière de cette partie de la République démocratique du Congo», explique ce journal.
Radio Kivu 1 annonce que les jeunes hutus rwandais qui vivent en RDC demandent à la communauté internationale de faciliter le dialogue social au Rwanda pour que les FDLR regagnent leur pays. Ils sont plus 150 jeunes de la communauté en réflexion à Kanyabayonga, en territoire de Lubero, depuis le 27 janvier 2014.
Les miliciens du groupe Maï-Maï Kifuafua se disent, d’après Radio Okapi, disposés à se rendre à l’armée congolaise et à mettre fin aux hostilités. C’est ce qu’a annoncé leur chef, Noa Machano, dans une correspondance adressée mardi 28 janvier à l’administrateur du territoire de Masisi (Nord-Kivu). selon lui, leur mouvement armé a été créé pour protéger la population contre des exactions perpétrées par des rebelles rwandais des FDLR. Ce groupe est opérationnel dans les groupements Ufamandu 1er et 2, victimes des exactions des miliciens depuis mai 2012.

Toujours d’après Radio Okapi, les combattants rwandais FDLR/Foca (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda/Forces combattantes Abachunguzi), concentrés au village de Mumole depuis deux semaines, récoltent les produits des champs cultivés par les paysans, pillent les biens des villageois et violent des femmes. Ces exactions ont été dénoncées lundi 28 janvier par le président de la Société civile de Luofu, Ezéchiel Kanedou. Les populations des localités environnant Mumole ont fui vers Luofu et Kayina, des villages sécurisés par l’armée, pour ne pas subir le sort de leurs voisins.

Enfin, RFI signale que les violences continuent à Bangui. Lundi dans la matinée, de nouveaux affrontements ont secoué les environs du camp militaire Kasaï. Résultat : les Banguissois continuent de fuir vers la RDC voisine. Ils sont chaque jour des dizaines à traverser la rivière Oubangui qui séparent la capitale centrafricaine de la ville congolaise de Zongo pour trouver la sécurité.
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© CongoForum, le mercredi 29 janvier 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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