23/04/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

(CongoForum)

Plusieurs sujets se occupent la manchette des journaux parus ce mercredi à Kinshasa. Plusieurs concernent les élections, tant passées que futures. On parle aussi des rapports Kin/Brazza, à propos des expulsions, mais aussi du pétrole, de l’Est à propos de la LRA et de l’odieux chantage que le M23 exerce sur Kinshasa à propos de l’amnistie.
Amnistie et M23

Le Potentiel titre à la Une « Amnistie : l’Odieux chantage de l’ex M23 », à propos des libérations de prisonniers à la suite de la loi d’amnistie.
Ce quotidien rapporte que, s’arcboutant sur sa propre déclaration faite à Nairobi, le M23 se croit en droit d’obtenir l’amnistie à la pelle pour tous ses membres, en ce compris les rebelles multirécidivistes.
Erreur fatale d’avoir considéré les négociations de Kampala comme une blanchisseuse au détriment de la justice. Amnistie ne rime-t-elle pas aussi avec apaisement et concorde. Le droit des victimes de ne plus subir les affres provoquées par les mêmes personnes ne peut être bafoué. Abject, inacceptable, odieux…, sont des qualificatifs qui conviennent le mieux au chantage qu’exerce l’ex-M23 sur Kinshasa.
Selon le journal, la comptabilité faite par Kampala renseigne qu’il y aurait mille sept cents combattants de l’ancienne rébellion du M23 en cantonnement en Ouganda. Environ sept cents autres éléments auraient trouvé refuge au Rwanda voisin. Ce qui induit que la dizaine des membres du M23, bénéficiaire de l’amnistie, n’est qu’un échantillon qui a souscrit à l’exigence de la signature d’un acte d’engagement.
Le Potentiel note que la garde des sceaux l’a confirmé de la manière la plus claire en disant qu’ « il y en a beaucoup plus qui pourront faire l’objet d’amnistie ». Mais il faut compter avec le délai qui court à partir de la promulgation de la loi pour remplir le formulaire, c’est-à-dire six mois.
Pourtant, le quotidien dénonce les intentions cachées du M23 qui interprète « à sa guise » les dispositions des déclarations de Kampala et celles de l’Accord-cadre de Nairobi. La preuve, écrit le quotidien, ce communiqué de l’ancienne force négative dont le journal reprend un extrait : « Tout membre du Mouvement du 23 mars (M23), militaire ou civil sans exception aucune, est éligible à la loi d’amnistie ».
Est : La LRA « en perte de vitesse » ?
L’Avenir s’intéresse à un autre groupe armé : la LRA. « La rébellion de Joseph Kony en perte de vitesse : un officier de la LRA capturé en Centrafrique », titre de quotidien.
Il annonce que l’armée ougandaise a capturé mardi 22 avril en Centrafrique, le « lieutenant » Charles Okello de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) recherché depuis lors par la Cour pénale internationale (CPI). Cette nouvelle a été annoncée par l’armée ougandaise. Dix otages des rebelles ont été libérés par la même occasion.
Appuyée par une centaine de membres des forces spéciales américaines, l’armée ougandaise recherche Joseph Kony et les principaux chefs de son mouvement dans les denses forêts des confins de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan du Sud, où la LRA s’est scindée en petits groupes après avoir été chassée en 2006 d’Ouganda où elle a sévi pendant 20 ans, rappelle L’Avenir.
Kin – Brazza
Le Phare titre « Opération « Mbata ya Bakolo » : les refoulés continuent à déferler sur Kinshasa »
« Traqués et chassés comme de rats par des méthodes peu recommandables, les expulsés du Congo Brazzaville sont abandonnés à leur triste sort. C’est le constat malheureux que n’importe quel observateur de bonne foi peut faire au grand port de l’ex-Onatra où nos compatriotes débarquent les mains vides, le moral au plus bas.
Alors que l’opinion attendait que, traumatisés, maltraités dans leur pays d’accueil, les Congolais chassés qui arrivent chaque jour avec des baluchons sur les têtes, une fois au pays, précisément à Kinshasa trouvent des structures pour leur offrir un peu d’humanité, il y a visiblement rien qui est fait dans ce sens.
Au port, aucun service de prise en charge n’est organisé pour aider ces compatriotes, dont certains ont quitté la ville il y a plusieurs années, à trouver des repères qui pourront les aider à retrouver les membres de leurs familles.
La ville de Kinshasa a connu de travaux de réhabilitation des routes, de la voirie. Les arbres plantés le long de grandes artères qui servaient de point de repères ont été coupés. A plusieurs endroits, de nouveaux bâtiments sont sortis de terres.
Car, en allant à la recherche de l’eldorado, chacun avait emporté dans ses souvenirs ses propres réalités de la ville. Malheureusement, le choc du retour semble tellement brutal que ces compatriotes disséminés un peu partout au centre-ville passent des heures sans savoir exactement comment faire pour quitter le centre-ville. Et ils n’ont très souvent le salut qu’en demandant aux passants de bonne foi comment faire pour sortir de ce dépaysement.
Dans la foulée, aucun service sanitaire d’accueil n’est prévu et organisé au cas où des malades débarqueraient parmi ces compatriotes devenus indésirables au Congo Brazzaville pour les acheminer dans les centres hospitaliers. On devrait aussi penser à un service de quarantaine au cas où des gens seraient porteurs de virus afin d’éviter leur propagation au sein de la population kinoise.
De même, les autorités de Kinshasa en tête auraient dû penser à mettre en place un transport public avec des lignes spéciales qui feraient des navettes incessantes pour prendre ces expulsés et exilés de la faim du port où ils débarquent, démunis, pour desservir l’ensemble de la capitale, afin d’éviter qu’ils ne soient une fois de plus tracassés ou pillés par de inciviques.
Il faut aussi dire que ces expulsions se font sous le contrôle d’aucune structure internationale, telle que le HCR ou les représentants de l’Etat congolais pour voir comment ces compatriotes sont chassés.
Sur le plan administratif, l’Hôtel de ville va avoir du mal à gérer ces expulsés qui viennent grossir les rangs des chômeurs déjà nombreux dans la capitale.
Muyaya doit aller plus loin
Dommage que sur le plan institutionnel, tout se soit résumé aux discussions qui ont eu lieu dernièrement entre la délégation qu’avait conduite le Vice-ministre des Affaires étrangères pour tenter de clarifier les contours de l’opération « Mbata ya bakolo » et la question d’actualité du député Muyaya dont les réponses avaient laissé beaucoup de zones d’ombre.
Et pourtant, le calvaire des Congolais continue de plus belle.
Et au jour d’aujourd’hui, aucun observateur, voire au niveau institutionnel ne peut donner avec précision les contours de cette opération qui s’apparente à la chasse systématique aux « Zaïrois » et dont les dommages collatéraux sont énormes.
Selon les explications fournies autour de cette opération, il avait été dit que cette démarche visait à chasser des Congolais de Kinshasa non en règle et toutes les filles qui monnayent leurs charmes en faisant le trottoir.
Aujourd’hui, en règle ou pas, nos compatriotes souffrent le martyr.
Les plus chanceux d’entre eux sont ceux qui peuvent passer entre les mailles des filets pour arriver jusqu’aux locaux de l’Ambassade pour être évacués dignement, alors que les plus malheureux sont ceux que l’on attrape à un coin de rue et à qui les éléments chargés de cette traque ne donnent aucune chance d’emporter quoi que ce soit. Ils sont pris comme des malpropres et conduits vers le premier commissariat pour être refoulés.
On se demande aujourd’hui où en sommes-nous avec la commission parlementaire qui avait été annoncée. Car, on ne devait pas s’arrêter au simple fait d’annonce. D’autre part, on se demande que fait le gouvernement pour actionner tous les traités signés et tous les mécanismes mise en place dans la sous-région pour la libre circulation des biens et des personnes.
Au niveau des structures régionales telle que la CEEAC, l’opinion veut savoir si le gouvernement a présenté un problème dans ce sens. Car, ce n’est ne pas la première fois que les Congolais sont maltraités et expulsés de partout, dans l’indifférence totale de l’Afrique Centrale ou de la sous-région des Grands Lacs ».
Le Potentiel fait état d’une nouvelle vague d’expulsions de Congolais de Kinshasa résidant à Brazzaville. Au décompte trois mille Kinois refoulés du pays de Sassou Nguesso. Qui a dit que les autorités du Congo-Brazzaville auraient arrêté les vagues d’expulsions des Congolais de Kinshasa ? 2 880 personnes présumées de nationalité congolaise de Kinshasa ont été reconduites aux frontières.
Selon les refoulés interrogés, aucun document n’était accepté par les policiers commis à cette besogne. Même les réguliers ont été invités à quitter d’abord le territoire. « Des passeports sont déchirés. Des cartes consulaires sont déchirée », témoigne un confrère qui avait élu domicile à Brazzaville et travaillait dans une chaîne privée.
Dans un autre article, le confrère rapporte que pour avoir été auteurs de pratiques négatives préjudiciables à l’honneur de la police et n’avoir pas respecté les règles d’éthique et la déontologie de leur métier pendant le déroulement de l’opération « Mbata ya mokolo », lancée le 4 avril à Brazzaville, 17 agents ont été radiés des effectifs permanents de la police nationale.
Par ailleurs, le directeur général de la police a annoncé que le commissariat central du beach de Brazzaville venait d’être fermé pour insuffisance de résultats et mauvais comportements constatés dans l’ensemble du personnel.
(On s’interroge évidemment sur la véritable raison de tout ce cirque, et l’on songe évidemment aussitôt à une fait que les journaux ne peuvent évoquer. Sassou Nguesso veut rester au pouvoir bien que la Constitution ne lui permette pas de briguer un 3° mandat. Il veut donc la modifier, et pour y arriver il lui faut « remonter » sa popularité. Il recourt à toutes les ficelles, depuis l’appui des « sages » coutumiers du Niari (sa région natale) jusqu’à la persécution de boucs émissaires « étrangers coupables de tous les maux »… Cette affaire de 3 °mandat et de constitution aurait vraiment trop l’air de viser… Qui Vous Savez. Toutefois, il est possible qu’une autre raison entre en ligne de compte le pétrole. NdlR).
En effet, L’Observateur signale la découverte d’importants gisements de pétrole au sud de Kinshasa et de Brazzaville. Cette découverte a été annoncée au cours de la conférence internationale et exposition sur les hydrocarbures au Congo (CIEHC-II) tenue à Brazzaville du lundi 14 au mercredi 16 avril 2014.
Ces gisements se situent sur la vallée qui surplombe le majestueux fleuve Congo dans le Sud de Brazzaville et le Sud de Kinshasa. Son exploitation nécessite une collaboration entre la RDC et Congo/Brazzaville.
Elections 2011
Elles refont surface à propos d’une affaire judiciaire concernant la liberté d’investigation et d’information de la presse. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
L’Agence Ecofin annonce que« l’Ong Ffj recrute un cabinet d’avocats pour défendre le journal Congo News, suspendu »
L’Ong de défense de la liberté de la presse Ffj, (Freedom for journalist), a recruté un cabinet d’avocats pour défendre le bihebdomadaire Congo News, suspendu depuis le 28 mars 2014, pour une durée de 30 jours, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac).
Le cabinet a envoyé à l’autorité de régulation une lettre signée de Me Gérard Nkashama. Le cabinet dénonce le fait que la décision du Csac n’ait pas été notifiée au journal. De manière générale, la suspension est contestée car, bien que présentée comme une mesure conservatoire, elle trahit le parti pris du Conseil contre Congo News.
La publication a été sanctionnée pour avoir publié une information sur une rencontre secrète entre l’épouse de l’opposant Étienne Tshisekedi et une personnalité proche du chef de l’État. Le journal a aussi révélé que ce « proche du président Joseph Kabila » aurait « reconnu la victoire de Tshisekedi à la dernière élection présidentielle ».
Le Csac avait motivé sa décision par la plainte déposée par la Maison civile du chef de l’État. La défense du bihebdomadaire s’appuie sur le code de déontologie et d’éthique du journaliste congolais. « Nous estimons qu’une information émanant d’une source bien indiquée et appuyée par des pièces écrites ne peut être traitée de fausse sans production de la preuve de cette fausseté », écrit le cabinet d’avocats. Il est rappelé au Csac que le plaignant n’a jamais exercé son droit de réponse alors que la loi le lui garantit, car « vraisemblablement n’ayant pas de preuves contraires à produire ». L’Ong Ffj appelle le Csac à rapporter sa décision, « qui n’encourage nullement le journaliste d’investigation dans le pays ». « Que le public nous permette d’exprimer notre indignation sur l’instrumentalisation du Csac qui parle de mettre fin à la quête du sensationnel alors que les faits sont avérés », a dit le directeur de publication de Congo News, John Tshingombe.
Elections locales
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir !
En effet, plus rien ne pourra empêcher le président de la CENI, l’Abbé Malumalu d’organiser, en 2015, les élections locales, urbaines et municipales. La Prospérité rapporte en effet que le gouvernement vient d’adopter le projet de loi concernant les élections locales.
Au cours du Conseil des ministres présidé, mardi 22 avril 2014, par JKK, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, a présenté l’économie du projet de loi portant organisation des élections urbaines, municipales et locales.
C’est, apparemment, le seul artifice qui pouvait retarder le train de ces scrutins à la base. D’autant plus qu’en à croire le président de la CENI, il n’y a rien, en terme de moyens, qui pourrait empêcher la CENI d’exécuter la première étape qui est l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Malumalu est, également, adoubé par le triple soutien de la Monusco, pour la tenue des élections en RDC.
Elections 2016 et révision constitutionnelle

Le Phare fait état de deux prises de position contre la révision de la Constitution.

Le premier article paraît sous le titre « La Société Civile persiste et signe : NON à la révision constitutionnelle! »
Les animateurs de la Société civile de la RD Congo clôturent cet après-midi un séminaire atelier ouvert hier mardi 22 avril 2014 au Centre d’études pour l’action sociale(CEPAS) autour du thème « Faut-il réviser la Constitution avant les élections de 2016 ? ». Objectif général de cette réunion : préserver le gage de légitimité du pouvoir politique qu’est la Constitution. Spécifiquement, indiquent les organisateurs, le séminaire vise à dégager et prévenir les risques fâcheux autour des élections de 2016. « Nous sommes préoccupés par la démarche du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie(PPRD) et ses alliés de la Majorité Présidentielle (MP) qui se mobilisent, en vue de revoir la Constitution, afin de permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir… », ont alerté les acteurs de la Société civile parmi lesquels les abbés José Mpundu et Richard Mugaruka, le prof. Thierry Nlandu, Me Marcel Wetshokonda, Jean-Pierre Muteba, etc.
En effet, à la question principale de savoir « faut-il réviser la Constitution avant les élections de 2016 ? », la Société civile a relevé que la MP parle du besoin d’ « écarter les dispositions inadaptées et handicapantes, à la poursuite de la Révolution de la modernité à l’horizon 2030 » et d’« entretenir la paix acquise dans le pays ». En clair, la MP voudrait réviser la Constitution sur les questions telles que le mode de scrutin (que l’élection du président de la République se fasse au suffrage indirect c’est-à-dire par les députés) ; la prolongation de la durée du mandat présidentiel de 5 à 7 ans ; la création d’un poste de vice-président de la République ; etc.
Les inconvénients d’une telle option, préviennent les activistes de la Société civile, c’est le risque d’une guerre civile, de rupture démocratique, de handicap à l’alternance politique et la dérive dictatoriale. « Déjà, les élections de 2011 étaient organisées de telle manière que le président de la République n’en avait pas tiré de légitimité. Pour des missions d’observation, dont le Centre Carter et la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne (MO-UE), les scrutins présidentiel et législatif du 28 novembre 2011 ont été entaché d’un nombre considérable de dysfonctionnements, d’irrégularités et de tricheries. L’opinion publique l’avait sévèrement critiqué et dénonçait notamment ‘le manque de crédibilité’ et le ‘manque de transparence et les irrégularités’. La débâcle était telle que la MP avait créé sa propre cellule de règlement des conflits électoraux » ont-ils illustré.
Invité à la tribune pour présenter le premier exposé, l’abbé José Mpundu en charge des laïcs catholiques, a fait noter à l’assistance qu’aucune Constitution au monde n’est éternelle, immuable, intangible et non révisable. « Nous, nous prononçons sur le pourquoi doit-on réviser cette Loi fondamentale ? Si l’objectif visé est de pérenniser le pouvoir du régime en place, nous disons NON avec la dernière énergie » a appuyé le prêtre. Si par exemple, ajoute-t-il, l’actuel président Joseph Kabila dit clairement qu’il ne sera pas candidat en 2016, cette initiative paraîtrait impersonnelle et pourrait avoir l’assentiment de l’opinion.
A en croire l’abbé Mpundu, ce qui pousse les chefs d’Etats à s’accrocher c’est incontestablement l’après pouvoir caractérisé par la perte de l’immunité, la privation des avantages, l’insécurité, etc. Ainsi, au lieu de chercher le tripatouillage, il recommande aux législateurs d’innover nos textes en prévoyant, de manière plus affirmée et organisée, le statut du président qui aura quitté paisiblement après un ou deux mandats. « On pourrait lui octroyer, par exemple, une retraite active, une protection juridique, un droit au protocole, une sécurité décente, etc. » a-t-il proposé.
Somme toute, le prêtre a rappelé qu’en date du 6 décembre 2007 déjà, le président Kabila lui-même, au cours d’un discours au parlement réuni en Congrès, avait fustigé la propension à résoudre les problèmes de la République par la révision intempestive de la Constitution. « Cela ne peut se faire qu’en cas d’extrême nécessité et pour l’intérêt supérieur de la nation ! Sinon, ce serait s’installer contre la volonté populaire ».
Il convient de souligner que ce séminaire facilité par l’Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains(ACIDH) se clôture cet après-midi sur fond de présentation des recommandations.

Le second s’intitule « L’interfédérale UNC/Kinshasa dit NON à la modification de la Constitution »
Baudouin Mayo doit se frotter les mains. L’interfédérale de l’UNC Kinshasa a réussi, samedi 19 avril, le pari de drainer une foule nombreuse de ses cadres et membres de comités de base, à l’occasion de la matinée politique organisée dans la salle des fêtes de la Paroisse St Paul de la commune de Barumbu.
Première rencontre du genre à être organisée par ce parti depuis le début de cette année, le rendez-vous de St Paul a permis à l’UNC de tester sa capacité de mobilisation dans la capitale après les échéances de 2011, mais surtout de sensibiliser sa base de Kinshasa sur les enjeux de l’heure, notamment l’idée de la Majorité présidentielle de convoquer le peuple congolais dans un référendum au motif de modifier certaines dispositions verrouillées de la Constitution.
A l’occasion de cette matinée politique, deux éminents professeurs d’université ont édifié l’assistance sur cette question de la révision de la Constitution. Ils ont fait savoir qu’il ne revient pas à un individu ou groupe d’individus de modifier les dispositions verrouillées de la Constitution, lesquelles avaient été approuvées par 85% de la population en 2006, lors du référendum convoqué à cet effet. « Si tu parles, on te tue ; si tu t e tais ; on te tue ; alors parle qu’on te tue », a clamé l’un des orateurs invitant l’assistance à bannir la peur et à défendre ses droits acquis après une si longue lutte. Il a évoqué l’article 64 de la constitution qui reconnaît au peuple congolais la prérogative de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui veut prendre le pouvoir par la force.
Auparavant, le président national de l’UNC, Vital Kamerhe, avait souligné dans son speech que la révision de la Constitution est de nature à compromettre les acquis d’une Constitution approuvée après des moments d’instabilité caractérisés par des conflits armés. Il a estimé que l’argent destiné à l’organisation du référendum devrait être affecté à la CENI en vue de lui permettre d’apurer les arriérés électoraux.
Divers
L’Avenir revient sur la suspension des activités à l’assemblée provinciale de l’Equateur. Le journal a repris le compte-rendu du conseil des ministres lu à la télévision publique et qui annonce cette décision.
Le Phare annonce que le délégué du gouvernement allemand à la politique des droits de l’homme et à l’aide humanitaire, Christoph Strässer, visite le Soudan du Sud, l’Ouganda et la République démocratique du Congo du 22.04. au 30.04.2014. Selon le communiqué de l’ambassade de la république d’Allemagne à ce sujet, en RD Congo, la situation humanitaire, en
particulier dans l’est du Congo, est au centre de sa visite. Le programme comprend des entretiens avec le chef de la MONUSCO, Martin Kobler, et avec les ONG allemandes du domaine de l’aide humanitaire.
Christoph Strässer va également visiter les camps de réfugiés et un hôpital pour les victimes d e violences sexuelles. A Kinshasa, le délégué va parler avec des représentants du gouvernement, des défenseurs des droits de l’homme et les membres du parlement.
Né en 1949, il est depuis 2005 président du Groupe de travail sur les droits de l’homme et de l’aide humanitaire du groupe parlementaire du SPD. Christoph Strässer est membre de la commission des droits de l’homme et de l’aide humanitaire et le Comité juridique. De décembre 2002 à février 2009, il a également été commissaire du groupe parlementaire du SPD pour les pigistes.
Christoph Strässer est membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l ’Europe et de l’ Union de l’Europe occidentale (UEO) . Il est le représentant du Conseil de l’Europe sur la situation des prisonniers politiques en Azerbaïdjan.
© CongoForum, le mercredi 23 avril 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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