4 CAREME 2014

24 mars 2014

Evangile

L’église que nous voulons c’est une église missionnaire
Chemin de renouvellement et de conversion

3e DIMANCHE DE CAREME 23 mars 2014

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean: 4, 5-15.19b-26.39a.40-42])
Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »(En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »cherin.jpg
Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient — et c’est maintenant — où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »

Le troisième dimanche du carême nous propose l’épisode de la Samaritaine qui nous conduira à la Source essentielle et véritable, vers l’eau qui pourra bien rassasier nos soifs et celles de toute l’humanité. Le Puits de Jacob est une belle évocation à ce mystère des eaux primitives, un lieu de désaltération, de rencontres, de partage de nouvelles.
La source de l’eau a été toujours un lieu d’expériences multiples. Et les eaux de ce puits de Jacob a été toujours, depuis que le Père Jacob l’avait construit, un lieu où les gens se rencontraient pour épuiser l’eau indispensable et nécessaire à leur vie quotidienne, où les gens se rencontrent pour partager leur vie et leurs espoirs. Enfin pour se raconter. Mais aussi un lieu où les rapports et les relations d’amitié et de fraternité entre les personnes se liaient plus profondément et deviennent plus tendres.

Un puits profond dans cette région aride et ensoleillée de Sycar, situé près de Shechem ou Sichem (aujourd’hui Naplouse) Un puits qui se trouve à proximité du Mont Garizim, bien connu de tout temps et cher à la piété des Samaritains. De plus, le souvenir du patriarche Jacob. L’Ancien Testament nous raconte, en effet, que Jacob acquit un petit terrain à Sichem, ville sise au pied du Garizim, où il avait vécu un certain temps, jusqu’à ce qu’un conflit sanglant éclate entre ses hommes et les Sichémites (Gn 34). Au moment de sa mort, Jacob donne ce terrain en héritage à Joseph. C’est précisément en cet endroit que le fils sera enterré par ses frères, quand ils reviendront en Terre promise ( Jos. 24,32).

Ce puits de Jacob devient le lieu d’Alliance entre Dieu et les hommes, lieu de purification et de sainteté, mais aussi de conversion et d’engagement nouveau. Jésus est fatigué ; le voyage, le soleil qui pique très fort, la route, les rencontres, les gens avec leurs demandes… tout cela l’a fatigué, et alors il s’assoit au bord de ce puits, en attendant une femme qui vienne à puiser l’eau. C’est midi, un horaire insolite ; normalement les femmes viennent à la source le matin très tôt ou le soir, peu avant le tomber du soleil. Mais voila, dans heure insolite, une femme qui s’accroche avec un cruche à remplir d’eau et avec un seau pour le puiser. « Femme, donne-moi à boire » Je ressent comme l’écho de ce cris de la croix du Calvaire, ce vendredi saint : « J’ai soif ».

Dieu a toujours soif ! La soif de Dieu n’est jamais rassasiée. De qui et de quoi Dieu a soif ? Et Jésus son fils a soif. C’est pour cela qu’il est arrivé en ce monde. Il a soif du bonheur des hommes !

Dans la bible l’est est bien présente et en diverses circonstances et situations de la vie, et cela depuis la création. L’eau comme nécessaire et indispensable pour la vie, mais aussi dangereuse au moment du déluge. L’eau du désert et de la libération. L’eau de la mer Rouge. L’eau du Baptême qui purifie, convertit, libère. L’eau du Calvaire qui sort du cœur percé de Jésus.
L’eau comme un mystère de vie dont tout homme en a dextrement besoin.

Jésus demande, comme du reste chacun de nous peut le faire au moment qu’il a un besoin quelconque. Jésus sait que le puits est profond et qu’il a besoin d’une femme qui puisse l’aider. Puiser l’eau c’est le travail de la femme et non pas de l’homme. Chose insolite dans la culture israélite et en particulier samaritaine. « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » .

Ca suffit peu de mots pour s’approcher et laisser parler le cœur.

Parfois c’est le silence des yeux, d’un sourire, d’un seul mot, d’un cœur accueillant. C’est ce que fait Jésus en lui répondant : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

La femme ne connait pas cet étranger, elle ne sait rien sur son compte, n’a pas encore eu l’occasion de l’écouter et de voir de ses propres yeux ce qu’il fait. Mai Jésus la connait bien.
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus sait bien qu’il est plu grand de Jacob, mais il le respect , car son humanité d’homme a des liens avec lui. Connais très bien tout, mais sa soif c’est toute autre, il veut faire entrer cette dans une autre dimension, de la faire raisonner autrement.
« Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle »
La femme commence alors à raisonner avec son cœur, sent en elle que cette présence lui donne confiance et il l’oblige ainsi à se vérifier, se questionner, à changer. « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens »

Voila venue l’occasion !
Une occasion unique qu’on ne peut pas écarter. Après une vie où elle avait su fusionner réputation et péché, jusqu’au point que son entourage l’assimile à son pêché, voila une véritable rencontre qui, sans condamner, essaie de lui faire voir le vrai chemin à suivre. Et Jésus, au bord du Puits de Jacob, tout comme Dieu dans le Genèse va « séparer ». la dignité de cette femme, de son péché. Et elle va pouvoir reprendre vie… Elle va naître à une vie nouvelle : devenir porteuse de ce message de libération, missionnaire joyeuse de cette rencontre libératoire.
« Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Mais l’heure vient — et c’est maintenant — où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. »

Pape François dans l’Evangelii Gaudium nous dit au n° 114: « Être Église c’est être Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, ainsi qu’une nouvelle vigueur dans la marche. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. »
Et au 120. « En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19). Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation, et il serait inadéquat de penser à un schéma d’évangélisation utilisé pour des acteurs qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné à bénéficier de leurs actions. La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. »

Voila donc notre occasion pour rencontrer Jésus, pour changer nos vies, pour croire davantage et nous laisser conduire par l’amour. Jésus nous accueille, tels que nous sommeset nous donne sa propre mains pour nous mettre debout. Bon courage!

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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