09/05/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

(CongoForum)

A l’issue d’un sondage « Les Points » pour savoir comment la population juge l’action du gouvernement, 61% d’opinions sont favorables à Matata Ponyo. Au top 10 des ministres qui ont marqué le gouvernement Matata, figure en tête d’affiche Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, avec 62% d’opinions favorables. Daniel Mukoko, Vice-premier ministre et ministre en charge du Budget, ferme la boucle avec 51% d’opinions favorables. La question orale du sénateur Polycarpe Mongulu au ministre délégué auprès du Premier ministre en charge des Finances sur l’ouverture des comptes de l’Etat dans des banques commerciales alimente toujours la chronique. Wivine Mumba s’est fait « sortir » par le Parlement. L’abbé Malumalu parle de la « vérité des urnes » et réussit à ne pas éclater de rire. Le sort des expulsés de Brazzaville ne s’améliore pas.

Gouvernement

La Prospérité titre « Selon ‘‘Les Points’’ : gouvernement : 61 % d’opinions favorables à Matata ! »
La Prospérité rappelle que le gouvernement Matata vient de totaliser deux ans d’existence, et que l’heure est donc au bilan. A l’issue de l’enquête par sond age réalisé du 5 au 6 mai dernier, couplée avec la courbe d’évolution des cotes sur l’action du Premier ministre, il se dégage une cote moyenne de 61% d’opinions favorables à Matata Ponyo, pour l’ensemble des réalisations enregistrées depuis mai 2012, rapporte ce quotidien.

(On peut se poser de nombreuses questions sur la fiabilité et même tout simplement la faisabilité de sondages d’opinion en RDC, compte tenu notamment des effroyables difficultés de communication qui caractérisent le Congo. Sans doute faut-il considérer qu’au mieux ce sondage représente l’opinion des Kinois. Quoi qu’il en soit, il est remarquable qu’en peu de temps la cote du « Premier sortant mais loin d’être sorti » soit passée de 50 à 61 pour cent.
La rigueur du chef du gouv ernement semble avoir convaincu plus d’un Congolais, selon La Prospérité. On lui attribue la stabilité macroéconomique dont les effets sont de plus en plus perceptibles sur le quotidien de la population, le succès diplomatique qui a permis au pays de redorer son image de marque, la montée en puissance de l’armée congolaise, la fin du phénomène Kuluna dans la capitale, le retour des transports publics, la réussite de la bancarisation et le bon encadrement de la révolution de la modernité, explique ce journal.

“Le taux de change est resté inchangé depuis deux ans et certains phénomènes tels que le délestage s’éloignent peu à peu. La construction des écoles et l’ouverture officielle de l’hôpital du cinquantenaire sont des faits supplémentaires de l’action positive du gouvernement Matata”.
Par contre, 22% de la population trouvent que ce bilan est très mitigé et 10% le jugent largement négatif à cause notamment du dernier naufrage sur le lac Albert pour lequel la réaction du gouvernement a été moindre et tardive, des incidents de Kikwit, de l’accident du train au Katanga et surtout, des expulsions des Congolais de Brazzaville, sans oublier le vide criant sur l’accès de la population aux besoins vitaux. Chacun de ces faits attire des critiques les plus acerbes contre le gouvernement, conclut ce journal.
« Dans le top 10 des ministres ayant marqué l’action du Gouvernement pendant les deux ans figure :

1. Raymond Tshibanda qui se maintient à la première position, malgré la situation de crise diplomatique qui a surpris la RDC suite au refoulement massif des Congolais résidant au Congo Brazzaville. Il totalise une moyenne de cote de 62% de bilan positif sur les deux ans. Il est vu comme l’un des brillants ministres du cabinet Matata. Tout feu tout flamme, le ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie a été, au côté du Chef de l’Etat, la plaque tournante dans la bataille diplomatique engagée par le gouvernement de la République pour faire entendre la voix de la RD-Congo face à la guerre d’agression qui lui a été imposée par ses deux voisins. Aussi, Tshibanda a réussi l’organisation du XIVème Som met de la Francophonie ainsi que d’autres sommets de Chefs d’Etats et de gouvernement des organisations sous-régionales dont la RD-Congo est membre. A Kampala, malgré des pressions étrangères, le chef de la diplomatie congolaise a défendu bec et ongle la position du gouvernement aux pourparlers avec le M23, ce qui lui a attiré une très grande sympathie de la population RD-Congolaise. Il garde le maillot jaune du Gouvernement depuis son investiture jusqu’a à nos jour ou le remaniement se dit imminent.
2. Richard Muyej Mangez (58%) : pas aisé d’occuper le siège du ministre de l’Intérieur dans un pays en plein conflit armé. Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, Richard Muyej en paie les frais. Petite et grande criminalité, conflit de pouvoir coutumier, une décentralisation mal comprise et contestée… tels sont les maux que le N°1 de la sécurité RD Congolaise a hérités. Le manque de professionnalisme de la Police Nationale Congolaise, les conflits répétés entre institutions provinciales…C’est avec tact qu’il a pu relever le défi sécuritaire de tous les grands rendez-vous nationaux et internationaux. Sans relâche, il a déployé des efforts supplémentaires pour la professionnalisation de la police et des services de sécurité. Pour les Kinois ; il partage le succès de l’opération ayant permis à la capitale d’être débarrassé des jeunes délinquants surnommés Kuluna. Il se pointe depuis plus de trois mois à la deuxième marche du gouvernement.
3. Lambert Mende Omalanga (56%), jouit d’une forte montée en puissance. Le Ministre des Médias, chargé des relations avec le Parlement et de l’initiation à la nouvelle citoyenneté est resté égal à lui-même. Poignant, attentif, prompt à la réaction…Lambert Mende est resté inégalable dans la défense de la position du gouvernement en toute circonstance. Pour le besoin de la cause, il s’est défait de son costume de bureau pour enfiler un habillement adapté au terrain à l’écoute de la jeunesse dans les quartiers les plus reculés de Kinshasa. Considéré comme le meilleur porte parole du gouvernement, Lambert Mende n’a cependant pas été un excellent ministre des Médias. Le secteur demeure pauvre, désorganisé et la fameuse aide du gouvernement promise n’a jamais été effective. De même, ajoute les enquêtés, le processus de la mutation de l’analogie vers le numérique bat de l’aile.
4. Au coude à coude avec le Ministre des medias, Fridolin Kasweshi Musoka (56%) se dispute la troisième place du top 10. les Kinois lui reconnaissent l’effort fourni dans pour la construction des routes dans la quasi-totalité des communes de la capitale mais exigent plus de qualité.
5. Félix Kabange Numbi (55%). De la campagne de lavage des mains sales à l’opération des soins gratuits dans l’Est de la capitale qui a renforcé l’estime du Chef de l’Etat dans ce coin de la ville dite le plus dur, le ministre de la Santé publique présente un bilan au dessus de la moyenne. Durant tout son mandat, toutes les campagnes de vaccination organisées ont été totalement réussies, des épidémies de choléras combattues et réussies. Cependant, la mobilisation des bailleurs des fonds pour la lutte contre le VIH Sida n’a pas été au rendez-vous. Si l’installation des matériels modernes de l’imagerie à la clinique Ngaliema traine encore le pas, dans les Provinces, des tonnes des médicaments et leurs conditions d’usage pour toute la population sont déjà disponibles. C’est une première depuis le début de la troisième République. Il jouit également d’une opinion favorable grâce au contrôle initié dans le secteur des dépôts pharmaceutiques ou régnait l’anarchie.
6. Maker Mwangu Famba (54%). Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel depuis 2006, Maker n’a plus rien à prouver. Des résultats des examens d’Etat en temps record, à la construction de plus de 100 écoles à travers tout le pays, que des grandes réalisations inscrites à l’actif de l’actuel ministre de l’EPSP.
7. Patrice Kitebi Kibol Mvul (54%). L’actuel ministre des Finances s’en sort pas mal. C’est un homme de contact. Infatigable, il ne s’est pas lassé de voyager ou de tenir des grandes réunions pour convaincre des institutions financières internationales à reprendre leur coopération avec la RD-Congo. Côté gestion, le ministre est réputé pour sa gestion rigoureuse des finances publiques, respectant à la lettre des instructions du Premier ministre. Si Kitebi est champion côté gestion, la mobilisation des recettes ne suit pas, à en croire certains enquêtés.
8. Geneviève Inagosi (53%). Journaliste de formation, la ministre du Genre et de la famille n’a eu besoin que d’un peu de temps pour s’acclimater et donner le meilleur d’elle-même. A son actif, plusieurs lois votées et d’autres sous examen au Parlement pour plus de protection de l’enfant, de la femme et de la famille de manière générale. Elle a marqué positivement la célébration de la journée du 08 mars 2014 par des réflexions et autres colloques en lieu et place des célébrations folkloriques d’autrefois. Elle est la seule femme ministre du gouvernement MATATA à avoir franchi la barre de 50%, alors que ses collègues peinent à aller au-delà de 20%.
9. Justin Kalumba Mwana Ngongo (52%). Bousculé par les nombreux accidents qui clôturent les deux ans de Matata à la primature, le Ministre des transports sauve sa peau suite à des actions à impact visibles dans la ville notamment les bus Transco qui desservent les routes de Kinshasa, il fait partie des rares ministres à avoir fournit des efforts considérables pour produire un travail de qualité dans un pays ou le transport est un calvaire. Il crée ainsi la surprise aux yeux des Kinois habitués aux transports déshonorants depuis la disparition des Sotraz, Otcz et autres. Outre le transport en commun Transco, la population a accueilli chaleureusement l’idée des crédits automobiles octroyés aux transporteurs privés.
10. Daniel Mukoko Samba (51%). Le Vice-premier ministre et ministre en charge du Budget est le rare des ministres du cabinet Matata à avoir réalisé plusieurs actions et qui, pourtant, passe presqu’inaperçue dans l’opinion, du point de vue performance. Durant près de deux années passées au Budget, à son actif on note notamment, la bancarisation de la paie de fonctionnaires de l’Etat réussie à plus de 60%, la lutte contre le coulage des recettes publiques, l’augmentation du budget pour l’exercice en cours, l’encadrement des dépenses et des recettes publiques. Cependant, le VPM en charge du Budget a eu beaucoup de mal à réussir la dédollarisation de l’économie nationale. C’est à peine que les prix des articles commencent à être fixés en francs congolais, bien que les transactions, elles, se font toujours en devises. Il totalise 51% d’opinions favorables ».

Le Potentiel fait état d’une autre opinion positive, d’un genre tout différent. « Moody’s salue la pertinence des réformes économiques engagées par le gouvernement ».
« Alors que les tractations sur l’éventuelle formation d’un gouvernement de cohésion nationale s’étirent en longueur, le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, vient d’engranger de nouveaux points sur la scène internationale. Et c’est la prestigieuse agence américaine Moody’s qui en fait mention dans l’une de ses livraisons. Moody’s reconnaît que les courageuses réformes économiques initiées Matata devraient « porter des fruits à moyen terme ».

On peut trouver l’avis du principal intéressé, Matata lui-même, dans un article du Phare intitulé « Les lauréats du Prix Tshimpumpu à la Primature : Matata pas d’accord avec ‘ chance eloko pamba…’»
« Comme promis le samedi 03 mai 2014 au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, le Premier ministre Matata Ponyo a reçu à déjeuner à la Primature, hier mercredi 07 mai 2014 à la mi-journée, les lauréats du « Prix de la liberté de presse Lucien Tshimpumpu ». C’était en présence du ministre des Médias, Chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Lambert Mende Omalanga, du président du CSAC (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de la Communication), l’abbé Jean Bosco Bahala, du Secrétaire général de l’UNPC (Union Nationale de la Presse du Congo), Boucar Kasonga Tshilunde, du Vice-Président de l’Omec (Observatoire des Médias Congolais) Jean-Robert Efalema et du Rapporteur du jury du prix susévoqué, le professeur Philippe Ntonda.

Intervenant en liminaire, le ministre Lambert Mende a exprimé sa reconnaissance ainsi que celle de la corporation journalistique à l’égard du Premier ministre pour avoir accepté de parrainer ce concours visant l’excellence et dégagé des moyens conséquents pour son organisation. Ce geste, a-t-il indiqué, se voulait une marque de respect mais aussi de la reconnaissance, par le gouvernement, de l’utilité des médias et de leur travail dans la recherche de l’émergence du pays.
Prenant la parole à son tour, le Premier ministre Matata a lancé, tout de go, un message fort selon lequel les 15 nominés du « Prix Lucien Tshimpumpu » venaient d’intégrer une grande famille qui l’a toujours tenu à cœur, à savoir « la famille des performances, de l’excellence… », une « famille universelle », tournée vers le progrès. A cet effet, il a invité les nouveaux « affiliés » = 0 intérioriser le goût de l’effort, du sacrifice, de la différence. Il leur a fait savoir qu’il est souvent facile de monter, mais difficile de se maintenir.

Partisan de la réussite par le travail, l’effort, la rigueur… le chef du gouvernement a fustigé l’expression populaire fort répandue en RDC et déclinée en lingala sous les termes « chance eloko pamba ». Dans la « famille de l’excellence », a-t-il tranché, il n’y a pas de place pour la « chance », le hasard, sinon tous les Congolais seraient logés à la même enseigne. Il a tenu par là, à condamner les adeptes de la facilité, de la tricherie, à tous les niveaux.
S’adressant particulièrement aux lauréats du Prix Tshimpumpu, il leur a recommandé de redoubler d’effort, afin de se montrer à la hauteur de leur distinction, car désormais, le public va les juger avec plus de sévérité, de rigueur. Il les a priés de faire en sorte que la flamme de l’excellence déjà allumée ne s’éteigne pas. Dans son esprit, chacun de nos compatriotes devrait adhérer à l’école de l’excellence, de la différence, ce qui rejoint du reste la vision du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui tient à ce que la RDC devienne le pays de la différence, de l’émergence, du progrès. La quête permanente de l’excellence, a-t-il souligné, devrait constituer le signe fondamental du déjeuner offert aux 15 nominés du « Prix Lucien Tshimpumpu ».

La presse congolaise, selon son entendement, devrait participer à l’éclosion de l’économie nationale, car là où l’économie marche, la presse est prospère, les journalistes riches, au point d’être assimilés aux stars. Aussi en a-t-il appelé au relais responsable, par les médias congolais, des actions du gouvernement et du Chef de l’Etat dans les domaines de la sécurité (victoires militaires à l’Est), du social, de la modernisation des infrastructures de base, de la stabilisation de l’économie, des investissements… bref de la renaissance du grand Congo comme Etat et Nation. Les Congolais devraient, à son avis, travailler sans compter pour le progrès de la RDC, car ils n’ont pas une autre patrie ».

Parlant des points faibles du gouvernement,Forum des As titre : « Coup de théâtre à l’Assemblée nationale : les députés désavouent Wivine Mumba ».
Les élus, toutes tendances confondues, ont rejeté les trois projets de loi présentés par la ministre de la Justice et Droits humains.

FdA décrit la plénière du jeudi. Selon lui, les députés ont salué le départ de l’Hémicycle de la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba avec un crédo : « Démission ! Démission ! Démission ! », après le rejet des trois projets de loi qu’elle a proposés. Il s’agit du projet de loi modifiant et complétant la loi organique portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire en matière de répression des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, du projet de loi modifiant et complétant la loi portant code de justice militaire et de celui portant régime de déclaration du patrimoine. Selon Forum des As, c’est la première fois que l’assemblée plénière n’a connu ni Majorité ni opposition dans le rejet des textes venus du gouvernement de la République. Le journal se demande si c’est le début du changement dans la gestion de la chose publique ou de la prise de conscience.

AfricaNews fait remarquer que Wivine Mumba, ministre de la Justice, a été renvoyée aux études. Voir un ministre faire crash en pleine plénière de l’Assemblée nationale est un fait rarissime depuis l’avènement de la 3ème République, fait-il remarquer. Mais la chambre basse du parlement congolais a rejeté, jeudi 8 mai 2014, coup sur coup, trois projets de loi soumis à son approbation par la ministre de Justice Wivine Mumba, en raison du vote contre leur recevabilité par la Majorité présidentielle et l’Opposition ! Face à trois textes complexes et inconstitutionnels, les députés presqu’à l’unanimité, avouent avoir eu l’impression de travailler sur des copies intelligibles. Trois copies, trois crashs, Wivine Mumba s’est crashée au décollage.

On sait qu’un autre ministre, Kitebi, a des ennuis avec le Sénat du fait que le gouvernement congolais dispose des comptes dans dix banques commerciales opérant en RDC, notamment Rawbank, BGFI, Ecobank, CityBank et Access Bank. Voici ce que Le Phare dit de la réponse du Ministre. .
« Fiévreusement attendu depuis 48heures, l’éclairage du ministre déléguée auprès du Premier ministre, en charge des Finances, Patrice Kitebi, sur les comptes suspects logés dans des banques commerciales a eu finalement lieu au sénat. En somme, a précisé le ministre à la question orale du sénateur Mongulu, le gouvernement congolais dispose des comptes dans les banques commerciales du pays pour financer des projets prioritaires d’investissement. D’après lui, l’existence de ces comptes n’est pas illégale.

Dans sa réplique, le ministre Patrice Kitebi a expliqué que l’Etat dispose de plusieurs comptes dans les banques commerciales et des sous-comptes à la Banque centrale du Congo (BCC). Selon lui, ces comptes alimentés par les ressources propres du gouvernement permettent de financer des projets urgents. « Cette pratique vise à assurer une gestion prudentielle et opérationnelle des investissements qui sont inscrits dans le plan d’action priorita i re du gouvernement et qui ont un caractère critique sur les secteurs sociaux et, de manière générale, sur le développement à long terme du pays », a expliqué le ministre.

Le sénateur Polycarpe Mongulu, pour sa part, a estimé qu’une commission d’enquête soit mise sur pied pour « pousser plus loin, afin de faire adopter des recommandations ». « Il faut aller chercher des compléments qui manquent. Il faut donc, une commission d’enquête pour permettre maintenant de faire des recommandations qui puissent aider l’Etat à mieux gérer ces comptes là », a affirmé Polycarpe Mongulu. Patrice Kitebi se dit ouvert à cet exercice et soutient que c’est un contrôle parlementaire légal ».

Congo Nouveau fait état de la mise en place d’une commission sénatoriale sur les comptes illégaux dans ce qu’on peut appeler « affaire Kitebi ». En effet, dans son article intitulé : « Matata et Kitebi poussés à la démission pour une enquête équitable », ce journal rapporte que le Sénat a décidé de constituer une commission d’enquête pour fouiner dans la gestion du ministère des Finances. C’est le résultat du débat suscité par la question orale sur le compte ouvert par le ministère des Finances dans les banques commerciales. « Kitebi n’a pas dit toute la vérité, selon Mongulu ! », note Le Guide.

Ce quotidien souligne que l’auteur de la question orale, le sénateur Polycarpe Mongulu, pense que les réponses du ministre n’ont pas été convaincantes vu que les révélations de ce rapport sont flagrantes. Polycarpe Mongulu exige qu’une commission d’enquête soit mise sur pied pour « pousser plus loin afin de faire adopter des recommandations ». Le ministre a dit la vérité mais pas toute la vérité, estime Polycarpe Mongulu.

Le Vrai Modérateur note qu’en dépit des explications données par Kitebi, deux dossiers ont littéralement anéanti sa rhétorique. Il s’agit du dossier concernant BCECO qui a rapporté aux individus, peut-être avec la bénédiction de Matata et Kitebi, la bagatelle somme de 496 242 USD. Le second concerne l’acquisition, par le gouvernement, dans des conditions suspectes et obscures d’un aéronef en contournant, pour le besoin de la cause, les règles du jeu, c-à-d le processus légal de passation des marchés publics.

On peut remarquer que tant à la Chambre qu’au Sénat il a beaucoup été question de démission. Et l’on peut de demander si, tout à fait indépendamment de la valeur littéraire des rédactions de Wivine ou de l’intégrité plus ou moins grande de Patrice, ce n’est pas là le fond de l’affaire. En effet, le gouvernement Matata n’a pas été destitué par JKK et n’a pas démissionné. Il a donc toujours, en principe, la confiance du Parlement. Toutefois, il a contre lui les voix de l’Opposition, ce qui est normal, mais il est aussi peu apprécié par une bonne partie de la Majorité. Si Matata était amené à « poser la question de confiance », il pourrait être acculé à démissionner par un vote négatif d’une « majorité de rechange » comportant l’opposition + ceux de la MP qui ne l’aiment pas. Il y aurait dès lors une vraie crise et JKK serait bien forcé de procéder enfin à la mise en place d’un nouveau gouvernement. NdlR)
Processus électoral

L’Avenir annonce à la Une : « Pour faire triompher la vérité des urnes : Malu Malu lance la commission d’intégrité et de médiation électorale ».

La Commission d’intégrité et de médiation électorale, héritière du Panel de médiation et la Commission de médiation a été instituée, non seulement pour faire de la médiation, mais plutôt pour faire triompher la vérité des urnes. Cette commission réunit en son sein toutes les confessions religieuses de la République Démocratique du Congo, explique L’Avenir.

L’Abbé Malu Malu a encouragé la promotion de l’intégrité par de bonnes pratiques électorales et des mesures adéquates reposant sur les principes suivants : le respect de la démocratie électorale, le comportement éthique des acteurs, le professionnalisme et la rigueur, la surveillance et l’application de la loi par tous, la transparence, la prévention et la gestion des conflits de manière juste, rapporte le quotidien.

Durant 4 jours, soit du jeudi 8 au dimanche 11 mai, les différents acteurs des confessions religieuses faisant partie de cette commission seront formés sur les techniques et pratiques de la médiation pour des élections crédibles, indépendantes, transparentes et honnêtes, indique L’Avenir.

Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.

Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir !

Kin-Brazza

Le Phare titre « Le bilan revu à la hausse : 77.000 refoulés de Brazza, selon l’OIM » et écrit :
« Florian Morian, chargé de projet à l’Organisation internationale des migrations(OIM) a livré, mercredi 7 mai 2014 au cours du point de presse de la Monusco, le bilan des RD Congolais refoulés de Brazzaville : 77.000 personnes rapatriées. « En moyenne, 5000 personnes sont refoulées chaque jour depuis le 4 février. Ces gens manquent de tout, surtout aux centres de transit du stade cardinal Malula et à l’esplanade de la commune de Kinshasa. Pas de nourriture, installations hygiéniques très insuffisantes, déficit de médicament, etc. », a alerté Florian Morian.
Ce dernier a souligné que la situation est davantage plus complexe pour les expulsés devant aller à l’intérieur du pays. Ils sont maintenant à 1500 personnes, précise-t-il, mais la liste risque de s’allonger à 3000 d’ici la fin de l’opération « Mbata ya bakolo » (la gifle des aînés) car d’après la circulaire, elle se fera durant un mois. « Nos homologues de Brazzaville nous avaient avisés sur une opération d’expulsion des migrants irréguliers ; mais nous avons constaté qu’il s’agit d’une opération de masse… », a précisé Morian, balayant d’un revers de la main l’authenticité de certaines images vidéos en leur possession.
D’ores et déjà, le transport de certains refoulés de l’intérieur est en train de s’organiser par route vers le Bas-Congo et le Bandundu.

Notons que le gouvernement de la RDC avait déploré les conditions d’expulsions de ses ressortissants du Congo Brazzaville. Dans un compte-rendu du conseil de ministres tenu mardi 6 mai à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement a indiqué que les expulsés de Brazzaville sont victimes d’exactions, d’extorsions, des tortures et des lynchages.
« A ce stade, ces opérations n’ont plus respecté les normes internationales et régionales en la matière. Nos compatriotes subissent des exactions, des extorsions, des tortures et des lynchages de la part de certains éléments de la police et des bandes de jeunes xénophobes de la République du Congo-Brazzaville », a-t-on souligné dans le compte-rendu du conseil de ministres lu à la télévision publique par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
Le gouvernement congolais fait aussi état de ses ressortissants « en ordre de séjour au Congo-Brazzaville » mais qui ont « décidé de quitter volontairement ce pays pour éviter l’humiliation et des brimades, renonçant de la sorte par contrainte à leurs droits ».

En attendant, constate Radio Okapi, « les pluies dégradent les conditions de vie des refoulés de Brazzaville »
« Les dernières pluies qui se sont abattues sur la ville de Kinshasa ont dégradé les conditions de vie des ressortissants de la RDC, refoulés de Brazzaville, regroupés au stade Cardinal Malula et à la cour de la maison communale de Kinshasa. Dans l’enclos de la maison communale, des expulsés, assis sur leurs valises et jambes dans la boue, attendent leur identification, assurée par les services d’action humanitaire du ministère des Affaires sociales. Au stade Cardinal Malula, la majorité des personnes ont pris place sur les gradins. Le terrain est couvert par des flaques d’eau au milieu duquel trône un chapiteau en-dessous duquel certains expulsés ont placé leurs bagages. Une femme, arrivés sur le lieu il ya 10 jours avec ses 5 enfants, témoigne: «Nous sommes tous grippés, nous passons la nuit à la belle étoile. Quand il pleut, nous nous couvrons avec une chaise ou un seau. Les éponges et les habits des enfants sont tous mouillés. Je les ai étalés sur le mur. Nous souhaitons qu’il y ait suffisamment de soleil pour que cela sèche, sinon nous serons obligés de passer la nuit à même le sol avec les enfants. Tu vois cet enfant qui dort sur les gradins? C’est mon enfant, il a une année. C’est là sa chambre, qu’il fasse chaud ou froid, c’est là qu’il dort».

Les conditions météorologiques menacent la santé de ces occupants de ces deux sites aménagés pour accueillir les expulsés de Brazzaville. Le docteur Nicole Ngumba de la Croix-Rouge de la RDC se dit préoccupée. «Il y a beaucoup de risques de maladies épidémiques comme le cholera, la fièvre typhoïde, la malaria, les maladies des mains sales», a f firme-t-elle. La plupart des personnes qui restent dans ces sites depuis plusieurs jours sont originaires des autres provinces ou manquent de la famille à Kinshasa. Le gouvernement provincial du Bas- Congo organise depuis quelques jours le retour des expulsés originaires cette province. Cinq cents originaires du Bas-Congo auraient déjà été reconduits chez eux. Plusieurs autres habitants des provinces attendent encore une aide pour rentrer chez eux. C’est notamment le cas des originaires de l’Equateur pour la grande majorité.

Les cliniques mobiles du Programme national des urgences et action humanitaire du ministère de la Santé assurent, depuis le 1er mai, les soins médicaux dans ces sites. Mais le personnel soignant manque encore de matériel nécessaire pour assurer une bonne prise en charge des malades. Par ailleurs, des latrines mobiles ont été installées dans ces deux sites. Des services de salubrité y travaillent également, affirme Michée Dominique Wando, chef de la division gestion des catastrophes de la Croix-Rouge qui aide les expulsés grâce aux dons des privés et des églises.

A la date du 5 mai, le gouvernement avait répertorié 72 731 Congolais refoulés de Brazzaville. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a, de son côté, indiqué qu’environ cinq mille ressortissants de la RDC sont refoulés quotidiennement de Brazzaville.

© CongoForum, le vendredi 9 mai 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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