07/05/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

(CongoForum)
C’est parti ! Le silence d’hier sur les propos tenus par John Kerry n’était qu’une reculade pour mieux sauter. La polémique fait rage quant à savoir ce que voulait vraiment dire ce qu’il a dit. Et au centre de cette polémique figure dans toute sa splendeur Lambert Mende, toujours remarquable par l’aplomb avec lequel il présente comme des évidences les sophismes les plus tortueux. Le reste de l’actualité congolaise se compose de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres, de la question orale adressée au ministre des ITPR, Fridolin Kasweshi, du coup de filet de l’OCC à Lufu…

Affaire Kerry /le contexte
Le débat sur la participationou non de Joseph Kabila à l’élection présidentielle de 2016 agite la classe politique depuis plusieurs mois. La Constitution congolaise, adoptée par référendum en décembre 2005, interdit au président d’exercer plus de deux mandats d’affilée. L’article 220 de la loi fondamentale indique que cette disposition ne peut faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. Mais dans la famille politique de Joseph Kabila, certains ténors estiment que la constitution devrait être modifiée pour lui permettre de briguer de nouveaux mandats.
Nombre d’opposants soupçonnent le clan présidentiel de vouloir modifier la loi fondamentale pour permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir au delà de l’expiration de son second mandat, en décembre 2016. L’actuel président congolais prête d’autant plus le flanc à la critique qu’il doit déjà son second mandat à la fraude, au bidouillage et à l’intimidation. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
En visite à Kinshasa, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avait exhorté dimanche le chef de l’Etat congolais à quitter le pouvoir à l’issue de son second quinquennat. Au cours de la conférence de presse clôturant sa visite à Kinshasa le dimanche 4 mai dernier, John Kerry a déclaré que le processus électoral en RDC devait être conduit conformément à la constitution du pays. « Nous avons des limitations des mandats dans notre pays, nous avons vécu ce processus pendant des siècles et nous encourageons d�=0�autres pays à respecter leurs constitutions », a-t-il expliqué. Mais hélas, il l’a fait en « diplospeak », langage dont on a pu voir une fois de plus qu’il n’est pas compris au Congo. Ainsi, il a « emballé » son message dans des propos admiratifs pour les « progrès accompli » et affirmé que JKK « pourrait encore rendre de grands services au pays ». De plus, sa position de diplomate étranger le forçait à manifester verbalement un grand respect pour la souveraineté congolaise.
Quant à l’exégèse de la situation, Belga annonçait le 06/05/14 que « Jean-Pascal Labille invite le président Joseph Kabila à « respecter la Constitution » ».
Le ministre belge de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille, a implicitement appelé mardi 06 Mai le président congolais Joseph Kabila à ne pas briguer de troisième mandat à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), joignant ainsi sa voix à celle du chef de la diplomatie américaine, John Kerry. « Lorsqu’il y a une Constitution qui prévoit un certain nombre de mandats, cette Constitution doit être respectée », a-t-il affirmé devant les 7èmes assises de la Coopération belge au développement qui se tenaient au palais d’Egmont à Bruxelles. « Sinon, à quoi sert-il d’écrire une Constitution », a ajouté M. Labille, parlant de « règles de base que nous devons respecter ».
Malheureusement, l’expérience a largement montré qu’au Congo les messages « implicites » ou « bien emballés » ne servent à rien, sinon à faire encore monter le ton de la polémique. Ce que Radio Okapi explique sous le titre « Elections en RDC : l’opposition et la majorité interprètent différemment le message de John Kerry ». « L’opposition et la majorité ne semblent pas avoir retenu le même message des propos de John Kerry sur l’avenir du président Joseph Kabila après 2016. Pour le député de l’opposition, Jean-Lucien Busa, John Kerry s’est opposé à toute modification de la constitution « pour prolonger ou modifier le mandat de quiconque ». Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, estime pour sa part que les propos du responsable américain ont été tordus ».
Pour Jean-Lucien Busa, l’Opposition est satisfaite de la position du diplomate américain qui, selon lui, rejoint la sienne au sujet de l’alternance politique en 2016. « Nous sommes d’accord avec le secrétaire d’état américain pour considérer que personne et alors personne ne peut se permettre de modifier la constitution de la république pour prolonger ou modifier le mandat de quiconque », a-t-il expliqué, ajoutant qu’on n’a pas besoin d’attendre la visite du secréta ire d’État américain en RDC « pour que l’alternance démocratique consacrée dans la constitution soit la règle d’or ». Pour l’opposant, le pays a d’autres sujets urgents à traiter. « La première urgence est de terminer le cycle électoral déjà amorcé pour mettre fin à l’illégitimité du Sénat et des assemblées provinciales, ainsi que des gouverneurs des provinces », a affirmé le député, faisant allusion aux sénateurs, députés provinciaux et gouverneurs dont l’élection n’a toujours pas été organisée alors que leur mandat a expiré en 2011. (Et c’est ouvrir là une autre boîte de Pandore. Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Celles de 2011 ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir ! NdlR)
Pour sa part, le porte-parole du gouvernementaffirme que les propos du secrétaire d’État américain n’ont pas été compris. Pour Lambert Mende, John Kerry ne s’est pas opposé à une probable candidature du président Kabila en 2016. « Je n’ai pas entendu monsieur John Kerry parler du président Kabila de ne pas se présenter en 2016, ça je n’ai pas entendu. J’ai entendu le ministre américain dire que le processus électoral doit se dérouler conformément aux prescrits de la constitution et au délai constitutionnel. Et là nous sommes tout à fait d’accord avec lui, mais il ne faut pas inventer des choses uniquement pour désobliger notre président », a-t-il expliqué.
Lambert Mende a rappelé que le président Kabila n’a jamais dit qu’il était candidat pour l’élection présidentielle en 2016. (JKK parle si peu qu’on l’a surnommé « le Président aphone ». Il est donc facile de faire une très longue liste de tout ce qu’il n’a PAS dit. NdlR). « Pourquoi voulez-vous que le ministre américain lui demande de ne pas être candidat », s’est-il interrogé. Interrogé sur l’opposition de John Kerry à une révision de la constitution, le porte-parole du gouvernement a fait savoir que s’il s’agit « d’une révision inconstitutionnelle », le ministre américain a raison. « Si c’est une révision inconstitutionnelle, il a raison de s’y opposer. Mais si les congolais ont estimé que certaines révisions sont possibles, je ne vois pas comment le ministre américain pouvait dire qu’il s’oppose à la volonté du peuple congolais ? Au contraire, il est venu soutenir la volonté du peuple congolais. Donc là aussi, nous sommes d’accord avec lui », a indiqué Lambert Mende.

Affaire Kerry /les commentaires de la presse
La Prospérité titre : «Affaire John Kerry : Kabila se renforce, l’opposition s’enfonce !».
Ce journal dresse un bilan du séjour du secrétaire d’état américain, John Kerry en RDC. Selon lui, l’arrivée à Kinshasa du secrétaire d’Etat américain chargé des questions africaines avait suscité certaines attentes au sein d’une frange importante de la classe politique congolaise, plus précisément dans l’opposition et du côté de la société civile. Plusieurs s’attendaient à ce que le chef de la diplomatie américaine appuie leur campagne actuelle contre la révision constitutionnelle, avec son coroll aire, cette lutte contre l’éventualité de briguer un troisième mandat à l’horizon 2016 pour Joseph Kabila. Mais, Kerry et Kabila semble avoir le même point de vue sur l’organisation des élections, estime La Prospérité. Alors que les opposants et une certaine frange de la société civile en appelle à la démission du président du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Malu Malu, John Kerry a manifesté l’intérêt de Washington pour ce processus électoral. Son pays a décidé d’octroyer trente million de dollar américains à la Ceni comme contribution à l’organisation des élections, voulues crédibles et transparentes, ajoute le journal. La Prospérité constate que l’émissaire de Washington s’est inscrit dans la démarche de la paix pour le développement que dans des préoccupations politiques qui taraudent, très souvent, les esprits des acteurs politiques congolais.
Le Phare reste dans une certaine réserve et publie deux documents qui ne sont pas l’œuvre de sa rédaction.
Le premier, « Mémo du G.14 à John Kerry », a au moins le mérite de renvoyer à la racine du mal en écrivant « Le Groupe des Quatorze, G14 en sigle, acteur de droit du Dialogue Inter congolais et signataire de l’Accord global et Inclusif, a l’honneur de vous souhaiter la bienvenue en République démocratique du Congo et vous remercie pour les efforts que vous ne cessez de déployer en faveur d’une solution apaisée à la crise de légitimité des Institutions de l’Etat de notre pays, née des élections couplées, présidentielle et législatives, du 28 novembre 2011 dont les résultats proclamés par la CENI dans un char de combat, trois jours après la date prévue par le calendrier, n’étaient conformes ni à la justice, ni à la vérité des urnes. En conséquence de cette tricherie électorale, la capitale du pays, Kinshasa, était devenue un champ de bataille. Des chars de combat, des auto-blindés et autres armes lourdes, les militaires armés jusqu’aux dents ontsillonné les boulevards, les avenues et les rues, tirant à bout portant sur les paisibles citoyens, faisant ainsi un bilan macabre de plusieurs centaines de morts ». Malheureusement, après ce début, auquel on peut tout au plus reprocher un excès d’imagination macabre car il y a eu beaucoup plus d’intimidation que de véritables violences, le document n’en vient pas à la conclusion logique qui devrait être « Des élections doivent être impeccables ou elles sont nulles. Il n’y a pas de milieu ! », mais poursuit « Le G14 déplore le fait que la CENI, misant sur la fraude et les irrégularités massives, a produit deux Présidents de la République, l’un proclamé expressément par la CENI et confirmé par la Cour Suprême de Justice et l’autre, fruit de l’expression de la volonté populaire et soutenu mordicus par le peuple congolais dans son ensemble. Le premier a prêté serment dans le Camp militaire de la Garde Républicaine, Camp Lieutenant-Colonel TSHATSHI, devant les caciques du régime, et le second l’a fait en sa résidence au quartier résidentiel dans la Commune de Limete » et finit par une proposition époustouflante de surréalisme « Le G14 propose un vrai dialogue entre les deux familles politiques en présence, sous l’égide de la Communauté Internationale et qui se tiendrait dans une capitale de l’Afrique Centrale du 15 au 30 mai 2014. Il s’agit de ceux qui soutiennent le système en place: Majorité Présidentielle M. P., et ses alliés dont l’Autorité Morale se trouve être Monsieur Joseph KABILA etcCeux qui réclament le retour à la légalité et la légitimité des Institutions du pays et de leurs animateurs: U.D.P.S .. G 14 et leurs Alliés dont l’Autorité Morale est

Monsieur Etienne TSHISEKEDI -wa-MULUMBA ».
Le second, intitulé « Pour ou contre la révision constitutionnelle » est dû à la plume d’un certain Dr Bajika BONSO
« C’est le débat de l’heure et il deviendra de plus en plus virulent au fur et à mesure que I’on s’approchera de l’échéance fatidique de 2016. Autant anticiper plutôt que d’attendre pour simplement subir.
Aucun peuple, aucune nation ne peut entrer dans une constitution comme on entre dans une souricière: on garde, on prévoit toujours le moyen de s’en sortir. Aux premiers âges de l’Humanité, nos ancêtres vivaient d’abord et raisonnaient ensuite. Les philosophes rendent cela mieux: «Primum vivere, deinde philosophare». La vie est donc primaire et les constitutions secondaires.
Aucun peuple au monde ne peut donc déclarer: ‘’Telle disposition de notre constitution est mortifère pour nous, mais comme nous ne pouvons pas la changer, mourons pour que la Constitution vive.» Les peuples révisent et changent de Constitution. Et la vie continue.
Notre Constitution peut donc, sur le plan des principes, être changée et révisée si notre. survie l’exige et seulement si notre vie en dépend. Un éminent intellectuel de notre Pays (Il s’agit d’Evariste Boshab, NdlR)l’a si bien compris, lui qui, dernièrement, a intitulé son ouvrage «Révision constitutionnelle ou Inanit i on de la Nation».. Ce sera donc l’un ou l’autre et la réponse devrait intervenir avant la date butoir de 2016.
La pertinence réelle de cette affirmation doit nous être bien démontrée et prouvée. Et l’administration de la preuve incombe à celui qui énonce ce postulat. Si la preuve est faite nous réviserons la Constitution, l’inanition dont il est question étant, bien entendu, celle de la Nation et non celle de quelques individus qu’ailleurs on appellerait «Oligarchie», Cicero pro domo», etc.
J’ai ouï dire aussi que l’article 220 pourrait être déverrouillé par le biais d’un référendum populaire. Qui organisera donc ce Référendum? Certainement pas l’oligarchie susvisée, elle qui a fait voter:
- deux cent vingt mille électeurs du village de Manono, en une seule journée, avec un seul bureau de vote, plus d’électeurs que d’enrôlés dans la circonscription de Moba ;
-vingt mille électeurs de plus à l’élection présidentielle qu’à l’élection législative dans le Masisi.
Excusez du peu mais chat échaudé a peur même de l’eau froide. Ils ne sont donc pas bien placés pour nous donner, et cette fois sans fraude, les résultats exacts du Référendum. Et, the last, but not the least, sous quels pourcentages ces résultats seront-ils exprimés puisqu’ils se sont toujours refusé à organiser le recensement de la population ? Tout le bien que je viens de dire sur eux ne vient pas de moi, je l’ai entendu à la Radio et à la Télévision par des gens bien d’ici comme d’ailleurs. Dans les conditions actuelles nul ne peut réviser l’article 220 de notre Constitution par quelque mécanisme que ce soit, sauf par un coup de force. Vive la Démocratie ! Vive le Congo Démocratique ! »

Kin-Brazza
L’Avenir annonce à la Une: « Après le refoulement de plus de 72 731 Congolais de Brazzaville : bientôt l’identification de tous les étrangers en RDC ».
A l’issue de la réunion extraordinaire du conseil des ministres tenu hier à Kinshasa, le gouvernement s’est dit préoccupé par le zèle excessif affiché avec une dangereuse ostentation par un certain nombre de préposés de la République du Congo (Brazzaville) dans l’exécution de l’opération « Mbata ya Bakolo » à l’endroit des ressortissants de la RDC, fait savoir le quotidien. Pour donner une réponse appropriée à cette situation, le gouvernement a décidé de convoquer urgemment la réunion extraordinaire de la commission spéciale défense et sécurité entre la RDC et la République du Congo, la délocalisation du site de transit vers la périphérie de la ville de Kinshasa, précisément dans la commune de Maluku, le renforcement de l’opération « Likofi Plus », l’identification de tous les étrangers résidant dans le pays, indique le journal. L’Avenir souligne que 72 731 Congolais ont déjà été expulsés, selon les chiffres publiés par le gouvernement. Il annonce, dans la panoplie de mesures prises par le gouvernement, l’identification bientôt de tous les étrangers en RDC pour donner une réponse appropriée à la situation, le gouvernement décide de l’identification de tous les étrangers résidant en RDC.
Le Phare publie in extenso le compte rendu de ce conseil extraordinaire des Ministres, dont on peut également prendre connaissance sur le site « CongoForum » à l’adresse http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=41&newsid=198334&Actualiteit=selected
« Congo/Brazza : plus de 72.000 Congolais refoulés ! », constate-t-il en manchette. Parmi les deux points inscrits à l’ordre du jour figurait celui relatif à l’examen et approbation d’un dossier portant sur l’évaluation de la crise entre la RDC et la République du Congo : cas du refoulement et retour volontaire. Le Conseil des ministres a résolu de rechercher la solution à cette crise par un train de mesures, notamment, la convocation urgente d’une réunion extraordinaire de la Commission spéciale défense et sécurité entre la RDC et la RC.

Interpellations parlementaires
Forum des As note que depuis quelques jours, les membres du gouvernement sont sur le gril. Notamment dans les deux chambres du Parlement transformées en un enfer pour les ministres qui y sont invités pour être entendus.
Le journal indique que le premier à avoir fait les frais « de l’ire des parlementaires », est le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi venu répondre à une q u estion orale avec débat lundi dernier au Sénat. Mardi 6 mai, le ministre des Travaux publics, Fridolin Kasweshi, s’est lui aussi rendu au Sénat pendant que sa collègue de la Justice et des droits humains, Wivine Mumba, était à l’Assemblée nationale pour défendre deux propositions de loi devant les députés qui l’ont « sérieusement secouée ».
Sachant que le gouvernement de cohésion nationale tant attendu devrait en principe intervenir avant la fin de cette session de mars qui doit se terminer pratiquement dans un mois, les élus de nos deux chambres ne chercheraient-ils pas à en précipiter l’avènement en tirant à boulets rouges sur les ministres, se demande le quotidien.
Et dans les deux chambres, tout le monde est candidat à tout quand il s’agit des assises qui débouchent sur le partage du pouvoir. Leurs tirs croisés sur les membres de l’exécutif expliqueraient aussi cela, conclut Forum des As.
Le Potentiel fait un commentaire de la question orale sur l’état des routes en RDC et leur gestion par le FONER, la RDC est sur la bonne voie en ce qui concerne l’entretien routier. En effet, suite à la question orale du sénateur Ndolela Siki Konde, le ministre des ITPR (Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction), Fridolin Kasweshi, est passé devant les sénateurs pour éclairer leur lanterne sur le fonctionnement et les défis qui assaillent le FONER (Fonds National d’Entretien Routier). Il ressort des explications fournies par Fridolin Kasweshi que l’écart entre les recettes du FONER et les besoins réels de maintien du réseau en état de praticabilité est profond. L’immense territoire est un défi en lui-même. Le coût global minimum annuel des besoins cycliques d’entretien du réseau routier prioritaire du pays revient à 265 millions USD. Les défis à relever vont au-delà des efforts actuellement déployés. Toutefois, souligne ce quotidien, le chemin parcouru rassure quant à un avenir prometteur pour le réseau routier national.
Et nous auront bien garde de ne pas oublier le Ministre des télécoms. L’ Agence Ecofin évoque « les précisions de Tryphon Kin-Kiey Mulumba aux députés au sujet de la carte SIM à 50 dollars ».
S’il y a une question à laquelle ne pouvait échapper, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, le ministre des Postes et Télécommunications, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-Ntic), face aux députés lors des questions orale à l’Assemblée nationale, c’est bien celle sur la vente de la carte SIM à 50 dollars. Réitérant son démenti sur cette affaire, le ministre a expliqué que le sujet a bel et bien été discuté avec ses collaborateurs, mais en laboratoire d’idées. Il s’indigne alors « qu’une réflexion interne en laboratoire et, à la limite sans intérêt, menée au sein d’une structure de l’Etat à savoir la Commission Ecofire, se retrouve dans la rue et fasse l’objet de spéculations et de manipulations à une telle échelle. Il se pose un problème d’éthique qui a amené tout le Gouvernement à s’émouvoir, et son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, à instruire Madame la Ministre de la Justice à faire ouvrir une enquête judiciaire par le Procureur Général de la République. Il est vrai que si un document a été soustrait de nos administrations et utilisé à d’autres fins, cela relève de la criminalité contre laquelle il faut se lever ». Tryphon Kin-Kiey Mulumba a ajouté qu’ « il n’a jamais été question, à mon Ministère, ni au niveau du Gouvernement, d’envisager de vendre une carte SIM à 50 dollars. Le jour où je serai convaincu de mettre un prix sur la carte SIM – comme cela se passe ailleurs -, je viendrai avec cette proposition motivée, en débat public ici, avec un projet de loi, au Parlement, et, bien sûr, je le défendrai ».

Divers
La Prospérité rapporte que deux journalistes congolais ont été primés parmi les « 100 héros de l’information » reconnus par Reporters sans Frontières en 2014. Il s’agit de Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de Journaliste en danger (JED) et Nicaise Kibel Bel’Oka, directeur du journal « Les Coulisses » paraissant à Beni à l’Est de la RDC.
AfricaNews fait état d’un « Nouveau coup de filet de l’OCC à Lufu ». Les inspecteurs de conformité de l’OCC ont mis la main sur une cargaison de 5 tonnes de farines de maïs avariées de marque Gazetta et 15 cartons de Whisky Samarino en sachet importés d’Angola. Ceux-ci ont été brulés le vendredi 2 mai 2014 devant les notables de Lufu.

© CongoForum, le mercredi 7 mai 2014 (CongoForum)
C’est parti ! Le silence d’hier sur les propos tenus par John Kerry n’était qu’une reculade pour mieux sauter. La polémique fait rage quant à savoir ce que voulait vraiment dire ce qu’il a dit. Et au centre de cette polémique figure dans toute sa splendeur Lambert Mende, toujours remarquable par l’aplomb avec lequel il présente comme des évidences les sophismes les plus tortueux. Le reste de l’actualité congolaise se compose de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres, de la question orale adressée au ministre des ITPR, Fridolin Kasweshi, du coup de filet de l’OCC à Lufu…
Affaire Kerry /le contexte
Le débat sur la participationou non de Joseph Kabila à l’élection présidentielle de 2016 agite la classe politique depuis plusieurs mois. La Constitution congolaise, adoptée par référendum en décembre 2005, interdit au président d’exercer plus de deux mandats d’affilée. L’article 220 de la loi fondamentale indique que cette disposition ne peut faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. Mais dans la famille politique de Joseph Kabila, certains ténors estiment que la constitution devrait être modifiée pour lui permettre de briguer de nouveaux mandats.
Nombre d’opposants soupçonnent le clan présidentiel de vouloir modifier la loi fondamentale pour permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir au delà de l’expiration de son second mandat, en décembre 2016. L’actuel président congolais prête d’autant plus le flanc à la critique qu’il doit déjà son second mandat à la fraude, au bidouillage et à l’intimidation. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
En visite à Kinshasa, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avait exhorté dimanche le chef de l’Etat congolais à quitter le pouvoir à l’issue de son second quinquennat. Au cours de la conférence de presse clôturant sa visite à Kinshasa le dimanche 4 mai dernier, John Kerry a déclaré que le processus électoral en RDC devait être conduit conformément à la constitution du pays. « Nous avons des limitations des mandats dans notre pays, nous avons vécu ce processus pendant des siècles et nous encourageons d�=0�autres pays à respecter leurs constitutions », a-t-il expliqué. Mais hélas, il l’a fait en « diplospeak », langage dont on a pu voir une fois de plus qu’il n’est pas compris au Congo. Ainsi, il a « emballé » son message dans des propos admiratifs pour les « progrès accompli » et affirmé que JKK « pourrait encore rendre de grands services au pays ». De plus, sa position de diplomate étranger le forçait à manifester verbalement un grand respect pour la souveraineté congolaise.
Quant à l’exégèse de la situation, Belga annonçait le 06/05/14 que « Jean-Pascal Labille invite le président Joseph Kabila à « respecter la Constitution » ».
Le ministre belge de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille, a implicitement appelé mardi 06 Mai le président congolais Joseph Kabila à ne pas briguer de troisième mandat à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), joignant ainsi sa voix à celle du chef de la diplomatie américaine, John Kerry. « Lorsqu’il y a une Constitution qui prévoit un certain nombre de mandats, cette Constitution doit être respectée », a-t-il affirmé devant les 7èmes assises de la Coopération belge au développement qui se tenaient au palais d’Egmont à Bruxelles. « Sinon, à quoi sert-il d’écrire une Constitution », a ajouté M. Labille, parlant de « règles de base que nous devons respecter ».
Malheureusement, l’expérience a largement montré qu’au Congo les messages « implicites » ou « bien emballés » ne servent à rien, sinon à faire encore monter le ton de la polémique. Ce que Radio Okapi explique sous le titre « Elections en RDC : l’opposition et la majorité interprètent différemment le message de John Kerry ». « L’opposition et la majorité ne semblent pas avoir retenu le même message des propos de John Kerry sur l’avenir du président Joseph Kabila après 2016. Pour le député de l’opposition, Jean-Lucien Busa, John Kerry s’est opposé à toute modification de la constitution « pour prolonger ou modifier le mandat de quiconque ». Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, estime pour sa part que les propos du responsable américain ont été tordus ».
Pour Jean-Lucien Busa, l’Opposition est satisfaite de la position du diplomate américain qui, selon lui, rejoint la sienne au sujet de l’alternance politique en 2016. « Nous sommes d’accord avec le secrétaire d’état américain pour considérer que personne et alors personne ne peut se permettre de modifier la constitution de la république pour prolonger ou modifier le mandat de quiconque », a-t-il expliqué, ajoutant qu’on n’a pas besoin d’attendre la visite du secréta ire d’État américain en RDC « pour que l’alternance démocratique consacrée dans la constitution soit la règle d’or ». Pour l’opposant, le pays a d’autres sujets urgents à traiter. « La première urgence est de terminer le cycle électoral déjà amorcé pour mettre fin à l’illégitimité du Sénat et des assemblées provinciales, ainsi que des gouverneurs des provinces », a affirmé le député, faisant allusion aux sénateurs, députés provinciaux et gouverneurs dont l’élection n’a toujours pas été organisée alors que leur mandat a expiré en 2011. (Et c’est ouvrir là une autre boîte de Pandore. Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Celles de 2011 ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir ! NdlR)
Pour sa part, le porte-parole du gouvernementaffirme que les propos du secrétaire d’État américain n’ont pas été compris. Pour Lambert Mende, John Kerry ne s’est pas opposé à une probable candidature du président Kabila en 2016. « Je n’ai pas entendu monsieur John Kerry parler du président Kabila de ne pas se présenter en 2016, ça je n’ai pas entendu. J’ai entendu le ministre américain dire que le processus électoral doit se dérouler conformément aux prescrits de la constitution et au délai constitutionnel. Et là nous sommes tout à fait d’accord avec lui, mais il ne faut pas inventer des choses uniquement pour désobliger notre président », a-t-il expliqué.
Lambert Mende a rappelé que le président Kabila n’a jamais dit qu’il était candidat pour l’élection présidentielle en 2016. (JKK parle si peu qu’on l’a surnommé « le Président aphone ». Il est donc facile de faire une très longue liste de tout ce qu’il n’a PAS dit. NdlR). « Pourquoi voulez-vous que le ministre américain lui demande de ne pas être candidat », s’est-il interrogé. Interrogé sur l’opposition de John Kerry à une révision de la constitution, le porte-parole du gouvernement a fait savoir que s’il s’agit « d’une révision inconstitutionnelle », le ministre américain a raison. « Si c’est une révision inconstitutionnelle, il a raison de s’y opposer. Mais si les congolais ont estimé que certaines révisions sont possibles, je ne vois pas comment le ministre américain pouvait dire qu’il s’oppose à la volonté du peuple congolais ? Au contraire, il est venu soutenir la volonté du peuple congolais. Donc là aussi, nous sommes d’accord avec lui », a indiqué Lambert Mende.
Affaire Kerry /les commentaires de la presse
La Prospérité titre : «Affaire John Kerry : Kabila se renforce, l’opposition s’enfonce !».
Ce journal dresse un bilan du séjour du secrétaire d’état américain, John Kerry en RDC. Selon lui, l’arrivée à Kinshasa du secrétaire d’Etat américain chargé des questions africaines avait suscité certaines attentes au sein d’une frange importante de la classe politique congolaise, plus précisément dans l’opposition et du côté de la société civile. Plusieurs s’attendaient à ce que le chef de la diplomatie américaine appuie leur campagne actuelle contre la révision constitutionnelle, avec son coroll aire, cette lutte contre l’éventualité de briguer un troisième mandat à l’horizon 2016 pour Joseph Kabila. Mais, Kerry et Kabila semble avoir le même point de vue sur l’organisation des élections, estime La Prospérité. Alors que les opposants et une certaine frange de la société civile en appelle à la démission du président du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Malu Malu, John Kerry a manifesté l’intérêt de Washington pour ce processus électoral. Son pays a décidé d’octroyer trente million de dollar américains à la Ceni comme contribution à l’organisation des élections, voulues crédibles et transparentes, ajoute le journal. La Prospérité constate que l’émissaire de Washington s’est inscrit dans la démarche de la paix pour le développement que dans des préoccupations politiques qui taraudent, très souvent, les esprits des acteurs politiques congolais.
Le Phare reste dans une certaine réserve et publie deux documents qui ne sont pas l’œuvre de sa rédaction.
Le premier, « Mémo du G.14 à John Kerry », a au moins le mérite de renvoyer à la racine du mal en écrivant « Le Groupe des Quatorze, G14 en sigle, acteur de droit du Dialogue Inter congolais et signataire de l’Accord global et Inclusif, a l’honneur de vous souhaiter la bienvenue en République démocratique du Congo et vous remercie pour les efforts que vous ne cessez de déployer en faveur d’une solution apaisée à la crise de légitimité des Institutions de l’Etat de notre pays, née des élections couplées, présidentielle et législatives, du 28 novembre 2011 dont les résultats proclamés par la CENI dans un char de combat, trois jours après la date prévue par le calendrier, n’étaient conformes ni à la justice, ni à la vérité des urnes. En conséquence de cette tricherie électorale, la capitale du pays, Kinshasa, était devenue un champ de bataille. Des chars de combat, des auto-blindés et autres armes lourdes, les militaires armés jusqu’aux dents ontsillonné les boulevards, les avenues et les rues, tirant à bout portant sur les paisibles citoyens, faisant ainsi un bilan macabre de plusieurs centaines de morts ». Malheureusement, après ce début, auquel on peut tout au plus reprocher un excès d’imagination macabre car il y a eu beaucoup plus d’intimidation que de véritables violences, le document n’en vient pas à la conclusion logique qui devrait être « Des élections doivent être impeccables ou elles sont nulles. Il n’y a pas de milieu ! », mais poursuit « Le G14 déplore le fait que la CENI, misant sur la fraude et les irrégularités massives, a produit deux Présidents de la République, l’un proclamé expressément par la CENI et confirmé par la Cour Suprême de Justice et l’autre, fruit de l’expression de la volonté populaire et soutenu mordicus par le peuple congolais dans son ensemble. Le premier a prêté serment dans le Camp militaire de la Garde Républicaine, Camp Lieutenant-Colonel TSHATSHI, devant les caciques du régime, et le second l’a fait en sa résidence au quartier résidentiel dans la Commune de Limete » et finit par une proposition époustouflante de surréalisme « Le G14 propose un vrai dialogue entre les deux familles politiques en présence, sous l’égide de la Communauté Internationale et qui se tiendrait dans une capitale de l’Afrique Centrale du 15 au 30 mai 2014. Il s’agit de ceux qui soutiennent le système en place: Majorité Présidentielle M. P., et ses alliés dont l’Autorité Morale se trouve être Monsieur Joseph KABILA etcCeux qui réclament le retour à la légalité et la légitimité des Institutions du pays et de leurs animateurs: U.D.P.S .. G 14 et leurs Alliés dont l’Autorité Morale est Monsieur Etienne TSHISEKEDI -wa-MULUMBA ».
Le second, intitulé « Pour ou contre la révision constitutionnelle » est dû à la plume d’un certain Dr Bajika BONSO
« C’est le débat de l’heure et il deviendra de plus en plus virulent au fur et à mesure que I’on s’approchera de l’échéance fatidique de 2016. Autant anticiper plutôt que d’attendre pour simplement subir.
Aucun peuple, aucune nation ne peut entrer dans une constitution comme on entre dans une souricière: on garde, on prévoit toujours le moyen de s’en sortir. Aux premiers âges de l’Humanité, nos ancêtres vivaient d’abord et raisonnaient ensuite. Les philosophes rendent cela mieux: «Primum vivere, deinde philosophare». La vie est donc primaire et les constitutions secondaires.
Aucun peuple au monde ne peut donc déclarer: ‘’Telle disposition de notre constitution est mortifère pour nous, mais comme nous ne pouvons pas la changer, mourons pour que la Constitution vive.» Les peuples révisent et changent de Constitution. Et la vie continue.
Notre Constitution peut donc, sur le plan des principes, être changée et révisée si notre. survie l’exige et seulement si notre vie en dépend. Un éminent intellectuel de notre Pays (Il s’agit d’Evariste Boshab, NdlR)l’a si bien compris, lui qui, dernièrement, a intitulé son ouvrage «Révision constitutionnelle ou Inanit i on de la Nation».. Ce sera donc l’un ou l’autre et la réponse devrait intervenir avant la date butoir de 2016.
La pertinence réelle de cette affirmation doit nous être bien démontrée et prouvée. Et l’administration de la preuve incombe à celui qui énonce ce postulat. Si la preuve est faite nous réviserons la Constitution, l’inanition dont il est question étant, bien entendu, celle de la Nation et non celle de quelques individus qu’ailleurs on appellerait «Oligarchie», Cicero pro domo», etc.
J’ai ouï dire aussi que l’article 220 pourrait être déverrouillé par le biais d’un référendum populaire. Qui organisera donc ce Référendum? Certainement pas l’oligarchie susvisée, elle qui a fait voter:
- deux cent vingt mille électeurs du village de Manono, en une seule journée, avec un seul bureau de vote, plus d’électeurs que d’enrôlés dans la circonscription de Moba ;
-vingt mille électeurs de plus à l’élection présidentielle qu’à l’élection législative dans le Masisi.
Excusez du peu mais chat échaudé a peur même de l’eau froide. Ils ne sont donc pas bien placés pour nous donner, et cette fois sans fraude, les résultats exacts du Référendum. Et, the last, but not the least, sous quels pourcentages ces résultats seront-ils exprimés puisqu’ils se sont toujours refusé à organiser le recensement de la population ? Tout le bien que je viens de dire sur eux ne vient pas de moi, je l’ai entendu à la Radio et à la Télévision par des gens bien d’ici comme d’ailleurs. Dans les conditions actuelles nul ne peut réviser l’article 220 de notre Constitution par quelque mécanisme que ce soit, sauf par un coup de force. Vive la Démocratie ! Vive le Congo Démocratique ! »

Kin-Brazza
L’Avenir annonce à la Une: « Après le refoulement de plus de 72 731 Congolais de Brazzaville : bientôt l’identification de tous les étrangers en RDC ».
A l’issue de la réunion extraordinaire du conseil des ministres tenu hier à Kinshasa, le gouvernement s’est dit préoccupé par le zèle excessif affiché avec une dangereuse ostentation par un certain nombre de préposés de la République du Congo (Brazzaville) dans l’exécution de l’opération « Mbata ya Bakolo » à l’endroit des ressortissants de la RDC, fait savoir le quotidien. Pour donner une réponse appropriée à cette situation, le gouvernement a décidé de convoquer urgemment la réunion extraordinaire de la commission spéciale défense et sécurité entre la RDC et la République du Congo, la délocalisation du site de transit vers la périphérie de la ville de Kinshasa, précisément dans la commune de Maluku, le renforcement de l’opération « Likofi Plus », l’identification de tous les étrangers résidant dans le pays, indique le journal. L’Avenir souligne que 72 731 Congolais ont déjà été expulsés, selon les chiffres publiés par le gouvernement. Il annonce, dans la panoplie de mesures prises par le gouvernement, l’identification bientôt de tous les étrangers en RDC pour donner une réponse appropriée à la situation, le gouvernement décide de l’identification de tous les étrangers résidant en RDC.
Le Phare publie in extenso le compte rendu de ce conseil extraordinaire des Ministres, dont on peut également prendre connaissance sur le site « CongoForum » à l’adresse http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=41&newsid=198334&Actualiteit=selected
« Congo/Brazza : plus de 72.000 Congolais refoulés ! », constate-t-il en manchette. Parmi les deux points inscrits à l’ordre du jour figurait celui relatif à l’examen et approbation d’un dossier portant sur l’évaluation de la crise entre la RDC et la République du Congo : cas du refoulement et retour volontaire. Le Conseil des ministres a résolu de rechercher la solution à cette crise par un train de mesures, notamment, la convocation urgente d’une réunion extraordinaire de la Commission spéciale défense et sécurité entre la RDC et la RC.
Interpellations parlementaires
Forum des As note que depuis quelques jours, les membres du gouvernement sont sur le gril. Notamment dans les deux chambres du Parlement transformées en un enfer pour les ministres qui y sont invités pour être entendus.
Le journal indique que le premier à avoir fait les frais « de l’ire des parlementaires », est le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi venu répondre à une q u estion orale avec débat lundi dernier au Sénat. Mardi 6 mai, le ministre des Travaux publics, Fridolin Kasweshi, s’est lui aussi rendu au Sénat pendant que sa collègue de la Justice et des droits humains, Wivine Mumba, était à l’Assemblée nationale pour défendre deux propositions de loi devant les députés qui l’ont « sérieusement secouée ».
Sachant que le gouvernement de cohésion nationale tant attendu devrait en principe intervenir avant la fin de cette session de mars qui doit se terminer pratiquement dans un mois, les élus de nos deux chambres ne chercheraient-ils pas à en précipiter l’avènement en tirant à boulets rouges sur les ministres, se demande le quotidien.
Et dans les deux chambres, tout le monde est candidat à tout quand il s’agit des assises qui débouchent sur le partage du pouvoir. Leurs tirs croisés sur les membres de l’exécutif expliqueraient aussi cela, conclut Forum des As.
Le Potentiel fait un commentaire de la question orale sur l’état des routes en RDC et leur gestion par le FONER, la RDC est sur la bonne voie en ce qui concerne l’entretien routier. En effet, suite à la question orale du sénateur Ndolela Siki Konde, le ministre des ITPR (Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction), Fridolin Kasweshi, est passé devant les sénateurs pour éclairer leur lanterne sur le fonctionnement et les défis qui assaillent le FONER (Fonds National d’Entretien Routier). Il ressort des explications fournies par Fridolin Kasweshi que l’écart entre les recettes du FONER et les besoins réels de maintien du réseau en état de praticabilité est profond. L’immense territoire est un défi en lui-même. Le coût global minimum annuel des besoins cycliques d’entretien du réseau routier prioritaire du pays revient à 265 millions USD. Les défis à relever vont au-delà des efforts actuellement déployés. Toutefois, souligne ce quotidien, le chemin parcouru rassure quant à un avenir prometteur pour le réseau routier national.
Et nous auront bien garde de ne pas oublier le Ministre des télécoms. L’ Agence Ecofin évoque « les précisions de Tryphon Kin-Kiey Mulumba aux députés au sujet de la carte SIM à 50 dollars ».
S’il y a une question à laquelle ne pouvait échapper, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, le ministre des Postes et Télécommunications, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-Ntic), face aux députés lors des questions orale à l’Assemblée nationale, c’est bien celle sur la vente de la carte SIM à 50 dollars. Réitérant son démenti sur cette affaire, le ministre a expliqué que le sujet a bel et bien été discuté avec ses collaborateurs, mais en laboratoire d’idées. Il s’indigne alors « qu’une réflexion interne en laboratoire et, à la limite sans intérêt, menée au sein d’une structure de l’Etat à savoir la Commission Ecofire, se retrouve dans la rue et fasse l’objet de spéculations et de manipulations à une telle échelle. Il se pose un problème d’éthique qui a amené tout le Gouvernement à s’émouvoir, et son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, à instruire Madame la Ministre de la Justice à faire ouvrir une enquête judiciaire par le Procureur Général de la République. Il est vrai que si un document a été soustrait de nos administrations et utilisé à d’autres fins, cela relève de la criminalité contre laquelle il faut se lever ». Tryphon Kin-Kiey Mulumba a ajouté qu’ « il n’a jamais été question, à mon Ministère, ni au niveau du Gouvernement, d’envisager de vendre une carte SIM à 50 dollars. Le jour où je serai convaincu de mettre un prix sur la carte SIM – comme cela se passe ailleurs -, je viendrai avec cette proposition motivée, en débat public ici, avec un projet de loi, au Parlement, et, bien sûr, je le défendrai ».
Divers
La Prospérité rapporte que deux journalistes congolais ont été primés parmi les « 100 héros de l’information » reconnus par Reporters sans Frontières en 2014. Il s’agit de Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de Journaliste en danger (JED) et Nicaise Kibel Bel’Oka, directeur du journal « Les Coulisses » paraissant à Beni à l’Est de la RDC.
AfricaNews fait état d’un « Nouveau coup de filet de l’OCC à Lufu ». Les inspecteurs de conformité de l’OCC ont mis la main sur une cargaison de 5 tonnes de farines de maïs avariées de marque Gazetta et 15 cartons de Whisky Samarino en sachet importés d’Angola. Ceux-ci ont été brulés le vendredi 2 mai 2014 devant les notables de Lufu.

© CongoForum, le mercredi 7 mai 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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