03/04/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

(CongoForum)

Les journaux de Kinshasa, surtout la Prospérité et Forum des as, parlent ce matin de la résolution 2147 du Conseil de sécurité, qui prolonge d’un an le mandat de la Monusco sujet logique après la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies d’hier. Il est aussi question du IVème Sommet UE-Afrique dont les travaux se clôturent ce jeudi à Bruxelles et où JKK ne s’est pas rendu. Mais tout cela ne fait pas oublier les grands « feuilletons » comme celui du « nouveau » gouvernement.

Monusco
Radio Okapi explique queLe chef de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), Martin Kobler, a affirmé mercredi 2 avril que la Mission va partir graduellement du pays. Intervenant au cours de la conférence hebdomadaire de la mission à Kinshasa, le représentant de Ban Ki moon en RDC a néanmoins prévenu que ce départ, qui nécessite des préalables, prendra du temps. Parmi ces préalables, le chef de la mission cite la création dune force de réaction rapide, qui devra remplacer la brigade d’intervention de la Monusco.
La résolution 2147 nouvellement votée par le Conseil de sécurité de l’Onu pour prolonger le mandat de la Mission onusienne en RDC invite la Monusco à «préparer une stratégie de retrait» du pays.
Selon Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, la Monusco va partir du pays graduellement. «Ça durera un peu mais c’est très important d’avoir une vision et une stratégie. C’est très important de ne pas créer l’impression que nous sommes ici pour l’éternité. C’est le but, l’objectif de cette résolution», a-t-il expliqué. Pour lui, le futur des Nations unies en RDC, c’est l’équipe pays et non la Monusco. L’équipe pays (United Nations Country Team) désigne les agences, Fonds et Programmes des Nations Unies présents en RDC ainsi que les Institutions de Bretton-Woods (Banque Mondiale et FMI).
Martin Kobler précise toutefois que le départ de la Monusco sera discuté avec le gouvernement congolais, la société civile, et les différents partenaires de la mission en RDC. «Mais, la première tâche, c’est de créer la stabilité et la sécurité, de développer la consolidation de l’autorité de l’Etat, d’avoir l’Etat de droit, la reforme du secteur de sécurité, d’avoir en place la force de réaction rapide qui va remplacer la brigade d’intervention de la Monusco», a-t-il rappelé. «Et ce sont des étapes qui durent», a prévenu le diplomate allemand.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi 28 mars la résolution 2147 renouvelant pour un an le mandat de la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco) et de sa brigade d’intervention. Cette force, créée en 2013, est composée de soldats du Malawi, d’Afrique du Sud et de Tanzanie. Elle est spécifiquementchargée de neutraliser les groupes armés en menant des opérations offensives ciblées dans l’Est de la RDC.
Forum des As titre «Martin Kobler: la Résolution 2147 apporte beaucoup d’innovations».
Il étale le contenu cette nouvelle résolution du Conseil de sécurité, qui met aussi l’accent sur les priorités du mandat de la mission onusienne en RDC. Il s’agit, écrit FdA, notamment de la protection des civils, la réforme des services de sécurité et la réforme institutionnelle, l’appui aux élections, la gestion transparente des mines ainsi que les investissements privés. Citant le patron de la mission onusienne en RDC, FdA: «Quinze ans après, le Conseil de sécurité, par sa résolution 2147, estime qu’on doit déjà entamer le processus de retrait de la Monusco.» Pour cela, a fait savoir le patron de la Monusco, toujours cité par le même journal, il faut un examen stratégique pour le présenter au Conseil de sécurité qui, avec la communauté internationale, est impatient de voir les résultats, 15 ans après.
Sous le titre « La Monusco appelée à réfléchir sur son départ », Le Phare écrit :
« Le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en RD Congo, Martin Köbler, a expliqué hier mercredi 2 avril à la presse les contours de la Résolution prorogeant le mandat de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) d’un an. A l’en croire, ce mandant est renouvelé jusqu’au 31 mars 2015, dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19.815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers et 1050 membres d’unités de police constituées. « Le nouveau mandat ne sera plus stratégique, mais flexible c’est-à-dire plus ouvert, plus souple, plus mobile, plus proactif… », a-t-il précisé.
Tout en félicitant la Brigade d’intervention de l’effet positif que son action a eu sur la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC et sur la protection des civils, Martin Köbler a souligné que le Conseil de Sécurité a précisément fait noter qu’une stratégie de retrait clairement définie de la Monusco s’impose, y compris pour la Brigade d’intervention. «Le Conseil de Sécurité a décidé que les reconfigurations futures de la Monusco et de son mandat seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain et, dans le contexte de la mise en œuvre par le gouvernement de la RDC et tous les autres signataires de l’Accord-cadre, des progrès vers la réalisation des objectifs suivants, conformément aux trois priorités énoncées dans le concept stratégique, à savoir la protection des civils, la stabilisation et l’appui à la mise en œuvre de l’Accord-cadre », lit-on lu dans ladite Résolution.
Cependant, le patron de la Monusco n’a pas livré le moindre détail d’un quelconque chronogramme de cette importante recommandation. Néanmoins, il a précisé que c’est un processus graduel car « on ne se réveille pas un matin et la Monusco partie ! Il faut définir les paramètres avant que la Monusco plie bagage… »
D’ores et déjà, Köbler a révélé que la stratégie de préparer le retrait est liée à des critères tels que la durabilité (militaire, sécuritaire, etc.), la stabilité sociale, etc.� =0»
Sur le même sujet, La Prospérité trouve justifié pour le moment la prolongation du mandat de la Monusco en RDC. Le mieux à faire serait, pour le cas de la RDC, de préparer son autonomie sécuritaire au plus vite. C’est la grande garantie, poursuit le journal, d’une paix durable qui attire respect à une nation.
UE-Afrique
Le quatrième sommet UE-Afrique qui s’est ouvert à Bruxelles mercredi 3 avril 2014 est une messe sans enjeux, estime Le Potentiel qui note qu’en termes d’affluence, cette messe n’a pas attiré du monde comme les précédentes. De nombreuses absences enregistrées offrent la démonstration du désamour désormais notoire entre l’Europe des procédures et l’Afrique qui cherche des voies et moyens pour sortir rapidement de la pauvreté, malgré sa fragilité et ses instabilités récurrentes. Le partenaire traditionnel étant en crise, les regards se tournent ailleurs, là où c’est plus porteur !
« Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement ont préféré s’inscrire aux abonnés absents. C’est le cas du Sud-Africain Jacob Zuma en pleine campagne électorale avec sa cohorte d’accusation sur la dilapidation des deniers publics pour des fins privées. Trois ans et demi après le sommet de Tripoli, le quatrième sommet UE-Afrique qui s’est ouvert à Bruxelles mercredi 3 avril pour se terminer jeudi 04 avril 2014 met donc face-à-face, mieux côte-à-côte, une Afrique qui enregistre des taux enviables de croissance et une Europe en crise économique.
Le thème choisi pour l’édition 2014 est : « Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix ». Selon le directeur Afrique du Service européen d’action extérieure, Nicholas Westcott, il est question de développer les compétences, de faire face aux défis de la migration qui présente aussi de «grandes opportunités». Du côté africain, on a hâte d’aborder des questions liées au commerce et aux investissements.Lors du sommet sera aussi passée en revue la Stratégie commune UE-Afrique mise en œuvre à travers huit partenariats dont les droits de l’homme, la bonne gestion des affaires publiques, les objectifs du millénaire pour le développement, le changement climatique, l’énergie, la science et les technologies de l’information.
L’Afrique qui monte ne peut éradiquer la pauvreté ambiante qu’en obtenant des capitaux frais pouvant lui permettre de mettre en valeur ses ressources naturelles. Les grands travaux d’infrastructures qui bénéficient des appuis de l’Union européenne, suivant des conditionnalités, frôlent les limites de l’impossible. De même, des procédures contraignantes font perdre toute substance à ces rencontres que l’UE initie avec l’Afrique. Faire rouler la mécanique européenne pour les Etats africains, particulièrement l’UE comme ensemble régional, n’est pas chose aisée. La plupart des dirigeants africains remettent en cause l’efficacité de cette forme de coopération, même s’ils tiennent à en assurer un service minimum. Cependant, il est relevé sur le terrain que l’assistance européenne porte des fruits. Un débat qui n’en finira peut-être jamais ! Face à cette perception, les Etats africains ne semblent pas trouver leur compte par rapport aux attentes qui sont immenses. D’où, ce désintérêt pour ces rencontres qui finissent par les mêmes conclusions et recommandations.
Le principal partenaire de l’Afrique reste l’union européenne. Chaque fois que le continent est en difficulté, l’Europe se tient toujours prête à voler au secours de l’Afrique. La prévention, la résolution et le suivi des conflits en Afrique préoccupe l’UE. Sur la balance, tout indique que l’Afrique a besoin de plus que ce que l’UE lui a toujours proposé. L’UE apporte des financements aux opérations de maintien de la paix en Afrique.
L’Afrique de la résilience économique est dotée d’un potentiel énorme. Pour la survivance de sa croissance, elle lorgne vers d’autres cieux notamment vers les émergents comme la Chine, l’inde, … qui mettent rubis sur oncle des milliards de dollars américains. Malgré les récriminations du FMI et autres financiers du monde occidental, les Etats africains préfèrent convoler en justes noces avec ces émergents moins regardants sur les droits de l’homme et la gouvernance. En plus, ils mettent sur la table des milliards que l’Europe rechigne à débourser ou n’est pas en mesure d’offrir. N’est-elle pas elle-même en crise ? Du coup, elle est détrônée par la Chine pour ce qui est du commerce avec l’Afrique.
Des absents, ils sont nombreux parmi les chefs d’Etat. Le président Robert Mugabe du Zimbabwe a décliné l’invitation, en solidarité avec son épouse à qui l’Europe a refusé un visa. Normal. L’Angolais José Eduardo dos Santos est aussi aux abonnés absents. Avec un budget de plusieurs milliards de dollars américains, une villégiature à Bruxelles ne changerait rien. Le Sud-africain Jacob Zuma et le Congolais Joseph Kabila. Et la liste n’est pas exhaustive : le roi du Maroc Mohammed VI, les présidents Faure Gnassingbé du Togo, Abdelaziz Bouteflika d’Algérie mais aussi Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire n’ont pas non plus effectué le déplacement. Les deux derniers pour raison de santé note notre consœur BBC. Le Soudanais Omar el Béchir poursuivi par la Cour pénale internationale n’a osé effectuer le déplacement pour des raisons évidentes.
Et pourtant, autrefois, les chefs d’Etat africains se bousculaient au portillon. D’ailleurs, les quelques rares qui ont répondu à l’invitation, ont prévu une escale technique à Paris ! Face à la France, l’UE n’a pas la côte vue des dirigeants africains. »
Forum des As s’intéresse également au sommet Union européenne – Afrique, qui s’est ouvert à Bruxelles le mardi 2 avril et note : «Kabila, grand absent» Selon ce quotidien, «A la tête d’un pays post-conflit et président en exercice de la Francophonie et du Comesa, le Raïs congolais aurait mieux fait de se trouver parmi ses pairs, soutiennent les observateurs.»
Gouvernement de cohésion nationale

Sous le titre : « Six mois après les Concertations Nationales : le Gouvernement de cohésion nationale vu d’en-bas…», Le Phare souligne :
« Pendant que les membres de la classe politique et les activistes de la Société civile ayant pris part aux Concertations nationales s’entredéchirent autour des postes à occuper au sein du futur Gouvernement de cohésion nationale, les Congolais d’en-bas s’interrogent sur leur avenir et leur devenir. Les exclus des privilèges liés aux fonctions ministérielles se demandent s’ils vont mieux vivre qu’hier, retrouver une paix durable, rompre avec le chômage, manger à leur faim, se loger décemment, s’offrir des soins de santé de qualité, faire étudier leurs enfants dans des écoles et université de référence, voyager par bus, bateau, avion ou train dans des conditions dignes d’une personne humaine, jouir de leurs libertés individuelles élémentaires (expression, association, opinion, manifestation), etc.
Deux situations s’affrontent dans les esprits. D’un côté, il y a une poignée de ministrables impatients de savoir s’ils vont rester au gouvernement ou y faire leur entrée, et, de l’autre, la majorité silencieuse inquiète de voir les promesses d’amélioration de leur social s’arrêter au niveau des intentions. Aussi, le débat qui ne cesse de battre son plein autour des noms de l’ « Informateur », du « Formateur », du futur « Premier ministre » et de futurs ministres parait sans objet pour ceux qui ne se sont jamais « retrouvés » dans les actes de nomination.
S’il y a une question de fond qui intéressent les laissés pour compte, c’est celle de l’amélioration de la gouvernance, de manière à ce que les portefeuilles ministériels cessent d’être des « maisons de placement » entre copains pour se muer en structures de promotion du bien-être collectif.
Gouvernement de salut public, de combat, de vertébrés, des surdoués, de cohésion nationale : même résultat
Malheureusement, sous les cieux congolais, qu’il s’agisse d’un gouvernement de salut public, de combat, de large union nationale ou de cohésion nationale… des politiciens ou des technocrates… des « vertébrés » ou des « surdoués »…, le résultat reste le même. En matière de terminologie gouvernementale, l’ex-Zaire comme la RDCongo ont déjà tout connu ou presque. A un moment donné, la dénonciation des dix « fléaux » par le Bureau Politique du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution), parti unique, avait suscité beaucoup d’espoirs de rupture avec le passé noir chez des millions de nos concitoyens.
Mais, il a été constaté, au bout du compte, que leurs « Excellences» passent et se ressemblent dans leurs appétits pour les grosses cylindrées, les bureaux moquettés et climatisés, les résidences luxueuses, les émoluments insultant la misère populaire, les missions à l’étranger, les « commissions » juteuses, les dessous de tables…Aujourd’hui comme sous la Deuxième République de triste mémoire, le Congolais continue de survivre avec moins d’un dollar par jour.
On peut s’interroger dès lors sur le contenu réel d’un « gouvernement de cohésion ». Quelle serait sa raison d’être, s’il est établi que sa mise en place n’apportera aucun changement positif au vécu quotidien du fonctionnaire, de la maman maraîchère, de la vendeuse de pain, du marchand de biscuits, du journaliste, du paysan, de l’enseignant du primaire, du professeur d’université, du magistrat, de l’infirmier, du médecin, du maçon, du menuisier, du chauffeur, du convoyeur, du pêcheur, de l’éleveur, du creuseur de l’or ou du diamant, de la fille-mère, de l’enfant de la rue ?
Quelles réponses face au cahier de charges de la majorité silencieuse ?
Au lieu de chercher à s’entretuer pour la conquête des portefeuilles ministériels ou leur conservation, les ministrables devraient examiner à fond le cahier de charges de la majorité silencieuse et réfléchir aux réponses pratiques à apporter à l’insécurité, au chômage, à la faible desserte en eau et électricité, aux mauvaises conditions d’études dans les écoles, instituts supérieurs et universités, au pouvoir d’achat « zéro » du grand nombre, à la mortalité galopante dans les villes et les campagnes, aux déficits alimentaires chroniques, aux « corbillards » volants et flottants, à la corruption, etc.
Pour d’aucuns, le verdict est sans appel : le gouvernement de cohésion nationale ne peut se justifier que si ses futurs membres acceptent de se mettre au service de la collectivité nationale, de faire des sacrifices financiers compatibles avec la pauvreté nationale, de se battre afin que « Développement » rime effectivement avec « Démocratie ». Le Congolais aspire à vivre mieux qu’il y a 20, 30 ou 40 ans, mais au vu de la discrimination dans la jouissance des richesses nationales par une minorité de privilégiés au détriment de la multitude, ce pari semble impossible à réussir ».
Pour Le Guide, qui axe lui aussi sa manchette sur le gouvernement de cohésion nationale, la longue attente de ce gouvernement cause un préjudice à la RDC. Déjà classée 183ème sur les 189 pays en 2013, la RDC marque les pas. A la base : la longue attente du gouvernement de cohésion nationale. Plus de cinq mois d’attente ne joue pas forcément en faveur de la RDC au classement Doing Business 2015, attendu en octobre prochain. Selon ce journal, les experts de la Banque mondiale (BM) ont clôturé lundi 31 mars, leurs consultations relatives à la rédaction de ce document axé sur les facilités d’affaires dans 189 pays.
(Ce changement de gouvernement qui ne plaît donc ni aux pauvres, d’après Le Phare, ni aux hommes d’affaires, d’après Le Guide, n’est motivé quepar la situation qui a découlé des
élections de novembre-décembre 2011. Il faut rappeler qu’elles ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir ! NdlR)
Opposition

Le Phare, sous le titre “Ce jeudi à Fatima : clôture de la Convention de « Sauvons la RDCongo », nous en donne le compte-rendu suivant :
« Ouverte le lundi 31 mars dans les locaux de la paroisse Notre Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe, la 1ère Convention de la plate-forme politique « Sauvons la RDCongo » se clôture ce jeudi 03 avril, dans le même site, à partir de 15 heures. Pendant trois jours, les participants venus des partis affiliés aux FAC (Forces Acquises au Changement), de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) et leurs alliés ainsi que de la Société Civile ont réfléchi aux thématiques en rapport avec la crise de légitimité née des élections controversées de novembre 2011, les velléités de révision de la Constitution par la Majorité présidentielle, l’insécurité récurrente dans la partie Nord, Est et Sud du pays, la mauvaise gouvernance, le non respect des droits de l’homme, la chasse aux membres de l’Opposition, la restriction des libertés individuelles, etc.
Selon les organisateurs de ce forum, l’objectif visé était de faire un diagnostic exhaustif et sans complaisance de la situation politique, sécuritaire, économique, financière et sociale du pays et de proposer des pistes de solution réalistes s’il était donné à l’Opposition, par la voie des urnes, l’opportunité de gérer les affaires de l’Etat. Au cours de la journée d’hier, les projets de résolutions apprêtés au niveau de chaque groupe thématique ont été débattus et adoptés en plénière. Afin d’aider les participants à disposer de s matériaux de travail indispensables à leurs réflexions, des discours d’orientation générale leur avaient été adressés, à l’ouverture, par Vital Kamerhe, président national de l’UNC, et Martin Fayulu, Coordonnateur des FAC.
La séance de clôture va ainsi donner lieu à la lecture du rapport final ainsi que des résolutions ficelées par les sociétaires de « Sauvons la RDCongo ». L’on croit savoir qu’à l’issue de cette 1ère Convention de l’Opposition, une prise de position claire de cette famille politique va être affirmée par rapport aux initiatives de la Majorité présidentielle, divulguées à l’opinion au terme de sa réunion du jeudi 21 mars 2014 à Kingankati, dans la banlieue Est de Kinshasa. »
Economie
« Armadale Capital enregistre plus de 500% d’augmentation des oxydes à Mpokoto », annonce l’Agence Ecofin.
Armadale Capital Plc, cotée à Londres, a annoncé le 2 avril une augmentation de plus de 500% des ressources d’oxyde dans le projet d’or Mpokoto, qu’elle détient à 80%, dans la province du Katanga, sud de la RD Congo. Les ressources d’oxyde, contenues dans les ressources globales, sont passées de 20 500 à 109 500 onces d’or et « ont amélioré considérablement la rentabilité du projet Mpokoto», a expliqué Justin Lewis, directeur de cette société d’investissement focalisée sur des projets de ressources naturelles en Afrique. Armadale Capital dit avoir forgé une stratégie qui fera avancer rapidement le développement du projet pour une production aurifère low capex et low opex. Déjà début mars, elle s’est engagée à lever 485 000 £, par placement, auprès des investisseurs institutionnels à cet effet. Jusque-là, Mpokoto recelait 510 000 onces d’or de ressources pour 11,2 Mt de ressources à 1,42g/t d’or et un objectif d’exploration de 10 à 15 Mt à 1,2 et 1,5g/t d’or.

L’Observateur rapporte que le président de la Banque mondiale (BM) Jim Yong Kim vient de défendre, mardi 1er avril 2014 à Washington, le projet de construction du barrage hydroélectrique Inga III en RDC pour réduire le nombre de personnes privées d’électricité en Afrique. Le continent, souligne ce journal, est victime d’une forme d’apartheid énergétique qui prive ses habitants de l’accès généralisé à l’électricité dont jouissent les pays du Nord, a regretté Jim Yong Kim.

Le Phare, sur ce même sujet, parle de « La Banque mondiale en mission de supervision et d’évaluation des personnes impactées »
« Conduite par Manuel Luengo, spécialiste senior en Energie, groupe énergétique Afrique, une délégation de la Banque mondiale séjourne depuis le début de la semaine dans la capitale congolaise. Manuel Luengo est accompagné de Abdoulaye Badere, spécialiste en Environnement de la Banque mondiale et Antoine Lema, expert aux impacts sociaux. Objet de la mission : évaluer l’état d’avancement des travaux financés par cette institution financière internationale dans le secteur de l’électricité et plus particulièrement dans la construction de la deuxième ligne électrique entre le barrage d’Inga et la ville de Kinshasa, dont travaux ont été confiés à une société indienne du nom de Kalpa Taru. Il convient de retenir, pour l’essentiel, que les travaux sont presque terminés et les pylônnes installés.
La journée de mercredi a été consacrée au face à face entre la délégation de la Banque mondiale et les personnes impactées par les travaux de cette deuxième ligne électrique. C’était en présence des experts congolais de la cellule de coordination des projets de la Snel (CDP) avec à leur tête Léon Masoso et de ceux de la Cellule d’appui technique à l’Energie (CATE) conduits par Antoine Kalonji. Il s’agit de treize ménages habitant le long du tronçon compris entre Kimuenza et Mitendi.
Pour les experts de la Banque mondiale, la rencontre d e ce mercredi revêt toute son importance, car il faut éviter à tout prix des conflits à la longue. Ainsi, il faut se rendre compte si les personnes impactées ont été informées au départ de tous les contours de ce projet. Il faut également savoir s’il y a des mécontents et des oubliés, c’est-à-dire si les personnes affectées par les travaux regrettent d’être dépossédées de leurs terres. Il faut aussi se rassurer si elles sont effectivement rentrées dans leurs droits ou, dans le contraire, elles sont dans le processus normal pour y rentrer.
D’autre part, les experts de la Banque mondiale ont insisté sur l’impérieuse nécessité d’encadrer les personnes impactées. Car, il ne faut pas que l’argent donné soit détourné de son objet premier pour créer des cas sociaux, notamment la pauvreté qui va à l’encontre de la politique de la Banque mondiale.
Réagissant à chaud en présence de leurs hôtes, une personne impactée qui a requis l’anonymat a déploré le fait qu’elles n’aient pas été indemnisées avant le début des travaux, d’autant plus que ceux-ci ont touché leurs concessions et plus particulièrement les arbres qui assurent leur survie et celle de toute la population habitant la périphérie de la ville de Kinshasa.
Tout en regrettant ce préjudice, la CDP-Snel a rassuré toutes les personnes impactées de leur l’indemnisation imminente. Expliquant ce désagrément, la CDP-Snel a fait observer que cette situation est consécutive au changement de dernière minute de l’itinéraire de la ligne électrique. En d’autres termes, la ligne haute tension ne devait pas passer par Kimuenza. Ce changement d’itinéraire a entraîné, ipso facto, la révision à la hausse du budget. Or, les choses ne se sont pas passées de façon automatique. Quoiqu’il en soit, la Snel est sur la bonne voie et compte s’acquitter de son devoir sans casse. Elle est assistée dans sa tâche par Uges, un bureau qualifié et expérimenté pour la gestion des personnes impactées ».
Divers
L’Avenir s’intéresse à l’élection du vice-gouverneur du Sud-Kivu. « Enfin, la CENI et le MSR d’accord », titre à la Une ce journal. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Mouvement social pour le renouveau (MSR) sont enfin tombés d’accord quant à l’organisation de l’élection partielle du vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu.
Cette élection vient donc combler le vide créé à la suite de l’entrée au gouvernement central du vice-gouverneur Jean-Claude Kibala au gouvernement du Premier ministre Matata Ponyo.
Le Phare titre «Bandundu: vives tensions entre Lunda et Tshokwe du territoire de Kahemba», Il explique qu’on a failli assister à une bataille rangée à coup de machettes entre Lunda et Tshokwe, deux peuples autochtones de cette entité administrative. A la base de cette tension, «le mémo adressé au curé de la paroisse Saint Augustin de la Cité de Kahemba, le révérend Abbé Jean-Noël, Mumay, par un groupe de personnes se réclamant de la communauté Lunda, n’ayant ni titre ni qualité au sein du Comité paroissial de cette église, seul organe compétent pour exiger des comptes au Curé. » Dans ce mémo daté du 2 février 2014, les signataires, au nombre de 12, accusent le prélat catholique d’avoir transformé sa mission pastorale en site de perpétuelles querelles et conflits provoqués par ses affinités avec ceux qui devraient être normalement ses proches collaborateurs, dont notamment l’animateur de la Sous-paroisse Sainte Monique (un Lunda). Ils lui reprochent également de ne pas tenir compte de la géo-politique dans les affectations et promotions des chefs d’établissements scolaires au sein des écoles conventionnées catholiques. Il est ainsi accusé d’être à la base des mutations fantaisistes qui ne concernent que les chefs d’Etablissement Lunda et favoriserait la promotion de seuls Tshokwe, en connivence avec la Conseillère pédagogique, Pélagie Kashitu.
Les signataires de ce document ont-ils perdu de vue ou délibérément refusé de mentionner qu’à la publication de la dernière mise en place des territoriaux, dans la province de Bandundu, les trois administrateurs nommés à la tête de Kahemba sont des Lunda? Il en est de même du chef de la Cité et des chefs des Postes d’Encadrement Administratif, sans oublier de nombreux chefs de service de l’Administration publique. Le seul Tshokwe affecté dans le territoire de Bagata a été relevé de ses fonctions, sans que ses frères et sœurs aient crié à l’injustice, à la haine tribale …
La bombe a finalement été désamorcée par les autorités coutumières et un député provincial, Kazwazwa Ubite. « Bien plus, au regard de la gravité des faits, les autorités du parquet secondaire de Kahemba se seraient saisis du dossier afin que leurs auteurs puissent répondre de leur acte. Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, à la population de Kahemba le mot d’ordre du chef de l’Etat qui invite tous les Congolais à la cohésion nationale, et celui des grands chefs coutumiers, du sénateur Nzofu et de son homologue Mwamushiko, qui tiennent à tout prix à l’unité et à la paix de toutes les communautés. La population de Kahemba doit retenir que son bonheur se trouve dans la cohabitation pacifique et harmoni e use qui a toujours caractérisé ce territoire, afin d’œuvrer ensemble pour son développement. L’heure n’est plus à la division, mais à l’unité pour la reconstruction de ce territoire dont les affres de l’agression par l’Angola ne se sont pas encore effacés de la mémoire collective ».

© CongoForum, le jeudi 3 avril 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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